Édouard Glissant

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Édouard Glissant
Description de l'image Édouard Glissant.jpg.
Naissance
Sainte-Marie, Martinique
Décès (à 82 ans)
Paris
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Édouard Glissant, né le à Sainte-Marie à la Martinique et mort le à Paris[1], est un écrivain, poète et philosophe français.

Fondateur entre autres des concepts d'« antillanité », de « Tout-monde » et de « Relation », Glissant repense également la notion de créolisation mais aussi les catégories de la métaphysique ainsi que les modalités du dialogue des cultures, à l'aune de son prisme relationnel. Surtout connu pour Le Discours antillais (1981), Édouard Glissant est l'auteur d'une œuvre conceptuelle et littéraire colossale, et d'une bibliographie dense. De Soleil de la conscience (1956) à l'Anthologie de la poésie du Tout-Monde de 2010, il s'est illustré dans tous les genres, roman, poésie, théâtre, essais philosophiques. Souvent classée parmi les théories du postcolonialisme, la pensée de Glissant est irréductible à une école ou un courant fixe, ayant toujours redéfini les modèles d'une vision du monde en quête de son mouvement.

« Distinguished professor » en littérature française à l'Université de la ville de New York (CUNY), Édouard Glissant est Directeur du Courrier de l'Unesco de 1981 à 1988) et Président honoraire du Parlement international des écrivains en 1993. Il reçoit à plusieurs reprises le titre de Docteur Honoris causa de diverses universités par le monde (de l'Université de Bologne par exemple, en 2004). Il mène l'essentiel de sa carrière universitaire aux États-Unis, d'abord à l'Université d'État de Louisiane (LSU) à Baton-Rouge, puis à New York. Il préside par ailleurs en 2006 la mission de préfiguration d'un Centre national consacré à la traite, à l'esclavage et à leurs abolitions. En 2006, il fonde l'Institut du Tout-Monde, à Paris.

Depuis 2002, le Prix et la Bourse Édouard-Glissant, créé par l'université Paris-VIII, avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de l’Institut du Tout-Monde, est destiné à « honorer une œuvre artistique marquante de notre temps selon les valeurs poétiques et politiques d'Édouard Glissant : la poétique du divers, le métissage et toutes les formes d’émancipation, une réflexion autour d'une poétique de la Relation, celle des imaginaires, des langues et des cultures »[2].

La période militante et l’engagement politique 1940–1960[modifier | modifier le code]

Dès sa jeunesse en Martinique, Édouard Glissant à l'instar d'Aimé Césaire, se passionne pour le courant surréaliste, et milite, avec ses amis du Franc Jeu (groupe littéraire et politique), pour les idées révolutionnaires de libération des colonies. Il quitte la Martinique pour la métropole en 1946 où il étudie la philosophie à la Sorbonne, avec Jean Wahl et Gaston Bachelard, et l'ethnographie au Musée de l'Homme, où il rencontre notamment Jean Rouch. Il publie alors ses premiers recueils (Un Champ d'îles en 1953) et son roman La Lézarde, qui reçoit le Prix Renaudot en 1958. C'est l'époque de l'engagement politique et de la lutte pour la décolonisation au côté de grands écrivains tels que René Depestre, Frantz Fanon et Albert Memmi. À cette époque, il fréquente la Galerie du Dragon avec ses amis peintres, Roberto Matta, José Gamarra, Antonio Segui, Wifredo Lam, Valerio Adami entre autres, pour lesquels il écrira de nombreux textes de réflexion esthétique.

La Lézarde, 1958.jpg

Jeune écrivain martiniquais, il participe activement aux débats littéraires et culturels au sein de la Fédération des Étudiants Africains noirs et de la Société Africaine de Culture ou encore à la revue Présence Africaine, ainsi qu’aux deux grands événements de cette époque que furent le premier Congrès International des Écrivains et Artistes noirs en septembre 1956 à la Sorbonne, et le second à Rome en mars 1959. En avril 1961, il sera l'un des quatre fondateurs du Front antillo-guyanais pour l'autonomie (FAGA), avec Marcel Manville, Albert Béville (Paul Niger en littérature) et Cosnay Marie-Joseph. Le Front antillo-guyanais sera dissout par le pouvoir, en juillet 1961, quelques mois après sa création.

