Marc-Édouard Nabe

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Marc-Édouard Nabe
Description de cette image, également commentée ci-après
Marc-Édouard Nabe à Cabourg en 2015.
Nom de naissance Alain Marc Édouard Zannini
Naissance (59 ans)
Marseille, Bouches-du-Rhône, France Drapeau : France
Activité principale
Distinctions
Prix Paris-Première en 1996 pour Inch'Allah (Journal intime tome III)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Compléments

  • Publie des tracts d'actualité (huit parus de 2006 à 2009)
  • Auto-édite ses livres depuis janvier 2010
  • Publie un magazine, Patience (depuis 2014)

Alain Zannini, dit Marc-Édouard Nabe, né à Marseille le , est un écrivain et peintre[1],[2] français.

Auteur de quinze essais, huit romans, quatre journaux intimes et de deux recueils de nouvelles et de poèmes, il a également publié de nombreux textes dans des revues, notamment L'Infini et l’Idiot international. En 1997, il est rédacteur en chef du mensuel L'Éternité (deux numéros parus), puis en 2003 du mensuel La Vérité (quatre numéros parus). Depuis 2014, il a édité trois numéros de la revue Patience dont il est l'unique rédacteur.

À partir de 2010, Marc-Édouard Nabe s'auto-édite selon un procédé qu'il nomme « anti-édition »[3]. Il a en outre récupéré les droits de vingt-deux de ses livres précédents et a déjà réédité lui-même le premier d'entre eux, Au régal des vermines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

En 1959, avec sa mère Suzanne et son père, le musicien Marcel Zanini.

Marc-Édouard Nabe est le fils de Marcel Zannini, musicien de jazz gréco-turco-italien connu sous le nom de Marcel Zanini, et de Suzanne Zannini, née Taurel. Il est, par sa mère, l'arrière-petit neveu de Gustave Fayet (mécène de Gauguin et d'Odilon Redon).

Il est baptisé catholique le et grandit dans un quartier populaire de Marseille, Le Racati. Enfant, il dessine, étudie le piano et accompagne l'orchestre de son père dans de multiples voyages, notamment à Val d'Isère — où il croise Jacques Brel et Achille Zavatta — et en Afrique.

En 1969, sa famille s'installe à Boulogne-Billancourt. C'est à cette période que la chanson Tu veux ou tu veux pas apporte le succès à son père. Par l'intermédiaire de ce dernier, il côtoie dès sa jeunesse de grands musiciens de jazz, mais également des peintres, des écrivains (comme Jean-Jacques Schuhl), Siné ou encore les journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri et de Charlie Hebdo.

Adolescence et premières publications[modifier | modifier le code]

Il adopte le pseudonyme « Nabe » dès son adolescence, en 1973, qui est le diminutif du sobriquet nabot, que lui ont donné ses camarades du CES Delory à Boulogne-Billancourt. Il utilise ce pseudonyme pour signer les dessins qu'il fait publier dans Hara-Kiri entre 1974 et 1975[4]. Au milieu des années 1980, il fréquente les bouclages du journal, organisés les mardis soir, rue des Trois-Portes. Il transcrit dans son journal intime les propos du Professeur Choron[5].

En juillet 1977, il expose ses peintures à la Galerie du Mole, au Cap d'Agde[6].

Il publie ses premiers textes dans les revues Sud[7] et le Jazzophone[8]. En 1984, il collabore dans la revue dirigée par Siné[9], Vertiges des lettres et compte parmi les auteurs de l'Infini, la revue littéraire dirigée par Philippe Sollers.

En 1983, il présente sur scène les musiciens de jazz qui se produisent au Twenty-One, club tenu par Charlie Lelouch. Ses textes sont reproduits dans Nabe's Dream.

Au Régal des vermines[modifier | modifier le code]

Son premier livre, Au Régal des vermines, est publié le chez Bernard Barrault. Dans le milieu littéraire français, cette œuvre reçoit un accueil contrasté[10],[11]. Nabe y fait part de son admiration pour des auteurs comme Céline, Suarès[7] , Rebatet, ou encore Bloy. Le bloyisme de Nabe est reconnu vingt ans plus tard par l'universitaire Pierre Glaudes[12],[13]. Dans ce livre, Nabe aborde, entre autres, les thèmes du jazz, de l'homosexualité, des parents, de la femme, de la rencontre amoureuse, des Juifs et du racisme.

