11e régiment de dragons

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11e Régiment de Dragons
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
Type Régiment de Dragons
Rôle Cavalerie
Inscriptions
sur l’emblème
Fleurus 1794
Austerlitz 1805
Friedland 1807
Alba de Tormes 1809
Artois 1914
L'Aisne 1918
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale, (Campagne de Belgique et de France)
Batailles 1914 - Bataille de Mulhouse
1914 - Bataille de la Marne
1914 - Bataille d'Arras
1940 - Bataille de Hannut

le 11e régiment de dragons (11e R.D.) est une unité de cavalerie l’armée française actuellement dissoute.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

La création du 11e Régiment de Dragons, un des quatorze vieux régiments de Louis XIV, remonte à 1674. C'est le 8 décembre de cette année qu'il fut levé sous le nom de « Régiment de Prince » « Angoulême ». Dès sa constitution, il prend part à la campagne de Hollande et s'y distingue dans les Flandres en 1678. La guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697) voit les Dragons du 11e Régiment charger avec succès ou se sacrifier avec héroïsme. C'est au cours de cette guerre qu'ils comptent dans leurs rangs Le Maréchal Duc de Villars. Il est la propriété du Marquis de Saint-Sandoux. En 1788, il devient régiment d'Angoulême.

Créé en 1674, ce Régiment s’appellera tout d’abord, comme c’était l’usage alors, du nom de ses colonels successifs.

Le plus illustre d’entre eux, fut, en 1788, le Duc d’ANCQLEME, neveu de Louis XVI. D’où le nom d’ANGOULEME DRAGONS que le Régiment porte jusqu’en 1791, date à laquelle, une loi de réorganisation de l’armée affecte à ce Corps le n° 11 qu’il portera désormais.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 1674 : de Saint-Sandoux
  • 1679 : de Peysonnel
  • 1690 : de Gaubert
  • 1700 : Chevalier d'Albert d'Ailly de Chaulnes
  • 1701 : Vidame d'Amiens d'Ailly (frère du précédent)
  • 1702 : Marquis de Heron (d'Ailly, frère du précédent)
  • 1706 : Marquis de Bourgneuf
  • 1706 : Marquis de Wasse
  • 1710 : Marquis de l'Espinay de Saint-Luc
  • 1734 : Marquis de Vibraye
  • 1745 : Marquis de Caraman
  • 1761 : Marquis d'Autichamp
  • 1770 : François Duc de Liancourt
  • 1788 : Duc de Puységur
  • 1791 : Colonel de Montigny
  • 1792 : Colonel de Mouter
  • 1793 : Chef de Brigade de Neuilly
  • 1796 : Chef de Brigade de la Barbée
  • 1797 : Chef de Brigade Debelle
  • 1805 : Colonel de Préchamps
  • 1805 : Colonel Bourdon
  • 1805 : Colonel Jean Louis André Bourbier
  • 1807 : Colonel Dejean
  • 1811 : Colonel Thevenez d'Aoust
  • 1815 : Colonel Montagnier

Durant la Restauration, le Régiment est licencié en 1816 pour être reformé en 1825

  • 1825 : Colonel de Dreux-Nancre
  • 1830 : Colonel Delaporte
  • 1836 : Colonel Marmion
  • 1847 : Colonel de la Chaize
  • 1852 : Colonel Damas
  • 1858 : Colonel Touzet du Vivier
  • 1865 : Colonel Huyn de Verneville
  • 1872 : Colonel Robillot
  • 1878 : Colonel Deshautschamps
  • 1884 : Colonel Aragonis d'Orget
  • 1890 : Colonel Dalmas de la Pérouse
  • 1898 : Colonel de Préval
  • 1904 : Colonel Gendron
  • 1912 : Colonel de Nourquer du Camper
  • 29 août 1914 - 21 juillet 1917 : Lieutenant-Colonel Vieillard ( Colonel en 1915)

Le 21 juillet 1917, le Régiment est partagé en deux groupes :

Premier groupe : 1er et 2e escadrons : Lieutenant Colonel de Guinebaud du 21 juillet 1917 au 11 novembre 1918
Deuxième groupe : 3e et 4e escadrons : Commandant de Thiollaz du 21 juillet 1917 au 5 octobre 1918 et Chef d'escadrons de Sèze du 11 octobre 1918 au 11 novembre 1918

En 1919, le 11e Régiment de Dragons est reconstitué

  • 1919 : Colonel Bourret
  • 1921 : Colonel de Magy
  • 1922 : Colonel Borre-Verrier
  • 1923 : Colonel Portalis

