Chroniqueur (radio ou télévision)

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Un chroniqueur de télévision ou chroniqueur de radio est un collaborateur spécialement chargé, au sein d'une émission de télévision ou de radio, d'animer d'une chronique spécifique et régulière.

Ces chroniques visent principalement à parler de l’actualité dans un domaine ou via un prisme précis[1] (politique, consommation, vie quotidienne, sport, musique, humour, sciences, etc.)[2], faire état d'une opinion ou d'un avis (billet d’humeur ou commentaire sur l’actualité)[1], montrer un sujet ou un objet insolite, etc.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'activité de chroniqueur, à l'origine de presse écrite, peut s'exercer également à la radio ou à la télévision[1].

Sorte d'« invité permanent » d’une émission, le chroniqueur présente une rubrique, quotidienne ou hebdomadaire, de manière sérieuse ou décalée[3]. En retrait par rapport à l’animateur vedette de l'émission, il est cependant un élément-clé du programme[3]. Il arrive d’ailleurs souvent qu’il prenne une place dans l'émission aussi importante que celle de l’animateur en titre[3],[4]. Du fait de sa périodicité souvent journalière, le chroniqueur doit avoir la capacité de s'approprier et de rebondir sur les sujets d’actualité, afin de se renouveler et, ainsi, rester attractif[3].

Faisant généralement partie d’une équipe, le chroniqueur prépare souvent ses textes à l'avance, généralement dans la journée ou la veille avant la diffusion, et se rend sur le plateau de l’émission pour les lire[1], le chroniqueur télévisé pouvant utiliser en outre des sujets filmés pour illustrer son propos. Les émissions de télévision et de radio étant souvent diffusées en direct ou enregistrées avec un public, le chroniqueur doit parfois se préparer à interagir ou à improviser, en fonction des événements et des réactions de l’assistance (public, invités)[1]. Travaillant sur leur image et leur élocution, les chroniqueurs talentueux s’appuient aussi souvent sur une personnalité bien affirmée ou un vrai talent d’écriture pour proposer des sujets originaux qui les démarquent des autres et entretiennent leur succès[1].

Historique[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

L'activité de chroniqueur est présente depuis les débuts de la télévision. Ainsi, durant les années 1970, l'émission Le Petit Rapporteur, présentée par Jacques Martin, foisonnait de rubriques, comme celles de Pierre Desproges et Daniel Prévost[5].

Depuis les années 1980, les programmes de type émissions de société, vie quotidienne ou de divertissement (La grande famille, Nulle part ailleurs, Coucou c'est nous, 20 h 10 pétantes, On a tout essayé, Touche pas à mon poste ![4], Jusqu'ici tout va bien[4], Midi en France, La Quotidienne), d'actualité (Télématin[4], Le Grand Journal[4], C à vous, 28 minutes, Actuality, La Nouvelle Édition), de talk-show (On n'est pas couché, Salut les Terriens !) ou d'infotainment (Le Petit Journal, Quotidien), recourent de plus en plus souvent à ce type d'intervenants pour apporter régulièrement du contenu ou de la variété à une émission.

Dans les années 2010, les chroniqueurs sont considérés comme indispensables au petit écran. Ce métier peut néanmoins être précaire[4],[a], les contrats de travail à la saison, au forfait mensuel voire journalier, avec un statut d'intermittent, étant monnaie courante dans ce milieu[4].

À la radio[modifier | modifier le code]

L'activité de chroniqueur à la radio est également courante, et s’exerce sur des sujets variés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un chroniqueur anonyme interviewé par L'Express raconte : « Quand on devient chroniqueur, on sait qu'on va servir de fusible en cas de baisse d'audience, parce que ça évite au producteur de remettre son concept en question. Et il n'y a pas de solidarité qui tienne. Les gens à l'antenne sont comme des Esquimaux : s'il y en a un qui tombe de la banquise, personne ne va l'aider (...) Les présentateurs ont peur qu'on prenne leur place, parce que c'est leur vie, ils ne savent rien faire d'autre. Donc, c'est la loi du plus fort qui prévaut et le chroniqueur perd toujours ». Source : « La vie rêvée, ou pas, des chroniqueurs télé », 2 novembre 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Fiche métier - Chroniqueur/chroniqueuse », Siep.be, 1er avril 2014.
  2. « Métier ou profession - Chroniqueur », Monemploi.com (consulté le 29 mars 2017).
  3. a, b, c et d « Fiche métier - Chroniqueur/chroniqueuse radio, télé », Siep.be, 1er avril 2014.
  4. a, b, c, d, e, f et g Sandra Benedetti, « La vie rêvée, ou pas, des chroniqueurs télé », sur L'Express.fr, (consulté le 29 mars 2017).
  5. « Comment devenir chroniqueur télé », sur maxicasting.com (consulté le 27 novembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]