Le retour au réel antillais : les années 1960-1990[modifier | modifier le code]

En 1965, Édouard Glissant retourne en Martinique. En 1967, il crée l’Institut Martiniquais d’Études (IME), institution privée d’éducation qui vise à restituer aux jeunes antillais un enseignement en accord avec la réalité de leur Histoire et de leur géographie. Il fonde en 1971 la revue Acoma chez Maspero, revue critique de recherche sur les sociétés antillaises, qui annonce déjà l’un de ses essais-maître dans le domaine à cette période, Le Discours antillais (1981), première étude pluridisciplinaire (à la fois anthropologique, sociologique, littéraire et historique), sur l’exploration de la réalité antillaise envisagée d’un point de vue endogène.

L'Intention poétique, 1969.jpg

Son œuvre continuera à se développer conformément aux perspectives tracées dans L’Intention poétique (1969), tant sur le plan esthétique que philosophique et politique (« De l’Un à l’univers - Du divers au commun - Le nous de l’autre - L’autre du nous »). Au tournant des années quatre-vingt dix, Glissant va insister sur le processus de la créolisation et sur son concept de Relation, particulièrement exposée dans Poétique de la Relation, en 1990.

L’ouverture aux concepts de créolisation : la construction de la Relation - 1990-2011[modifier | modifier le code]

À travers ses essais, ses romans, ou ses textes poétiques, qui se relaient en s’entrelaçant, il élabore progressivement la notion de « Tout-Monde », qui titre son roman de 1995, suivi de l’essai Traité du Tout-monde en 1997 : « J'appelle Tout-monde, notre univers tel qu'il change et perdure en échangeant et, en même temps, la “vision” que nous en avons […] ».  le tout-monde n’est pas alors un nouveau concept ou un nouveau système de pensée, il est une nouvelle manière de penser et de regarder le monde, une parole ouverte. Parmi ses autres notions phares, sa redéfinition de la créolisation désigne chez lui « l'imprévisible » du monde, les identités culturelles inédites résultants de la confluence des différences. « J’appelle créolisation la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée du monde-terre. (…) Ma proposition est qu’aujourd’hui le monde entier s’archipélise et se créolise ».

« Là où les systèmes et les idéologies ont défailli, et sans aucunement renoncer au refus et au combat que tu dois mener dans ton lieu particulier, prolongeons au loin l’imaginaire, par un infini éclatement et une répétition à l’infini des thèmes du métissage, du multilinguisme, de la créolisation » (Traité du Tout-monde, 1997).

Il développe donc le concept clé de Relation en 1990 dans son essai Poétique de la Relation : « La pensée du rhizome serait au principe de ce que j’appelle une poétique de la Relation, selon laquelle toute identité s’étend dans un rapport à l’autre ». Édouard Glissant définit l’identité comme une  Identité-relation, contre l'acception de l'identité selon une « racine unique » : « une aptitude à “donner avec” », contestant « l’universel généralisant », et offrant de considérer les humanités sous l’angle de la mondialité, soit la « face humaine de la mondialisation ». « Si vous vivez la mondialité, vous êtes au point de combattre vraiment la mondialisation » (La Cohée du Lamentin, 2005)

«  L’Idée de l’identité comme racine unique donne la mesure au nom de laquelle ces communautés furent asservies par d’autres, et au nom de laquelle nombre d’entre elles menèrent leurs luttes de libération. Mais à la racine unique, qui tue alentour, n’oserons-nous pas proposer par élargissement la Racine rhizome, qui ouvre Relation ? Elle n’est pas déracinée : mais elle n’usurpe pas alentour. Sur l’imaginaire de l’identité-racine, boutons cet imaginaire de l’identité-rihizome. À l’être qui se pose, montrons l’étant qui s’appose. Récusons en même temps les retours du refoulé nationaliste et la stérile paix universelle des puissants. Dans un monde où tant de communautés se voient mortellement refuser le droit à toute identité, c’est paradoxe que de proposer l’imaginaire d’une identité-relation, d’une identité-rhizome. Je crois pourtant que voilà bien une des passions de ces communautés opprimées, de supposer ce dépassement, de le porter à même leurs souffrances. »

De 1980 à 1988, Édouard Glissant dirige Le Courrier de l'Unesco, dont il développe les éditions en 36 langues diffusées dans plus de 150 pays. Il publie notamment un numéro intitulé « Guerre à la guerre : la parole aux poètes » (novembre 1982), avec la participation d’éminents écrivains du monde comme Adonis, Guinsberg, Labou Tan’si, Voznesensky, entre autres. À cette période et sous son impulsion Le Courrier de l'Unesco s’affirme comme un « forum ouvert aux débats intellectuels à l’échelle internationale » (Hommage à Édouard Glissant, UNESCO)

