Arielle Dombasle

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Arielle Dombasle
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Arielle Dombasle au festival de Cannes 2013.

Nom de naissance Arielle Laure Maxime Sonnery
Naissance (62 ans)
Hartford, Connecticut, États-Unis
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Chanteuse
Réalisatrice
Scénariste
Meneuse de revue
Films notables Pauline à la plage
L’Ennui
Un Indien dans la ville

Arielle Dombasle, née Arielle Laure Maxime Sonnery, est une actrice, chanteuse, réalisatrice et scénariste franco-américaine[1].

Elle voit le jour le à Hartford[2],[3],[4]et non pas le à Norwich dans le Connecticut (date et lieu figurant sur une copie de son passeport)[5],[6],[7],[8],[9] selon les sources disponibles[note 1]. Enfant, elle fait deux voyages Mexico-Paris en 1955 et 1957 par des vols Air-France[11].

Elle se fait connaître du public français grâce aux films d'Éric Rohmer (Perceval le Gallois, Pauline à la plage) ou à des séries télévisées comme Miami Vice ou Lace, ou encore à des films grand public comme Un Indien dans la ville ou Astérix et Obélix contre César. Elle a travaillé sous la direction de cinéastes les plus différents, tels que Alain Robbe-Grillet (La Belle Captive), Werner Schroeter (Deux), Philippe de Broca (Amazone), Roman Polanski (Tess), Jean-Pierre Mocky (Crédit pour tous) ou Raoul Ruiz (Les Âmes fortes).

Mariée à Bernard-Henri Lévy depuis 1993, elle joue sous la direction de son époux dans le film Le Jour et la Nuit en 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, famille et formation[modifier | modifier le code]

Acte de naissance d'Arielle Sonnery.

Née aux États-Unis dans le Connecticut le à Hartford[2],[3] , Arielle Laure Maxime Sonnery est le troisième enfant (après un fils Gilbert né en 1951 et une fille disparue à sa naissance) de Jean-Louis-Melchior Sonnery[12], industriel, archéologue et collectionneur d'art précolombien, et de Francion Garreau-Dombasle[13].

Son grand-père maternel, Maurice Garreau-Dombasle, est consul de France à Calcutta dans les années 1920. Il est le premier diplomate français à rejoindre le général de Gaulle à Londres en 1940. Proche conseiller du général, il fonde la représentation de la France libre aux États-Unis la même année. Il est ensuite le représentant spécial du général de Gaulle en Amérique latine, puis ambassadeur de France, ministre plénipotentiaire, au Mexique du au . Sa grand-mère maternelle, Germaine Alice Masset, dite Man'Ha Garreau-Dombasle (1898-1999)[14], écrivain et poète, s'initie à la culture indienne durant les cinq ans passés au consulat de Calcutta. Elle traduit en français Les amours de Radha et de Krishna de son ami Rabindranath Tagore. Elle a également traduit en français le roman Farenheit 451 de l'écrivain de science-fiction Ray Bradbury, avec qui elle était très liée. Bradbury lui a dédié son roman The Halloween Tree (en) (1972). Elle était l'amie de nombreux artistes, dont Paul Claudel, Octavio Paz, Benjamin Peret, Rufino Tamayo, Marie Laurencin ou Tamara de Lempicka.

Arielle passe son enfance à Mexico, Cuernavaca et Valle del Bravo au Mexique[15]. Après avoir perdu leur mère, âgée de trente quatre ans[13],[16], en 1964, elle et son frère ainé Gilbert (1951) sont élevés par leur grand-mère dans le Midi de la France durant un an. Arielle entre au cours de danse de Rosella Hightower à Cannes. Les deux enfants rejoignent ensuite leur père et sa nouvelle femme (Laurence de Chazournes) au Mexique[13]. Arielle fait de la danse classique et du théâtre dans une petite troupe qu'elle a montée à Mexico. En 1976, elle se rend à Paris pour suivre des cours de danse et de chant au Conservatoire international de musique de Paris[10] ainsi que des cours d'art dramatique et de comédie d'abord au cours Simon, puis chez Andreas Voutsinas. Elle fréquente Le Palace et y rencontre ceux qui resteront ses amis tel que le chausseur Christian Louboutin, le décorateur Vincent Darré, le mannequin Farida Khelfa, ou le duo de photographes Pierre et Gilles[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée en premières noces le à Paul Albou[17] dont elle divorce en 1985, elle épouse en secondes noces le Bernard-Henri Lévy, à Saint-Paul sur la Côte d’Azur.

