Université Bordeaux I

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Université Bordeaux 1
Sciences Technologies
Image illustrative de l'article Université Bordeaux I
Informations
Fondation 1441 (Université de Bordeaux)[1]
1838 (Faculté des sciences de Bordeaux)
1971 (Université Bordeaux-I)
1995 (Scission éco-droit)[2]
Dissolution 2014
Type Université publique (EPSCP)
Localisation
Coordonnées 44° 48′ 25″ N 0° 36′ 00″ O / 44.806944, -0.6 ()44° 48′ 25″ Nord 0° 36′ 00″ Ouest / 44.806944, -0.6 ()  
Ville Talence
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Campus Domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan
Chiffres clés
Enseignants 1 000 enseignants et enseignants-chercheurs (2010)[3]
Étudiants 9 800 (2010)[3]
Divers
Site web www.u-bordeaux1.fr/

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Université Bordeaux 1Sciences Technologies

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(Voir situation sur carte : France)
Université Bordeaux 1Sciences Technologies

L’université Bordeaux 1 Sciences et Technologies[4] (nom officiel : Bordeaux-I)[5], est une université française ayant existé entre 1971 et 2013. Elle fusionne le 1er janvier 2014 avec deux autres universités bordelaises pour former l'Université de Bordeaux.

Basée dans la banlieue de Bordeaux (Gironde), plus exactement dans le domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan, ses activités d’enseignement supérieur de recherche sont dans le champ des sciences et de la technologie.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université de Bordeaux.

L'université de Bordeaux entre 1441 et 1968[modifier | modifier le code]

L’université de Bordeaux fut fondée en 1441 par une bulle du pape Eugène IV[1] à l'initiative de Pey Berland. En 1591 François de Foix créa la chaire de mathématiques. Toutes les universités furent ensuite supprimées en 1793 par la Convention. Les facultés furent rétablies avec la création de l’Université de France par Napoléon Ier en 1808. La faculté des sciences est établie en 1838 et l’université de Bordeaux est reconstituée en 1896[6].

La faculté de droit s’installe place Pey-Berland en 1873 puis à Pessac en 1967[7]. Le 16 janvier 1886 le nouveau « Palais des Facultés » fut inauguré. Ce bâtiment est occupé par les facultés des Sciences et des Lettres. C’est l’emplacement actuel du Musée d'Aquitaine[8].

En 1961, les premiers bâtiments sont construits à Talence, et la faculté des Sciences commence à déménager. Cette opération sera terminée en 1967[1]. Les événements de Mai 68 rendent nécessaire l’évolution des universités françaises qui sera réalisée avec la Loi Faure.

L'université de 1971 à 2014[modifier | modifier le code]

Succession des présidents
  • 1996 - 2001 : Michel Combarnous[9]
  • 19 janvier 2001 à décembre 2005 : Francis Hardouin
  • décembre 2005 - mars 2012 : Alain Boudou[10]
  • 2012 - 2013 : Dean Lewis
Le bâtiment du Musée d'Aquitaine était occupé par les facultés des sciences et des lettres de l’université de Bordeaux
Partie du bâtiment A33 (Mathématiques et informatiques)
Bâtiment B2 (Biologie animale)

L’université Bordeaux 1 a été créée en 1971 suite à la division en trois de l’université de Bordeaux. Elle regroupait alors les Sciences, les Technologies, le Droit et les Sciences sociales et politiques. Les secteurs « sciences » et « droit » ont tout de même un fonctionnement séparé[11]. Cette université comptait 24 257 étudiants en 1994-95[12].

En 1995, l’université Bordeaux-IV est créée et Bordeaux 1 ne garde que les Sciences et les Technologies[1],[2].

En 2007 Bordeaux 1 est membre fondateur du PRES « Université de Bordeaux »[13].

En janvier 2010, l’université accède aux « compétences élargies »[13].

L'université de Bordeaux depuis 2014[modifier | modifier le code]

L’université de Bordeaux est reformée le 1er janvier 2014, c’est le résultats des la fusion des universités Bordeaux I, Bordeaux II et Bordeaux IV[14].

Composantes[modifier | modifier le code]

Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, Bordeaux 1 se découpe en plusieurs composantes. On trouve d’une part les unités de formation et de recherche (UFR) et d’autre part les « instituts et écoles ». Ainsi, l’université est structurée de la manière suivante[4] :

  • l’UFR de mathématiques et informatique,
  • l’UFR de physique,
  • l’UFR de chimie,
  • l’UFR de sciences biologiques,
  • l’UFR de sciences de la terre et de la mer,
  • l’institut universitaire de technologie,
  • l’observatoire aquitain des sciences de l’univers,
  • le département licence.

