Elia Suleiman

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Elia Suleiman
Naissance (59 ans)
Nazareth
Nationalité Drapeau d’Israël israélien
Profession Réalisateur
Acteur
Films notables Chronique d'une disparition,
Intervention divine,
Le Temps qu'il reste

Elia Suleiman (en arabe : إيليا سليمان), né le 28 juillet 1960 à Nazareth (Israël) , est un réalisateur, scénariste et acteur chrétien arabe israélien qui se considère comme palestinien malgré son passeport israélien.

"...lorsque je suis en Israël, ils me demandent : « Comment pouvez-vous vous déclarer palestinien, alors que vous vivez à Nazareth, en Israël ? Et que vous avez un passeport israélien ? » Je réponds : « Oui, c’est le foutu passeport que vous m’imposez ! »[1]

Il est surtout connu pour son film sorti en 2002, Intervention divine (arabe : Yad Ilahiyya), une comédie tragique moderne sur la vie quotidienne dans les territoires palestiniens qui remporta en 2002 le prix du jury au festival de Cannes. Souvent comparé à Tati ou Keaton, Elia Suleiman manie le burlesque et la gravité avec le même sens poétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entre 1982-1993, Suleiman vit à New York, où il réalise deux courts métrages : Hommage par assassinat et Introduction à la fin d'un argument, qui montre la représentation des Arabes à la télévision et dans le cinéma hollywoodien, qui lui valent plusieurs récompenses. En 1994, il déménage à Jérusalem où la Commission européenne le charge de créer un département Cinéma et Média à l'université de Bir Zeit[2]. Ses essais et articles sont publiés en anglais, arabe et français. Il a également fait des conférences et lectures publiques dans les universités du monde entier.

En 1996, Suleiman réalise Chronique d'une disparition, son premier long métrage traitant de l'identité palestinienne. Ce film est présenté en sélection officielle à la Mostra de Venise 1996.

En 2000, il sort le court métrage Cyber Palestine.

Son deuxième long métrage, Intervention divine, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2002 et reçoit le prix du jury[3]. Pour les besoins de ce film, il contacte Yasmine Hamdan pour lui demander l'autorisation d’utiliser deux chansons du groupe Soapkills; par la suite, ils se marieront[4].

En 2006, Suleiman est membre du jury du Festival de Cannes présidé par le réalisateur chinois Wong Kar-wai[3].

Son troisième long métrage, Le Temps qu'il reste, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2009[5].

Lors de la Mostra de Venise 2014, il est membre du jury des longs-métrages.

Son film It Must Be Heaven est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2019 où il remporte une mention spéciale du jury[6] et le Prix FIPRESCI[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts et moyens métrages[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sélections[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sabine Prokhoris, « Entretien avec Elia Suleiman », Vacarme,‎ , p. 67 (lire en ligne)
  2. Birzeit University article du Wikipédia anglais
  3. a et b « Elia Suleiman reçoit une mention spéciale du jury pour It Must Be Heaven à Cannes », sur Le Figaro, (consulté le 30 mai 2019).
  4. Elvire von Bardeleben, « Yasmine Hamdan, une autre vie que la nôtre », sur Libération, (consulté le 8 août 2019).
  5. Constance Jamet, « Quatre films français en lice pour le festival de Cannes », sur Le Figaro, (consulté le 30 mai 2019).
  6. Thomas Sotinel, « Festival de Cannes 2019 : la Palme d’or revient à « Parasite », le Grand Prix à « Atlantique » », sur Le Monde, (consulté le 26 mai 2019).
  7. Constance Jamet, « Parasite, Banderas, Ladj Ly triomphent à Cannes: le récit de la soirée et le palmarès complet », sur Le Figaro, (consulté le 27 mai 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]