Le , Arielle Dombasle lance sa propre société de conseil et de prestation artistique baptisée AD Céleste[18] qui vient s'ajouter à ses autres activités, notamment artistiques (dans le cadre de la société « Dombasle Arielle » créée en 1994)[19]. Le même jour sont publiés sur son site officiel ses date et lieu de naissance, sujet que longtemps elle ne souhaita pas aborder publiquement[20]. Mais en 2011, Arielle Dombasle refuse de figurer dans le Who’s Who in France du fait d’un « désaccord avec le nombre d’années que veut lui attribuer la rédaction »[21].

Carrière[modifier | modifier le code]

Cinéma et théâtre[modifier | modifier le code]

Arielle Dombasle en 2004, en compagnie de Claude Lelouch sur le tournage du film Le Genre humain : Les Parisiens.

Arielle Dombasle apparait en 1979 dans un premier grand rôle au théâtre dans La Petite Catherine de Heilbronn d'Heinrich von Kleist, mise en scène par Éric Rohmer, au Théâtre des Amandiers de Nanterre, où sa prestation est saluée, notamment par François Truffaut, qui écrit à propos d'elle : « La voix, les mouvements, les gestes, les regards, j'ai tout admiré dans votre création dans le spectacle de Kleist. […] Je voulais vous dire que vous êtes bien, très bien, quelqu'un de rare et de beau »[22].

Égérie d'Éric Rohmer, elle se fait connaître au cinéma en France avec Perceval le Gallois en 1979 et Le Beau Mariage en 1981. Mais c'est surtout avec le succès de Pauline à la plage 1982 qu'elle acquiert sa notoriété auprès du public français. Toujours fidèle à Rohmer, elle joue dans L'Arbre, le Maire et la Médiathèque en 1993 et Les Rendez-vous de Paris en 1995. Elle mène parallèlement une carrière aux États-Unis ou en Angleterre. Elle joue dans des séries télévisées comme Miami Vice ou Lace. C'est par ce biais, également, qu'elle se fait connaître en France.

Elle joue sous la direction des cinéastes les plus différents, notamment avec Roman Polanski dans Tess (1979) ; Shuji Terayama dans Les Fruits de la passion[note 2] (1981) ; Alain Robbe-Grillet dans La Belle Captive (1982), Un bruit qui rend fou (1995) et Gradiva (2005) ; Raoul Ruiz dans Fado mineur et majeur (1993), Trois vies et une seule mort (1995), Le Temps retrouvé (1998) et Les Âmes fortes (2001) ; Patrick Mimouni dans Villa Mauresque (1993) et Quand je serai star (2005) ; Cédric Kahn dans L'Ennui (1998) ; Alejandro Pelayo dans Miroslava (2001) ; John Malkovich dans Hideous Man (2002) ; Anne Fontaine dans Nouvelle Chance (2006) ; Michel Houellebecq dans La Possibilité d'une île (2008) ; Jean-Pierre Mocky dans Crédit pour tous (2011) et À votre bon cœur, mesdames (2012).

Elle est également apparue dans des comédies à succès, comme Un Indien dans la ville (1994) aux côtés de Patrick Timsit et de Thierry Lhermitte, ou Astérix et Obélix contre César (1999) de Claude Zidi, dans lequel elle tient le rôle de Mme Agecanonix.