Le 15 février 1985, l'écrivain est invité par Bernard Pivot dans son émission Apostrophes, qui a pour thème « Les mauvais sentiments » (voir l'article Au régal des vermines). Après l'émission, Georges-Marc Benamou s'introduit dans les studios et, assène plusieurs coups de poing au visage de l'écrivain. La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a par ailleurs assigné Marc-Édouard Nabe et son éditeur en suppression de passages qu'elle estimait relever de la « provocation à la haine raciale ». La défense de ces derniers est assurée par l'avocat Thierry Lévy. La LICRA est finalement déboutée en appel[14], puis en cassation le [15] le juge ayant admis la prescription invoquée par la défense. Lors de l'émission, Marc-Édouard Nabe avait tenu des propos provocateurs sur l'organisation anti-raciste : « La Licra, vous savez ce que c'est ? Ce sont des gens qui se servent du monceau de cadavres d'Auschwitz comme du fumier pour faire fructifier leur fortune ».

Son deuxième livre, Zigzags, publié en 1986 chez Barrault, est un recueil de textes de divers genres (essais, nouvelles, poèmes en prose, etc.). La même année, Denoël fait paraître L'âme de Billie Holiday, livre sur la chanteuse américaine. Nabe sort également Chacun mes goûts, un recueil d'aphorismes édité au Dilettante. En octobre 1986, il écrit des chroniques pour le festival Nancy Jazz Pulsations. En 1987, il travaille à son premier roman, Le Bonheur, qui est publié par Denoël en janvier 1988. Histoire d'une quête moderne sur la peinture de la Renaissance italienne, le roman mêle la passion de l'écrivain pour la peinture et ses origines familiales marseillaises. À l'occasion du bicentenaire de la Révolution française et contre les célébrations qui sont alors organisées, il publie en septembre 1989 La Marseillaise, texte sur le morceau éponyme du saxophoniste de free jazz Albert Ayler.

Le 31 décembre 1989, il signe avec Jean-Paul Bertrand, propriétaire des Éditions du Rocher, en vue de publier le premier tome de son journal intime, Nabe's Dream. Le même jour, il participe, avec huit autres écrivains, à l'ouvrage 10 ans pour rien ? les années 80, publié par les Éditions du Rocher[16]. Chacun est enfermé dans une chambre de l'hôtel Meurice et doivent remettre leur texte à l'éditeur à minuit[17]. Le texte de Nabe, « Le coup de grâce » y est publié[18], avant d'être reproduit dans Non (1998).

De mai 1989 à février 1990, il participe à L'Idiot international de Jean-Edern Hallier. Il y attaque avec violence des personnalités comme Élisabeth Badinter[19], Serge Gainsbourg[20] ou l'abbé Pierre[21]. Ce dernier texte en particulier crée un tollé jusqu'au sein de la rédaction de l’Idiot : Hallier soutient Nabe contre sa propre équipe et publie un texte de défense de l'article dans le numéro suivant[22]. En février 1990, sa dernière collaboration à ce journal est « Rideau », pamphlet sur l'univers médiatique qui est édité en 1992 aux éditions du Rocher. De septembre à décembre 1991, il écrit dans L'Imbécile de Paris, dirigé par Frédéric Pajak.

Collaboration avec les Éditions du Rocher (1991 - 2005)[modifier | modifier le code]

À partir de juin 1983, il tient un journal intime dont le premier tome est publié en mai 1991 aux Éditions du Rocher. Durant les années 1990, Nabe publie les quatre tomes correspondant à son journal des années 1980 : Nabe's Dream (1991), Tohu-Bohu (1993), Inch'Allah (1996) et Kamikaze (2000). Ils couvrent une période allant du 27 juin 1983, fin de la rédaction du premier manuscrit d'Au Régal des Vermines, au 17 septembre 1990, naissance de son fils Alexandre. Après la publication de Kamikaze, Nabe s'exile à Patmos de septembre 2000 à avril 2001, où il décide de brûler son journal intime rédigé tout au long des années 1990[23]

À côté de la rédaction de son journal, Nabe publie en 1992 Visage de Turc en pleurs, mise en roman de son voyage turc d'octobre 1988. La même année sort L'Âge du Christ qui a pour sujet le christianisme et sa première communion à Jérusalem, à l'âge de 33 ans. Le troisième numéro de sa revue Patience, sorti en décembre 2017, raconte en détail le voyage en Israël et en Palestine vécu entre décembre 1991 et janvier 1992. En octobre 1992, les Éditions du Rocher publient un recueil d'aphorisme entièrement manuscrit par l'écrivain, Petits riens sur presque tout.

En 1993, pour les quarante ans de la mort de Django Reinhardt, il écrit Nuage, qui est édité par Le Dilettante. Il publie la même année le second tome de son journal, Tohu-Bohu, qui revient notamment sur les conséquences de sa prestation du 15 février 1985 dans l'émission Apostrophes. Un film, tourné lors du cocktail organisé au Palais du Luxembourg au moment de la parution du livre, est réalisé par Fabienne Issartel[24].

