Yann Moix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moix.
Yann Moix
Description de cette image, également commentée ci-après
Yann Moix en 2011.
Naissance (50 ans)
à Nevers
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman

Œuvres principales

Yann Moix, né le à Nevers, est un écrivain et réalisateur français. Il est également chroniqueur à la télévision et dans la presse.

Il obtient le prix Goncourt du premier roman pour Jubilations vers le ciel en 1996 puis le prix Renaudot pour Naissance en 2013. Son premier long-métrage, Podium, adapté de son propre roman, remporte un important succès en 2004.

Entre 2015 et 2018, il est chroniqueur dans l'émission à succès du samedi soir de France 2, On n'est pas couché animée par Laurent Ruquier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Yann Moix est le fils d'un kinésithérapeute et d'une secrétaire[1]. Son père serait le cousin germain de l'écrivain Terenci Moix[réf. à confirmer][2], et son nom catalan, qui se prononce dans cette langue /ˈmoʃ/ (moch), est un mot catalan ancien désignant le chat et encore utilisé dans les îles Baléares[3].

Yann Moix fait ses études primaires, puis secondaires, à Orléans[4], où il obtient un baccalauréat scientifique[5]. Il poursuit ses études à l'École supérieure de commerce de Reims, et obtient son diplôme en 1992[6]. Il fait en parallèle des études de philosophie, à l'université de Reims[5]. Il est également diplômé de Sciences Po Paris en 1995[7] : son mémoire, sous la direction de Jean-Noël Jeanneney, est consacré à la ville de Vienne (Autriche).

Révélation littéraire[modifier | modifier le code]

Yann Moix est « découvert » en 1994 par Bernard-Henri Lévy[8] ; Yann Moix contacte le philosophe, qui ne l'accepta qu'après un test : écrire en une demi-journée trois textes, l'un sur le fascisme en Italie, l'autre sur Federico Fellini et le troisième sur Germinal de Claude Berri[9],[10]. Ensuite, Moix est reconnu notamment par Philippe Sollers[11] et Pierre Assouline[12].

Son premier roman, Jubilations vers le ciel, reçoit le prix Goncourt du premier roman (1996)[13], le prix François-Mauriac[14] de l'Académie française et le prix Air-Inter Europe du premier roman[15]. Il s'agit du premier volet de la Trilogie de l'amour fou[16], dont font aussi partie Les cimetières sont des champs de fleurs (1997), qui a reçu la bourse de la Fondation Hachette, et Anissa Corto (2000).

Critique littéraire[modifier | modifier le code]

Il collabore chaque semaine aux pages Culture du magazine Marianne, de 1998 à 2002.

Ami et admirateur de Marc-Édouard Nabe, il publie dans la presse des critiques enthousiastes sur ses livres[17],[18]. En 2004, il collabore à l'éphémère journal de l'écrivain, La Vérité[19],[20]. Il rompt avec lui en 2007, expliquant en 2015 que Nabe devenait de plus en plus « un combattant contre Israël »[21] : « J’ai arrêté de le voir en 2007 après lui avoir envoyé un SMS qui disait “Va te faire enc***” parce qu’il avait commencé à écrire des choses qui me dégoûtaient »[22]. Une version contestée en 2017 par Marc-Édouard Nabe dans son livre, Les Porcs[23].

Entre 2008 et 2013, chaque jeudi, Yann Moix tient le feuilleton (chronique) du Figaro littéraire[24].

De janvier 2011 à juillet 2012, il réalise aussi chaque semaine une bande dessinée satirique dans Le Point.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Yann Moix débute dans le cinéma en 2004 avec la réalisation du film Podium, tiré de son livre du même nom, et dans lequel on retrouve dans le rôle principal l'acteur belge Benoît Poelvoorde, qui interprète un sosie de Claude François, aux côtés de Jean-Paul Rouve, qui interprète un sosie de Michel Polnareff. Le film qui a rassemblé 3,4 millions de spectateurs en France[25], a été nommé cinq fois aux César en 2005 et a obtenu le prix Robert Enrico de la mise en scène (2004) et le trophée de la première œuvre française du Film français (2004). Depuis plusieurs années, il est question d'une suite, dont le projet n'a jamais été confirmé[26].