Elle fait ses débuts de réalisatrice en 1982 avec Chassé-croisé. Suivront Les Pyramides bleues (1988) et Opium (2013), une comédie musicale inspirée des amours de Jean Cocteau et de Raymond Radiguet, ainsi que les documentaires La Traversée du désir (2000) et Barbie par Arielle (2010) et le court-métrage érotique Le Bijou indiscret dans la série X-Femmes (2008).

Arielle Dombasle photographiée en 2006 par le Studio Harcourt.

Elle travaille au théâtre, pour la Compagnie Renault-Barraud, en 1984, dans Retour à Florence de Henry James, puis en 1988, dans L'Absolu naturel de Goffredo Parise, mis en scène, l'un et l'autre, par Simone Benmussa. En 1995, elle crée le rôle de la Belle dans la comédie musicale de Jérôme Savary, La Belle et la toute petite Bête, à l'Opéra-Comique, puis en 2010 le rôle de l'Ange bleu dans Don Quichotte contre l'Ange Bleu, toujours de Jérôme Savary au Théâtre de Paris. En 2013, elle créé le rôle Lana Turner dans El Tigre de Alfredo Arias, un opéra de Bruno Coulais, au théâtre du Rond-Point, à Paris.

Son époux, Bernard-Henri Lévy, lui offre en 1996 le rôle féminin principal de son premier film, Le Jour et la Nuit, aux côtés d'Alain Delon, Lauren Bacall et Karl Zéro. Qualifié par Claude Chabrol de « film le plus con de l'année »[23], c'est un échec artistique et commercial retentissant[24].

À la télévision, Arielle Dombasle incarne notamment en 2004 Sissi dans Sissi, impératrice rebelle de Jean-Daniel Verhaeghe ; Les Frangines de Laurence Katrian, avec Michèle Bernier, en 2005, un téléfilm qui remporte l'une des plus fortes audiences de l'année sur TF1 dans la catégorie fiction ; Milady dans le téléfilm éponyme de Josée Dayan en 2006.

Depuis septembre 2013, elle est l'une des vedettes de la série quotidienne Y'a pas d'âge sur France 2.

Musique[modifier | modifier le code]

Le chant a accompagné la carrière d'Arielle Dombasle dès son premier film, Perceval le Gallois (1978), dans lequel elle interprète des airs médiévaux[10].

Se définissant elle-même comme « soprano dramatique »[10], elle s'y consacre plus intensément à partir des années 2000. Ses quatre premiers albums mêlant pop et lyrique (Extase en 2000, Liberta en 2002, Amor, Amor en 2004, C’est si bon en 2006) ont été couronnés de trois disques d'or et un double disque de platine[note 3].

Son album Glamour à mort, écrit et réalisé par Philippe Katerine, avec des arrangements de Gonzales et des mixes de Renaud Letang, a été salué par la presse à sa sortie[25].

En 2013, elle enregistre un album avec le groupe Era à Londres, inspiré à la fois par la musique sacrée, la musique de film et l'univers techno de la musique trance.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Arielle Dombasle au festival de Cannes 2013.
Courts métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Arielle Dombasle.

Albums[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Arielle Dombasle en 2000 lors de la 25e cérémonie des César.

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

En 1999, elle est nommée à la 24e cérémonie des César dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle pour L'Ennui de Cédric Kahn.

En 2001, elle reçoit au Festival du film de Cabourg le prix de l'actrice la plus romantique pour Les Âmes fortes de Raoul Ruiz[27].

