José Cabanis

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José Cabanis
José Cabanis 1962.jpg

José Cabanis en 1962.

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BalmaVoir et modifier les données sur Wikidata
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José Cabanis, né le à Toulouse et mort le à Balma, est un romancier, essayiste et magistrat français. Il est élu mainteneur de l'Académie des Jeux floraux en 1965 et membre de l'Académie française en 1990. Il obtient le prix Renaudot en 1966 pour son roman La Bataille de Toulouse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Renvoyé de chez les jésuites, chez lesquels il faisait ses études de philosophie, José Cabanis étudie alors dans un lycée de Toulouse, où il a pour professeurs Georges Canguilhem ainsi que Vladimir Jankélévitch. Il obtient une licence de droit et une licence de philosophie. En 1943 il est réquisitionné, il part en Allemagne au titre du STO : il se retrouve ouvrier dans une usine d’armement jusqu’en 1945.

Rentré en France, il poursuit ses études et rédige une thèse de doctorat en droit sur « L’organisation de l’État d’après la République de Platon et la Politique d’Aristote ». Il devient avocat et expert à la cour d'appel de Toulouse, mais ces activités ne l’épanouissent pas. Il se réfugie dans l’écriture qui occupe une bonne partie de ses nuits. Après avoir écrit une dizaine de romans et quelques essais, il entre à l’Académie française, le 21 juin 1990, pour y occuper le 20e fauteuil. Son épée d’académicien était aux armes de Balma.

Son épouse, née Andrée Depeyre, est décédée le 3 mars 2012 à Toulouse à l'âge de 86 ans.

Il est le père d'André Cabanis[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Pitié (Schopenhauer, Nietzsche, Max Scheler, Dostoïevski) (Gallimard, 1948)
  • L’Organisation de l’État d’après La République de Platon et La Politique d’Aristote (Gallimard, 1948)
  • L’Âge ingrat (Gallimard, 1952; "Édition définitive", Gallimard 1966; Folio n° 600, 1974)
  • L’Auberge fameuse (Gallimard, 1953)
  • Juliette Bonviolle (Gallimard, 1954)
  • Le Fils (Gallimard, 1956)
  • Les Mariages de raison (Gallimard, 1957)
  • Jouhandeau (Gallimard, 1959) (essais)
  • Le Bonheur du jour, (Gallimard, 1960) – Prix des Critiques
  • Les Cartes du temps, (Gallimard, 1964) – Prix des libraires
  • Plaisir et Lectures. I. (Gallimard, 1964) (essais)
  • Les Jeux de la nuit (Gallimard, 1964)
  • Proust et l'Écrivain (Hachette, 1965)
  • La Bataille de Toulouse (Gallimard, 1966) – Prix Renaudot
  • Plaisir et lectures. II. (Gallimard, 1968) (essais)
  • Une vie, Rimbaud (Hachette, 1968)
  • Des jardins en Espagne (Gallimard)
  • Le Sacre de Napoléon (Gallimard, 1970)
  • Préface du Tome I des œuvres de Julien Green (Bibliothèque de la Pléiade, 1972)
  • Charles X, roi ultra (Gallimard, 1974) – Prix des Ambassadeurs
  • Saint-Simon, l’admirable (Gallimard, 1974) – Grand Prix de la Critique
  • Saint-Simon, ambassadeur (Gallimard, 1974)
  • Les Profondes Années (Gallimard, 1976) – Grand prix de littérature de l'Académie française
  • Michelet, le Prêtre et la Femme (Gallimard, 1978)
  • Petit entracte à la guerre (Gallimard, 1980)
  • Lacordaire et quelques autres (Gallimard, 1982)
  • Préface aux Conférences de Lacordaire à Toulouse (Éd. d'Aujourd'hui)
  • Le Musée espagnol de Louis-Philippe. Goya (Gallimard, 1986)
  • Préface aux Affaires de Rome, de Lamennais (La Manufacture, 1986)
  • L’Escaladieu (Gallimard, 1987)
  • Pages de journal (Éd. Sables, 1987)
  • Pour Sainte-Beuve (Gallimard)
  • Chateaubriand, qui êtes-vous ? (La Manufacture, 1988)
  • Préface de La Correspondance Lacordaire-Montalembert (Le Cerf, 1989)
  • L’Âge ingrat, réédition de l’ensemble du cycle (Gallimard, 1989)
  • Préface du Tome VI des Œuvres de Julien Green (Bibliothèque de la Pléiade, 1990)
  • Le Crime de Torcy, suivi de Fausses nouvelles (Gallimard, 1990)
  • En marge d’un Mauriac (Éd. Sables, 1991)
  • Mauriac, le roman et Dieu (Gallimard, 1991)
  • Préface à un choix de pages du Temps immobile, de Claude Mauriac (Grasset, 1993)
  • Préface à Dits et inédits, de Bussy-Rabutin (Éd. de l’Armançon, 1993)
  • Dieu et la NRF, 1909-1949 (Gallimard, 1994)
  • Le Diable à la NRF, 1911-1951 (Gallimard, 1996)
  • Autour de Dieu et le Diable à la NRF (Éd. Sables, 1996)
  • Magnificat (Éd. Sables, 1997)
  • Jardins d’écrivains (en collaboration avec Georges Herscher) (Actes-Sud, 1998)
  • Julien Green et ses contemporains, le cas Mauriac (en collaboration à Littératures contemporaines, Julien Green) (Klincksieck, 1998)
  • Le Sacre de Napoléon (nouvelle édition) (Le Grand livre du mois, 1998)
  • Entretien (en collaboration à Chateaubriand aujourd’hui) (Éd. Cristel, 1998)
  • Lettres de la Forêt-Noire, 1943-1998 (Gallimard, 2000)

José Cabanis a fait don, de son vivant, de ses archives couvrant les périodes de 1954 à 1994 à la bibliothèque de Toulouse.

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe une médiathèque José-Cabanis à Toulouse. Le dernier groupe scolaire de Balma porte son nom.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]