Palestiniens

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Palestiniens
الفلسطينيون (ar)
Filasṭīniyyūn (ar)
Description de cette image, également commentée ci-après

Tawfiq Canaan Edward Saïd Mahmoud Darwich Leïla Khaled
Yasser Arafat Mohammed Bakri Hanan Ashrawi Rania de Jordanie.

Populations significatives par région
Drapeau de la Palestine Territoires palestiniens 4 682 467[1]
 – Cisjordanie
(dont Jérusalem-Est)
2 862 485
 – Bande de Gaza 1 819 982
Drapeau de la Jordanie Jordanie 4 500 000
Drapeau d’Israël Israël 1 658 000[2]
Drapeau de la Syrie Syrie 630 000
Drapeau du Chili Chili 500 000
Drapeau du Liban Liban 402 582
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 280 245
Drapeau de l'Égypte Égypte 270 245
Drapeau des États-Unis États-Unis 255 000
Drapeau du Honduras Honduras 250 000
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 170 000
Drapeau du Mexique Mexique 120 000
Drapeau du Qatar Qatar 100 000
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 80 000
Drapeau du Koweït Koweït 70 000
Drapeau du Salvador Salvador 70 000
Drapeau du Brésil Brésil 59 000
Drapeau de l'Irak Irak 57 000
Drapeau du Yémen Yémen 55 000
Drapeau du Canada Canada 50 975
Drapeau de l'Australie Australie 45 000
Drapeau de la Libye Libye 44 000
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 20 000
Drapeau du Pérou Pérou 15 000
Drapeau de la Colombie Colombie 12 000
Drapeau du Pakistan Pakistan 8 500
Drapeau de la Suède Suède 7 000
Drapeau du Guatemala Guatemala 1 400
Population totale 12 millions env. (2014)[3]
Autres
Régions d’origine Irak, Syrie, Égypte, Jordanie, Liban et au Moyen-Orient
Langues Arabe, hébreu
Religions Islam (sunnisme), christianisme, judaïsme
Ethnies liées Sémites

Le terme Palestiniens désigne aujourd'hui, un ensemble de populations arabophone établi principalement dans la région géographique de la Palestine (dans les Territoires palestiniens, en Jordanie et en Israël). Dans son acception juridique, il désigne l'ensemble des personnes de nationalité palestinienne.

L'identité nationale palestinienne s'est affirmée progressivement depuis le début du XXe siècle, et s'est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe, à mesure que celui-ci se poursuivait sous la forme d'un conflit israélo-palestinien. Ils revendiquent la reconnaissance par Israël de leur État.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de «Palestine» fut attribué au territoire de Judée par l'empereur romain Hadrien, comme mesure punitive à la révolte menée par Bar Kokhba et en référence aux Philistins[4]. Le terme « Palestiniens », définit les habitants de la Palestine.

Origines et identités palestiniennes[modifier | modifier le code]

Origine des Palestiniens[modifier | modifier le code]

Il est possible de suivre l'histoire des grandes familles palestiniennes depuis l'époque ottomane[5] comme les familles Khalidi de Jérusalem ou Abou Ghazala de Naplouse. Les notables traditionnels des villes et des campagnes se sont convertis à l'occasion de la Nahda en une véritable élite sociale palestinienne. Il est possible d'y ajouter les familles; Nashashibi, pro-britannique et partisane de la dynastie hachémite, al-Husseini originaire de Jérusalem et partisane du panarabisme et deux familles de médecins; les Suwwan à Saint-Jean-d'Acre et les Farah de Nazareth. Une part importante de la population de Naplouse et de ses villages alentours serait descendante de Samaritains convertis à l’islam[6],[7].

Formation de l'identité nationale[modifier | modifier le code]

Territoire initialement revendiqué par les mouvements nationalistes palestiniens.

Le développement du nationalisme arabe s'est affirmé dans toute la région principalement sous les effets conjugués de la fin de l'empire ottoman et d'une réaction au colonialisme européen. La première réunion d'importance des sociétés secrètes arabes eut lieu en 1913 au Congrès général arabe qui déclara la nécessaire reconnaissance du peuple arabe par l'empire ottoman. Pour les Turcs, toute manifestation de l'arabisme est un acte de trahison. Les arrestations, les déportations et les exécutions se multiplient. Abdelhamid al-Zahraoui qui était président du premier Congrès arabe est arrêté avec l'un de ses principaux collaborateurs, Abdelkarim Khalil, et après un jugement sommaire ils furent pendus. Puis, en 1916, Hussein ben Ali eut un rôle déterminant dans la révolte arabe contre l'empire ottoman, dirigé alors par le parti Jeunes-Turcs.

