Jacques Perry

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Jacques Perry
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Nom de naissance Jacques Noël Jean-Marie Touchard
Naissance
Neuilly-sur-Seine
Décès (à 94 ans)
Iverny
Activité principale
écrivain
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Compléments

Est également auteur de pièces de Théâtre, de pièces radiophoniques et de scénarios de films.

Jacques Perry (1921-2016), de son nom de naissance Jacques Touchard, est un écrivain français. Principalement romancier, il est également l'auteur : de pièces de théâtre, de pièces de théâtre radiophonique, et de scénarios de films.

Il est le lauréat de plusieurs prix littéraires : notamment, le prix Renaudot en 1952 pour L'Amour de rien, le prix des libraires en 1966 pour Vie d'un païen et le prix du Livre Inter en 1976 pour Le Ravenala ou l'Arbre du voyageur; mais aussi des prix de l'Académie française : Lucien Tisserant en 1975 pour Le trouble source et Gustave Le Métais-Larivière, en 1980 pour l'ensemble de son œuvre ; et en 1995 le prix des bouquinistes, pour Le Cœur de l'escargot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Noël Jean-Marie Touchard (dit Jacques Touchard, puis Jacques Perry) est né le à Neuilly-sur-Seine. Son père, Maurice Touchard, est joaillier, et sa mère Madeleine est née Féron[1].

Il fait ses études secondaires à l'établissement scolaire catholique privé Gerson, rue de la Pompe à Paris, puis il poursuit sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly[1]. Vers 1939, son père et sa mère vont en Indochine en le laissant seul à Paris. Le jeune adolescent, qui a alors 18 ans, débute une licence à la Faculté de droit de Paris. Après avoir obtenu sa licence[1]., il entre à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC). Mais la lecture qu'il pratique assidument dans son logement, un hôtel-pension rue du Cardinal-Lemoine, fait naître chez lui une passion pour la littérature, notamment due à sa découverte de l'œuvre de Marcel Proust[2].

Après la libération de Paris, Jacques Touchard écrit[2] : en 1945, il utilise le pseudonyme de Jacques Perry pour publier son premier roman La Seconde Nuit au éditions La Jeune Parque. En 1946, il signe Jacques Touchard une chroniques littéraires : dans Clartés , « l'hebdomadaire de combat pour la résistance et la démocratie » de Georges Izard et Jean Texcier ; et également en 1946 il signe Jacques Perry un article dans Minerve[3] « La politique, les lettres, les arts et l'actualité mondiale ». Il signe également sa première pièce de théâtre Georges Hanover, une comédie[2].

Dans les années d'après-guerre, ses premiers romans témoignent d'une inspiration assez noire. Puis, au début des années 1960, après une longue période de maturation, les trois tomes de Vie d'un païen surgissent comme une joyeuse embellie. Le jeune quadragénaire, à la carrure imposante comme son héros, s'est découvert un soudain appétit pour la vie. Dès lors, il enchaînera les succès jusqu'au début des années 2000, apparaissant pour beaucoup comme un des écrivains majeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Mais il va se tenir à l'écart des mondanités parisiennes et fréquenter plus volontiers ses amis peintres[2]. En réponse à un ami peintre qui lui demande « Qui êtes vous ? » Jacques Perry lui fit cette réponse : « Je suis ouvert et fermé comme une huître ; je filtre, je me nourris d'invisible. Un peu de soleil le matin et, le reste du jour, dans l'ombre tiède de mon bureau. »[2].

Cinq fois marié, Jacques Perry se définit comme un « monogame à répétition ». Retiré depuis longtemps dans sa maison de Seine-et-Marne avec Katalin, née Szabolcs[1], « une hongroise de quarante ans sa cadette », qu'il a connue puis épousée, le [1], après qu'elle ait traduit en hongrois L’Île d'un autre, Jacques Perry continue à écrire, et dans Bel et moi un « roman testamentaire » (publié après sa mort), il rend hommage et dit adieu à sa dernière épouse[4].

