Cluny (Saône-et-Loire)

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Cluny
Cluny aujourd'hui
Cluny aujourd'hui
Blason de Cluny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Cluny (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Clunisois
Maire
Mandat
Henri Boniau
2014-2020
Code postal 71250
Code commune 71137
Démographie
Gentilé Clunisois
Population
municipale
4 689 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 07″ N 4° 39′ 36″ E / 46.4352777778, 4.6646° 26′ 07″ Nord 4° 39′ 36″ Est / 46.4352777778, 4.66  
Altitude Min. 226 m – Max. 574 m
Superficie 23,71 km2
Localisation

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Cluny

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Cluny
Liens
Site web http://www.cluny-tourisme.com

Cluny est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région de Bourgogne. Cette ville fut au Moyen Âge l'un des haut lieux du renouveau spirituel et humaniste de l'Europe, en des périodes particulièrement troublées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cluny se situe entre Dijon et Lyon, plus précisément entre Chalon-sur-Saône et Mâcon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La promenade du fouettin où étaient flagellés par la populace les coupables d'adultère (époux et amants). Les coupables se trouvaient généralement à cheval sur un âne en position inverse à la marche. Certains historiens considèrent que seul le défilé des coupables entièrement dévêtus se produisait réellement.

Le champ de foire qui comme son nom l'indique était le lieu de regroupement des marchands lors de la foire commerciale de la ville.

La mutte est une petite route pittoresque à la bordure de la ville qui se dirige vers Berzé-le-Châtel.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Chalon-sur-Saône et Mâcon sont reliées à Cluny par une voie verte (piste cyclable établie sur la plateforme d'une ancienne voie ferrée) attirant l'été de nombreux cyclotouristes et randonneurs.

Il est d'autre part possible de se rendre à Cluny par les autocars du réseau Buscéphale[1], et ce depuis Chalon-sur-Saône (Ligne 7), Charolles et Digoin (Ligne 9), Mâcon (Ligne 7 et 9) et Montceau-les-Mines (Ligne 30-31 à la demande).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville est situé au bord de la rivière (la Grosne), entourée par les Monts du Mâconnais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climatologie[modifier | modifier le code]

Climat tempéré à légère tendance continentale.

Mâcon

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[2]


Histoire[modifier | modifier le code]

Abbaye de Cluny[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Cluny.

L'abbaye de Cluny fut fondée en 909[3] ou 910 par le duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne Guillaume Ier. Cluny est le symbole du renouveau monastique en Occident ; l'abbaye fut un foyer de réformation de la règle bénédictine et un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique. Les bâtiments de l'abbaye abritent depuis la fin du XIXe siècle l'un des centres de l'école d'ingénieurs Arts et Métiers ParisTech. Avec 135 000 visiteurs en 2011, c'est l'un des 5 sites les plus visités de Saône-et-Loire.

Ordre de Cluny[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordre de Cluny.

Au début du Xe siècle, naît en l'Église catholique la volonté de réformer l'ordre monastique. Cette restauration s'appuie sur la Règle de saint Benoît, un règlement qui régit dans ses moindres détails la vie monastique, pour respecter l'observance. Cette Règle initiée par saint Benoît de Nursie au VIe siècle connaît un important développement, notamment grâce à l'action de Benoît d'Aniane trois siècles plus tard. Mais elle est limitée par les traditions qui se développent dans les abbayes, et par la méconnaissance de la Règle. Cluny va alors s'imposer en groupant un nombre croissant de couvents, et va devenir le centre du plus important ordre monastique du Moyen Âge, rayonnant sur toute l'Europe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme à désinences latinisées Cluniacus en 825[4], ab abbate...cluniacensi en 1234[5].

Le second élément -acus est analysé par les linguistes et les toponymistes comme le suffixe gaulois et gallo-roman de localisation, puis de propriété, -acum, autrement noté en gaulois -acon, issu du celtique commun *-ako(n)[6].

Selon la tradition toponymique initiée par Henri d'Arbois de Jubainville et confirmée par le spécialiste du gaulois Pierre-Yves Lambert[7], du moins pour certains types toponymiques en -acum, le premier élément peut être un nom de personne. Albert Dauzat et Charles Rostaing[8] optent pour un nom de personne gaulois conjecturel *Clunius.

Cependant, des recherches ont également démontré que le premier élément des toponymes en -acum pouvait être un nom commun. Xavier Delamarre penche pour un mot de type topographique *clunia « prairie, pâturage », autrement clounia. Ils remonteraient à un celtique commun *clounis, continué cette fois par le vieil irlandais clúain, génitif cluana de même sens[4] Le même terme semble contenu dans d'autres *CLUNIACU, comme Clugnat (anciennement Cluniac); Clonais ; Cleunay ; Claunay et peut-être dans l'anthroponyme gaulois Uerocloniss[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes actuelles

Armes actuelles :
d'azur à une clef d'argent

Ces armes sont inspirées de celles de l'Abbaye de Cluny.

