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Amélie Nothomb

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Amélie Nothomb
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Amélie Nothomb
au Salon du Livre à Paris
le 14 mars 2009.

Nom de naissance Fabienne Claire Nothomb
Naissance (50 ans)
Etterbeek, Belgique
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Adjectifs dérivés Nothombien

Œuvres principales

Hygiène de l'assassin
Le Sabotage amoureux
Stupeur et Tremblements
Cosmétique de l'ennemi
Biographie de la faim

Signature de Amélie Nothomb

Amélie Nothomb — nom de plume de Fabienne Claire Nothomb — née le à Etterbeek, Bruxelles, est une romancière belge d'expression française.

Auteur prolifique, elle a publié un ouvrage par an depuis son premier roman Hygiène de l'assassin en 1992. Ses romans font partie des meilleures ventes littéraires et certains sont traduits en plusieurs langues. Ce succès lui vaut d'avoir été nommée commandeur de l'ordre de la Couronne et d'avoir reçu du roi Philippe le titre de baronne. Son roman Stupeur et Tremblements a remporté en 1999 le Grand prix du roman de l'Académie française. En 2015, elle a été élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Biographie

Fabienne Claire Nothomb, dite Amélie Nothomb[1], naît le [2] à Etterbeek[3], au sein d'une famille noble de Belgique, d'origine catholique et dont les centres d'intérêt sont la politique et la littérature[4],[5].

Son père est le baron Patrick Nothomb, diplomate. Peu après la naissance de sa fille, il sert entre 1968 et 1972 comme consul général à Osaka au Japon avant d'être en poste à Pékin, New York, au Bangladesh et en Birmanie. En 1980, il retourne en Belgique en tant que directeur chargé de l'Asie au ministère des Affaires étrangères avant de reprendre entre 1985 et 2001 une activité d'ambassadeur, notamment au Japon de 1988 à 1997.

De retour en Belgique et après une première année universitaire en droit, puis une lecture du philologue, philosophe et poète Friedrich Nietzsche et une étude de Georges Bernanos[6], elle obtient une licence en philologie romane à l'Université libre de Bruxelles, et envisage un moment la carrière d'enseignant, passant et obtenant l'agrégation.

En 1992, elle commence sa carrière d'écrivain et choisit comme nom de plume Amélie Nothomb. Elle publie dès lors de façon régulière un livre chaque année aux éditions Albin Michel. En 2003, à l'occasion de la sortie d'Antéchrista, son douzième roman, un journaliste dit ainsi : « Tous les ans, à la rentrée, il y a deux événements majeurs : les vendanges et la sortie du Nothomb. Cette année, le raisin est en avance, mais l'Amélie est à l'heure »[7]. Ses écrits sont traduits dans plus de quarante langues à travers le monde[8] . Métaphoriquement, elle se dit « enceinte de ses romans », indiquant écrire depuis l'âge de 17 ans[9] et se qualifie elle-même de « graphomane »[10].

Adulée ou critiquée[11], Amélie Nothomb suscite la polémique du fait de son succès en librairie, parfois la malveillance entre dans le territoire d’Internet pour déclencher des controverses à son égard ; des écrivains moins cotés décrivent son excentricité comme un argument de vente avant toute chose. Mais l'auteur se défend : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi »[12].

Dans un entretien de 2004 publié dans de La libre Belgique , Amélie Nothomb indique écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul[13], elle ne souhaite pas que soient publiés les autres manuscrits[14].« L'immense majorité [de ces manuscrits] restera dans des caisses et n'en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela. » dit elle.

En 2011, un géant du Nord est conçu à son effigie, rejoignant ainsi les rares Géants à représenter une personnalité vivante[15].

En 2012, elle retourne pour la première fois au Japon depuis le séisme, le tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima, en disant : « le Japon m'a plusieurs fois sauvée et j'ai à nouveau besoin d'être sauvée par le Japon, qui a ce pouvoir guérisseur ». À cette occasion, un reportage sur elle signé par Laureline Amanieux sera tourné pour la série Empreintes diffusée sur France 5. Le tournage de ce documentaire sera d'ailleurs le sujet de son roman La Nostalgie heureuse[16]. Le 22 août est publié son vingt et unième roman, Barbe-Bleue.