L'année 1995 s'ouvre avec la publication par Gallimard, en collection Blanche, de son roman Lucette. Le livre, consacré à la veuve de Louis-Ferdinand Céline, Lucette Destouches, raconte ses souvenirs et sa vie d'aujourd'hui au milieu de ses amis. On y rencontre l'acteur Jean-François Stevenin, qui essaie en vain de réaliser une adaptation cinématographique de Nord. En 1996 sort le troisième tome de son journal intime, Inch'Allah. Entre 1995 et 1998, il publie des articles dans Paris-Match. En janvier 1997, Pajak, Vuillemin et Nabe fondent leur propre mensuel, L'Éternité, qui connaît deux numéros.

En 1997, un recueil de pièces de théâtre écrites par Henri Bernstein est publié aux Éditions du Rocher[25]. L'ouvrage, Théâtre, est le résultat d'un travail de deux ans mené par Marc-Édouard Nabe et George Bernstein-Gruber, fille du dramaturge[26]. Le livre s'ouvre sur une préface de 83 pages écrite par Nabe : « La jungle de Bernstein ».

En 1998, Nabe écrit un roman sur le suicide, Je suis mort. Il publie deux recueils d'articles (Oui et Non), ainsi qu'un recueil de contes illustré par Vuillemin (K.-O. et autres contes). Le dessinateur Fred illustre son recueil de poésies (Loin des fleurs) et Gébé s'occupe de Coups d'épée dans l'eau, livre de retranscription des entretiens donnés par l'écrivain de 1984 à 1999.

En mars 2000, il publie le quatrième tome de son Journal intime, Kamikaze. Le livre est très mal reçu par nombre de critiques, comme Michel Polac ou Albert Algoud[27],[28]. La même année, il publie dans l'Infini Mon meilleur ami, réponse littéraire au portrait que fait de lui Stéphane Zagdanski dans son livre, Pauvre de Gaulle !. En septembre, il quitte Paris pour vivre sur l'île de Patmos. Durant sa retraite de huit mois, il puise dans son Journal intime des années 1990 pour transformer son écriture diariste en écriture romanesque. Il rédige un roman, Alain Zannini, construit, selon les mots de l'auteur, en écho au dernier livre du Nouveau Testament[29].

De retour à Paris, les attentats du 11 septembre 2001 lui inspirent un pamphlet intitulé Une lueur d'espoir. Premier livre sur l'évènement, il paraît moins de deux mois après l'attaque. Un an plus tard, il publie Alain Zannini, suivi en avril 2003 de son making-of littéraire, réalisé par Isidora Pezard, L'Affaire Zannini. En mars 2003, après avoir lancé un appel aux artistes français à le rejoindre[30], Nabe part à Bagdad pour protester contre la guerre qui commence. À l'issue de ce voyage, il écrit Printemps de feu, qui sera très mal reçu en France par certains critiques, mais salué par d'autres au Moyen-Orient (voir l'article sur le roman).

En novembre 2003, il créé une SARL, La Rose de Téhéran, pour publier, avec Anne-Sophie Benoît, un nouveau mensuel, La Vérité. Illustré par Vuillemin, le journal reproduits des textes littéraire d'Ezra Pound, ainsi que des éditoriaux du terroriste Carlos écrits depuis sa cellule. En 2004, les Éditions du Rocher publient un nouveau recueil d'articles, J'enfonce le clou, qui contient les articles de La Vérité ainsi que des inédits écrits au cours de l'année 2004. Ce vingt-sixième livre de Nabe est également le dernier publié par le Rocher.

Séparation avec le monde de l'édition[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les Éditions du Rocher, vendues par son ancien propriétaire Jean-Paul Bertrand, se séparent de Marc-Édouard Nabe. Un an plus tard, l'écrivain assigne son ancien éditeur en justice. À l'occasion des vingt ans de sa parution, il fait republier en décembre 2005 son premier livre par Le Dilettante, qu'il augmente d'une préface inédite intitulée « Le Vingt-septième Livre ». Il met en parallèle son destin et son échec éditorial avec la réussite de Michel Houellebecq qu'il côtoyait en tant que voisin d'immeuble, rue de la Convention[31]. Dans les dernières lignes, il annonce son intention de mettre un terme à sa carrière d'écrivain. Constatant que son annonce a été prise au sérieux, il s'attèle à l'écriture d'un roman racontant sa nouvelle situation d'ex-écrivain.

En juillet 2006, le coup de tête de Zinédine Zidane asséné au footballeur italien Marco Materazzi inspire Nabe, qui s'exprime dans un tract. « Zidane la racaille » est imprimé et collé dans les rues de Paris. Jusqu'en janvier 2009, il publie en tout huit tracts sur des sujets d'actualité divers (éviction de Siné du journal Charlie Hebdo, euthanasie, élection d'Obama, etc.), affichés et distribués gratuitement. S'il en encourage la diffusion, Nabe interdit toute publication payante de ce mode de diffusion. L'équipe qui compose, imprime et diffuse les tracts demeure anonyme.

