Varilux

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Varilux est une marque déposée appartenant à Essilor International, leader mondial dans la vente de verres correcteurs. Inventé par Bernard Maitenaz, Varilux est le nom commercial du premier verre progressif pour corriger la presbytie, proposant au porteur une correction pour la vision de près, la vision intermédiaire et la vision de loin. Le premier verre Varilux a été commercialisé en 1959.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

La source de l’invention[modifier | modifier le code]

Comme son père et son grand-père, Bernard Maitenaz rejoint la Société des Lunetiers (devenu Essel et maintenant Essilor) en 1948 comme ingénieur de recherches après avoir été diplômé de l'École Nationale Supérieure des Arts et Métiers et de l'Institut d'Optique.

L'idée du verre progressif lui est venue en essayant les verres bifocaux de son père. La transition entre les puissances ne lui semblait pas naturelle. Maitenaz pensait qu'il était plus rationnel d'utiliser un verre qui corrigerait la vision de loin sur la partie supérieure, la vision intermédiaire dans sa partie centrale et la vision de près dans sa partie inférieure.

Le 2 mars 1951, Bernard Maitenaz déposa une enveloppe Soleau à l'Institut National de la Propriété Industrielle en France, comprenant quatre dessins et des données mécaniques pour illustrer la fabrication du verre progressif. Le 25 novembre 1953, Essel dépose un premier brevet pour son invention.

Le premier verre progressif[modifier | modifier le code]

Suite au dépôt de son brevet, le verre progressif semblait possible d’une manière conceptuelle mais n’avait toujours pas été construit. Maitenaz et son équipe commencèrent par produire des verres progressifs en utilisant une variété de techniques improvisées. Grâce au perfectionnement de leurs techniques au fil des années, Essel développa des machines pour lancer la production en masse des verres en 1958.

Ces verres furent partis d’une étude de marché effectuée sur 46 personnes en janvier 1959. De ce fait, 5 qualifièrent leur expérience avec le verre Varilux comme étant « excellente », 29 « bonnes », 2 « moyennes » et 10 « mauvaises ».

La marque Varilux[modifier | modifier le code]

À l’aube du lancement du Varilux, de nombreuses stratégies concernant le prix du verre furent élaborées. En fin de compte, le prix de l'invention de Maitenaz sera fixé entre les verres bifocaux d’Essel, les Diachrolux, et ses verres trifocaux, les Trilux. Un nom est donné à ce nouveau produit : Varilux. Le lancement-produit du verre se fait en mai 1959, à l'Hôtel Lutetia à Paris, France.

Développement international[modifier | modifier le code]

Après le lancement de Varilux, Essel développa un plan pour étendre sa distribution à l’extérieur de la France. Grâce à un certain nombre de partenariats et d'ententes de distribution, le verre Varilux était déjà distribué dans les années 1960 dans plusieurs pays, dont les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Brésil et le Japon.

De 6 000 verres vendus en 1959 à 2 000 000 en 1969, les verres Varilux étaient un succès, mais il persistait quelques inquiétudes concernant le temps d’adaptation au verre sur le marché. En utilisant de nouvelles technologies et de nouveaux calculs, Bernard Maitenaz et son équipe développèrent un nouveau verre avec moins d'aberrations et un niveau de confort supérieur.

Varilux 2[modifier | modifier le code]

Au début de l’année 1969, deux entreprises dominaient le marché français des verres ophtalmiques: Essel et Silor. Bien que les deux possédaient de nombreuses innovations (Essel avec le Varilux et Silor avec l’Orma 1000), ils n’étaient pas les principaux acteurs sur le marché international. Le 1er janvier 1972, Essel et Silor fusionnèrent et formèrent Essilor.

Avec ce nouveau partenariat, Essilor lança le Varilux 2 en Europe, doté d’un meilleur design sur un verre plus léger apportant plus de confort au porteur. Le résultat fut un verre considéré comme une grande amélioration comparé à l’original.

Une nouvelle génération de Varilux[modifier | modifier le code]

Au fur et à mesure que de nouveaux procédés et de nouvelles technologies se développent, les efforts en recherche et en développement sur Varilux progressent. En 1988, le fruit de ces recherches produisit le Varilux Multi-Design, ou VMD. À la fin de cette même décennie, Essilor devient le premier fabricant mondial de produits d'optique ophtalmique.

En 1993, le Varilux Comfort est lancé et devient la meilleure vente mondiale dans la catégorie des verres progressifs. Les nouvelles techniques de surfaçage mis au point par Essilor améliorent le temps d’adaptation et donnent une vision confortable dans toutes les positions.

Finalement, Essilor lance le Varilux Panamic en 2002, le Varilux Ellipse en 2004, le Varilux Physio en 2006 et le Varilux Ipseo en 2008.

Recherche et développement[2][modifier | modifier le code]

L’équipe de recherche et développement d’Essilor comprend 500 chercheurs situés dans quatre sites de recherche différents : en France, au Japon, à Singapour et aux États-Unis.

L'équipe R&D d’Essilor développe en moyenne 100 nouveaux brevets par an, qui viennent s’ajouter à sa base existante de 2 600 brevets.