Son deuxième film Cinéman, sorti en 2009, a été un échec sur le plan commercial et critique. Il a reçu le Gérard du plus mauvais film[27].

Yann Moix a aussi joué pour Jean-Pierre Mocky[28].

Télévision et radio[modifier | modifier le code]

Il fait partie de 2010 à 2014 des chroniqueurs de l'émission On va s'gêner animée par Laurent Ruquier sur Europe 1[29],[30].

De à , il participe à L'Émission pour tous sur France 2[31].

En 2014, il intègre l'émission de radio Les Grosses Têtes, suivant ainsi Laurent Ruquier à RTL.

Depuis juin 2014 jusqu'en mai 2015, il participe au Duel d'Olivier Galzi, confronté à François Reynaert, sur I-Télé, chaque mardi, en direct, à 23 h 30.

À la rentrée 2015, il succède à Aymeric Caron comme chroniqueur polémiste dans l'émission On n'est pas couché, d'abord aux côtés de Léa Salamé sur France 2[32], puis de Christine Angot. Il annonce en février 2018 que la saison en cours (sa troisième) sera la dernière dans l'émission.

Engagements[modifier | modifier le code]

Il soutient la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle française de 2012[33].

Le 8 janvier 2015, à la suite de l'attentat islamiste contre Charlie Hebdo, il lance une pétition pour la panthéonisation de Wolinski, Cabu, Charb et les autres victimes de la tuerie.

Jury[modifier | modifier le code]

Entre 2011 et 2012, il fait partie du jury du prix Saint-Germain[34]. Ce prix, aujourd'hui disparu, était décerné par un jury d'écrivains.

Pour la seconde édition du Festival International du Film Culte de Trouville-sur-Mer qui a eu lieu du 22 au 26 juin 2017, Karl Zéro fait appel à Yann Moix pour être membre du jury présidé par Michel Legrand et Macha Méril[35].

Divers[modifier | modifier le code]

Entre 2011 et 2015, Yann Moix anime le premier dimanche de chaque mois un séminaire au cinéma Saint-Germain, à Saint-Germain-des-Prés, pour la revue La Règle du jeu à laquelle il collabore depuis 1994. En 2011-2012, le séminaire était consacré à Kafka. En 2012-2013, à Francis Ponge. En 2013-2014, à Georges Bataille[36]. En 2014-2015, à Charles Péguy.

Depuis novembre 2011, Yann Moix est membre du comité d'honneur de l'Institut d'études lévinassiennes[37].

Il est membre du Collège de 'Pataphysique[38], inspiré de l'œuvre d'Alfred Jarry, et il est décoré le 1er phalle 139 de l'ordre de la Grande Gidouille.

Moix a en outre écrit des chansons, notamment pour Arielle Dombasle et Diane Tell[39].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Jubilations vers le ciel raconte comment un écolier de douze ans, Nestor, foudroyé à l'école communale par la beauté d'une certaine Hélène, poursuit celle-ci de son amour éperdu jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans. Pour tenter de la séduire, il fera en sorte que, chaque jour de sa vie, Hélène soit étonnée par lui.

Les cimetières sont des champs de fleurs, sélectionné pour le prix Renaudot, est un roman beaucoup plus noir. À la suite de la mort accidentelle de ses enfants sur l'autoroute, un homme de quarante ans, Gilbert Dandieu, resté ce jour-là à la maison, fait vivre un calvaire à sa femme, survivante du drame, à qui il fait endosser la responsabilité de leur mort.

Anissa Corto, sélectionné pour le prix Goncourt, est un hommage proustien à la femme inaccessible. Le narrateur, dont le métier est d'endosser le costume de Donald Duck au Parc Disneyland, se fait croire pendant trois cents pages qu'il est en couple avec une Algérienne de son quartier de la Porte de Clignancourt, à Paris, quand cette dernière ignore jusqu'à son existence.