Jacques Perry à 94 ans lorsqu'il meurt le dans sa maison, rue du Bordeau[5] à Iverny[2]. Peu après son décès son roman , écrit en 2014, paraît aux éditions Le Bateau Ivre[6].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Pour Clartés, l'hebdomadaire de combat pour la résistance et la démocratie (signé Jacques Touchard) :

Pour Minerve (signé Jacques Perry) :

  • « Thésée et Œdipe, par André Gide », Minerve, vol. 2e année, no 36,‎ [3].

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Pièces radiophoniques[modifier | modifier le code]

  • Brice ou La Fin du monde (comédie)
  • Carte forcée
  • Quelques personnages de Marcel Proust : Swann et Odette, une suite de portraits composée par Jacques Perry ; avec les textes de Marcel Proust. Réalisation radiophonique : Alain Barroux (1963).
  • La Reine d'Alice, , France Culture, Réalisation : Christine Bernard-Sugy
  • Monsieur Paula ou les Africains, , France Culture[5].

Scénarios de films[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Who's-Who 2016, page web.
  2. a b c d e f g et h Catinchi 2016, article.
  3. a et b Baillaud 2015, p. 170.
  4. Garcin 2017, article.
  5. a b c et d Métaphore-A3 2008, p. 50.
  6. Voir le site des éditions.
  7. Indication présente en page éditeur de la réédition de 1989 de Le mouton noir Voir page sur Gallica
  8. a b et c Académie-francaise 2018, page web.
  9. « Le spectacle : Le Valet : Paris (France) : Théâtre de la Renaissance 1968 », sur BNF, (consulté le 18 novembre 2018).
  10. L'Avant-scène 1990, p. 50.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cercle de la librairie, « Jacques Perry : Prix Théophraste Renaudot 1952 », dans Bibliographie de la France, Cercle de la librairie, (présentation en ligne), p. 2581.
  • Jacques Nerson, « Spectactes : Marabout, bouts de ficelle. Théâtre Le Marabout de Jacques Perry, mise en scène de José Valverde », Le Figaro Magazine, no 497,‎ , p. 48.
  • Patrick Grainville, « Le carnaval des fous », Figaro Littéraire, no 13824,‎ , p. 19.
  • Guy Darol, « Jacques Perry : Alcool vert », Magazine littéraire, no 263,‎ , p. 70.
  • Patrick Berhomeau, « Jacques Perry », Magazine littéraire, no 270,‎ , p. 89.
  • Emmanuël Souchier, « « Yo Picasso », par Jacques Perry », Communication et langages, no 53,‎ 3ème trimestre 1982, p. 126-127 (présentation en ligne).
  • L'Avant-scène, « Le Marabout de Jacques Perry au Théâtre Essaïon », L'Avant-scène : Théâtre, nos 861-870,‎ , p. 50 (présentation en ligne).
  • Métaphore-A3, « Jacques Perry », dans Répertoire de la vie littéraire, Médiathèque départementale de Seine-et-Marne, (lire en ligne), p. 50.
  • Bernard Baillaud, Bibliographie chronologique des écrits mentionnant Jean Paulhan de 1889 à 1968 (Relevé fond Paulhan à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine), Société des lecteurs de Jean Paulhan, , 399 p. (lire en ligne), p. 170.
  • Vincent Corpet, « Jacques Perry : écrivain préservé par l'oubli », Art Press, no 424,‎ juillet-août 2015, p. 72-75 (présentation en ligne).
  • Antoine Oury, « Le romancier Jacques Perry, doué d'un “appétit pour la vie”, est décédé », ActuaLitté,‎ (présentation en ligne).
  • Philippe-Jean Catinchi, « L’écrivain Jacques Perry est mort », Le Monde,‎ (présentation en ligne, lire en ligne).
  • Jérôme Garcin, « L'ultime confession de Jacques Perry, "monogame à répétition" », L'Obs,‎ (présentation en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]

Pages web[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]