En octobre 2006 paraît chez Léo Scheer un recueil d'extraits de ses vingt-sept livres, Morceaux choisis. Les extraits sont sélectionnés par Angie David et rangés sous la forme d'un abécédaire. Lors du passage de Nabe dans l'émission de Laurent Ruquier On a tout essayé le à l'occasion de la parution de Morceaux choisis, le chroniqueur Gérard Miller lit des extraits d’Au régal des vermines, republié en 2005. Nabe quitte alors le plateau après s'être plaint du traitement des écrivains à la télévision, sous les huées et les applaudissements mêlés du public. Le site de ses lecteurs, à la suite de la réaction de nombreux lecteurs, publie une réponse qui compare les passages dénoncés par Miller avec les extraits écrits par Nabe[32].

En 2007, La Table Ronde publie le premier livre en poche de Nabe, en rééditant L'Âme de Billie Holiday. La couverture est une encre de Billie Holiday, réalisée par l'écrivain. En février 2007, Nabe organise à la galerie Vie d'Artistes une exposition de ses peintures, « Écrivains et jazzmen »[33]. Une expérience qu'il réitère deux ans plus tard à l'Office du tourisme du Liban, à Paris, avec une exposition intitulée « Les Orients de Nabe »[34],[35],[36]. L'exposition se tient grâce au soutien du directeur de l'Office, Serge Akl[37]. Luis Rego et Jackie Berroyer comptent parmi les visiteurs[38]. L'argent récupéré grâce à la vente de tableaux permet de financer l'impression de son roman écrit dans le plus grand secret.

En juillet 2008, Nabe obtient la condamnation des Éditions du Rocher. Son avocat, Maître Emmanuel Pierrat, parvient à faire condamner l'ancien éditeur à rendre les droits des livres publiés, ainsi que leurs stocks promis au pilon[39].

En septembre 2009, Nabe apparaît aux côtés de Philippe Vuillemin dans le documentaire Choron, dernière de Pierre Carles, pour évoquer ses souvenirs sur le Professeur Choron ainsi que donner son avis sur le changement de ligne éditoriale de Charlie Hebdo depuis l'arrivée à sa tête de Philippe Val. À la même période, son site internet annonce un vingt-huitième livre, en précisant : « Chez aucun éditeur ! Dans aucune librairie ! »[40].

« L'anti-édition »[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2010, Nabe ouvre une plateforme Internet consacrée à la vente des livres dont il a récupéré les stocks ainsi qu'à celle d'un nouvel ouvrage qu'il publie lui-même. Pour nommer son procédé éditorial, il crée le terme d'« anti-édition », qu'il définit comme « une auto-édition pour un auteur déjà connu »[41]. Selon lui, outre la liberté éditoriale, l'anti-édition permet à l'écrivain de percevoir en droits d'auteur une part plus large du prix de vente de son livre : « au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d'auteur, désormais, je serai à 70 % »[3].

Le , paraît L'Homme qui arrêta d'écrire, son vingt-huitième livre, et le premier à être « anti-édité ». C'est un roman de 695 pages qui raconte la vie possible de l'auteur s'il avait arrêté d'écrire : une longue traversée de Paris et du monde contemporain[42]. En octobre, le livre rejoint la troisième et dernière sélection du prix Renaudot, qui sera finalement attribué en novembre à Virginie Despentes pour Apocalypse bébé paru chez Grasset. L'Homme qui arrêta d'écrire est un succès commercial, avec près de 6 000 exemplaires vendus en une année[41].

Le 2 mai 2011, il est invité par Frédéric Taddeï à réagir dans son émission, Ce soir (ou jamais !), à la mort d'Oussama Ben Laden, provoquée la veille. Sa prestation médiatique est vertement critiquée par Pierre-Yves Le Priol, dans La Croix, qui parle de Nabe comme d'un « écrivain intarissable et passablement agressif », « qui énonce les pires contre-vérités et a la coquetterie de se présenter en minoritaire malmené par la pensée dominante »[43].

En octobre 2011, il publie son second livre « anti-édité » : L'Enculé. Premier livre sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn, qui éclata quatre mois plus tôt, le roman de 250 pages est écrit dans la tête de DSK, qui raconte lui-même son histoire et ses conséquences.

Le 2 mars 2012, il donne une conférence à Lille aux côtés de Tariq Ramadan et de Nabil Ennasri sur les révolutions arabes[44]. Le 26 mars, le site Oumma.com publie une interview vidéo[45] de Nabe dans laquelle il déclare la guerre au « conspirationnisme », qu'il traite de « maladie mentale ».

Le 17 mai 2012, il réédite son premier livre, Au Régal des Vermines, épuisé depuis la seconde réédition réalisée par Le Dilettante en 2005, en en tirant 5000 exemplaires. Le , Lucette paraît chez Folio à l'occasion du centenaire de Lucette Destouches. Les droits restent réservés à Nabe, qui a autorisé Gallimard à publier son second livre en poche.

