Rien à cirer

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Rien à cirer
Présentation Laurent Ruquier
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Diffusion
Station France Inter
Création
Disparition
Horaires du lundi au vendredi

Rien à cirer était une émission diffusée sur France inter du au produite et présentée par Laurent Ruquier. Elle révéla plusieurs humoristes, comme Didier Porte, Christophe Alévêque, Jean-Jacques Vanier, Laurent Gerra. En parallèle du succès radiophonique, l’émission était diffusée à la télévision[Mal dit] sur FR3 le [1], puis sur France 2 d'avril à juin 1994.

Histoire de l'émission[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Laurent Ruquier, nouvellement arrivé d'Europe n°1, travaille d'abord pour le Vrai-faux journal de France-Inter de Claude Villers en 1990 avec Pascal Brunner, Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Il a fait également ses premières armes pendant dix huit mois sur Antenne 2 dans Ainsi font, font, font, l’émission de Jacques Martin.

Durant l'été 1991, Pierre Bouteiller met à l'essai Laurent Ruquier, Jacques Ramade et Pascal Brunner dans une émission intitulée Ferme la fenêtre pour les moustiques. À la rentrée, Laurent Ruquier émet le souhait d'obtenir le créneau du dimanche matin de 10h à 12h, prenant la suite de William Leymergie, André Lamy, José Arthur et Philippe Labrousse qui animaient Radiofolies.

Rien à cirer on air[modifier | modifier le code]

En panne d'imagination pour trouver un titre à l'émission, (elle devait s'appeler Les Joyeux Berlingots) c'est une déclaration[Mal dit] choc d'Édith Cresson « Moi la bourse j'en ai rien à cirer ! » qui donne l'idée de conserver Rien à cirer comme un porte-étendard[2].

Laurent Ruquier, pour renforcer son équipe, choisit Patrick Font, humoriste soixante-huitard à la plume au vitriol[non neutre], et Anne Roumanoff, micro-trotteuse, pour son côté plus féminin et sa plume plus modérée[réf. nécessaire]. Pascal Brunner amène Richard Lornac qui accompagnera toutes les chansons parodiques interprétées par les imitateurs.

Surfant sur l'idée du calembour[Quoi ?], les animateurs sont assis derrière des pupitres blancs en forme de ruches, autour de l'invité trônant sur un canapé suggérant une brosse à reluire géante (trois ruches à droite et trois à gauche). Une boîte de cirage est projetée-éclairée au fond du studio et deux rayons de miel jaunes viennent latéralement parachever le décor du studio 105[réf. nécessaire]. Le générique choisi est un morceau d'Antoine Larcher, intitulé Ceddahology enregistré au Petit journal Montparnasse. La réalisation sera confiée à Jean-François Remonté, également producteur de Radio-mémoire.

L’émission est créée sur France Inter le 8 septembre 1991 avec pour toute première invitée Jeannie Longo.

Le succès très rapide de l'émission est tel qu'elle s'enrichit peu à peu d’une kyrielle d’imitateurs et de chroniqueurs venus pour la plupart du café-théâtre (Caveau de la République, Point virgule).

En septembre 1992, Pierre Bouteiller propose à Laurent Ruquier de passer Rien à cirer en quotidienne, ce qui demande aux équipes un moral d'acier[non neutre] pour assurer une émission de 40 minutes 5 jours par semaine et une de deux heures le dimanche. Néanmoins il relève le défi et l'émission restera en quotidienne plus le dimanche jusqu'en 1994, en quotidienne de deux heures de 1994 à 1995 (mais sans le dimanche) et à nouveau seulement le dimanche de septembre 1995 à décembre 1996, le créneau de midi ayant été abandonné pour l'expérience malheureuse de Ruquier sur TF1 avec les Niouzes. Aidées des petites mains[Quoi ?] Séta Séto, Claire Bouleau, Alexia Rivière, Irène Ramade, quotidiennes et dominicales se dérouleront au début au studio 105, puis, à partir de 1994, pour des raisons de logistique, le studio 106 Sacha-Guitry sera le cadre des cinq émissions de la semaine, laissant Rien à cirer au studio 105, voire 104 (1 000 places) le dimanche.