Moix passe ensuite à une Trilogie du monde moderne. Le premier roman de cette trilogie, Podium, sélectionné pour le prix Goncourt, narre les mésaventures d'un sosie de Claude François, Bernard Frédéric, pour qui la star est un nouveau Christ. Ce livre dénonce la célébrité facile et la perte d'identité.

Partouz, roman de Yann Moix le plus controversé, établit un lien entre les terroristes islamistes d'Al-Qaïda lors des attentats du 11 septembre 2001 et la peur du plaisir sexuel chez ces mêmes terroristes. Yann Moix a également publié en 2004 un recueil de poèmes, Transfusion, dont les thèmes récurrents sont le terrorisme, les femmes, le sexe et la mort.

Panthéon, enfin, est à la fois un hymne à François Mitterrand et un ouvrage autobiographique, dans lequel Yann Moix raconte son enfance maltraitée.

Son ouvrage Mort et vie d'Edith Stein pose lui entre autres la question des rapports entre judaïsme et christianisme.

En 2007, Moix a publié hors-commerce un hommage personnel au judaïsme intitulé Apprenti-juif, d'abord paru dans la revue La Règle du jeu, dirigée par Bernard-Henri Lévy. C'est déjà dans cette même revue que Moix avait publié ses premiers textes, consacrés à Gombrowicz, Fellini, Pasolini, ainsi que ses premiers pamphlets, dirigés notamment contre Alexandre Jardin, Marc-Édouard Nabe, Amélie Nothomb et Bernard Tapie.

À la mort de Michael Jackson, il écrit Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson, un essai qui affirme, entre autres, que Michael Jackson a vécu sa vie à l'envers.

En 2010, il publie La Meute[40], un essai sur la violence exercée mécaniquement, notamment via les réseaux sociaux, contre un seul individu. Il y étudie l'exemple de Roman Polanski.

Son roman, Naissance, reçoit le prix Renaudot[41] après avoir figuré sur les premières sélections des prix Goncourt, Renaudot, Médicis et Décembre[42]. Ouvrage de près de 1150 pages, celui-ci commence par la naissance de l'auteur, mais, en réalité, « manie et entremêle des récits et des types d'écriture multiples »[43]

Yann Moix publie en 2015 Une simple lettre d'amour, roman déchiré dans lequel il affirme que « les hommes ne savent pas aimer ».

L'essai qu'il sort en 2017, Terreur, se donne pour but de penser les attentats et, notamment, de comprendre comment le processus de radicalisation peut être défini et expliqué.

En juin 2018, Moix publie Dehors, ouvrage proche de la lettre ouverte, qui s'adresse au président de la république Emmanuel Macron, soulevant la façon dont sont traités les migrants à Calais. Dans plusieurs émissions, Yann Moix, qui a également réalisé un documentaire sur le sujet, fait part de sa déception face à la façon dont le président traite, à son avis, ce problème.

Meilleures ventes[modifier | modifier le code]

Les trois meilleures ventes de Yann Moix sont Naissance en 2013, avec 38 000 exemplaires vendus, Podium en 2002, avec 30 000 exemplaires vendus, et Partouz en 2004, avec 23 000 exemplaires vendus[44].

Réception[modifier | modifier le code]

Le travail de Yann Moix soulève globalement des critiques très contrastées. Parmi les critiques favorables, François Busnel a écrit dans L'Express que Jubilations vers le ciel était « un des plus grands premiers romans du vingtième siècle ». Pour le magazine Lire, Mort et vie d'Edith Stein a « révolutionné un genre aussi suranné que l'hagiographie »[45]. Pour Le Figaro Magazine, Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson est un livre « zébré d'intuitions parfois réellement géniales »[46]. Quant à Panthéon, il a été élu par Paris Match parmi les dix romans (avec notamment Plateforme et les Bienveillantes) qui ont « donné une empreinte française au nouveau siècle »[47]. Mais Aurélien Ferenczi de Télérama le considère comme un « écrivain médiocre et mauvais cinéaste »[48], La Voix du Nord évoque un « écrivain qui parle beaucoup pour ne rien dire et manque cruellement de classe »[49] et Les Inrockuptibles ne voit en lui qu'un « arnaqueur » avec « ces articles vains, écrits en cinq minutes, mais qui paraissent déguisés en livres »[50]. Son film Cinéman reçoit un accueil critique particulièrement sévère et a été primé deux fois (sur trois nominations) lors des Gérard du cinéma 2010.

