René Depestre

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René Depestre
Naissance (89 ans)
Jacmel, Haïti
Activité principale
écrivain, poète
Distinctions
Auteur

Œuvres principales

René Depestre est un poète et écrivain né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré, puis doit quitter son île natale pour partir en exil en France, puis à Cuba. Il y exerce pendant près de vingt ans d'importantes fonctions aux côtés de Fidel Castro et Che Guevara. Il continue à écrire des poésies et publie notamment Minerai noir en 1956, traduit en russe en 1961 par Pavel Antokolski, dans lequel il évoque les souffrances et les humiliations de l'esclavage. Dans les années 1970, il fuit Cuba et les dérives castristes, et s'installe à Paris où il travaille de nombreuses années pour l'UNESCO.

René Depestre poursuit son œuvre d'écrivain-poète à Lézignan-Corbières où il s'est installé dans les années 1980.

Son roman Hadriana dans tous mes rêves (1988) reçoit le Prix Renaudot, le Prix du roman de la Société des gens de lettres et le Prix du roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. En 1991, il remporte le Prix Tchicaya U Tam'si pour la poésie africaine, et en avril 2007, il est le lauréat du prix Robert Ganzo de poésie pour son livre La rage de vivre édité aux éditions Seghers.

René Depestre est l'oncle de Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie et ex-gouverneure générale du Canada[1].

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Étincelles, Port-au-Prince, Imprimerie de l'État, 1945.
  • Gerbe de sang, Port-au-Prince, Imprimerie de l'État, 1946.
  • Végétations de clarté, préface d'Aimé Césaire, Paris, Seghers, 1951.
  • Traduit du grand large, Paris, Seghers, 1952.
  • Minerai noir, Paris, Présence Africaine, 1956.
  • Journal d'un animal marin, Paris, Seghers, 1964.
  • Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien, Paris, Présence Africaine, 1967.
  • Cantate d'octobre, édition bilingue, La Havane, Institut du Livre; Alger, SNED, 1968.
  • Poète à Cuba, préface de Claude Roy, Paris, Oswald, 1976.
  • En état de poésie, Paris, Éditeurs Français Réunis, 1980.
  • Au matin de la négritude, préface de Georges-Emmanuel Clancier, Paris, Euroediteur, 1990.
  • Journal d'un animal marin, choix de poèmes 1956-1990, Paris, Gallimard, 1990.
  • Anthologie personnelle, Arles, Actes Sud, 1993.
  • Adieu à la Révolution et En fils créole de la francophonie, dans Écrire la «parole de nuit», la nouvelle littéraire antillaise, Paris, Gallimard, Folio essais, 1994, 53-57.
  • Non-assistance à poètes en danger, préface de Michel Onfray, Paris, Seghers, 2005.
  • Étincelles suivi de Gerbes de sang, Port-au-Prince, Presses Nationales d'Haïti, 2006.
  • Rage de vivre, œuvres poétiques complètes, Paris, Seghers, 2007, 528 p.

Prose[modifier | modifier le code]

  • Pour la révolution pour la poésie, essai, Montréal, Leméac, 1974.
  • Le Mât de Cocagne, roman, Paris, Gallimard, 1979; Folio, 1998.
  • Bonjour et adieu à la négritude, essai, Paris, Laffont, 1980; 1989.
  • Alléluia pour une femme-jardin, récits, Paris, Gallimard, 1981; Folio, 1986, 1990.
  • Hadriana dans tous mes rêves, roman, Paris, Gallimard, 1988; Folio 1990.
  • Éros dans un train chinois, nouvelles, Paris, Gallimard, 1990; Folio, 1993.
  • Les aventures de la créolité, lettre à Ralph Ludwig, dans Écrire la «parole de nuit», la nouvelle littéraire antillaise, Paris, Gallimard, Folio essais, 1994, p. 159-170.
  • La mort coupée sur mesure dans Noir des Îles, collectif, Paris, Gallimard, 1995, p. 95-126.
  • Vive la lecture, dans En quête du livre, collectif, Paris, Paroles d'aube, 1997.
  • Ainsi parle le fleuve noir, Paris, Paroles d'Aube, 1998.
  • Le Métier à métisser, essai, Paris, Stock, 1998.
  • Comment appeler ma solitude, Paris, Stock, 1999.
  • Encore une mer à traverser, Paris: La Table Ronde, 2005.
  • L'Œillet ensorcelé et autres nouvelles, Paris, Gallimard, 2006.
  • Popa Singer, Paris, Zulma, 2016.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Guillen, Le Grand Zoo, Paris, Seghers, 1966.
  • Poésie cubaine, 1959-1966, anthologie Heberto Padilla, édition bilingue, La Havane, Institut du Livre, 1967.
  • Roberto Fernández Retamar, Avec les mêmes mains, Paris, Oswald, 1968.
  • César Fernández Moreno, Un catalogue de vieilles automobiles, Paris, Saint-Germain-des-Prés/Unesco, 1988.

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Amin Khan, Arabian blues, Saint-Brieuc, MLD, 2012.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • René Depestre - romancier et poète de Sarah Maldoror (5 min - documentaire) 1984
  • René Depestre : Chronique d'un animal marin de Patrick Cazals (63 min - documentaire) 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AlterPresse, « Haïti/Canada : Michaëlle Jean vient renforcer les liens entre les deux pays », AlterPresse,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Delpêche, Magouille d'une esthétique : René Depestre et le vodou, Éditions Caractères, Paris, 2005, 119 p. (ISBN 2-85446-380-3)
  • Lilyan Kesteloot, « René Depestre », in Anthologie négro-africaine. Histoire et textes de 1918 à nos jours, EDICEF, Vanves, 2001 (nouvelle éd.), p. 444-445
  • Nadève Ménard, « René Depestre », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, H. Champion, Paris, 2010, p. 127-131 (ISBN 978-2-7453-2126-8)
  • Jérôme Poinsot, Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre, Paris, Champion, coll. "Entre les lignes - Littérature Sud", 2016, 135 p. (ISBN 978-2-7453-3100-7)
  • Yopane Thiao, La quête de l'identité africaine à travers les œuvres de René Depestre et Nicolas Guillen, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 2002, 2 vol., 597 p. (thèse)

Liens externes[modifier | modifier le code]