Il est dissous en mai 1929

Le lieutenant-Colonel Revouy prend le commandement du Régiment à sa remise sur pied à la mobilisation en 1939. Le 11e Régiment de Dragons Portés est dissous à la fin de la Campagne de France en 1940.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le Régiment s’illustre sur les Champs de bataille des Flandres, du Rhin, de Picardie :

  • combats de Monsen en 1678, de Worms, de Heidnheim, d’Oudenaerde en 1708, de Denain en 1712, de Fribourg en 1713
  • bataille de Fontenoy en 1745

Guerres de la Révolution et de l’Empire[modifier | modifier le code]

Il combat avec vaillance, sous la Révolution et la 1re République dans les Armées du Rhin, de Sambre et Meuse et du Danube ; il se fait remarquer spécialement à Charleroi en 1791 et à la bataille de Fleurus en 1794.

Le 11e Dragons fait partie ensuite des armées Napoléoniennes :

2 décembre : Bataille d'Austerlitz. Le Colonel Bourdon est tué en chargeant à la tête du Régiment
14 octobre : Bataille d'Iéna
  • 1807 :
8 février : Bataille d'Eylau. Sous les ordres du Colonel Bourbier qui décédera suite à ses blessures.
bataille de Friedland : enveloppé de toutes parts, il reste inébranlable ; sa résistance permet de contre-attaquer et de remporter la victoire.
16-19 octobre : Bataille de Leipzig
bataille de Saint-Dizier
Bataille de Brienne
Bataille de Montmirail

Durant les cent jours, il défend le Rhin à Strasbourg.

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Après l'abdication de l'Empereur, le régiment prend le nom de « Dragons du Berry »

  • 1815 Les Cent Jours

Le Régiment est dissous fin juin 1815 à la suite de la seconde abdication de l'Empereur Recréé en 1825, il participe à l'expédition de Rome d'avril à juillet 1849. Ne sera plus engagé jusqu'en 1870.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de 1870, fait partie du 4e corps d'armée. En 1870, incorporé à l’armée du Rhin. le régiment participe aux batailles de :

Borny-Colombey
Rezonville
Saint-Privat

Le régiment est capturé lors de la reddition de la place forte de Metz.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

En 1907, le régiment s'installe à Belfort qui sera sa garnison jusqu'en 1913.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la première guerre mondiale, le 11e régiment de dragon est en garnison à Belfort. Il fait partie de la 11e brigade au sein de la 8e division de cavalerie.

Il appartient à la 8e division de cavalerie d'août 1914 à août 1916.

1914[modifier | modifier le code]

août : offensive en Alsace, combat à Mulhouse, à Hirtzbach où le régiment capture un escadron entier du 5e Chasseurs Allemands.
31 août : Le régiment est déplacé par voie ferrée vers la Marne, il fait partie du groupe de cavalerie Conneau. Il est présent à Épernay.
2 septembre : combat à Dormans puis à Montfaucon puis Viels-Maisons et Choisy
5 septembre - 10 septembre : bataille de la Marne.
octobre : course à la mer, combat à Monchy-aux-Bois, près d’Arras, en effectuant une attaque à pied, la lance à la main en guise de baïonnette : il éprouve là de grosses pertes.

1915[modifier | modifier le code]

mai : secteur de l'Artois.
juin - septembre : secteur de Champagne.

1916[modifier | modifier le code]

janvier - juillet : Champagne, secteur de la Main de Massiges.
dissolution du régiment. Le régiment fournit de nombreux cadres à l’Infanterie. Ensuite ses escadrons deviennent escadrons divisionnaires de Divisions d’Infanterie : il se font remarquer par leur ardeur et leur habilité à réaliser des coups de main. Ils participent brillamment, en 1918, aux offensives de la Libération.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1919, le Régiment vient tenir garnison à Colmar, en Alsace, où il demeure jusqu’en 1925, où les mesures de compression de l’Armée entrainent sa dissolution.

Un escadron du 11e Chasseurs, en garnison à Vesoul, demeurera jusqu’au 5 septembre 1939, l’unité de tradition du 11e Régiment de Dragons. Reconstitué en 1925, garnison à Belfort puis dissous en 1928.

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Reformé fin 1939 à Saint Germain en Laye, il fait partie de la 2e brigade de dragons portés. Constitué d'un escadron mixte d'AMR (chars Renault) plus motos, de 3 escadrons de fusiliers voltigeurs et d'un escadron de mitrailleuses légères.Affecté à la 3e Division Légère Mécanisée (D.L.M.)

Étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[1]:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007