En juillet 2013, il expose ses tableaux à Aix-en-Provence, pour financer son prochain livre. Nabe écrit un grand panneau insultant les Aixois (« Tout Paris se fout de votre gueule, bande de ploucs ! »), et qui fait scandale dans la ville. Un prospectus reprenant le texte est édité et distribué à 4 000 exemplaires[46].

Le 10 janvier 2014, il est invité dans l'émission Ce soir (ou jamais !), animée par Frédéric Taddeï, et annonce un livre de mille pages sur le complotisme, en pleine affaire Dieudonné. En décembre 2014, il publie une revue occasionnelle intitulée Patience, dont le premier numéro est consacré à l'État islamique[47].

Entre décembre 2014 et le 7 janvier 2015, il tient une galerie auto-financée, rue Pierre-le-Grand, où il expose ses dessins de jeunesse publiés dans Hara-Kiri[47]. Le soir du décrochage, il assiste aux réactions médiatiques suite aux attentats contre Charlie Hebdo[48]. Il en tire un second numéro de Patience, qu'il publie en août 2015.

Entre septembre 2015 et janvier 2017, il finance sa nouvelle galerie, située Rue Frédéric Sauton, où il écrit et corrige le premier tome de son nouveau livre, Les Porcs. Il y fait réaliser une série de courts-métrages, les Éclats de Nabe, diffusés depuis septembre 2015 sur la plateforme d'hébergement Youtube. En mai 2016, expulsé de son appartement par ses propriétaires, il s'installe à l'étage de la galerie[49]. Il expose ses peintures et, face au désintérêt qu'elle suscite, organise en juillet 2016 l'exposition « Vieux vêtements », dans laquelle il expose des habits médiatisés, qu'il vend à des prix dérisoires[49].

En mai 2017, il publie le premier tome de son livre, Les Porcs. En juin, il créé et dirige sa « gazette numérique », Nabe's News. En décembre, il publie le troisième numéro de Patience, contenant le récit de deux voyages que Nabe a fait en Israël, en 1991, et à Auschwitz, en 2012.

Procès[modifier | modifier le code]

Intenté par la LICRA (1985 - 1989)[modifier | modifier le code]

Après sa prestation polémique dans l'émission de Bernard Pivot, Apostrophes, Marc-Édouard Nabe est poursuivi par la Licra[50]. Après quatre années de procédure, et grâce à l'aide de son avocat, Thierry Lévy, il obtient un arrêt de la Cour de cassation[15] qui clôt définitivement le dossier[51].

Intenté par l'Association pour l'information ouvrière (2004)[modifier | modifier le code]

En novembre 2003, Marc-Édouard Nabe produit, avec Anne-Sophie Benoît, un mensuel sur l'actualité, La Vérité. En décembre 2003, le journal est assigné en justice par l'Association pour l'information ouvrière (APIO), dirigée par Pierre Lambert, en raison de l'existence d'un journal du même nom, produit depuis 1929 et depuis sorti des circuits de la presse[52]. Le jugement est rendu le 16 janvier et donne raison aux plaignants. La Vérité de Marc-Édouard Nabe disparaît des kiosques après un quatrième numéro en février 2004.

Contre les Éditions du Rocher (2006 - 2008)[modifier | modifier le code]

Le 10 novembre 2005, après la vente des Éditions du Rocher par Jean-Paul Bertrand, Marc-Édouard Nabe apprend par lettre qu'il est écarté par la nouvelle direction. Le 30 novembre 2006, l'écrivain, avec son avocat Emmanuel Pierrat, assigne les nouveaux propriétaires en justice, pour leur interdire l'exploitation de ses livres et la remise des stocks et de ses manuscrits[39]. Un contrat d'édition avait été signé les 28 et 31 décembre 1989, pour la publication du journal intime de l'écrivain. Depuis 1990, il touchait des Éditions du Rocher une somme mensuelle, en plus d'autres avantages, lui permettant de travailler à l'écriture de ses livres. Aucun autre contrat écrit ne liait les deux parties. La rémunération mensuelle a été suspendue en décembre 2005.

La réponse des avocats de l'éditeur intervient le 14 décembre 2007 : elle entend débouter la demande de l'écrivain et le faire condamner plus de 200 000 euros, considérant qu'un contrat d'édition non-écrit liait les deux parties. Ainsi, en échange de ses mensualités, Marc-Édouard Nabe acceptait de céder ses droits d'auteurs.

Le tribunal statue en faveur de l'écrivain. Les Éditions du Rocher n'ont pas respecté le délai de trois mois pour rompre le contrat non-écrit qui liait les deux parties (lettre du 10 novembre 2015 pour une suspension des mensualités au 31 décembre). L'éditeur a commis une faute et le tribunal donne raison, dans un jugement du 9 juillet 2008, à l'écrivain. Ce dernier récupère les droits et les stocks de ses livres.

