École centrale de Nantes

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École centrale de Nantes
Image illustrative de l'article École centrale de Nantes
Devise Accélérateur de votre énergie.
Nom original 1919-1947: Institut polytechnique de l'Ouest
1947-1991: École nationale supérieure de mécanique de Nantes
Informations
Fondation 1919
Type École d'ingénieurs
établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel
Budget 31 M€
Localisation
Coordonnées 47° 14′ 55″ N 1° 32′ 53″ O / 47.248611, -1.548056 ()47° 14′ 55″ Nord 1° 32′ 53″ Ouest / 47.248611, -1.548056 ()  
Ville Nantes
Pays Drapeau de la France France
Direction
Président Gilles Guillon
Directeur Arnaud Poitou
Chiffres clés
Personnel 150
Enseignants 150
Enseignants-chercheurs 150
Chercheurs 150
Étudiants 1800
Doctorants 200
Niveau Bac +3 à Bac +8
Diplômés/an 700
Divers
Affiliation Groupe Centrale, Université Nantes Angers Le Mans, CGE, CDEFI, France AEROTECH[1], TIME
Site web www.ec-nantes.fr/

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École centrale de Nantes

L'École centrale de Nantes (ECN), communément appelée Centrale Nantes, est une grande école d'ingénieurs française, fondée en 1919 sous le nom de l'Institut polytechnique de l'Ouest. Membre du Groupe Centrale, elle est l’une des écoles d’ingénieurs françaises assurant une formation du plus haut niveau scientifique, technique et entrepreneurial.

Elle a pour mission principale de former des ingénieurs généralistes destinés en majeure partie aux entreprises. Néanmoins, l'école délivre également des diplômes d'ingénieur en apprentissage spécialisé en partenariat avec l'ITII Pays de la Loire, de Mastère spécialisé, de Master recherche et de doctorat, pour compter à ce jour près de 1800 étudiants.

Membre du réseau international Top Industrial Managers for Europe (TIME) au même titre que les autres écoles du Groupe Centrale, elle est depuis 2011 membre fondateur du réseau France AEROTECH (avec notamment l'École centrale de Lyon).


Histoire[modifier | modifier le code]

En août 1919, sous l'impulsion d'industriels de la construction navale et du bâtiment, la Ville de Nantes décide la création d'un Institut polytechnique de l'Ouest (IPO)[2]. Cet institut devait compléter les diverses formations locales (École de médecine, Institut de sciences, Institut de lettres) rattachées à l'Université de Rennes. Sa vocation est multiple : électricité, mécanique, chimie, fonderie. Son statut est celui d'un établissement municipal. Son premier directeur de 1919 à 1934 est Aymé Poirson, ancien professeur de mécanique à Lille [3] puis à l’École nationale professionnelle Eugène-Livet de Nantes. En 1926, l’État reconnaît l'institut et accepte son rattachement à l’Université de Rennes. L’institut figure ainsi parmi les formations d’ingénieurs les plus anciennes reconnues par la Commission des titres d'ingénieur en France. Professeur à l’IPO depuis 1927, Paul Le Rolland en est directeur de 1934 à 1944, avant de devenir directeur de l’Enseignement technique à Paris.

En 1947, l’institut est transformé en École nationale supérieure de mécanique (ENSM), du type écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI). Son statut est celui d'un institut de faculté rattaché à l'Université de Rennes. Le rattachement est transféré à l'Université de Nantes lors de la création de celle-ci, en 1962. L'ENSM s'installe en 1977 dans de nouveaux locaux, à proximité des campus de droit et de lettres.

En 1991, dans le cadre de la création du Groupe Centrale, l’école prend le nom d’École centrale de Nantes (ECN). Elle quitte alors le groupe des ENSI pour rejoindre le Concours Centrale-Supélec comprenant les École centrale Paris, École centrale de Lyon et École centrale de Lille.

L'École centrale de Nantes conserve son statut d'établissement public administratif jusqu’au 29 septembre 1993 où le décret 93-1143 la transforme en Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel.

Le directeur Pierre Vaussy quitte ses fonctions en septembre 2002 et laisse sa place à Patrick Chedmail[4], ancien directeur des études qui continue le travail de son prédécesseur, notamment dans le projet de refonte des études qui vise à redéfinir le profil généraliste de la formation et à créer ou renforcer les liens avec le monde de l'industrie.

En 2006, l'École centrale de Nantes rejoint la Fondation Centrale Lille qui est renommée Fondation Centrale Initiative[5] pour créer des synergies par le mécénat d'entreprise. En 2009, l'École centrale de Nantes et l'École centrale de Lyon créent une filiale commune de valorisation de la recherche : Centrale innovation[6].

En janvier 2010, l'École Centrale de Nantes fonde NATech - Nantes Atlantic Technology[7] en partenariat avec Audencia et l'École des mines de Nantes. En juin 2011, l'école devient membre fondateur (avec l'ENAC, l'ENSEIRB-MATMECA, les Arts et Métiers ParisTech et Centrale Lyon) du réseau France AEROTECH[1].

En septembre 2012, Arnaud Poitou succède à Patrick Chedmail à la direction de l'Ecole Centrale de Nantes. En avril 2013, Centrale Nantes et Audencia annoncent leur alliance structurante.