Naissance, a été qualifié de « trop long, trop complaisant, trop hystérique, trop tout » par Le Monde pendant que Patrick Grainville (le Figaro)[51] y voit un « roman époustouflant ». Ce roman est qualifié de « livre hors-norme qui viole toutes les conventions romanesques » mais aussi « aussi répétitif que bondissant » par Le Nouvel Observateur[52], de « roman monumental » « roman interminable» par Les Échos[53] dont « On en sort épuisé, satisfait de l'avoir terminé », et de « burlesque, excessif, polymorphe » par Le Temps[54]. Pour Joseph Macé-Scaron, dans Le Magazine littéraire, « un tel livre est nécessairement plus grand que son auteur »[55]. Pierre Assouline affirme qu'« on dira de Naissance que son auteur en fait trop, ce qui est vrai, mais n’est-ce pas le moins pour raconter la venue au monde d’un personnage qui est né sous le signe de l’excès, qui exagère, qui pousse à bout. »[56]

Il reçoit le prix Renaudot en 2013, en étant élu dès le premier tour[41].

Controverses[modifier | modifier le code]

Cinéma Utopia[modifier | modifier le code]

Dans Le Figaro du [57], Yann Moix s'indigne d'un tract des cinémas Utopia présentant le film Le Temps qu'il reste. Il reproche notamment à ce tract de débuter par : « Les tragédies de l'histoire sont souvent grotesques. Les Palestiniens vivent depuis 1948 un cauchemar kafkaïen », puis il relève ceci : « Quelques massacres plus tard, perpétrés par les milices juives » et s'indigne de la formule « milices juives » qui, selon lui, « évacue Auschwitz d'un coup d'adjectif non seulement mal placé mais déplacé, un concept qui donnerait aussitôt vie, dans la foulée, à de jolis avatars, comme des nazis juifs, des fascistes juifs, des hitlériens juifs ». Il est aussi particulièrement frappé par cet autre extrait du tract : « Elia Suleiman revient sur son enfance dans une école juive où la lobotomisation sioniste des élèves filait bon train...». Il compare l'auteur du tract à Robert Brasillach et avance que les gérants des cinémas Utopia ont « la haine des juifs » et seraient « le visage nouveau de l'antisémitisme contemporain »[58], comparant leur gazette à Je suis partout, journal collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale[59]. La revue La Règle du jeu (fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy) lui apporte son soutien[60].

Les cinémas d'art et d'essai du réseau Utopia portent plainte pour injure, et Yann Moix, ainsi que Le Figaro, défendu par Patrick Klugman, sont condamnés en 2010 pour « délit d’injure envers particuliers »[61] le 19 octobre 2010[62]. David Caviglioli, journaliste de L'Obs, relève que le jugement précise que le tract a été écrit avec « une tonalité militante et abrupte », et lui-même soupçonne un antisémitisme sous-jacent à ce tract, relevant par exemple que le sionisme y est décrit comme le « rêve fou d'un état religieux juif »[59].

Polanski et la Suisse[modifier | modifier le code]

Yann Moix crée la polémique le en publiant un extrait de son prochain livre La Meute dans La Règle du jeu sous le titre « J’aime Polanski et je hais la Suisse »[63]. Selon Le Parisien, Yann Moix prend « prétexte » de l'assignation à résidence du cinéaste juif Roman Polanski par la Suisse[64], pour attaquer cette dernière en la traitant de « pute », de « Gestapoland » et de « pays inutile », « nul » et « fondamentalement antisémite », puis un jour plus tard dans le journal Le Matin ses citoyens de « mous salauds[65] ». En date du , le texte est retiré du site à la demande de l'auteur[66]. La presse francophone de Belgique[67] et de France[64] commence à relater l'information et l'ambassade de France en Suisse diffuse un communiqué de presse se désolidarisant de l'auteur en estimant à propos de l'ouvrage : « […] on peut à bon droit penser qu’il eût mieux valu qu’il ne parût point[68] ».

