David Foenkinos

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David Foenkinos
Description de cette image, également commentée ci-après
David Foenkinos en 2011.
Nom de naissance David Foenkinos
Naissance (44 ans)
Paris
Activité principale
Écrivain, dramaturge, scénariste
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

David Foenkinos, né le à Paris, est un romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Ses parents souvent absents n'ayant pas de bibliothèque, David Foenkinos lit et écrit peu pendant son enfance. À 16 ans, il est victime d'une infection à la plèvre, une maladie cardiaque rarissime pour un adolescent. Opéré d'urgence, il passe plusieurs mois à l'hôpital. C'est sur son lit de convalescent qu'il commence à dévorer les livres, puis à peindre et à jouer de la guitare. De cette expérience, il a gardé une pulsion de vie[Quoi ?] qu'il a voulu retranscrire dans ses livres[1].

Il étudie les lettres à la Sorbonne et parallèlement la musique dans une école de jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Le soir, il est serveur dans un restaurant. Après avoir vainement essayé de monter un groupe de musique, il décide de se tourner vers l'écriture[2].

Après une poignée de manuscrits ratés, il trouve son style, poste son premier roman Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux Polonais, refusé par tous les éditeurs sauf Gallimard qui le publie en 2002, avec lequel il obtient le prix François-Mauriac[3].

Ouvrages, style, genres abordés[modifier | modifier le code]

Séance de dédicaces - Le livre sur les quais, Morges, Suisse.

S'ils sont très bien reçus par la critique[4], ses livres restent dans un premier temps relativement discrets. C'est avec Le Potentiel érotique de ma femme, qui obtient le prix Roger-Nimier en 2004, que la carrière de l'auteur connaît un premier temps fort.

Parallèlement à ses fictions romanesques (En cas de bonheur, Qui se souvient de David Foenkinos ?, Nos séparations) qui se distinguent toujours par un univers burlesque et par une réinvention décalée du réel, il publie Les Cœurs autonomes, roman inspiré de l'affaire Florence Rey et, en 2010, un livre consacré à John Lennon.

La Délicatesse[modifier | modifier le code]

En 2009, il publie La Délicatesse, qui constitue le véritable tournant de sa carrière. Le livre est encensé par la critique, notamment par Bernard Pivot[5], et se retrouve sur toutes les listes des grands prix littéraires : Renaudot, Goncourt, Fémina, Médicis et Interallié. Il obtiendra au total dix prix et deviendra un phénomène de vente avec l'édition Folio, qui dépassera le million d'exemplaires[6]. Le livre est ensuite publié dans le monde entier, avec de grands succès comme en Allemagne[7] ou en Espagne.

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Parallèlement à son écriture romanesque, David Foenkinos travaille de temps en temps sur des scénarios de cinéma. Aux côtés de son frère, Stéphane Foenkinos, il a notamment réalisé en 2006 un court métrage, intitulé Une histoire de pieds[8].

En 2011, de nouveau avec son frère Stéphane, il co-réalise le film La Délicatesse, adaptation de son roman éponyme de 2009. Le film est nommé dans deux catégories aux Césars 2012, pour le César de la meilleure adaptation, et pour le César du meilleur premier film.

En 2014, il co-adapte son roman Les Souvenirs. Le film, réalisé par Jean-Paul Rouve, dépasse le million d'entrées en France.

Charlotte[modifier | modifier le code]

En 2014, avec son roman Charlotte, David Foenkinos connaît la consécration. C'est un succès de librairie avec 450 000 exemplaires vendus[9]. S'il est considéré comme le roman préféré des libraires de la rentrée 2014 (selon le sondage annuel de Livre-Hebdo), le roman ne fait pas l'unanimité. Ainsi, L'Obs y voit un récit « sans vergogne » avec l'« un des personnages les plus creux du roman français »[10]. Pour Les Inrockuptibles, gênés par la « fausse simplicité de l’écriture », l'auteur a voulu « s’acheter une crédibilité littéraire »[11]. À l'inverse, François Busnel de L'Express estime que « le résultat est formidable »[12]. Dans Lire, le roman est jugé « bouleversant »[13].

Finaliste du prix Goncourt, il obtient plusieurs autres grands prix littéraires, dont le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens. Il obtient également le Globe de cristal du meilleur roman de l'année 2014.

Le succès du roman a sorti Charlotte Salomon de l'oubli. Ainsi, le , après des cérémonies officielles lui rendant hommage[14], des plaques commémoratives ont été posées à Villefranche-sur-Mer et à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où l'artiste a vécu. À partir de février 2016, le musée Masséna organise une grande exposition en son honneur.

En juin 2015 est édité chez Gallimard la version audio du roman, lue par Yves Heck. En octobre de la même année, Gallimard publie une version intégrale du roman, illustrée d'une « cinquantaine de gouaches de Charlotte Salomon [...] et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches »[15].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Selon Le Figaro, Foenkinos fait partie des cinq plus gros vendeurs de romans en 2011[6]. Ses œuvres sont traduites dans une quarantaine de langues[16].