Armes anciennes

Armes anciennes (mentionnées aux XVIIe siècle et XIXe siècle) :
d'azur à deux clefs aux anneaux losangés et pommetés, adossées et entretenues d'or

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Robert Rolland UMP
2008 2014 Jean-Luc Delpeuch Union de la gauche Président de la communauté de communes du Clunisois depuis 2008 (réélu en 2014, sans être maire de Cluny)
2014 en cours Henri Boniau UMP
Les données manquantes sont à compléter.

Canton et intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le canton de Cluny compte 24 communes et 9281 habitants (1999). La communauté de communes du Clunisois créée en 1993 regroupe 36 communes et 12 036 habitants en 2014. Son président est l'ancien maire Cluny, Jean-Luc Delpeuch.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Cluny dispose d'une brigade de gendarmerie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 689 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 172 3 814 4 081 4 085 4 150 4 255 4 185 4 350 4 411
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 350 4 278 4 253 4 989 4 540 4 385 4 362 4 073 4 273
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 108 4 244 4 150 4 121 4 258 4 099 4 101 4 257 4 032
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 711 3 807 4 343 4 441 4 430 4 376 4 543 4 552 4 624
2011 - - - - - - - -
4 689 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire 
  • Groupe scolaire Danielle Gouze-Mitterand
  • Groupe scolaire Marie Curie
  • Ecole privée du Sacré-Coeur
Collège 
  • Collège Pierre-Paul Prud'hon
Lycée 
  • Lycée La Prat's
Enseignement Supérieur 
  • Art et Métiers ParisTech (ENSAM)

Un centre d'Arts et Métiers ParisTech (École nationale supérieure d'Arts et métiers, anciennement ENSAM) est situé dans l'ancienne abbaye et fait de Cluny la plus petite ville universitaire de France, avec cette grande école d'ingénieurs.

Le lycée La Prat's et son excellente classe prépa et le collége Prud'hon rue du 19 mars 1962.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital local de Cluny dispose de 208 places. Il bénéficie actuellement de travaux d'agrandissement et de reconstruction.

Le lundi 2 janvier 2012 a également ouvert ses portes la maison de santé pluridisciplinaire du Clunisois, en partenariat avec l'hôpital.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • église Saint Marcel
  • église Notre Dame
  • Chappelle des Récollets.
Stade de Cluny

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs sports sont pratiqués dans la commune : Rugby, football, basket-ball...

Il y a deux club de football : « US Cluny » et « Cluny Foot ».

La ville est représentée en basket-ball en fauteuil roulant, au plus haut niveau français par l'Entente handisport Villefranche Meyzieu Cluny.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Projet de centrale de méthanisation sur Cluny

Économie[modifier | modifier le code]

Usine OXXO, leader de la menuiserie PVC, implanté sur la commune (plus de 400 emplois). L'année 2013 a été marquée par l'annonce d'une mise en redressement judiciaire de l'entreprise puis par la reprise de l'entreprise par le groupe algérien Cevital[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

À voir autour de Cluny[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Cluny adhère à la Fédération des sites clunisiens, association européenne qui s'occupe de la promotion des sites historiques qui dépendaient de l'ordre de Cluny éteint à la Révolution.

Un centre Arts et Métiers ParisTech (École nationale supérieure d'Arts et métiers, anciennement ENSAM) est situé à Cluny dans l'ancienne abbaye.

Au pied de l'abbaye se situe le haras de Cluny, l'un des haras nationaux français.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Cluny a récemment reçu le label du patrimoine européen par la Commission européenne. Le joint est destiné à mettre l'accent sur la dimension européenne des biens culturels, monuments, sites naturels ou urbains et des lieux de mémoire représentant l'histoire et le patrimoine. Son but est de renforcer le sentiment d'appartenance à un espace culturel commun en conformité avec les principes de la Convention du patrimoine mondial (1972), en ce sens, il complète le travail de l'UNESCO dans le domaine de la protection et de la sauvegarde du patrimoine culturel réaliser, entre autres choses, que la conservation des sites et monuments favorise la cohésion sociale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la direction de Didier Méhu, Cluny après Cluny. Constructions, reconstructions et commémorations, 1790-2010, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2013 (ISBN 9782753522602) ; p. 402

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les autocars départementaux du conseil général de Saône et Loire
  2. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990)
  3. Le 2 septembre 909, selon la date proposée par le grand historien de Cluny Guy de Valous, dans : Histoire de la Bourgogne, Collectif sous la direction de Jean Richard, Privat, 1978.
  4. a, b et c Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance 2003. p. 118.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963 (publication posthume) (notice BNF no FRBNF33159244b) ; réédition Librairie Guénégaud, 1989, (notice BNF no FRBNF37370106n). p. 197 - 198.
  6. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994.
  7. La langue gauloise, éditions errance 1994
  8. Ibidem
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. http://www.lemoniteur.fr/139-entreprises-de-btp/article/actualite/21410340-avec-la-reprise-du-menuisier-pvc-oxxo-le-groupe-algerien-cevital-prend-pied-en-europe
  12. Chiffres-clé-du-Tourisme-en-Bourgogne-2011 Bourgogne Tourisme, édition de Mai 2012 page 16 sur http://www.bourgogne-tourisme-pro.com/ consulté le 18/03/2013
  • Cluny, Ville éternelle (les Derniers Trouvères):12 chansons sur le Cluny de jadis; DCM003; 2005.