En Palestine, le mandat britannique subsiste en raison de difficultés presque insurmontables. On sait que la Grande-Bretagne s'est engagée à établir un « foyer national pour le peuple juif » (Déclaration Balfour de 1917). Depuis cette date l'immigration des Juifs en Palestine a été favorisée par les organisations « sionistes» [8].

The Palestine Post, fondé par Gershon Agron, utilisaient le terme de « Palestine » dans ses écrits pour définir la région[9],[10].

Le 3 janvier 1919, l’accord Fayçal-Weizman est signé. Fayçal accepte la reconnaissance d’une présence juive en Palestine en contrepartie d’un soutien des sionistes à son projet d’un grand royaume arabe indépendant. Quelques mois plus tard, à la suite d'une conférence panarabe, il ne reconnait « plus aucun titre des juifs sur la Palestine » [11]. Toutefois, les premiers projets d'instauration d'« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu'en 1920. Des conflits entre nationalistes palestiniens et différents groupes nationalistes panarabes se poursuivirent pendant le mandat britannique sur la Palestine. Ces derniers perdirent progressivement de leur importance. En 1937, il n'y avait plus qu'un seul groupe qui exprimait le souhait de se fondre dans une super-entité arabe[réf. souhaitée]. De 1936 à 1939, Les Arabes de Palestine se révoltèrent pour mettre fin au mandat britannique et à l'immigration Juive. Les citadins abandonnèrent alors la tarbouche, pour porter le keffieh, une coiffe paysanne. Le keffieh devint ainsi, le symbole du nationalisme arabe. Selon l’historien palestinien Issam Nassar (en), au début du XXe siècle, il serait plus juste de parler des identités palestiniennes, reflétant plus les affiliations locales, régionales et religieuses qu’une seule identité nationale[12].

Philip Hitti, historien arabe, ainsi que de nombreuses personnalités arabe tel que, Le roi Hussein de jordanie, Hafez el Assad, le représentant de l'Arabie saoudite aux Nations Unies et le représentant du Haut-Comité arabe aux Nations unies déclarèrent en 1947 que La « Palestine » est une province Syrienne. Les Arabes vivant en Palestine n'était pas indépendants. Awni Abd al-Hadi déclara quant à lui en 1937 :« Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. »[13]. Certains historiens, considèrent l'identité palestinienne comme une invention, encouragé par les états arabes en conflit avec Israël[14],[15]. Raphaël Delpard soutient que la notion de « peuple palestinien », a été inventée par le KGB au lendemain de la guerre des Six Jours afin que le régime soviétique conserve une influence au Moyen-Orient[16]. Le 14 mai 1948, l’État d’Israël acquiert son indépendance. Le lendemain, les pays frontaliers, appuyé par la ligue arabe et les milices palestiniennes, lancent une offensive conjointe contre l'État juif[17]. La guerre engendra un exode des Arabes de Palestine, qui se retrouvèrent dans des camps de réfugiés et victime de persécution dans leurs pays hôte[18]. Dans ces conditions, fus favoriser l’émergence d’une identité palestinienne distinct[19].

En 1959, Yasser Arafat, Salah Khalaf et Khalil al-Wazir créent le Fatah, qui finira par prendre le dessus sur son rival le Mouvement nationaliste arabe de Georges Habache. En 1964 a lieu au Caire un sommet arabe où est pensée la création d'une organisation défendant les intérêts des arabes de Palestine. L'organisation de libération de la Palestine est ainsi, crée le 28 mai 1964 à Jérusalem. Quatre année plus tard, au Caire, la charte de l’OLP devient la Charte nationale palestinienne.

Le discours officiel des années 1970 concernant les premiers activistes fedayin Palestiniens est illustré par la déclaration de Golda Meir au Sunday Times en juin 1969 : « There was no such thing as Palestinians. When was there an independent Palestinian people with a Palestinian state? It was either southern Syria before the First World War, and then it was a Palestine including Jordan. It was not as though there was a Palestinian people in Palestine considering itself as a Palestinian people and we came and threw them out and took their country from them. They did not exist[20] ».