Romans[modifier | modifier le code]

Prix Renaudot, prix Goncourt des lycéens, Prix Liste Goncourt : le choix polonais, et le choix de l'Italie[18] ;
réédition illustrée d'une « cinquantaine de gouaches de Charlotte Salomon [...] et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches »[15], Gallimard, 2015
  • Le Mystère Henri Pick, Gallimard, 2016
  • Vers la beauté, Gallimard, 2018
  • Deux sœurs, Gallimard, 2019

Nouvelles (collectives)[modifier | modifier le code]

  • Vu de la Lune, recueil de nouvelles, Gallimard, 2005 (ISBN 2070776549)
  • Des nouvelles de La Fontaine, recueil de nouvelles, Gallimard, 2007 (ISBN 9782070782970)
  • Ici et là, ou bien ailleurs, recueil de nouvelles, illustrations de Sroop Sunar, Gallimard, 2014 (ISBN 9782070143634)Écriture d'une nouvelle parmi les 12 du recueil, aux côtés de Tonino Benacquista, Catherine Cusset, François Garde, Hédi Kaddour, Jean-Marie Laclavetine, Gilles Leroy, Carole Martinez, Marie Modiano, Marie Nimier, Daniel Picouly et de Joy Sorman.

Littérature jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Bonnes Vacances, recueil de nouvelles, Scripto, Gallimard Jeunesse, 2003 (ISBN 2070559920)
  • Le petit garçon qui disait toujours non, Albin Michel Jeunesse, 2011
  • Le Saule pleureur de bonne humeur, Albin Michel Jeunesse, 2012

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Adaptation des romans de Foenkinos[modifier | modifier le code]

Par Foenkinos[modifier | modifier le code]
Par des tiers[modifier | modifier le code]

Créations originales[modifier | modifier le code]

Distinctions [20][modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux Polonais (2002)

Entre les oreilles (2003)

  • Bourse du Talent Écrivain de la Fondation Jean-Luc Lagardère
  • Prix Jean-Claude Brialy de la Ville de Saumur « Esprit Bacchus »

Le Potentiel érotique de ma femme (2004)

Qui se souvient de David Foenkinos ? (2007)

La Délicatesse (2010)

  • Prix du 7e art
  • Prix des Dunes
  • Prix An Avel (dans le vent)
  • prix des lecteurs du Télégramme
  • Prix Conversation

Lennon (2011)

  • Prix des Lecteurs de la Ville de Deauville

Charlotte (2014)

Cinéma[modifier | modifier le code]

La Délicatesse (2012)

Hommage anecdotique[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Silex and the City, série animée de Jul. David Foenkinos apparaît dans le rôle d'un lémurien dans l'épisode « Abilix le Gaulois ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Bisson, « David Foenkinos: "Un succès littéraire a toujours des conséquences un peu ridicules" », sur lexpress.fr, .
  2. Astrid De Larminat, « Le Renaudot à Foenkinos, la consécration d'un phénomène », sur lefigaro.fr, .
  3. a b et c Prix François-Mauriac, sur le site de l'Académie Française.
  4. « David Foenkinos : blockbusters et bonne humeur », sur telerama.fr, 2 mars 2013
  5. Pour Pivot, un Foenkinos sinon rien, sur lexpress.fr, 27 mai 2011
  6. a et b « Les dix romanciers français qui vendent le plus », sur lefigaro.fr, 18 janvier 2012.
  7. (de) « Eine Liebesgeschichte für Naschkatzen », sur zeit.de, 16 avril 2012
  8. a et b Le court métrage, sur le site senscritique.com.
  9. « Valérie Trierweiler, reine des ventes de livres 2014 », lefigaro.fr, 10 décembre 2014.
  10. "Charlotte" : le problème avec Foenkinos, David Caviglioli, nouvelobs.com, 18 novembre 2014.
  11. « Avec “Charlotte”, David Foenkinos échoue à s’acheter une crédibilité littéraire », Elisabeth Philippe, lesinrocks.com, 6 septembre 2014.
  12. « David Foenkinos : une promesse assassinée », François Busnel, lexpress.fr.
  13. Voir sur lexpress.fr.
  14. Voir sur culturebox.francetvinfo.fr.
  15. a et b Bulletin Gallimard n°510, novembre-décembre 2015, page 3.
  16. « David Foenkinos parrain de Radio France fête le livre 2014 », article site Radiofrance.fr, novembre 2014.
  17. Voir sur gallimard.fr.
  18. a et b Article site officiel de l'Académie Goncourt.
  19. Libération.fr
  20. Les prix de David Foenkinos, sur le site prix-litteraires.net.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]