David Foenkinos

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David Foenkinos
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David Foenkinos au salon du livre Radio France, le 26 novembre 2011.

Nom de naissance David Foenkinos
Naissance (41 ans)
Paris
Activité principale
Écrivain
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

David Foenkinos, né le à Paris, est un romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare.

Son premier roman, Inversion de l'idiotie, est publié en 2002 chez Gallimard, et obtient le Prix François-Mauriac[1]. Ses romans sont traduits à l'étranger, dans quarante langues. Selon Le Figaro, il fait partie des cinq plus gros vendeurs de romans en 2011[2].

Ouvrages, style, genres abordés[modifier | modifier le code]

S'ils sont très bien reçus par la critique[3], ils restent dans un premier temps relativement discrets. C'est avec Le Potentiel érotique de ma femme, qui obtient le prix Roger-Nimier en 2004, que la carrière de l'auteur connait un premier temps fort.

Parallèlement à ses fictions romanesques (En cas de bonheur, Qui se souvient de David Foenkinos ?, Nos séparations) qui se distinguent toujours par un univers burlesque et par une réinvention décalée du réel, il publie Les Cœurs autonomes, roman inspiré de l'affaire Florence Rey et, en 2010, un livre consacré à John Lennon.

La Délicatesse[modifier | modifier le code]

En 2009, il publie La Délicatesse, qui constitue le véritable tournant de sa carrière. Le livre est encensé par la critique, notamment par Bernard Pivot[4], et se retrouve sur toutes les listes des grands prix littéraires : Renaudot, Goncourt, Fémina, Médicis et Interallié. Il obtiendra finalement dix prix et deviendra un phénomène avec l'édition Folio, dépassant le million d'exemplaires[2]. Le livre est ensuite publié dans le monde entier, avec de grands succès comme en Allemagne[5] ou en Espagne.

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Parallèlement à son écriture romanesque, David Foenkinos travaille de temps en temps sur des scénarios de cinéma. Aux côtés de son frère, Stéphane Foenkinos, il a notamment réalisé en 2006 un court métrage, intitulé Une Histoire de Pieds[6].

En 2011, de nouveau avec son frère Stéphane, il co-réalise le film La Délicatesse, adaptation de son roman éponyme de 2009. Le film sera nommé deux fois aux Césars 2012, pour le César de la meilleure adaptation, et pour le César du meilleur premier film.

En 2014, il co-adapte son roman Les souvenirs. Le film, réalisé par Jean-Paul Rouve, dépasse le million d'entrées en France.

Charlotte[modifier | modifier le code]

En 2014, avec son roman Charlotte, David Foenkinos connait la consécration. C'est un succès de librairie avec 450 000 exemplaires vendus[7]. S'il est considéré comme le roman préféré des libraires de la rentrée 2014 (selon le sondage annuel de Livre-Hebdo), le roman ne fait pas l'unanimité. Ainsi, L'Obs y voit un récit « sans vergogne » avec l'« un des personnages les plus creux du roman français »[8]. Pour Les Inrockuptibles génés par la « fausse simplicité de l’écriture », l'auteur a voulu « s’acheter une crédibilité littéraire »[9]. À l'inverse, François Busnel de L'Express estime que « le résultat est formidable »[10]. Dans Lire, le roman est jugé « bouleversant »[11].

Finaliste du Prix Goncourt, il obtient finalement plusieurs grands prix littéraires, dont le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens. Il obtient également le Globe de Cristal du meilleur roman de l'année 2014.

Le succès du roman a sorti Charlotte Salomon de l'oubli. Ainsi, le 8 mai 2015, après des cérémonies officielles lui rendant hommage[12], des plaques commémoratives ont été posées à Villefranche-sur-Mer et à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où l'artiste a vécu. A partir de février 2016, le musée Massena organise une grande exposition en l'honneur de Charlotte Salomon.

En octobre 2015 est édité chez Gallimard une version intégrale du roman, illustrée d'une « cinquantaine de gouaches de Charlotte Salomon [...] et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches. »[13]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Prix Renaudot, Prix Goncourt des lycéens, Prix Liste Goncourt : le choix polonais, et le choix de l'Italie[15]
réédition illustrée d'une « cinquantaine de gouaches de Charlotte Salomon [...] et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches »[13], Gallimard, 2015

Ces œuvres sont traduites dans une trentaine de pays[réf. nécessaire].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

David Foenkinos a participé à plusieurs écritures de nouvelles dans des recueils collectifs de son éditeur Gallimard :

  • Collectif, Bonnes vacances, recueil de nouvelles, Scripto, Gallimard Jeunesse, 2003 (ISBN 2070559920) Littérature jeunesse
  • Collectif, Vu de la Lune, recueil de nouvelles, Gallimard, 2005 (ISBN 2070776549)
  • Collectif, Des nouvelles de La Fontaine, recueil de nouvelles, Gallimard, 2007 (ISBN 9782070782970)
  • Collectif, Ici et là, ou bien ailleurs, recueil de nouvelles, illustrations de Sroop Sunar, Gallimard, 2014 (ISBN 9782070143634)Écriture d'une nouvelle parmi les 12 du recueil, aux côtés de Tonino Benacquista, Catherine Cusset, François Garde, Hédi Kaddour, Jean-Marie Laclavetine, Gilles Leroy, Carole Martinez, Marie Modiano, Marie Nimier, Daniel Picouly et de Joy Sorman.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Coréalisation[modifier | modifier le code]

Avec son frère Stéphane :

Adaptations cinématographiques de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Coréalisateur[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'auteur a été couronné de plusieurs prix[17] :

Hommage anecdotique[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Silex and the City, série animée de Jul. David Foenkinos apparaît dans le rôle d'un lémurien dans l'épisode « Abilix le Gaulois ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Prix François-Mauriac, sur le site de l'Académie Française.
  2. a et b http://www.lefigaro.fr/livres/2012/01/18/03005-20120118DIMWWW00523-les-dix-romanciers-francais-qui-vendent-le-plus.php
  3. http://www.telerama.fr/livre/david-foenkinos-blockbuster-et-bonne-humeur,94102.php
  4. Pour Pivot, un Foenkinos sinon rien, lexpress.fr, 27 mai 2011
  5. http://www.zeit.de/kultur/film/2012-04/film-nathalie-kuesst
  6. a et b Le court métrage, sur le site senscritique.com.
  7. Valérie Trierweiler, reine des ventes de livres 2014, lefigaro.fr, 10 décembre 2014
  8. "Charlotte" : le problème avec Foenkinos, David Caviglioli, nouvelobs.com, 18 novembre 2014
  9. Avec “Charlotte”, David Foenkinos échoue à s’acheter une crédibilité littéraire, Elisabeth Philippe, lesinrocks.com, 6 septembre 2014
  10. David Foenkinos: une promesse assassinée, François Busnel, lexpress.fr,
  11. http://www.lexpress.fr/culture/livre/charlotte-un-hommage-empreint-d-humilite-et-d-elegance_1608284.html
  12. http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/lexposition-charlotte-salomon-inauguree-en-mai-par-david-foenkinos-216279
  13. a et b Bulletin Gallimard n°510, novembre-décembre 2015, page 3.
  14. http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Qui-se-souvient-de-David-Foenkinos
  15. a et b Article site officiel de l'Académie Goncourt.
  16. Libération.fr
  17. Les prix de David Foenkinos, sur le site prix-litteraires.net.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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