Traduction : Il n'y eu jamais rien désigné comme « Palestiniens ». Quand y a-t-il eu un peuple palestinien indépendant dans un État palestinien ? (la Palestine) Elle fut soit le sud de la Syrie avant la Première Guerre mondiale soit fut ensuite un territoire appartenant à la Jordanie. Ce n'était pas comme s'il y eut un peuple palestinien se considérant lui-même comme peuple palestinien, lequel à notre arrivée eu été chassé et dépossédé de son pays. Ils n'existaient pas.

En 1970, l'OLP tente une série de coup d'État en Jordanie. Le 17 septembre 1970, l'armée jordanienne bombarde et prend contrôle des camps de réfugiés et des bâtiments qui abritent les organisations palestiniennes, ce qui provoque la mort de 3 400 à 20 000 Palestiniens. En 1971, L’OLP se réimplante au Liban, ce qui lui permet de jouir d’une autonomie politique et militaire, qui durera jusqu'au 21 août 1982, ou elle évacue Beyrouth, suite à l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982. En 1972, la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich et ses conséquences médiatiques permettent aux palestiniens une reconnaissance en tant que Palestinien et non plus en tant qu'arabe de Palestine.

L'expression d'un panarabisme des Arabes de Palestine a continué à s'exprimer officiellement de temps en temps dans la bouche de certains leaders arabes comme Zuheir Mohsen (en), dirigeant d'une faction palestinienne pro-syrienne et représentant à l'OLP, qui affirmait en 1977 « Nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l'existence d'un peuple palestinien distinct pour l'opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haïfa et Jaffa, mais en tant que Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie ». Des opinions similaires se sont aussi exprimées en Jordanie où le pouvoir minimisait les différences entre Palestiniens et Jordaniens, pour des raisons de politique intérieure. Toutefois, la plupart des organisations orientaient leur « combat » dans le sens d'un nationalisme palestinien qui a continué à se développer. En 1977, l'Assemblée générale des Nations unies a créé un « jour international de solidarité avec le peuple palestinien », fixé à la date du 29 novembre.

Au sommet de la ligue arabe de 1987, le roi Hussein de Jordanie déclara que « l'apparition d'une identité palestinienne distincte, est une réponse au revendication par Israël, d'une Palestine juive[21]». La première Intifada éclate la même année, les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza luttent contre Israël. Il revendique une identité palestinienne à travers le terrorisme palestinien. Le conflit aboutit finalement en 1993 avec la signature des accords d'Oslo, et un retour à l'idée de deux états en Palestine, l'un juif, l'autre arabe. Mais la première Intifada voit aussi la naissance du Hamas, mouvement islamiste, qui prend le contrôle de la bande de Gaza, en janvier 2006.

Pays reconnaissant la Palestine le 29 novembre 2012

En 2011, la Palestine accédé à l'Unesco [22]. Le 29 novembre 2012, elle sera reconnue comme État observateur non-membre de l'ONU par 138 voix pour et 9 contre et 41 abstentions[23].

En 2012, on trouve dans les manuels scolaires de l’Autorité Palestinienne et d’un certain nombre d’États arabes que les "Arabes Cananéens" constituent les seuls habitants légitimes de Palestine. Cette narration forme un outil politique, destiné à encourager la volonté de combattre Israël et à alimenter l’idée que seuls les Arabes sont propriétaires des lieux[24],[25].

Langue[modifier | modifier le code]

  • L'arabe levantin septentrional, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre qāf.
    • L'arabe bédouin est un ensemble de dialectes arabes parlés par les populations bédouines arabophones.

Certaines petites communautés religieuses parlent encore l'araméen, l'italien, le français, l'allemand, l'adyguéen, le grec, l'assyrien et le samaritain.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Palestine.

Le Bureau central des statistiques palestiniens annonce en 2014 une estimation de 12,1 millions de Palestiniens dans le monde[3].

En 1944, on comptait 1 363 387 Arabes musulmans, juifs et chrétiens en Palestine mandataire.

En 2014, la population des territoires palestiniens est de 4,6 millions d'habitants. Il faut rajouter à cette population 1,5 million d'Arabes israéliens - y compris à Jérusalem-Est - soit un total de 6,1 millions de Palestiniens (la population de Jérusalem-Est étant comptée deux fois).