En décembre 2009, elle préside le jury pour l'élection de Miss France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors d'une interview, Arielle Dombasle précise : « Moi-même j'ai trente-six mille dates de naissance... J'ai l'âge qu'on me donne et c'est parfait comme ça[10]. »
  2. Film érotique produit par Anatole Dauman et inspiré du roman de Pauline Réage, Histoire d'O.
  3. Les arrangements d'Amor, Amor et de C'est si bon sont dus à Jean-Pascal Beintus, sous la direction de Marc di Domenico et Matthieu Tarot.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Deux Américaines à Paris », L'Express, 27 juin 2008.
  2. a et b Voir extrait d’acte de naissance délivré par l’administration française (également sur Commons).
  3. a et b André Siscot, « Arielle Dombasle », Les Gens du cinéma, consulté le 3 mars 2010.
  4. en 1950 la famille habite bien Norwich, mais le couple ayant perdu leur première fille il est probable qu'ils aient choisi la maternité de Hartford ville voisine beaucoup plus importante et surement mieux équipée.
  5. Copie du passeport français d’Arielle Dombasle.
  6. Copie du passeport américain d’Arielle Dombasle .
  7. Biographie sur tf1.fr.
  8. « La vie à deux : Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle, une romance », Libération, 9 août 1996.
  9. « Arielle Dombasle avoue... On connaît enfin sa vraie date de naissance ! », purepeople.com, 19 août 2010.
  10. a, b, c, d et e Aurélie Raya, « Sacrée Arielle », Paris Match, no 3349,‎ , p. 7 (ISSN 0397-1635).
  11. [1]Billet Air France 5 mai 1955.
  12. généalogie sur base Pierfit généanet après inscription.
  13. a, b et c Caroline Rochmann, « Arielle Dombasle lève le voile », Paris Match, 9 mai 2009.
  14. Who’s Who in France, 1re édition, 1953-1954.
  15. Hélène Mathieu (Interview d'Arielle Dombasle), « Arielle Dombasle : “Mon seul accomplissement, c’est l’amour” », Culture, sur psychologies.com, Psychologies magazine,‎ (consulté le 28 décembre 2013) : « Vous parlez souvent de votre enfance mexicaine. Pourquoi avez-vous vécu là-bas ? – Arielle Dombasle : Parce que mon grand-père maternel a été nommé ambassadeur par le général de Gaulle pour représenter la France libre en Amérique latine. Mon père, qui était d’une famille de soyeux de Lyon, a ouvert des usines de soie en Amérique et au Mexique quand il a rencontré ma mère. Il a adoré ce pays et s’y est installé. ».
  16. Ou 32 ans selon l'entretien avec Catherine Schwab, Paris Match no 2896, 24 novembre 2004, p. 84.
  17. Gilles Médioni, « Orthodromie entre "Behonne" et "Bar-le-Duc" », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 3 mars 2014).
  18. Sophie Bernard, « Arielle Dombasle lance une société, et révèle un secret », News de stars, 20 août 2010.
  19. Fiche de la société sur societe.com. Les statuts de l'entreprise indiquent que l’artiste est née un 27 avril 1958, à Norwich dans le Connecticut.
  20. Site officiel.
  21. Charles de Saint-Sauveur, « Le Who’s Who, de A à Z », Le Parisien no 20871, 21 octobre 2011, p. 34. Article repris partiellement en ligne sur RTL2.fr.
  22. François Truffaut, cité par Victor Hache, Arielle Dombasle, Éditions du Collectionneur, 2002, p. 142.
  23. François-Xavier Ajavon, « Symbolisme et temporalité bergsonnienne dans Le Jour et la Nuit de Bernard-Henri Lévy », sur nanarland.com.
  24. Interview de Bernard-Henri Lévy sur nouvelobs.com, 7 mai 2004.
  25. Jean-Marc Lalanne, « Glamour à mort », Les Inrocks, 27 avril 2009.
  26. Discours de réception d'Arielle Dombasle au grade de chevalier de la Légion d'honneur, 28 février 2007.
  27. Palmarès 2001 sur le site officiel du Festival du film de Cabourg.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Guégan (texte), Maya Sachweh (photos), « Meurtre à l'Olympic », roman-photo, Playboy France, no 114, mai 1983, p. 61-67.
  • Victor Hache, Arielle Dombasle, Éditions du Collectionneur, 2002.
  • Patrick Mimouni, Arielle, Flammarion, 2006.
  • Erwan Chuberre, Et Dieu créa... Arielle Dombasle, Alphée-Jean-Paul Bertrand, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]