Fabienne Thibeault devient[Quand ?] la marraine de Rien à cirer[réf. nécessaire].

En 1995, Charles Trenet enregistre le nouvel indicatif de l'émission, succédant au premier générique d'Antoine Larcher. À la suite de cela, le studio 105 sera rebaptisé studio Charles Trenet[réf. nécessaire].

Laurent Ruquier dépoussière et rajeunit le genre du café théâtre[C'est-à-dire ?] et assure la relève du genre de L'Oreille en coin. Homme de théâtre qui dégaine le calembour plus vite que son ombre[non neutre], sa plume acerbe est souvent qualifiée d'irrespectueuse, ce qui lui est parfois reproché[Par qui ?]. Les années passant, il modernise au fur et à mesure l'émission, amène en permanence de nouvelles têtes et des idées de séquences, qui feront durer Rien à cirer pendant cinq années[évasif]. Quelques personnes à qui Laurent Ruquier aura mis le pied à l'étrier : Laurent Gerra, Virginie Lemoine, Christophe Alévêque, Didier Porte, Guy Carlier, Stéphane Guillon.

Anecdotes - déplacements[modifier | modifier le code]

Des anecdotes nombreuses émaillent l'existence de Rien à cirer : la première étant la fin de non-recevoir de l'actrice Valérie Kaprisky, qui daignera accorder une courte interview téléphonique au bout de laquelle une dispute mènera l'émission à la quasi-catastrophe ; ou Michel Blanc, qui aura oublié de se lever ; ou encore Vincent Pérez, qui ne viendra pas, et que Pascal Brunner remplacera vocalement sans que personne ne s'en aperçoive. Patrick Font fera également une chronique entièrement nu.

Rien à cirer s'est déplacé en province, sur l'île de Tatihou, à la Rochelle, à Cognac, au Zénith de Caen (invité : Michel Drucker), à Tignes (invitée : Danièle Gilbert), dans la salle du conclave du Palais des papes (invitée : Amanda Lear), à Tourcoing (invité : Renaud), au Salon de l'aviation du Bourget (invitées : Miss France 1993 et Geneviève de Fontenay), à Nantes (invité : Claude Sérillon).

Fin d'antenne[modifier | modifier le code]

Beaucoup de chroniqueurs se succèderont jusqu’au dimanche 29 décembre 1996, date de la dernière. Certains acquerront une certaine notoriété, tels Pascal Brunner, Laurent Gerra, Christophe Alévêque, Didier Porte ou Virginie Lemoine ; d’autres, de cabarets en cafés-théâtres, resteront dans un semi-anonymat.

Malgré son succès, l'émission s'arrêtera en décembre 1996 notamment à cause de la mise en examen pour attouchements sur mineurs de l'humoriste Patrick Font[3].

Rien à cirer sort du poste[modifier | modifier le code]

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Tentatives cathodiques[modifier | modifier le code]

Sabine Mignot proposera à Laurent Ruquier le 19 avril 1992 un prime-time sur FR3 de Rien à cirer pendant deux heures. L'invité sera Gilbert Bécaud. L'émission tournée au studio 102 de la maison de Radio France ne rencontrera pas un franc succès, les contraintes télévisuelles cassant le naturel des échanges et de la répartie de l'équipe. La formule d'un prime-time fleuve n'est pas applicable. L'expérience est réitérée en quotidienne d'avril à juin 1994 sur France 2, un Rien à cirer télévisuel à 19h produit par Gilbert Rozon[4] Mais la formule ne sera pas poursuivie à la rentrée 1994.

Sur le papier[modifier | modifier le code]

L'équipe de Rien à cirer publie en 1993 un premier livre chez Calmann-Lévy, retraçant mois après mois, la version écrite des sketchs, parodies, billets, et portraits écrits par Anne Roumanoff, Patrick Font et Laurent Ruquier, ainsi que les brèves de Jacques Ramade. Le tout agrémenté de photos prises pendant l'émission.

