Institut de physique du globe de Paris

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Institut de physique du globe de Paris
Image illustrative de l'article Institut de physique du globe de Paris
Informations
Fondation 1921
Type Grand établissement (EPSCP[1])
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 41″ N 2° 21′ 23″ E / 48.844722, 2.35638948° 50′ 41″ Nord 2° 21′ 23″ Est / 48.844722, 2.356389  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Campus Jussieu, Saint-Maur-des-Fossés
Direction
Président Claude Jaupart
Divers
Affiliation Sorbonne Paris Cité
Site web www.ipgp.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Institut de physique du globe de Paris

L'institut de physique du globe de Paris (IPGP) est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel français ayant pour missions l’observation et l’étude des phénomènes naturels, notamment sismiques et volcaniques, ainsi que la recherche, l’enseignement, la diffusion et la valorisation des connaissances en sciences de la Terre solide[2]. Créé en 1921 sous la forme d'un institut de l'université de Paris, puis de l'université Paris-VI, c'est un établissement à part entière depuis 1990. L'institut de physique du globe de Paris est actuellement dirigé par Claude Jaupart[3]. Membre du pôle de recherche et d'enseignement supérieur Sorbonne Paris Cité[4], il est associé pour ses activités de recherche au CNRS, aux universités Paris-VI et Paris-VII et à l'université de la Réunion.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1921, Charles Maurain et Edmond Rothé fondent les instituts de physique du globe à Paris, Strasbourg, Bagnères-de-Bigorre, Clermont-Ferrand puis, un peu plus tard, à Tamanrasset en Algérie[1].

Dans les années 1930, un laboratoire d'observation est créé au pied du volcan martiniquais de la montagne Pelée[5].

En 1935, l’observatoire magnétique national est transféré du Val-Joyeux[1] à Chambon-la-Forêt[6].

En 1950, un laboratoire d'observation est créé au pied du volcan guadeloupéen de la Soufrière[7].

À la fin de l'année 1979, un observatoire est ouvert à proximité du volcan du Piton de la Fournaise à La Réunion[8].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'IPGP à l'angle des rues Jussieu et Cuvier
L'observatoire magnétique national en forêt d'Orléans

Associé au Centre national de la recherche scientifique, l'institut de physique du globe de Paris est situé au 1, rue Jussieu, face au Jardin des plantes de Paris. Ce site est desservi par la station de métro Jussieu.

Outre son implantation parisienne, l'institut de physique du globe de Paris est également présent sur d'autres sites :

Activités[modifier | modifier le code]

À ses missions de création et de transmission du savoir dans les champs des géosciences s’ajoute une mission d’observation des phénomènes naturels en volcanologie, sismologie et géomagnétisme. La surveillance des trois volcans actifs français, la Soufrière[7], la montagne Pelée[5] et le Piton de la Fournaise[8], est assurée par l'institut.

L'institut collabore à plusieurs projets de recherche industrielle, tels que les missions martiennes au travers de la conception de la caméra chimique Chemcam qui équipe le rover MSL de la NASA, lancé le 25 novembre 2011; elle participe également à des missions planétaires, notamment à travers le développement du sismomètre de la mission SELENE 2 (Lune) et INSIGHT (Mars), planifiées pour 2016. On peut également citer d'autres axes comme le stockage géologique du dioxyde de carbone en collaboration avec Total et Schlumberger.[réf. nécessaire]

L'IPGP propose un master professionnel en génie de l'environnement ou génie de subsurface, un master recherche en géophysique, géochimie ou géologie, cohabilité avec l'école normale supérieure de la rue d'Ulm. L'institut possède également une école doctorale des Sciences de la Terre en collaboration avec l'université Paris VII et l'école normal supérieure[11].

En 2010, l'établissement compte treize équipes de recherche[12] associées dans leur ensemble au centre national de la recherche scientifique, à l'université Paris-VI, à l'université Paris-VII et à l'université de la Réunion sous la forme d'une unité mixte de recherche[13].

L'institut est aussi partenaire du laboratoire international associé SALADYN créé en 2013[14].

Administration[modifier | modifier le code]

L'institut a compté neuf directeurs différents ; le premier d'entre eux, Charles Maurain, effectua le plus long mandat (20 années)[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « L'historique de l'institut », sur www.ipgp.fr, institut de physique du globe de Paris (consulté le 13 avril 2010)
  2. Décret no 90-269 du 21 mars 1990 relatif à l’institut de physique du globe de Paris
  3. « Décret du 12 janvier 2011 » (consulté le 3 mars 2011)
  4. PRES Sorbonne Paris Cité - Etablissements membres, consulté sur www.sorbonne-paris-cite.fr le 24 juillet 2011
  5. a, b et c « L'observatoire volcanologique et sismologique de Martinique », sur www.ipgp.fr (consulté le 13 avril 2010)
  6. « Un observatoire unique », sur www.loiret.com, Conseil général du Loiret,‎ 29 décembre 2000 (consulté le 13 avril 2010)
  7. a, b et c « L'observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe », sur www.ipgp.fr, institut de physique du globe de Paris (consulté le 13 avril 2010)
  8. a, b et c « L'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise », sur www.ipgp.fr (consulté le 13 avril 2010)
  9. « L'observatoire magnétique national », sur www.ipgp.fr (consulté le 13 avril 2010)
  10. « Saint Maur des Fossés », sur Wikipedia (consulté le 4 avril 2011)
  11. « L'école doctorale des Sciences de la Terre », sur ed109.ipgp.fr (consulté le 13 avril 2010)
  12. « Les équipes de recherche », sur www.ipgp.fr (consulté le 13 avril 2010)
  13. Institut de physique du Globe de Paris (IPGP) - UMR 7154, consulté sur www.upmc.fr, le 24 juillet 2011
  14. [PDF]« Le Laboratoire International Associé du CNRS « SALADYN » », sur ambafrance-cn.org (consulté le 23 mai 2013)