Le Discours antillais, 1981.jpg

En 1988, il s’installe  aux États-Unis et dirige une chaire de Littérature française à LSU (Louisiana State University). Il tirera de son expérience du Sud esclavagiste des États-Unis, son étude consacrée à l’œuvre de Faulkner, Faulkner Mississippi (1996). Sa pensée qui rencontre un fort retentissement aux États-Unis, l’amène à enseigner à l’Université de New York où il est nommé en 1994 Distinguished University Professor. Sa pensée rayonne en Haïti, dans les Caraïbes, autant qu’en Afrique, en Amérique latine ou qu’au Québec. Plusieurs colloques lui sont alors consacrés.

En 1993,  aux côtés de Christian Salmon, Adonis, Breyten Breytenbach, Jacques Derrida, Salman Rushdie et Pierre Bourdieu, il s’associe activement à la création du Parlement International des Écrivains, institution internationale destinée à organiser une solidarité concrète avec les écrivains et intellectuels victimes de persécutions, à « créer de nouveaux espaces de liberté, d’échange et de solidarité pour défendre la liberté de création partout où elle est menacée ».

En 2006, Édouard Glissant crée l’Institut du Tout-Monde, avec le soutien du Conseil Régional d'Île-de-France, du Ministère de l’Outre-Mer, et de la Maison de l’Amérique Latine : « une plate-forme où se rencontrent les imaginaires et les écritures du monde, un espace où se dit la créolisation, un observatoire des pas imprévisibles de la mondialité, et des incidences multiples et inattendues, des métamorphoses et des utopies des humanités contemporaines »(présentation site numérique). Une multitude de réalisations et de projets vont voir le jour. Tous témoignent, sous l’impulsion donnée par l’écrivain, de cette « Nouvelle Région du monde » en Relation qu’il souhaitait y voir incarnée, et qu’il définissait dans son ouvrage éponyme en 2009.

En 2006 encore, le Président de la République Jacques Chirac, lui confie la mission d'élaborer un Centre National dédié à la Traite et à l'esclavage, en prévision duquel il publie en 2007 Mémoires des esclavages (chez Gallimard), mettant en lumière l'importance d’une entreprise mémorielle collective autour de la Traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Avec son manifeste Tous les jours de Mai, … Pour l’abolition de tous les esclavages, paru aux éditions numériques de l’Institut du Tout-Monde en 2008, il réaffirme son engagement pour un rassemblement des mémoires, et une poétique de la Relation des humanités : « Les mémoires des esclavages ne cherchent pas à raviver les revendications ou les réclamations avant toute chose. Dans le monde total qui nous est aujourd'hui imposé, la poétique du partage, de la différence consentie, de la solidarité des devenirs naturels et culturels […] nous incline vers un rassemblement des mémoires, une convergence des générosités, une impétuosité de la connaissance, dont nous avons tous besoin, individus et communautés, d'où que nous soyons. Conjoindre les mémoires, les libérer les unes par les autres, c'est ouvrir les chemins de la Relation mondiale. »

En 2009, Glissant publie son dernier essai, Philosophie de la Relation, sous-titré est Poésie en étendue, et comme ultime ouvrage, La terre, le feu, l'eau et les vents - Une anthologie de la poésie du Tout-monde, en 2010.

« Le poème (….) est toujours à venir. C’est pourquoi nous vivons quelques visions prophétiques du passé, en même temps que nous consentons aux imprévus d’ici là et de maintenant. C’est-à-dire que cette route au long de laquelle les foules des poèmes du monde vantent leurs stèles, nous l’éprouvons bruissante, parfois nous la parcourons dans les cris et les démesures, mais qu’en même temps nous voyons qu’elle mène, à la fin, Rutebeuf ou Gilbert Gratiant ou Estella Morente ou Georges Brassens, au silence le plus uni, où chacun se trouve et s’estime »

