École nationale supérieure des arts décoratifs

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École nationale supérieure des Arts Décoratifs
EnsAD
Informations
Fondation 1766
Type Établissement d'enseignement supérieur public
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 34″ N 2° 20′ 42″ E / 48.84278, 2.34548° 50′ 34″ Nord 2° 20′ 42″ Est / 48.84278, 2.345  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Directeur Marc Partouche
Divers
Site web www.ensad.fr

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L'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) est une grande école d'art et de design fondée au XVIIIe siècle, située 31 rue d'Ulm à Paris dans le 5e arrondissement.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'École nationale supérieure des Arts Décoratifs est un établissement public d’enseignement supérieur relevant du Ministère de la Culture et de la Communication. L’École propose dix secteurs de formation : Architecture intérieure, Art-Espace, Cinéma d’animation, Design graphique/multimédia, Design objet, Design textile et matière, Design vêtement, Image imprimée, Photo/ vidéo, Scénographie. L’École accueille 720 étudiants, français et étrangers.

La formation se déroule sur cinq années et s’inscrit dans le cadre de l’harmonisation européenne des cursus de l’enseignement supérieur (LMD) avec une spécialisation dans l’un des dix secteurs offerts. Le diplôme de l’École est reconnu au grade de master.

Le Laboratoire de recherche de l’École (EnsadLab) offre une dizaine de programmes de recherche (niveau doctorat) couvrant aussi bien les champs du design que de l’art. Il accueille une cinquantaine d’étudiants-chercheurs sélectionnés par l’École et pour certains inscrits en doctorat dans une université française ou étrangère.

L’École nationale supérieure des arts décoratifs est membre de l’Université de recherche PSL, «Paris Sciences et Lettres - Quartier latin». Dans ce cadre, l’École met en place la nouvelle formation doctorale SACRe en collaboration avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, le Conservatoire national supérieur d'art dramatique, l’École nationale supérieure des beaux-arts, la Fémis et l’École normale supérieure de Paris. SACRe a pour ambition de rapprocher artistes, créateurs et scientifiques.

L’École est également membre de la Conférence des grandes écoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les « Arts déco » (École nationale supérieure des Arts Décoratifs, EnsAD) sont nés de l'École royale gratuite de dessin créée en 1766 par Jean-Jacques Bachelier (1724-1806), ouverte officiellement en 1767 par lettres patentes du roi Louis XV. Il s'agissait alors de développer les métiers relatifs aux arts et d'accroître ainsi la qualité des produits de l'industrie. Les cours étaient donnés Rue de l'École-de-Médecine, dans le bâtiment toujours à l'enseigne de l'école qui est actuellement affecté à l'Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Par l'apprentissage exigeant et rigoureux du dessin, l'école associait métier et culture, intelligence et sensibilité, afin que les meilleurs artisans deviennent des artistes créateurs. À la base de la formation, le dessin comprenant géométrie, figure et ornement, visait à contrer la débauche de pittoresque à l'époque et « à rendre la précision familière »[1].

De 1841 à 1869 Horace Lecoq de Boisbaudran utilisant une méthode d'enseignement originale « l'éducation de la mémoire pittoresque » forma dans cette école quantité de jeunes artistes parmi lesquels des célébrités comme Fantin Latour, Dalou, Rodin, etc.

En 1877, après plusieurs changements d'appellations (dont la « petite École »), l'institution devient l'École nationale des arts décoratifs. À partir des années 1930, l'école explore de nouveaux domaines, en particulier les arts graphiques. Cassandre crée en 1932 un cours libre sur l'affiche publicitaire. Après-guerre, sous l'impulsion de son directeur Léon Moussinac, l'école se recentre autour de l'architecture intérieure. En 1962 Jacques Adnet fait appel à Roger Tallon pour mettre en place ce qui s'appelait encore « esthétique industrielle » qui sera de facto le premier enseignement de design industriel en France.

En 1966, Jean Widmer apporte un bouleversement similaire dans les « arts graphiques » qui deviennent le « graphic design ». La fin des années 1960 et le début des années 1970 sont l'occasion d'autres bouleversements sur le fonds desquels l'école vit encore aujourd'hui avec un fort engagement militant et politique de ses professeurs et responsables. De nombreuses disciplines prennent une nouvelle importance, d'autres apparaissent : textile, design vêtement, animation, photographie, scénographie, vidéo, mobilier ou infographie. La pédagogie se fait plus réflexive et plus expérimentale[2].

École nationale supérieures des arts décoratifs, rue d'Ulm
Entrée de l'ancien bâtiment de l'École royale gratuite de dessin, rue de l'École de médecine

Directeurs[modifier | modifier le code]

Enseignants célèbres[modifier | modifier le code]

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Raynaud (dir.), Histoire de l'École nationale supérieure des arts décoratifs (1766-1941)? Ed. EnsAD, 2004 http://www.sudoc.abes.fr/xslt/DB=2.1//SRCH?IKT=12&TRM=087285282
  2. René Lesné et Alexandra Fau, Histoire de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, 1941-2010, Paris, Ed. EnsAD, http://www.sudoc.abes.fr/xslt//DB=2.1/SET=3/TTL=1/SHW?FRST=5
  3. http://www.lemonde.fr/style/article/2013/10/01/genevieve-gallot-quitte-la-direction-des-arts-deco_3487661_1575563.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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