En Cisjordanie[modifier | modifier le code]

Statistiques du CIA World Factbook

Population[modifier | modifier le code]

2 731 052 (2014 est.)[26] . 83% de la population est Arabe palestinienne, 17% est juive. Le taux de croissance de la population est de 1.99% (2014 est.). Le taux de fécondité est de 2.83 enfants né/ femme (2014 est.)

Structure d'âge[modifier | modifier le code]

0–14 ans: 33.7% (homme 472,476/femme 448,078)

15–24 ans: 21.7% (homme 303,578/femme 289,119)

25–54 ans: 36.4% (homme 511,443/femme 483,276)

55–64 ans: 3.8% (homme 59,762/femme 59,372)

65 ans et plus: 3.8% (homme 43,629/femme 60,315) (2014 est.)

Dans la bande de Gaza[modifier | modifier le code]

Statistiques du CIA World Factbook

Population[modifier | modifier le code]

1 816 379 ( 2014 est.)[27]. Le taux de croissance est de 3.422% (2008 est.). Le taux de fécondité est de 4.18 enfants né/ femme (2013 est.).

Structure d'âge[modifier | modifier le code]

0–14 ans: 44.7% (homme 343,988/femme 325,856)
15–64 years: 52.7% (homme 403,855/femme 386,681)
65 years and over: 2.7% (homme 16,196/femme 23,626) (2008 est.)


Hors de Palestine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diaspora palestinienne.

La « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs » a établi les estimations suivantes en 2001 :

Pays Population
Cisjordanie 2 300 000
Gaza 1 400 000
Israël 1 213 000
Jordanie 2 598 000
Liban 388 000
Syrie 395 000
Chili 310 000
Arabie saoudite 287 000
États du Golfe 152 000
Égypte 58 000
Autres pays arabes 113 000
continent américain 316 000
Autres pays 275 000
TOTAL 9 395 000
  • Remarque : La population palestinienne de Jérusalem-Est, autour de 200 000 habitants, peut avoir été comptée deux fois (en Cisjordanie et en Israël).

Selon des estimations de 1994, la Jordanie aurait été peuplé à 43% de Palestiniens[28]. Le bureau des statistiques de l'OLP, table la proportion à 50% de la population totale[29]. Des estimations plus récente, font état d'approximativement 60% de Palestiniens habitant la Jordanie, mais aucun chiffre exact ne peut être pris en compte en l’absence de recensement officiel[30]. Seulement 30% sont répertorié par l'UNRWA[30],[31].


Représentation politique[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux mouvements (voir Liste des partis politiques en Palestine pour une liste plus complète) :

Certains de ces groupes sont listés comme terroristes par les États-Unis et l'Union européenne.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie palestinienne.

Le PIB palestinien était estimé à 10.5 milliards de dollars américain en 2012 et à 12.5 milliards en 2013[32], avec un taux de croissance en 2013, de 1,5 % en Cisjordanie et de 9 % à dans la bande de Gaza. Les parts des secteurs d’activités dans le PIB en 2012 sont réparties ainsi: agriculture : 5,5%, industrie : 13,3 %, services : 35%, construction : 3,9%, commerce : 15,1%, transports : 9,2%. Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI les investissements ont augmenté de 150 %. De 1994 à 2001, l'Union européenne a financé dans les territoires palestiniens, des projets d'infrastructures pour plus de 3 milliards d'euros. Les Etats-Unis ont alloué plus de 348 000 000 $ d’aide budgétaire en 2013. Dans le cadre des efforts de John Kerry, les Etats-Unis ont investi plus de 400 000 000 € en 2014 ainsi que les pays du Golfe (1 000 000 000 $ du Qatar, 500 000 000 $ de l’Arabie saoudite, 280 000 000 $ du Koweït et 200 000 000 $ des E.A.U) et l’Union européenne de 450 000 000 €.

Le taux de chômage de la bande de Gaza oscille autour 45%[33], alors qu'il n'était qu'à 27,4% en 2011 en Cisjordanie[34] , dont plus de 43% des 20 à 24 ans qui sont sans emploi et 4% des jeunes de 10 à 17 ans qui travaillent (5,7% en Cisjordanie et 1,3% à Gaza). 90% des importations de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont originaires d'Israël qui absorbe également 70% de l'exportation palestinienne, le reste étant exporté en Égypte et en Jordanie[35]. L'économie palestinienne est dépendante d’Israël, notamment concernant la nourriture, le gaz, l’électricité, les communications et l'eau qui sont des denrées fournis par Israël, ce qui fait d’Israël un partenaire indispensable.