Loi Gayssot[modifier | modifier le code]

Fin 2010, il apparaît comme un des signataires d'une pétition pour l'abrogation de la loi Gayssot aux côtés de Robert Faurisson, Dieudonné et de militants d'extrême droite, initiative également soutenue par Noam Chomsky[69]. Opposé à cette loi mémorielle, il se rétracte cependant après avoir découvert qu'un des signataires n'était pas Robert Badinter comme il le croyait, mais Robert Faurisson, et il refuse que son nom soit associé à ce dernier[70],[71]. Paul-Éric Blanrue se déclare déçu de l'attitude de Yann Moix, qui avait préfacé son livre Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, jugeant « important de montrer que même les plus grands penseurs se sont trompés » ; les deux hommes, amis jusqu'ici et qui n'avaient « jamais parlé des Juifs ensemble », d'après Yann Moix, se perdent de vue à cette occasion[70]. Le blog du Monde.fr des droites extrêmes[72] émet des doutes sur l'explication de Yann Moix, ayant relevé que l'explication initiale de Yann Moix quant à son soutien, comportait la mention suivante, effacée par la suite : « J’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées ».

Selon le journaliste Nicolas d'Estienne d'Orves, Yann Moix est « un philosémite exacerbé, il a même appris l’hébreu »[70].

Frédéric Chatillon, membre du Front national et ancien président de l'organisation d'extrême-droite Groupe union défense (GUD) assure avoir côtoyé Yann Moix, ce que ce dernier a démenti[73].

Accueil des migrants[modifier | modifier le code]

Yann Moix accuse le les CRS d'exactions vis-à-vis des migrants de la Jungle de Calais[74]. La préfecture du Pas-de-Calais dénonce, quant à elle, des informations erronées[75]. Le 21 janvier 2018, Yann Moix publie dans le journal Libération une lettre ouverte à l'intention du président Emmanuel Macron pour dénoncer les traitements infligés par les « fonctionnaires de la République française » à ces migrants, et accuse Macron d'être le premier responsable de cette situation[76].

Il prépare actuellement un documentaire sur ce sujet qui devait être diffusé sur Arte en mai 2018[77].

Le 1er février 2018, la maire LR de Calais, Natacha Bouchart, répond au chroniqueur dans une tribune publiée dans le Figaro et qualifie Yann Moix de « honte du service public audiovisuel ». Elle lui reproche par exemple de ne pas avoir parlé de « l'humanité » des Calaisiens et de la municipalité, qui a financé les structures d'accueil des migrants, et a mis à disposition le centre Jules-Ferry pour accueillir les femmes et les enfants[78].

Le 20 février 2018, la cérémonie des Bobards d’Or (d'extrême droite) distingue Yann Moix du plus haut prix du Bobard d'Or[79] pour avoir manipulé des images et avoir accusé, semblerait-il, à tort le travail des forces de l'ordre. Le préfet du Pas-de-Calais M. Fabien Sudry dénonce les propos « outranciers » dans une lettre ouverte publiée, entre autres, sur Twitter[80].

Le 7 juin 2018, la Croix-Rouge annonce le dépôt d’une plainte pour diffamation contre Yann Moix, qui « l’accuse de tout faire pour que les jeunes migrants de Calais « ne soient pas considérés comme mineurs », des affirmations qu’elle juge « entièrement fausses », « insultantes » et « odieuses ». »[81].

Renaud Camus[modifier | modifier le code]

L'écrivain Renaud Camus, théoricien du concept de grand remplacement souvent repris par l'extrême droite, a porté plainte pour diffamation en mars 2018 contre Yann Moix en raison des propos tenus en juin 2017 par le chroniqueur dans l'émission On n'est pas couché. Yann Moix y présentait Camus comme un auteur « un petit peu misanthrope et assez antisémite, en tout cas raciste »[82].