Avec cette décision, Marc-Édouard Nabe est le premier écrivain à récupérer les droits de ses textes[53].

Contre Salim Laïbi (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

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Marc-Édouard Nabe poursuit en justice son ex-webmaster, Salim Laïbi, après que ce dernier a filmé la destruction d'un tableau réalisé et offert par Nabe en 2005. La vidéo est le résultat d'une fâcherie entre les deux hommes, les idées complotistes de l'ex-webmaster ayant été tournées en ridicule dans le roman L'Homme qui arrêta d'écrire, paru en janvier 2010. En juillet 2013, Marc-Édouard Nabe réclame le retour du tableau, considérant qu'il ne méritait plus ce cadeau. Le 30 juillet, Salim Laïbi diffuse sur Internet l'immolation par le feu du tableau représentant Charlie Mingus. Le 21 octobre 2013, Marc-Édouard Nabe dépose plainte auprès du TGI de Paris pour « contrefaçon d'une œuvre de l'esprit »[54].

Le 15 septembre 2017, Salim Laïbi est mis en examen pour avoir diffusé le tableau et pour, dans sa série de vidéos diffamatoires et injurieuses réalisée contre Nabe intitulée « Naboscopies », avoir copié et diffusé d’autres tableaux de Nabe[55]. Le 9 février 2018, au TGI de Paris, le procès a lieu en présence de Salim Laïbi et de Marc-Édouard Nabe. C'est Maître Emmanuel Pierrat, représenté par Maître Anne-Charlotte Plèche, qui défend les droits de Nabe[56]. Le 14 mars, Salim Laïbi est déclaré coupable et condamné à 10 000 euros avec sursis par le procureur de la République, et à verser 4 500 euros à Marc-Edouard Nabe[57].

Intenté par Yves Loffredo (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

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Yves Loffredo, publicitaire, proche de Marc-Édouard Nabe depuis la moitié des années 2000, a attaqué l'écrivain en justice pour retirer des passages le concernant dans le manuscrit de son livre, Les Porcs 1. Travaillant avec Nabe sur son anti-édition, Loffredo avait participé à la relecture du manuscrit et devait en vérifier la mise en page. Le 17 janvier 2017, un huissier remet à Marc-Édouard Nabe une citation à comparaître le 20 janvier suivant. En l'absence du plaignant, l'écrivain est condamné le 10 février 2017 à retirer trois passages du manuscrit[58]. Yves Loffredo choisit de faire appel, avant de se désister le 3 août pour lancer une deuxième procédure. Le 8 août, trois mois jour pour jour après la sortie du livre, Yves Loffredo intente une nouvelle procédure, sur le livre et non le manuscrit, pour injures publiques envers un particulier et atteintes aux droits d'auteur, réclamant 56 000 euros de dommages et intérêts[59].

Le 21 février 2018, la 17e chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris condamne Marc-Édouard Nabe à payer 4 000 euros à Yves Loffredo, « en réparation du préjudice moral résultant pour lui de l'atteinte à sa vie privée dans le livre Les Porcs »[60]. Ainsi que la somme d'un euro pour atteinte aux droits d'auteurs et 3 000 euros au titre des frais de procédure. Un numéro entier de Nabe's News, consacré aux procès intentés par Yves Loffredo, est publié le 28 février 2018[61].

Intenté par Raffaël Enault (depuis 2018)[modifier | modifier le code]

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Raffaël Enault, auteur d'une biographie de Guillaume Dustan, a intenté un procès à l'écrivain, à la suite d'un article publié sur Nabe's News en décembre 2017[62]. Le texte réagissait à un article d'Enault, publié dans Gonzaï, dans lequel il qualifiait Marc-Édouard Nabe de « faux littéraire sulfureux de l'époque »[63]. Après deux courriers de mise en demeure, l'écrivain est poursuivi le 9 mars 2018 pour injures et diffamation publiques envers un particulier[64]. L'audience est fixée au 18 mai. En réponse, le 25 mars, le numéro 13 de Nabe's News publie un article consacré à l'affaire[65], suivi des courriers des deux avocats de Raffaël Enault[66]. La date d’audience a été fixée par le TGI au 11 octobre 2019[67].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