Poétique de la Relation, 1990.jpg

Publications[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Soleil de la conscience. (Poétique I), (Seuil, 1956), nouvelle édition, Paris, Gallimard 1997.
  • Le Discours antillais, (Seuil, 1981) Paris : Gallimard, 1997 (texte remanié de sa thèse de doctorat)
  • Poétique de la relation. (Poétique III), Paris : Gallimard, 1990
  • Discours de Glendon suivi d'une bibliographie des écrits d'Édouard Glissant établie par Alain Baudot, Toronto : éd. du GREF, 1990
  • Introduction à une poétique du divers, (1995) Paris : Gallimard, 1996
  • Faulkner, Mississippi, Paris : Stock, 1996, Paris : Gallimard (folio), 1998
  • Traité du Tout-Monde. (Poétique IV) Paris : Gallimard, 1997
  • La Cohée du Lamentin. (Poétique V) Paris : Gallimard, 2005
  • Une nouvelle région du monde. (Esthétique I) Paris : Gallimard, 2006
    Traité du Tout-monde, 1997.jpg
  • Mémoires des esclavages (avec un avant-propos de Dominique de Villepin), Paris : Gallimard, 2007[3]
  • Quand les murs tombent. L'identité nationale hors-la-loi ? (avec Patrick Chamoiseau). Paris : Galaade, 2007
  • La Terre magnétique : les errances de Rapa Nui, l'île de Pâques (avec Sylvie Séma). Paris : Seuil, 2007
  • L'Intraitable Beauté du monde. Adresse à Barack Obama (avec Patrick Chamoiseau). Paris : Galaade, 2009
  • Les Entretiens de Baton Rouge, avec Alexandre Leupin, Paris, Gallimard, 2008, 168 p.
  • Philosophie de la relation Paris : Gallimard, 2009
  • 10 mai : Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions Paris : Galaade / Institut du Tout-monde, 2010
  • L'Imaginaire des langues. Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009), Paris : Gallimard, 2010

Poésie[modifier | modifier le code]

  • La Terre inquiète, lithographies de Wifredo Lam, Paris : Éditions du Dragon, 1955
  • Le Sel Noir, Paris : Seuil, 1960
  • Les Indes, un champ d'îles, La Terre inquiète, Paris : Seuil, 1965
  • L'Intention poétique. (1969) (Poétique II), nouvelle édition, Paris : Gallimard, 1997
  • Boises, histoire naturelle d'une aridité, Fort-de-France : Acoma, 1979
  • Le Sel noir, Le Sang rivé, Boises, Paris : Gallimard, 1983
  • Pays rêvé, pays réel, Paris : Seuil, 1985
  • Fastes, Toronto : éd. du GREF, 1991
  • Poèmes complets (Le Sang rivé, Un Champ d'îles, La Terre inquiète, Les Indes, Le Sel noir, Boises, Pays rêvé, pays réel, Fastes, Les Grands chaos), Paris : Gallimard, 1994
  • La Terre le feu l’eau et les vents : une anthologie de la poésie du Tout-monde, Paris : Galaade, 2010

Romans[modifier | modifier le code]

(La première date est celle de l’édition originale.)

  • La Lézarde (1958), nouvelle édition, Paris : Gallimard, 1997, Port-au-Prince : Presses nationales d'Haïti, 2007 - Prix Renaudot 1958
  • Le Quatrième Siècle, (1964) Paris : Gallimard, 1997, prix Veillon 1965
  • Malemort, (1975), nouvelle édition, Paris : Gallimard, 1997
  • La Case du commandeur, (1981), nouvelle édition, Paris : Gallimard, 1997
  • Mahogany, (1987), nouvelle édition, Paris : Gallimard, 1997
  • Tout-Monde, Paris : Gallimard, 1995
  • Sartorius : le roman des Batoutos, Paris : Gallimard, 1999
  • Ormerod, Paris : Gallimard, 2003

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Monsieur Toussaint, (1961), nouvelle édition : Paris : Gallimard, 1998
  • Le Monde incréé : Conte de ce que fut la Tragédie d'Askia, Parabole d'un Moulin de Martinique, La Folie Célat, Paris : Gallimard, 2000