Propos sur la Police nationale[modifier | modifier le code]

En septembre 2018 éclate une nouvelle polémique suite à des propos de Yann Moix concernant la Police nationale. En effet, le samedi 22 septembre, durant l’émission de Thierry Ardisson Les terriens du samedi diffusée sur la chaîne C8, alors que le journaliste Frédéric Ploquin faisait la promotion de son livre La peur a changé de camp, qui évoque le travail des policiers, Yann Moix va les interpeller en annonçant : « Vous venez dire ici que vous chiez dans votre froc », « la peur au ventre, vous n'avez pas les couilles d'aller dans des endroits dangereux »[83].

Ses propos vont déclencher une polémique et de nombreuses réactions. Ainsi le syndicat Alternative police CFDT porte plainte et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, réagit en affirmant son soutien aux policiers et fustigeant les « mots grossiers et indécent» de Yann Moix. Le CSA a reçu près de 2 000 saisines, dont celle du syndicat de policiers Unité-SGP qui demande que des poursuites soient engagées contre Yann Moix[84],[85],[83]. Le ministre de l'Intérieur décide de porter plainte contre Yann Moix[86].

À la suite de cette polémique, le chroniqueur va, dans un premier temps, répondre au ministre de l’Intérieur alimentant la polémique puis face au tollé provoqué, il va s’excuser pour ses propos affirmant qu’il a « manqué d’intelligence » sur sa manière de s’exprimer et qu’il y est « allé un peu trop fort »[87],[88],[89].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

En qualité de réalisateur[modifier | modifier le code]

En qualité d'acteur[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

  • Souviens-toi (Yann Moix / Diane Tell) sur l'album Popeline - Tuta Music/Sony BMG, 2005

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc Le Vaillant, « Coup pour coups », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. « Ces Catalans célèbres à Paris : Yann Moix », La Clau,‎ (lire en ligne).
  3. (ca) « Moix », sur diccionari.cat, (consulté le 15 mars 2018).
  4. « C'est […] ce que j’avais appris petit, à la communale, bien sagement, à Orléans ». Cf « Gestapédia » sur son blog Suivez-Moix (La Règle du jeu).
  5. a et b Canal+, « Biographie de Yann Moix », sur Canalplus.fr
  6. « Annuaire des alumni de l'ESC Reims - Yann Moix », sur neoma-alumni.com
  7. Annuaire des alumni de l'IEP de Paris.
  8. La Règle du jeu, septembre 1994
  9. « Mais qui est Yann Moix, le nouveau chroniqueur d'On n'est pas couché ? », sur Les Inrocks,
  10. Les thématiques choisies ne le sont pas au hasard : BHL est un grand admirateur de Federico Fellini et lorsqu'il était président de la commission d'avance sur recettes, il refusa d'accorder l'aide financière à Germinal (Autoportrait de Berri) ; il éreinta violemment le film à sa sortie dans La règle du jeu (« la larme à gauche », « film démagogique », « Passage à tabac d'un chef-d'œuvre »)[réf. nécessaire].
  11. « Revue L'Infini (n° 54) », sur gallimard.fr,
  12. Chloé Delaporte, « Transtextualité et Cinéphilie : Étude de Cinéman (Yann Moix, 2009), Cahiers des Charges no 8-9, L'Harmattan, [lire en ligne]
  13. « Lauréats du Goncourt du Premier Roman », sur academie-goncourt.fr
  14. « Lauréats du Prix François Mauriac », sur académie-française.fr
  15. « Un recteur poltron. », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. Biographie de Yann Moix par le Nouvel Obs
  17. Yann Moix, « Ce que je ferais à la page 2067 », L'Événement du jeudi,‎ , p. 72-73
    Chronique sur Inch'Allah (1996)
  18. Yann Moix, « De vous à Moix », Elle,‎
    Chronique sur Une lueur d'espoir (2001)
  19. Patrick Besson, « Quel "Bordel" ! », Le Point,‎ , p. 103
  20. Yann Moix, « Mort par la France », La Vérité, no 3,‎ , p. 6
  21. Fanny Marlier, « Mais qui est Yann Moix, le nouveau chroniqueur d’“On n’est pas couché” ? », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  22. « Yann Moix : “Politiquement, je suis une vraie girouette” », TeleObs,‎ (lire en ligne)
  23. Marc-Édouard Nabe, Les Porcs 1, Paris, auto-édité, , 1000 p. (ISBN 9782953487947), « La rupture avec Moix », p. 617-618 :