Des services permettent un appui transversal aux activités de l’université[4] :

  • les services communs :
    • le service commun de la documentation,
    • le service commun de formation continue et d’apprentissage,
    • le service commun – direction de l’orientation, des stages et de l’insertion professionnelle,
    • le service universitaire des activités physiques et sportives,
    • le service des activités industrielles et commerciales ;
  • les services généraux :
    • le service général fonctionnement commun,
    • le service général enseignement,
    • le service général – direction des ressources informatiques multimédia mutualisées.

L’institut polytechnique de Bordeaux[15] et l’école supérieure des technologies industrielles avancées[16] sont rattachés à Bordeaux 1.

Campus[modifier | modifier le code]

Campus de Talence[modifier | modifier le code]

Université Bordeaux 1, domaine du Haut-Carré.

Le campus principal de l’université se trouve à Talence, dans un domaine universitaire regroupant trois des quatre universités bordelaises. Il représente 91 hectares (sur les 245 hectares du domaine universitaire)[17]. La plupart des bâtiments date des années 1960, mais 30 % de l’immobilier a été construit depuis les années 1990[18].

Autres[modifier | modifier le code]

L’université dispose également d’antennes à Agen, à Mérignac (institut de maintenance aéronautique), à Arcachon (station marine), à Floirac (Observatoire de Bordeaux) et aux Eyzies (centre d’anthropologie et de préhistoire)[17].

Formation[modifier | modifier le code]

Licences et assimilés[modifier | modifier le code]

L’université propose une mise à niveau pour les études scientifiques et une formation pour le diplôme d'accès aux études universitaires permettant aux non bacheliers d’accéder à l’Université[19].

Bordeaux 1 ne délivre que la licence générale avec le domaine Sciences, Technologies, Santé. La formation se déroule en six semestres. À sa première inscription, l’étudiant choisit un des deux troncs communs : « Mathématiques-Informatiques-Sciences de la Matière et de l’Ingénieur » (MISMI) ou « Sciences de la Vie, de la Terre et de l’Environnement » (SVTE). L’orientation se fait ensuite de façon progressive. Le diplôme est ensuite délivré avec l’une des huit mentions (Biologie, mathématiques …)[20].

Par ailleurs l’université organise l’enseignement de 9 spécialités du diplôme universitaire de technologie[21] et de 14 mentions de la licence professionnelle[22].

Le Cycle Préparatoire de Bordeaux, intégré dans le cycle Licence, propose la préparation des concours agronomiques et vétérinaires, aux concours national DEUG et la formation de prépa intégrée pour les écoles d’Aquitaine (celles de l’IPB, l’ENITAB, l’ENSGTI, l’ESTIA)[23].

Il est également proposé une préparation aux concours d’entrées aux écoles paramédicales[24].

Masters et assimilés[modifier | modifier le code]

L’observatoire de l’université situé à Floirac

Comme pour la licence, l’université Bordeaux 1 délivre uniquement le master avec le domaine Sciences, Technologies, Santé. La formation s’étend sur quatre semestres. Le diplôme se décline en 13 mentions[25] et 53 spécialités[3].

Autres formations[modifier | modifier le code]

Bordeaux 1 propose également une préparation aux concours de l’enseignement et des diplômes d’universités. Elle a aussi une offre de formation continue et par apprentissage.

Doctorat[modifier | modifier le code]

Les études doctorales sont organisées par le collège doctorale de bordeaux de l’université de Bordeaux. Il fédère dix écoles doctorales dont cinq accréditées par Bordeaux 1[26] :

  • École doctorale de Mathématiques et d’Informatique,
  • École doctorale Sciences et Environnement,
  • École doctorale des Sciences Physiques et de l’Ingénieur,
  • École doctorale des Sciences Chimiques,
  • École doctorale des Sciences de la Vie et de la Santé.

Recherche[modifier | modifier le code]

Les axes prioritaires[modifier | modifier le code]

Cinq axes prioritaires ont été retenus dans la politique de recherche de Bordeaux 1[27] :

  • Sciences et technologies de l’information et de la communication,
  • Matériaux pour les applications du futur,
  • Optique et lasers,
  • Neurosciences,
  • Environnement et développement durable.

Ces axes font partie des 11 pôles de recherche d’excellence définis par l’université de Bordeaux[28].

Les laboratoires[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du contrat quadriennal 2007-2010, la recherche de Bordeaux 1 est organisée en 37 unités de recherche.

Nombre de laboratoires selon le statut et l’UFR de rattachement[29]
Unité mixte CNRS ou INSERM ou INRA Équipe d’accueil Unité propre CNRS partenaire Structure fédérative Total
Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers 2 0 0 0 2
UFR de Chimie 5 0 2 0 7
UFR de Mathématiques et Informatique 2 0 0 0 2
UFR de Physique 7 2 0 1 10
UFR de Sciences Biologiques 10 3 0 0 13
UFR des Sciences de la Terre et de la Mer 0 1 0 0 1

Scientométrie[modifier | modifier le code]

En 2009, l’université se situe dans les places 201 à 302 au classement de Shanghai (les universités ne sont pas départagées à ce rang); ce qui correspond aux places 8 à 14 des établissements français[30]. Elle apparait également aux places 78 à 100 du classement « Ingénierie et informatique »[31].