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Baudot, Bibliographie annotée d’Édouard Glissant, Toronto, Éditions du GREF, 1993.
  • Carminella Biondi et Elena Pessini, Rêver le monde, écrire le monde : théorie et narrations d'Édouard Glissant, CLUEB, Bologne, 2004, 146 p. (ISBN 88-491-2263-2)
Alexandre Leupin, Édouard Glissant philosophe, 2016.jpg
  • Celia Britton, Édouard Glissant and postcolonial theory : strategies of language and resistance, University Press of Virginia, Charlottesville, Va., 1999, 224 p. (ISBN 0-8139-1849-9)
  • Bernadette Cailler, Conquérants de la nuit nue : Édouard Glissant et l’H(h)istoire antillaise, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 1988.
  • Dominique Chancé, Édouard Glissant, un « traité du déparler » : essai sur l'œuvre romanesque d'Édouard Glissant, Karthala, Paris, 2002, 277 p. (ISBN 2-84586-302-0)
  • Juliette Éloi-Blézès, De La Lézarde à Ormerod. Une poétique de la répétition, Fort-de-France, K Étitions, 2016.
  • Yves-Alain Favre et Antonio Ferreira de Britto (dir.), Horizons d’Édouard Glissant, Actes du colloque international de Porto, 24-27 octobre 1990, Pau, J&D Éditions, 1992.
  • Romuald Fonkoua, Essai sur une mesure du monde au XXe siècle : Édouard Glissant, H. Champion, Paris, 2002, 326 p. (ISBN 2-7453-0621-9)
  • Jean-Louis Joubert, Édouard Glissant, ADPF, Ministère des affaires étrangères, Paris, 2005, 85 p. + pl. (ISBN 2-914935-45-5)
  • Samia Kassab-Charfi, Sonia Zlitni-Fitouri, Loïc Céry (dir.), Autour d'Édouard Glissant : lectures, épreuves, extensions d'une poétique de la relation (actes du colloque tenu à l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts en avril 2005, en présence de l'auteur), Presses universitaires de Bordeaux, Pessac ; Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma, Carthage, 2008, 365 p. (ISBN 978-2-86781-477-8)
  • Helke Kuhn, Rhizome, Verzweigungen, Fraktale: Vernetztes Schreiben und Komponieren im Werk von Édouard Glissant, Weidler-Verlag, Berlin, 2013, 323 p. (ISBN 978-3-89693-728-5)
  • Michel Moukouri Edemé, Genèse du monde et de l'écriture chez Aimé Césaire et Édouard Glissant (1945-1970), Éditions CLE, Yaoundé, 2004, 462 p. (ISBN 978-995-609007-5)
  • Alexandre Leupin, Édouard Glissant, philosophe. Héraclite et Hégel dans le Tout-Monde, Paris, Éditions Hermann, 2016.
  • Jean-Pol Madou, Édouard Glissant. De mémoire d’arbres, Amsterdam / Atlanta, Rodopi, « Collection monographique Rodopi en littérature française contemporaine », 2004.
  • Alain Ménil, Les Voies de la créolisation. Essai sur Édouard Glissant, De l'incidence éditeur, 2011, Grenoble, 688 p. (ISBN 978-2-918193-11-1)
  • Manuel Norvat, Le chant du Divers. Introduction à la philopoétique d'Édouard Glissant, Paris, L'Harmattan, 2015.
  • Aliocha Wald Lasowski, Édouard Glissant, penseur des archipels, Paris, Pocket, 2015, 544 p. (ISBN 9782266232067)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Glissant, portrait de l'écrivain réalisé par Guy Deslauriers pour la série « Un siècle d'écrivains » de France 3, en 1996, 52 min.
  • Édouard Glissant, la créolisation du monde, documentaire de Yves Billy et Mathieu Glissant pour la série « Empreintes » de France 5, 52 min., 2010, Production Auteurs associés avec la participation de France Télévisions.
  • Édouard Glissant : un monde en Relation, film documentaire réalisé par Manthia Diawara, K'a Yelema Productions, 2010, 52 min
  • Édouard Glissant, film documentaire de Jean-Noël Cristiani pour la série « Les hommes-livres », INA, Paris, 2008, 52 min.
  • Deux films documentaires de Federica Bertelli autour d'Édouard Glissant :
    • Un imaginaire pour une mondialité à faire (2002, 32 min) (édité en DVD par Les périphériques vous parlent[5])
    • Les Attracteurs étranges (2004, 70 min) (édité en DVD par Les périphériques vous parlent[6])
  • Édouard Glissant, film documentaire de Philippe Collage. Participation de Félix Guattari, Roberto Matta, Agustín Cárdenas et Jean-Jacques Lebel. Production Omnia Vidéo et la Maison de la Poésie de la ville de Paris, 1987, 26 min (Betacam)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'écrivain Édouard Glissant est mort », sur le site du journal Le Monde le 3 février 2011.
  2. Voir sur edouardglissant.fr.
  3. « Les contours d'une synthèse », lesmemoiresdesesclavages.com (consulté le 11 mai 2016)
  4. « Mondialité | Villa Empain – Fondation Boghossian », sur www.villaempain.com (consulté le 19 avril 2017)
  5. lesperipheriques.org.
  6. lesperipheriques.org.

Liens externes[modifier | modifier le code]