    « La vraie rupture, elle, fut à mon initiative, et eut lieu donc en ce printemps 2008, le 7 mai exactement, au croisement de la rue du Four et de la rue Bonaparte... »

  24. Étienne de Montety, « Yann Moix au «Littéraire» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  25. AlloCine, « Box Office du film Podium » (consulté le 6 août 2017)
  26. « Yann Moix prépare "Podium 2" », ozap.com,‎ (lire en ligne)
  27. « Deux Gérard pour Yann Moix »
  28. Casting du film Le Bénévole sur Allociné.
  29. « On va s'gêner : Laurent Ruquier et ses chroniqueurs présentent l'émission à bord d'un A380 », Gentside,‎ (lire en ligne)
  30. « Yann Moix pour remplacer Aymeric Caron dans "On n'est pas couché" », Teleobs,‎ (lire en ligne)
  31. « L'Émission pour tous avec Ruquier : aperçu du plateau et de l'équipe », leblogtvnews.com, 9 janvier 2014.
  32. « Yann Moix s'en prend à Aymeric Caron », parismatch.com, 27 avril 2015.
  33. « Peguy Président », laregledujeu.org, 2 février 2012.
  34. « Le prix Saint-Germain : rendez-vous le 17 janvier 2012 », bernard-henri-levy.com, 7 février 2012.
  35. Philippe Guedj, « Le joyeux bazar du Festival international du film culte de Trouville », sur lepoint.fr,
  36. « Premier séminaire littéraire de Yann Moix consacré à Georges Bataille ».
  37. Comité d'honneur de l'Institut d'études lévinassiennes.
  38. « Indispensable: Le Correspondancier du Collège de ‘Pataphysique (no 23), autre arrabalesque ».
  39. « Rencontre. Arielle Dombasle mène de front cinéma et passion pour la musique. Soprano divine », sur humanite.fr,
  40. « La meute : l'affaire Polanski par Yann Moix », sur Tête de lecture, (consulté le 3 septembre 2016)
  41. a et b « Yann Moix, prix Renaudot », Le Figaro.
  42. « Prix Renaudot, Médicis et Décembre ».
  43. « Rentrée littéraire 2013 - Yann Moix : autoportrait façon puzzle ».
  44. « On n'est pas couché : Yann Moix ou Christine Angot... Qui a vendu le plus de livres ? », Télé-Loisirs.fr,‎ (lire en ligne)
  45. Lire no 361, décembre 2007-janvier 2008, p. 82.
  46. Le Figaro magazine no 905, 5 septembre 2009, p. 72.
  47. Paris-Match no 3162, 23-30 décembre 2009, p. 18.
  48. Aurélien Ferenczi, « Les aventures de BHL critique de ciné », Télérama, 30 octobre 2009.
  49. « Yann Moix tombe du podium : un ringard en terre de septième art ! », La Voix du Nord, 28 octobre 2009.
  50. « Antisélection des bests de l'été ».
  51. Patrick Grainville, « Yann Moix : la littérature sans bornes », lefigaro.fr, 4 septembre 2013.
  52. David Caviglioli, « Et Moix, et Moix, et Moix », Le Nouvel Observateur, 12 septembre 2013.
  53. « Le pavé de Yann Moix : 1,3 kilo à la Naissance », lesechos.fr, 10 septembre 2013.
  54. « Yann Moix sort un livre énorme. Est-ce bien raisonnable ? », letemps.ch, 7 septembre 2013.
  55. Joseph Macé-Scaron, « Parlez-moi de Moix », Le Magazine litteraire, no 535, septembre 2013.
  56. « Pardonnez Moix, sauvez Sureau ! », larepubliquedeslivres.com, 8 septembre 2013.
  57. Dossier de La Règle du jeu sur l'affaire Utopia.
  58. Le contenu du tract reprenait l'introduction de cet article, jusqu'à « ne sera jamais respectée par Israël »
  59. a et b « Yann Moix condamné pour injures », Bibliobs,‎ (lire en ligne)
  60. « Acte V ».