Amélie Nothomb prête sa voix au personnage de Diane de Brassempouy, cousine de Rahan, dans les trois saisons de la série d'animation Silex and the City, adaptée de la bande dessinée homonyme[17].

Elle préside la 34e édition du Livre sur la place, premier salon littéraire de la rentrée, qui s'est tenue du 14 au 16 septembre 2012 à Nancy.

Elle est devenue présidente d'honneur du CRAC Europe, Comité radicalement anticorrida, le .

Elle est signataire, mais non militante du mouvement Chiennes de garde contre le sexisme[18].

Sa sœur ainée, Juliette Nothomb est également auteure de romans pour enfants et chroniqueuse littéraire et culinaire[19].

Les œuvres : réceptions critiques et analyses

Dans l'ouvrage de Michel Zumkir, Amélie Nothomb de A à Z. Portrait d’un monstre littéraire, l'auteur s'intéresse à la question de la réception de ses romans, et fait remarquer que l’accueil réservé à l’écrivaine par les critiques et les intellectuels dans les pays et les langues dans lesquels ses œuvres ont été traduites est totalement différent de celui de la France ou de la Belgique. « Elle est considérée comme une auteure à part entière, certes excentrique mais une auteure dont on considère les livres avant la personnalité. [...] On la compare davantage à Marguerite Yourcenar pour sa culture et son écriture classique qu’au premier faiseur de best-sellers venu. »[20], Marc Quaghebeur dans son Anthologie de la littérature française de Belgique, entre réel et surréel, note que « Chez cet écrivain, une forme de cruauté et d'humour se mêle à un romantisme qui plonge dans l'univers actuel »[4], du reste, dans un portrait chinois, à la question : si vous étiez un personnage, elle répond : Salvador Dali[21]. Les romans d’Amélie Nothomb empruntent à des registres variés , comme « la mythologie, la philosophie ou encore les lettres classiques. Les dialogues donnent à ses livres la vivacité de pièces de théâtre. Quant aux personnages et aux situations fantastiques de ses romans, ils relèvent d’un réalisme magique caractéristique d’une certaine tradition littéraire belge. »[22].

Hygiène de l'assassin

Amélie Nothomb envoie son premier roman, Hygiène de l'assassin aux éditions Gallimard, Philippe Sollers ne le comprend pas[23]. L'ouvrage est presque uniquement composé de dialogues entre un prix Nobel incompris et des journalistes, la discussion virant à l'interrogatoire. Amélie Nothomb y montre un art de plaire et d'interroger, de montrer du doigt à la fois les petits défauts des humains et les horreurs dont ils sont capables. Dans l’ouvrage Le roman hygiène de l'assassin : Foyer manifestaire de l'œuvre d'Amélie Nothomb d’Aleksandra Desmurs - 2009, Nothomb indique que ce roman est son "manifeste", c'est-à-dire qu'il comporte tout ce qu'elle pense de l'art d'écrire, ainsi que sa vision du monde[24].

Les romans à caractère autobiographique

Dans ses romans autobiographiques, Amélie Nothomb donne une biographie romancée, selon laquelle elle serait née le à Kobé, au Japon[25],[26], où son père était alors diplomate; ces romans entremêlent réalité et fiction.

Le mont Fuji, symbole du Japon, ici peint par Wada Eisaku, joue un rôle important dans le roman Ni d'Ève ni d'Adam.

Amélie Nothomb met en scène un personnage homonyme (le double « je ») dans les romans Métaphysique des tubes, (la petite enfance), Le Sabotage amoureux, (l'enfance) et Biographie de la faim, ainsi que dans Ni d'Ève, ni d'Adam (amour de jeunesse); ces romans relatent ses premières expériences dans les pays où sont père est affecté ainsi que ses attachements ou ses rejets.