En 2010, 4.6 millions de personnes ont visité les territoires palestiniens (dont 2,2 millions de touristes étranger), ce qui fait une nette augmentation comparé à 2009 avec 2,6 millions[36]. La monnaie courante est le Shekel israélien. Le Dinar jordanien est également utilisé pour certaines transactions en Cisjordanie et la Livre égyptienne ainsi que le Dollar américain sont parfois acceptés[37]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture palestinienne.

La culture de la Palestine est très ancienne et remonte au paléolithique, avec notamment des silex retrouvés en Galilée et près de Bethléem[38]. À l'époque de transition entre le paléolithique et le néolithique, il a été trouvé des traces des Natoufiens, qui se sédentarisent notamment en Judée[39]. À la fin du IVe millénaire av. J.-C, la vigne et l'olivier sont introduits. À cela s'ensuit l'apparition de tours de poterie. Certaines cités se ceinturent de remparts[40]. Sur le site de Tell el-Fâr‘ah, a été retrouver plus de 1250 poteries mortuaire, dans des nécropoles datant du Bronze ancien. La population sédentaire de Tell el-fâr'ah, était composées de groupes d’origines diverses[41]. Les Manuscrits de la mer Morte rédigés entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle -C, ont été retrouvés à Qumran, en face de la mer morte. De nombreuses minorités vivent de nos jours en Palestine. Il y a depuis 200 ans environ, des villages de Juifs d'origine russe. Il y a des Druzes, des Samaritains et des Circassiens. L'araméen n'est plus qu'une langue liturgique en Palestine, mais a survécu en Syrie et en Irak, dans de petites communautés.

L'histoire de la Palestine, à travers ses influences Arabe, Perse et Ottomane, se reflète dans sa cuisine. Comme plats traditionnels, il y a le "musakhan", le "bulgur", le "maqluba" et le "mansaf" et comme desserts, il y a le baklawa, le Kadaïf et le halwa.

Tradition musicale bédouine, 2009

Il y a des communautés de Bédouins dans la vallée de Jéricho ainsi que dans le Néguev (ces derniers ont la citoyenneté israélienne). Peuple nomade, ils pratiquent des activités agricoles pastorales. Les principaux animaux élevés sont le mouton, la chèvre et le chameau[42].

Le cinéma palestinien, relativement jeune, est de nos jours, l'un des vecteurs les plus important de la culture palestinienne, avec plus de 800 films sur le conflit israélo-palestinien. Il prospère en partie grâce à un important soutien internationale[43].


Religions[modifier | modifier le code]

La population palestinienne est largement musulmane sunnite ; il y a des minorités juive pratiquante, chrétiennes et une petite communauté de Samaritains. Selon les estimations Britanniques de 1935 en Palestine mandataire, Il y avait 1 308 112 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 836 688 Musulmans, 355 157 Juifs, 105 236 Chrétiens et 11 031 personnes d'autres appartenances[44]. Il n'existe pas de statistiques disponible qui fassent autorité aujourd'hui. L'estimation de Bernard Sabella de Bethléem est que 6 % de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux). Selon le bureau de statistiques palestinien, il semble que 97 % des habitants arabes des territoires palestiniens occupés soient musulmans et 3 % chrétiens ; il y a environ 700 Samaritains dont la moitié vivent en Israël[45] et quelques Juifs karaïtes qui se considèrent Palestiniens.

Source[modifier | modifier le code]