Elle est 1078e au classement Ranking Web of World Universities[32] qui classe 6000 écoles ou universités en fonction du volume et de la qualité de leurs publications électroniques (2008).

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Les bibliothèques universitaires[33]

  • À Talence : Bâtiment B20, 830 places assises, ouverte d'octobre à mai, du lundi au vendredi de 8h30 à 21h et le samedi de 9h à 17h, ouvertures réduites en dehors de cette période, fermeture 3 semaines en août et entre Noël et le Jour de l'an.
  • À l'IUT de Gradignan : Mediadoc, 40 places assises, ouverte hors vacances scolaires du lundi au mercredi de 8h30 à 19h, le jeudi de 8h30 à 18h, le vendredi de 8h30 à 17h
  • À Agen : DUSA, 46 places assises, ouverte hors vacances universitaires du lundi au jeudi de 9h30 à 18h30, le vendredi de 9h30 à 17h30

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire
1994 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005
24 257[34] 11 951[34] 10 722[35] 10 693[36] 10 912[37] 11 271[38] 11 476[39] 11 504[40]
2006 2007 2008 2009 2010 2011 - -
11 512[41] 11 028[42] 9 421[43] 9 005[44] 9 453[45] 9 401[46] - -


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (fr) « Historique avant 2000 », sur www.u-bordeaux1.fr (consulté le 19 janvier 2010)
  2. a et b (fr)Décret no 95-675 du 9 mai 1995 portant création d’universités dans l’académie de Bordeaux
  3. a, b et c (fr) « Chiffres clés », sur www.u-bordeaux1.fr (consulté le 19 janvier 2010)
  4. a, b et c (fr)[PDF]« Statuts de l’université Bordeaux 1 », sur www.u-bordeaux1.fr
  5. (fr)Décret no 2000-250 du 15 mars 2000 portant classification d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel
  6. (fr) Bernard Lachaise, « Les université de Bordeaux au XXe siècle », sur www.u-bordeaux3.fr
  7. (fr) « origines de l'Université », sur www.u-bordeaux4.fr
  8. (fr) « L’histoire du musée d’Aquitaine », sur www.bordeaux.fr
  9. (fr) « Michel Combarnous », sur www.academie-sciences.fr
  10. (fr) « Alain Boudou », sur www.educpros.fr
  11. Comité national d'évaluation 2007, p. 12
  12. Comité national d'évaluation 2007, p. 14
  13. a et b (fr) « Historique », sur www.u-bordeaux1.fr (consulté le 19 janvier 2010)
  14. Décret no 2013-805 du 3 septembre 2013 portant création de l’Université de Bordeaux
  15. (fr)Décret no 2009-329 du 25 mars 2009 créant l'Institut polytechnique de Bordeaux
  16. (fr)Décret no 2005-1654 du 26 décembre 2005 portant rattachement de l'Ecole supérieure des technologies industrielles avancées aux universités Bordeaux-I et Pau
  17. a et b (fr) « Présentation », sur www.u-bordeaux1.fr (consulté le 19 janvier 2010)
  18. (fr)« Rapport d’évaluation de l’Université Bordeaux 1 Sciences et Technologies, de l’ENSCPB et de l’ENSEIRB », p. 30
  19. (fr) « Formations de mise à niveau », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 6 janvier 2010
  20. (fr) « Licence », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 27 novembre 2009
  21. (fr) « DUT », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 13 janvier 2010
  22. (fr) « Licence professionnelle », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 15 janvier 2010
  23. (fr) « Cycle prépa intégré », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 6 janvier 2010
  24. (fr) « Concours d’accès aux écoles paramédicales », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 27 novembre 2009
  25. (fr) « Master », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 27 novembre 2009
  26. (fr) « Le Collège Doctoral de Bordeaux », sur www.univ-bordeaux.fr (consulté le 20 janvier 2010)
  27. (fr) « Politique de recherche », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 20 janvier 2010
  28. (fr)[PDF]« L’université de Bordeaux 2009/2010 », sur www.univ-bordeaux.fr
  29. (fr) « Laboratoires », sur www.u-bordeaux1.fr,‎ 20 janvier 2010
  30. (en) « Academic Ranking of World Universities - 2009 - France », sur www.arwu.org
  31. (en) « Academic Ranking of World Universities in Engineering/Technology and Computer Sciences - 2009 », sur www.arwu.org
  32. (en) « Ranking Web of World Universities », sur www.webometrics.info
  33. http://www.u-bordeaux1.fr/documentation/bibliotheques.html
  34. a et b Comité national d'évaluation 2007, p. 6
  35. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  36. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  37. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  38. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  39. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  40. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  41. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  42. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  43. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  44. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  45. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  46. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles plus généraux[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

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