Mona Chollet

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Mona Chollet
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Mona Chollet, née à Genève en 1973, est une journaliste et essayiste franco-suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une licence en lettres à Genève, elle a étudié le journalisme à École supérieure de journalisme de Lille.

Elle a ensuite été pigiste pour Charlie Hebdo. Mais son contrat est interrompu en 2000 après sa contestation d'un éditorial du directeur de la rédaction Philippe Val qui qualifiait les Palestiniens de « non-civilisés ». Elle raconte : « Quelques jours après, il m’a convoquée, et il m’a annoncé qu’il arrêtait mon CDI après le mois d’essai, alors que j’étais pigiste depuis un an. Ça m’a sidérée. »[1]

Désormais journaliste au Monde diplomatique, elle anime également le site de critique culturelle « Périphéries »[2], en partenariat avec Thomas Lemahieu.

Son travail porte sur la condition féminine et le féminisme. Elle a proposé une critique sévère des Femen[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Tyrannie de la réalité[modifier | modifier le code]

Dans La Tyrannie de la réalité, Mona Chollet analyse l'usage pernicieux fait aujourd'hui de la notion de réalité dans les discours politique et médiatique. Une vision étroite de la « réalité », qui condamne les rêveurs comme des excentriques inadaptés, permet de brandir ce mot pour couper court à toute contestation. Parce qu'elle renvoie toujours le sujet à l'actualité la plus immédiate, l'évocation de la « réalité » engendre un sentiment de fatalisme et d'impuissance.

Mona Chollet retrace le parcours de cette notion depuis l'émergence du rationalisme cartésien et montre les conséquences néfastes de cette vision partielle dans les domaines politique, littéraire ou encore environnemental et médiatico-journalistique. L'auteur en appelle à un mouvement de recul et de ressourcement qui rappelle les théories du philosophe canadien anglo-saxon Charles Taylor réaffirmant l'idéal d'authenticité dévoyé par la modernité hyperrationaliste.

Son essai, marqué à gauche, s'inscrit dans la tradition de critique de la modernité politique et de la société de consommation, lancée par des philosophes comme Jean Baudrillard. Sa critique du réalisme rejoint également celle prononcée par le courant constructiviste en épistémologie.

Beauté fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine[modifier | modifier le code]

Beauté Fatale analyse les industries de la mode et de la beauté et les injonctions que ces industries produisent sur le corps des femmes. L'ouvrage dépeint les conditions de travail des mannequins dans le monde de la mode et de la haute-couture, ainsi que les modes de fonctionnement des entreprises qui produisent les représentations de ce qui est considéré comme socialement désirable en matière d'apparence et de comportement des femmes (entreprises du cosmétique, du luxe).

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L’opinion du patron, Les Mots Sont Importants, 4 mars 2006.
  2. « Périphéries, escales en marge » (consulté le 3 novembre 2013)
  3. « Femen partout, féministe nulle part », Le Monde diplomatique, 12 mars 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]