  61. Alain Gresh, « Yann Moix et Le Figaro condamnés », blog.mondediplo.net, 29 octobre 2010.
  62. Diane Heurtaut, « Yann Moix condamné pour avoir injurié les cinémas Utopia », lci.tf1.fr, 26 octobre 2010.
  63. Yann Moix, « Je hais la Suisse », lewesternculturel.blogs.courrierinternational.com, 13 février 2010.
  64. a et b « Les propos virulents de Yann Moix bouleversent la Suisse », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  65. « Yann Moix : “Les Suisses sont des mous salauds” ».
  66. « Je hais la Suisse, deuxième volet ».
  67. « Yann Moix enrage la Suisse en l'insultant: "C'est Gestapoland" », 7s7,‎ (lire en ligne)
  68. Communiqué de presse de l'ambassade de France.
  69. « L’écrivain Yann Moix, la pétition et les négationnistes », lemonde.fr, (consulté le 1er novembre 2010).
  70. a b et c Fanny Marlier, « Mais qui est Yann Moix, le nouveau chroniqueur d’On n’est pas couché ? », sur lesinrocks.com, (consulté le 30 janvier 2016).
  71. « Petition contre la loi Gayssot : Mise au point (Yann Moix) », La Règle du jeu, (consulté le 2 novembre 2010).
  72. « Yann Moix, la pétition et les négationnistes: qui croire ? », 2 novembre 2010.
  73. « Pris en photo avec l'ancien GUD Frédéric Chatillon, le chroniqueur Yann Moix assure avoir été piégé », RT en Français, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  74. Migrants : vive passe d'armes entre Yann Moix et Benjamin Griveaux
  75. ONPC: la préfecture du Pas-de-Calais répond en direct à Yann Moix sur le traitement des migrants
  76. Yann Moix, « «Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure» », Libération,‎ (lire en ligne)
  77. «Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure», sur liberation.fr,
  78. « La maire de Calais répond aux critiques de Yann Moix sur les migrants », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  79. « « Bobard Yann Mhoax » : Moix invente des preuves pour défendre les migrants de Calais - Les Bobards d’Or », sur bobards-dor.fr (consulté le 16 juin 2018)
  80. Sarah Moreau, « Yann Moix accusé de double discours par le préfet du Pas-de-Calais », Closer,‎ (lire en ligne)
  81. « Migrants. La Croix-Rouge porte plainte contre l’écrivain Yann Moix pour diffamation », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  82. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/onpc-renaud-camus-attaque-yann-moix-en-justice_1992933.html
  83. a et b « Un syndicat de police saisit le CSA et va porter plainte pour des propos "anti-flic" de Yann Moix », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  84. «Les Terriens du Samedi»: Collomb condamne les propos de Yann Moix, «grossier» et «indécent», sur www.20minutes.fr (consulté le 27 septembre 2018)
  85. BFMTV, « Propos de Yann Moix sur la police: le CSA a été saisi », sur BFMTV (consulté le 27 septembre 2018)
  86. Gérard Collomb porte plainte contre Yann Moix Valeurs actuelles, 27 septembre 2018
  87. « Propos sur les policiers : Yann Moix répond à Gérard Collomb et enfonce le clou », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  88. « "J'y suis allé un peu fort" dit Yann Moix, regrettant ses propos contre la police », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  89. « Yann Moix s’excuse après ses propos sur les policiers », sur Le Parisien

Liens externes[modifier | modifier le code]