En juillet 2016, le site de l'écrivain met en ligne un catalogue composé de plus de mille tableaux peints depuis les années 1970[68].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Besson, « Expositions », Le Point,‎ (lire en ligne)
  2. « Tableaux | Marc-Édouard Nabe », sur marcedouardnabe.com (consulté le 22 février 2017)
  3. a et b Jérôme Dupuis, « Nabe l'antiéditeur », L'Express,‎
  4. « Hara Kiri », sur Marc-Édouard Nabe (consulté le 8 mars 2018)
  5. Harakiri-Choron, « Choron par M-E Nabe », sur www.harakiri-choron.com (consulté le 8 mars 2018)
  6. Chantal Viotte, « Exposition - Marc-Édouard Nabe », Hérault Tribune,‎
  7. a et b Marc-Édouard Nabe, « Témoignage », Sud,‎
  8. Marc-Édouard Nabe, « Monk my dear », Le Jazzophone,‎ 3e trimestre 1983
  9. « Journaux et collaborations du dessinateur Siné dans la presse française », sur caricaturesetcaricature.com, (consulté le 8 mars 2018)
  10. « Il est très naturel de ne pas aimer Nabe. On peut le trouver abject et même totalement dégueulasse. […] On peut aussi lui reconnaitre des dons : le comparer à un virus ou à Attila » (Frédéric Ferney, Le Nouvel Observateur, ).
  11. « Reste l'essentiel : la promesse souvent tenue, qu'un écrivain, un vrai de vrai, est né. […] Bientôt les coups du sort l'amèneront à descendre en lui-même. Alors il sera de son temps. Terriblement. » (Gérard Guéguan, Sud-Ouest Dimanche, ).
  12. « Parmi les plus jeunes, il y a évidemment Marc-Édouard Nabe, amateur et propagateur de Bloy. Lui-même tient un Journal, sinon inspiré du moins nourri de la lecture du Journal de Bloy. » « Entretien avec Pierre Glaudes », blog de Juan Asensio, « le Stalker », .
  13. Eugénie Bastié, « « Pour Léon Bloy et les antimodernes, la littérature est la dernière demeure de la vérité » », FigaroVox,‎ (lire en ligne)
  14. Cour d'appel de Paris, 1re Chambre - section A, 1er janvier 1987
  15. a et b Cass. 2e Ch., 8 février 1989, no 87-12.836
  16. Laurence Vidal, « Neuf écrivains enterrent les années 80 », Le Figaro,‎
  17. Collectif, 10 ans pour rien ? Les années 80, Paris, Éditions du Rocher, (ISBN 2268009114)
  18. Collectif, 10 ans pour rien ? Les années 80, Paris, Éditions du Rocher, , « Le coup de grâce », p. 107-122
  19. Marc-Édouard Nabe, « Élisabeth Badinter ou les infortunes du féminisme, par le marquis de Nabe », L'Idiot international,‎
  20. Marc-Édouard Nabe, « Serge Gainsbeurk », L'Idiot international,‎
  21. Marc-Édouard Nabe, « Notre-Dame des pompiers », L'Idiot international,‎
  22. L'Idiot international, no 26, 8 novembre 1989.
  23. Jérome Dupuis, « Nabe : «Pourquoi j'ai brûlé mon Journal intime» », Lire,‎ (lire en ligne) :

    « J'ai brûlé mon Journal pour plusieurs raisons, confie Nabe. Techniques : j'avais besoin d'accomplir cet acte dans le réel pour transformer l'écriture diariste en écriture romanesque. Sentimentales : la publication de ce journal avait fait trop de mal à mes amis et, pour leur épargner d'autres blessures, j'ai préféré le sacrifier (on dira après que je n'ai pas le sens de l'amitié !). Esthétiques : l'apparition sur Internet des blogueurs racontant leur vie a diminué l'intérêt que je prenais à exposer la mienne en librairie. Professionnelles, enfin : en 2001, j'ai senti que le monde de l'édition allait m'empêcher bientôt de publier mon Journal, ce qui n'a pas traîné : à peine Jean-Paul Bertrand avait-il vendu le Rocher en 2005 que les repreneurs m'ont signifié qu'ils supprimaient le tome V prévu, sans s'apercevoir que je l'avais fait moi-même ! Si j'avais aujourd'hui des milliers de pages de Journal en réserve, personne ne pourrait les éditer, et pas seulement à cause de questions juridiques... Ce n'est pas un des moindres paradoxes de la situation qu'à notre époque, où n'importe qui peut publier un livre, ce soit pour moi devenu réellement impossible. On a tellement désiré que j'arrête d'écrire que ça a fini par arriver. Pour survivre, je suis obligé de vendre les tableaux que j'ai peints tout au long de ma vie... »

  24. Fabienne Issartel, « Tohu Bohu le film », sur Dailymotion,
  25. Jean-Philippe Mestre, « Scènes », Le Progrès,‎
  26. « L'oeuvre de Henry Bernstein », L'Écho du Centre,‎
  27. Michel Polac et Albert Algoud sur Nabe dans l'émission La Partie continue sur France Inter, juin 2000.
  28. Michel Polac, « À vomir », Charlie Hebdo,‎ , p. 11 :

    « Un ami m’a joué un sale tour : il m’a envoyé la photocopie de pages du Journal de Nabe. J’ai passé une nuit blanche avec l’envie de vomir. Je ne devrais pas parler de cette raclure de bidet, il pourrait s’en servir pour sa pub, mais je suis ahuri qu’un éditeur paye ce type pour écrire ça »

  29. Jean-Luc Douin, « Dufreigne et Nabe, au jeu du double moqueur », Le Monde,‎
  30. Marc-Édouard Nabe, « Tous à Bagdad », Cancer ! (« Hors-Série Irak »),‎
  31. Marc-Édouard Nabe, Le Vingt-septième livre, Paris, Le Dilettante, , 93 p., p. 9-10 :

    « Houellebecq lui-même me l'avait bien expliqué :

    – Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C'est le secret, Marc-Édouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l'emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !… Ça le complexe, ça l'humilie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr… Michel avait raison. Un best-seller a toujours raison.