Formation[modifier | modifier le code]

La formation d'ingénieur généraliste[modifier | modifier le code]

Bâtiment abritant le bassin des carènes

Centrale Nantes forme des ingénieurs généralistes, c'est-à-dire capables de s'adapter aux nombreux problèmes qu'ils rencontreront dans le monde de l'industrie. Généralement, les diplômés de l'école sont rapidement amenés à pourvoir des postes à responsabilité comme chef de projet.

À partir de la troisième année, l'école propose aux élèves d'approfondir plus particulièrement un domaine à l'aide des 8 options suivantes :

  • Ingénierie des Systèmes, de l'Image et des Signaux
  • Informatique
  • Développement des Produits et Systèmes Industriels
  • Matériaux
  • Simulation en Ingénierie Mécanique
  • Génie Civil et Environnement
  • Énergétique
  • Hydrodynamique & Génie Océanique

Il est aussi demandé aux élèves ingénieurs en troisième année de suivre une des options professionnelles suivantes :

  • Design marketing et innovation
  • Développement d'un projet personnel
  • Entreprendre
  • Finance
  • Management de projets
  • Qualité
  • Recherche et développement
  • Ville et services durables

Depuis 2001, l'École Centrale de Nantes cherche à obtenir une dimension internationale. Ainsi deux langues sont obligatoires tout au long de la scolarité et les élèves sont tenus d'obtenir au moins une qualification internationalement reconnue ; l'objectif de l'école est de dépasser le simple apprentissage scolaire et d'apporter des connaissances culturelles et une aptitude à la communication dans la vie professionnelle.

De plus, tous les élèves doivent, au cours de leur scolarité, effectuer un séjour à l'étranger afin de valider au minimum 30 crédits ECTS. La moyenne des séjours est de 4,5 mois, ce qui est un "point fort" dans la formation des ingénieurs de l'ECN, qui acquièrent ainsi une bonne connaissance de la culture d'un pays. Dans le cadre des accords Top Industrial Managers for Europe (TIME, réseau qui regroupe une quarantaine de grandes universités européennes), les élèves ingénieurs peuvent effectuer une scolarité de 18 à 24 mois dans un établissement partenaire et obtenir au terme de 4 ans à la fois le diplôme d'ingénieur ECN et le diplôme de niveau équivalent de cet établissement. Pour obtenir le diplôme, les élèves doivent avoir un score minimum de 850 au TOEIC.

La formation doctorale[modifier | modifier le code]

L'école est impliquée dans deux écoles doctorales en cohabilitation avec l’Université de Nantes :

  • Sciences et Technologies de l'Information, Mathématiques (STIM), animée par l’Université de Nantes ;
  • Sciences pour l'Ingénieur, Géosciences, Architecture (SPIGA), animée par l’ECN.

Le nombre moyen des étudiants de l’École Centrale en préparation de thèse est d’environ 45 pour l’axe mécanique / génie civil et de 55 pour IRCCyN. L'école délivre une trentaine de doctorats par an.

Recherche[modifier | modifier le code]

Laboratoire IRCCyN

La recherche s'appuie sur cinq unités de recherche :

  • Institut de Recherche en Communication et Cybernétique de Nantes
  • Laboratoire de recherche en Hydrodynamique, Énergétique et Environnement Atmosphérique
  • Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique
  • Laboratoire de Mathématiques Jean Leray (UMR 6629 CNRS - Université de Nantes)
  • Centre de Recherche Méthodologique d'Architecture

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF]Elargissement du réseau FRANCE AEROTECH et signature d’une charte de gouvernance, 22/06/2011, consulté sur site uranus.univ-toulouse.fr le 1er novembre 2011
  2. Philippe Hervouët et Virginie Champeau-Fonteneau, L'histoire de l'École Centrale de Nantes : 1919-2009 : une aventure humaine, pédagogique et scientifique, Nantes, Société nantaise d’éditions et de réalisations,‎ 2009
  3. Aymé Poirson : « La formation du concepteur de l’IPO, Aymé Poirson, n’est pas à négliger car elle influence l’orientation des cours et les spécialisations proposées. En effet, ingénieur de l’École Supérieure des Constructions Mécaniques et Aéronautiques, créée en 1909 à Paris, il s’en inspire naturellement pour définir le profil de l’école nantaise. » -Virginie Champeau, « L’Institut polytechnique de l'ouest et l'école supérieure du bois : des ingénieurs pour les industries de l'entre-deux guerres. : 1850-2000, 150 anys d'enginyeria industrial : International symposium on history of engineering (2000, Barcelona) », Quaderns d'historia de l'enginyera, vol. V,‎ 2002, p. 156 (lire en ligne) - Il « enseignait à l'École Pratique d'Industrie à Lille en 1914 et en même temps était Maître de conférences à l'École Normale d'enseignement technique. Enseignant pendant la guerre à l'École Nationale Professionnelle, il a des titres universitaires et techniques reconnus. (...) À la demande de la Commission municipale, il établit un programme qui est présenté à la séance du 5 août 1919 » - Anne-Claire Déré et Gérardl Emptoz, Nantes : la formation des ingénieurs premier maillon pour la reconquête de l'enseignement supérieur ; Programme « Villes et institutions scientifiques » - Programme interdisciplinaire de recherche sur les villes (PIR-VILLES - CNRS), Toulouse, CNRS,‎ 1996 (lire en ligne), p. 197
  4. Patrick Chedmail est ingénieur diplômé de Centrale Paris
  5. Fondation Centrale Initiatives
  6. Centrale innovation
  7. www.ec-nantes.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]