  1. http://www.pcbs.gov.ps/Portals/_Rainbow/Documents/gover_e.htm
  2. http://www.cbs.gov.il/www/hodaot2013n/11_13_097e.pdf
  3. a et b (en)Palestinian Central Bureau of Statistics - Palestinians at the End of 2014
  4. Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar (Les Fiches de lecture d'Universalis), .
  5. http://cdlm.revues.org/5745
  6. (en) Sean Ireton, « The Samaritans - The Samaritans: Strategies for Survival of an Ethno-religious Minority in the Twenty First Century », Anthrobase,‎ (consulté le 29 novembre 2007)
  7. (en) Yitzhak Ben Zvi, Oral telling of Samaritan traditions: Volume 780-785, A.B. Samaritan News,‎ , p. 8
  8. J.B. Duroselle, « Septième partie — L'organisation du monde : Le problème palestinien », dans Général Brégeault et al. (dir.) Contre-Amiral P. Barjot, Maurice Baumont, J.B. Duroselle, Jean Galbert, Colonel Hautcœur, Frédéric Jenny, Henri le Masson, Camille Rougeron, Le deuxième conflit mondial, t. II, Paris, Éditions G.P., octobre 1947, 615 p. (OCLC 742808288), p. 584-585 Dépôt légal 1947-IV – n° imp. 471 - n° édit. 120. Imprimé le 31 octobre 1947 sur les presses des maîtres-imprimeurs Draeger Frères à Montrouge, pour les éditions G.P., 80 rue saint-Lazare, Paris
  9. (en) « Palestine Facts 1400 – 1962 »
  10. (en)Palestine Post Founded (Jerusalem Post Founded) - December 1, 1932
  11. Bichara Khader, L’Europe et la Palestine : des croisades à nos jours, Paris, l’Harmattan, 2000.
  12. http://www.france-palestine.org/Le-debat-strategique-palestinien#08
  13. (en)The Complete History of the Palestinian People, Marcus Rose p. 36
  14. (en)The Palestinians: The Making of a People (Free Press, 1993).
  15. (en)Daniel Pipes, The Middle East Review, Summer 1989, p. 37-44.
  16. Raphaël Delpard, La guerre des Six-Jours : la victoire et le poison, Saint-Paul (Haute-Vienne), Lucien Souny,‎ (présentation en ligne)
  17. Israël, géopolitique et enjeux, Masri Feki, 2008, p. 75, (Azzam pacha:" Cette guerre sera une guerre d'extermination et de massacre")
  18. (en)http://www.irinnews.org/report/89571/middle-east-palestinian-refugee-numbers-whereabouts
  19. L'exil palestinien au Liban: le temps des origines (1947-1952), Jihane Sfeir, 2003
  20. (en) James L. Gelvin, The Israel-Palestine conflict : One hundred years of war, New York, Cambridge University Press,‎ , 296 p. (ISBN 9780521888356, lire en ligne), p. 92
  21. (en)Hadrian's Echo: The Whys and Wherefores of Israel's Critics, Steve Apfel, 2011, p. 38
  22. http://www.lepoint.fr/international//monde/l-etat-palestinien-reconnu-a-paris-06-10-2011-1381462_24
  23. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/30/la-palestine-obtient-le-statut-d-etat-observateur-a-l-onu_1798337_3218.html
  24. Lectures et Textes, classe de 3e, Partie 2, 2004, p. 34-35
  25. Éducation Nationale, CE1, Partie 1, 2001, p. 4.
  26. « CIA – The World Factbook: West Bank », Cia.gov (consulté le 27 septembre 2011)
  27. « CIA – The World Factbook », Cia.gov (consulté le 27 septembre 2011)
  28. Youssef Courbage, "la population de Palestine", 1994
  29. (en)Palestine Lberation Organization Central Bureau of Statistics, Palestine statistical abstract, 1987-1988
  30. a et b Les Palestiniens en Jordanie.
  31. http://m.slate.fr/story/61955/jordanie-asile-palestine-syrie-irak
  32. PCBS et FMI, 2013
  33. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/presentation-des-territoires
  34. http://www.un.org/
  35. Israël/Palestine demain : atlas prospectif, Philippe Lemarchand; Lamia Radi, 1996
  36. http://www.maannews.com/Content.aspx?id=423693
  37. Lonely Planet, Israël 3
  38. Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 1864, p.74-75
  39. (en)Denise Ferembach, Eretz-Israel: Archaeological, Historical and Geographical Studies, MOSHE STEKELIS MEMORIAL VOLUME, pp. 244-252
  40. http://www.sobicain.org/cont01FR.asp?cap=298
  41. http://www.mae.u-paris10.fr/Territoires-Autonomes-Palestiniens,565.html
  42. (en)http://www.bedawi.com/Bedouin_Culture_EN.html
  43. (en)http://www.theguardian.com/film/2006/apr/12/israelandthepalestinians
  44. http://www.cjpmo.org/DisplayDocument.aspx?DocumentID=19
  45. Developed Community », A.B. The Samaritan News, magazine bi-hebdomadaire de la communauté, 1er novembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]