En 1995, Laurent Ruquier et Jean-François Remonté publient chez Michel Lafont une biographie fleuve de l'émission sous le titre : Rien à cirer, les cinq ans, agrémentée de photos souvenir.

Le Tout-bon[modifier | modifier le code]

Le disque compact Rien à cirer, le Tout bon regroupant 15 plages de musique et d'extraits d'émission est produit en 1995 par WEA, France Inter et Gilbert Rozon.

Le tout émaillé de brèves de Jacques Ramade.

L'équipe[modifier | modifier le code]

Chroniqueurs[modifier | modifier le code]

  • Anne Roumanoff et son micro-trottoir légendaire se terminant par continuez comme ça, je vous aime bien…
  • Patrick Font : ancien chansonnier – il formait avec Philippe Val le duo Font et Val – il intègre l'émission et relance ainsi sa carrière. Très apprécié grâce à son cynisme, sa carrière de chroniqueur s'arrêta net après une condamnation pour attouchements sur mineurs.
  • Jacques Ramade : avec sa voix bien particulière, Jacques Ramade tenait une rubrique de brèves.
  • Jean-Jacques Vanier : grand maître de l'absurde, il devient vite l'un des piliers de l'émission.
  • Christophe Alévêque : il traite l'actualité au vitriol et trace des portraits satiro-humoristiques de l'invité en y mêlant les aventures de Pupuce, le personnage clé de son spectacle.
  • Didier Porte : il assume le rôle du méchant, du teigneux, du gauchiste invétéré. Il sera d'ailleurs remercié par le nouveau directeur des programmes après l'élection de Jacques Chirac.
  • Laurence Boccolini qui assurait à la rentrée 1992 l'oraison funèbre de l'invité
  • François Pirette
  • Chraz : la minorité auvergnate de l'équipe
  • Laurent Violet : Rythmera la saison 1995-96 avec son rituel Lundi des patates, mardi des patates…
  • Guy Carlier : rejoindra l'émission de Laurent Ruquier Les p'tits dejs sous le pseudonyme de Monsieur Le Tallec, puis Rien à voir avec Laurence Boccolini et Stéphane Bern dans Le Fou du roi
  • Sophie Forte : célèbre pour sa fantaisie notamment pour le personnage de Sophie Ginette
  • Virginie Lemoine : réalisait des gags loufoques et des fausses pubs avec Laurent Gerra
  • Sandrine Delassus : d'abord attachée de production, réalisait des canulars téléphoniques avec Laurent Gerra et Frédéric Lebon dès la rentrée 1992 pendant la quotidienne
  • Serge Riaboukine
  • Roland Magdane
  • Serge Llado : Chansonnier
  • Françoise Lépine
  • Arnaud Lemort
  • Manuel Pratt

Imitateurs[modifier | modifier le code]

Pianistes[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

  • Réalisateur : Jean-François Remonté
  • Assistantes : Sandrine Delassus, Séta Séto, Claire Bouleau, Anne Mailly, Irène Ramade, Alexia Rivière…
  • Programmateur invités et musique : Jacques Sanchez
  • Auteurs de textes : Serge Llado, Roland Zeym, Charles Level
  • Studios 104, 105 et 106 de la maison de Radio France

Notes et références[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Équipe de Rien à cirer.
  1. « Programme du 18 au 24 avril 1992 », Télé Loisirs, no 320,‎ , p. 43 (ISSN 0297-8695) : « FR3, 20h45: Rien à cirer (émission satirique de Laurent Ruquier), invité: Gilbert Bécaud »
  2. Laurent Ruquier, Radiographie : Biographie, pensées et répliques, Le Cherche midi, , 202 p. (ISBN 2749120705 et 9782749120706), Page 164.
  3. 48e minute de l'émission MDR sur Europe 1 avec Laurent Ruquier le 19 août 2010
  4. « Laurent Ruquier et l'émission "Rien à cirer" - France 3 - Lignes de Mire », sur ina.fr, (consulté le 27 mai 2015)