    Dire qu'on habitait au 103, rue de la Convention, Michel et moi… Chacun dans un immeuble, face à face. On avait la même adresse ! »

  32. « Un stalinien et un pédophile employés par le service public ! », alainzannini.com,‎
  33. Patrick Besson, « Nabe peint », Le Point,‎ , p. 101
  34. Patrick Besson, « Expositions », Le Point,‎ , p. 13
  35. Bertrand de Saint Vincent, « Figures libres », Le Figaro,‎
  36. « Nabe : l'expo qu'il ne fallait pas manquer - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le 10 mars 2018)
  37. Carlos Henoud, « Serge Akl, Envoyé spécial du Liban à Paris ! », L'Orient le jour,‎ , p. 16
  38. « Au vernissage de l'exposition Les Orients de Nabe », Technikart,‎
  39. a et b Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 9 juillet 2008, 06/17664, (lire en ligne)
  40. « 28 romans », Le Figaro Magazine,‎
  41. a et b Laurent Martinet, « Nabe : “Je dois tout à Internet, mais lui aussi me doit tout” », L'Express.fr,‎ (lire en ligne)
  42. Lionel Chiuch, « Nabe lance un pavé dans la mare éditoriale », La Tribune de Genève,‎ , p. 27 (lire en ligne)
  43. Pierre-Yves Le Priol, « C'est n'importe quoi », La Croix,‎
  44. [1], conférence avec Tariq Ramadan
  45. Hicham Hamza, « “Le complotisme est une maladie mentale” : entretien avec Marc-Edouard Nabe », Oumma,‎ (lire en ligne)
  46. Maximilien Friche, « Nabe, écrivain fauve et coupeur de têtes », sur www.mauvaisenouvelle.fr (consulté le 7 décembre 2017)
  47. a et b David Doucet, « Avant la sortie de son livre contre Soral et Dieudonné, Nabe sort un magazine », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  48. Éclats de Nabe, « 1er Éclat : Le 7 Janvier de Nabe », (consulté le 5 février 2018)
  49. a et b David de Lavaur, « Le peuple chiffonnier », Marianne,‎ , p. 80
  50. Charles Gautier, « Celui par qui le scandale est arrivé chez Pivot », Le Quotidien de Paris, 18 février 1985
  51. Marc-Édouard Nabe, Kamikaze, Paris, Éditions du Rocher, p. 3113 :

    « Paris, le 24 février 1989

    TL/RD BARRAULT/LICRA

    Mon cher Bernard, la Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi de la Licra. L'arrêt est donc définitif. Amitiés. Thierry Levy, avocat à la cour »

  52. « Quelle vérité ? », France Soir,‎
  53. Frédéric Taddeï, Regarde les hommes changer, Europe 1, 30 janvier 2010
  54. Salim Laibi, « Actualité du harcèlement judiciaire # 2 : Bergé, Nabe, Soral et sa secte, M. Priest, Omar Djellil », (consulté le 12 février 2017)
  55. « Enfin, Salim Laïbi mis en examen ! », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  56. « Conclusions de Maître Pierrat », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  57. « Salim Laïbi condamné ! », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  58. « Ordonnance du référé », sur nabesnews.com (consulté le 27 janvier 2018)
  59. « Assignation sur le fond », sur nabesnews.com (consulté le 27 janvier 2018)
  60. « Jugement du 21 février 2018 », sur www.nabesnews.com (consulté le 28 février 2018)
  61. « Numéro 12 », sur www.nabesnews.com (consulté le 28 février 2018)
  62. Marianne RV, « Une fiotte contre deux hommes », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  63. Raffaël Enault, « Damia, madone à pédés, icône pré-punk oubliée », Gonzaï,‎ (lire en ligne)
  64. Citation directe du 9 mars 2018 : http://www.nabesnews.com/paperasses-judiciaires-des-connards-de-chez-sygna/
  65. « Raffaël Enault, une tarlouzette procédurière », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  66. « Paperasses judiciaires des connards de chez SYGNA », Nabe's News,‎ (lire en ligne)
  67. « Un vieillard à la barre », Nabe’s News,‎ (lire en ligne)
  68. « Tableaux », sur Marc-Édouard Nabe (consulté le 9 mars 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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