Au fil des années, Essilor a également construit un réseau international de partenaires incluant diverses universités, groupes industriels et entreprises comme PPG Industries (créateurs des verres Transitions) et Nikon.

Boucle dioptrique[modifier | modifier le code]

Avec le lancement de Varilux Comfort en 1993, Essilor a développé la méthode de la boucle dioptrique qui permet de mesurer la satisfaction du porteur. Elle implique l'utilisation d’une répétition jusqu'à ce qu’un résultat satisfaisant soit obtenu par le porteur. La méthode comprend cinq étapes[3] :

  • Collection de données physiologiques de l'utilisateur
  • Design optique
  • Création d'un prototype de verre
  • Contrôle des mesures
  • Tests cliniques

Réalité virtuelle[4][modifier | modifier le code]

Pour pouvoir mesurer leur progrès en optique et en physiologie, l’équipe de recherche et de développement d’Essilor fait appel à un outil qui utilise la réalité virtuelle. Cet outil permet de percevoir et d'interagir en 3D dans un environnement multi-sensoriel pour visualiser les progrès ophtalmiques et prévoir les détails techniques dans le design des verres haute performance.

Les chercheurs utilisent aujourd'hui un système de visualisation virtuelle, équipé d’algorithmes de modélisation qui permettent de tester des verres directement sur des porteurs. Ce simulateur permet aussi de changer les propriétés optiques des verres et de mesurer instantanément la satisfaction du porteur. Pour mesurer cette satisfaction, un capteur magnétique enregistre les mouvements de tête et le point exact du regard des yeux 120 fois par seconde. Après l'essai, les résultats sont utilisés pour affiner les performances du verre en question.

En 2008, le Varilux Ipseo New Edition d'Essilor a été conçu avec le système de réalité virtuelle.

Varilux Expérience[4][modifier | modifier le code]

En 2008, Essilor développe l’Expérience Varilux, une simulation virtuelle démontrant les diverses solutions offertes aux presbytes.

Dans un théâtre montrant un film 3D, les spectateurs suivent les traces d'un homme presbyte. Étape par étape, ils expérimentent la vision offerte par les verres unifocaux, bifocaux, les progressifs standards et les verres Varilux.

La première mondiale de Varilux Expérience a marqué le 50e anniversaire de la marque Varilux et a eu lieu à la conférence optique SILMO qui s'est déroulée du 30 octobre au 2 novembre 2008 à Paris.

Designs Varilux[modifier | modifier le code]

1959 : Varilux[5][modifier | modifier le code]

En tant que premier verre progressif, le Varilux permet aux porteurs presbytes de voir confortablement à n'importe quelle distance.

1972 : Varilux 2[5][modifier | modifier le code]

Avec la fusion d’Essel et de Silor (formant Essilor), de nouvelles innovations ont été appliquées sur le Varilux 2. Le verre offre plus de confort et de facilité d'adaptation. Grâce à des améliorations dans les étapes de fabrication et de procédés, la qualité des verres est renforcée.

1988 : Varilux Multi-Design[modifier | modifier le code]

Une innovation importante pour les prescriptions les plus fortes, le Varilux Multi-Design a permis de préserver la largeur du champ de vision de près.

1993 : Varilux Comfort[6][modifier | modifier le code]

Varilux Comfort est le verre progressif le plus vendu au monde et a fait l'objet de plusieurs études. Il a été le premier produit conçu pour prendre en compte les critères ergonomiques visuels. Ce nouveau verre a été marqué par un temps d’adaptation plus rapide et un confort en toute posture pour le porteur.

2000 : Varilux Panamic[7][modifier | modifier le code]

Le Varilux Panamic a été conçu en utilisant le système Global Design Management, une technologie qui gère les paramètres de vision centrale, périphérique et binoculaire. Il propose donc des champs de vision plus larges et une adaptation facile.

2004 : Varilux Ellipse[8][modifier | modifier le code]

Le Varilux Ellipse permet aux presbytes de garder un niveau élevé de confort avec de petites montures.

2006 : Varilux Physio[9][modifier | modifier le code]

La progressif Varilux Physio est caractérisé par une amélioration des contrastes et un champ de vision 30 % plus large. Ces nouvelles performances sont obtenues grâce à une nouvelle innovation brevetée appelée Twin RX qui combine une méthode de calcul du verre optique, le Wavefront Management System d’Essilor et le surfaçage digital.

Le verre progressif est également disponible depuis 2008 en version Varilux Physio Fit (Varilux Physio F-360 au U.S.A), qui exige plus de mesures et est donc plus personnalisé, adapté aux différents besoins visuels de chaque porteur.

2008 : Varilux Ipseo New Edition[10][modifier | modifier le code]

Le Varilux Ipseo New Edition est le premier verre conçu et testé en utilisant un simulateur virtuel. Le verre est adapté au comportement visuel du porteur, en utilisant 10 critères de personnalisation. Pour ce faire, il utilise le Vision Print System, qui fait un diagnostic sur le mouvement des yeux et de la tête du porteur.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]