En 1972, la famille Nothomb quitte le Japon pour Pékin. Amélie a alors six ans. Dans Le Sabotage amoureux, elle décrit son départ comme un exil, quittant le Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur ». Les déplacements familiaux suivants constitueront pour Amélie autant de déracinements successifs. L'écrivain indique avoir vécu comme un choc la séparation d'avec sa gouvernante japonaise Nishio-san qu'elle considère comme sa seconde mère. Dans un article de 2004, une journaliste de L'Express évoque cet aspect de sa vie comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité »[27]. Cet aspect est approfondi et développé dans l'essai intitulé Le récit siamois, personnage et identité dans l'œuvre d'Amélie Nothomb, rédigé par Laureline Amanieux, dans lequel il est postulé que la constitution de l'identité se fait par le récit.

Dans Biographie de la faim, elle revient sur ses expériences de l’enfance et de l’adolescence; la potomanie, l'anorexie, la lecture. En 2014, Amaleena Damlé, dans Making A Body without Organs: Amélie Nothomb’s An-Organic Flux of Immanence analyse le texte de Biographie de la faim à la lumière des concepts Deleuziens, du Corps-sans-organes [28].

Dans Stupeur et tremblements, elle met en scène le personnage d'Amélie retournant au Japon pour y travailler comme interprète (elle maîtrise le japonais oral) après ses études en philologie romane. Elle décrit une lente descente professionnelle et l'humiliation de passer de la fonction d’office lady à celle de dame pipi. Le roman a pour thème le choc des cultures, l’exil et la marge[29], il a été primé par l'Académie française. Dans cet ouvrage, le séjour au Japon est présenté comme se déroulant juste avant l'envoi du manuscrit d' Hygiène de l'assassin aux éditeurs.

Son roman de 2007 Ni d'Ève, ni d'Adam est bien accueilli par L'Express qui salue son autodérision[30]. Il reçoit la même année le Prix de Flore.

En 2010, elle publie son dix-neuvième roman, Une forme de vie, roman épistolaire, avec mise en abyme à trois niveaux, constitué d'une correspondance fictive avec un soldat américain en poste en Irak[31]. Le roman dans sa traduction en anglais par Alison Anderson est sélectionné pour le Prix littéraire international de Dublin [32].

À la suite du séisme du 11 mars 2011, Amélie Nothomb publie, le de cette même année, les Myrtilles, une nouvelle en supplément à Stupeur et Tremblements. Les bénéfices de cette édition exceptionnelle sont reversés à Médecins du monde au Japon.

Le paraît son vingt-deuxième roman, La Nostalgie heureuse, ouvertement biographique et dont la première phrase est : « Tout ce que l'on aime devient fiction ».

Depuis le début des années 2000, plusieurs spécialistes en littérature se sont penchés sur l'œuvre d'Amélie Nothomb, avec des lectures variées.

En 2003, Susan Bainbrigge et Jeanette Den Toonder, dans Amélie Nothomb, Authorship, Identity and Narrative Practice, Peter Lang, analysent son écriture du point de vue de l’autofiction, du genre, des représentations du corps et des pratiques narratives, rendant hommage à son style de prose qui « démontre une connaissance sophistiquée de la structure, de la forme et de l'histoire littéraire »[33]. et s'intéressent à ce qu'elles nomment le récit autodiégètique.

En 2010, Mark D Lee, membre de l’Association américaine des professeurs de français, dans l’ouvrage Les Identités d'Amélie Nothomb : De l'invention médiatique aux fantasmes originaires revient sur les propos de Françoise Xenakis et indique que : « Soupçonnée d'imposture dès sa première rentrée littéraire, accusée d'être un homme âgé publiant sous un pseudonyme invraisemblable, Amélie Nothomb est une auteure qui – plus que d'autres – a dû s'inventer. » Dans Les Identités d'Amélie Nothomb, Mark D. Lee revient sur « les circonstances qui ont marqué les débuts d'une carrière extraordinaire » [34],[35],[36].

Lors d'une conférence autour des thèmes de la littérature française, du Japon, du soi et de l'identité, de l'autobiographie, du féminisme français, de la littérature du XXe siècle et de la littérature contemporaine, Hiramatsu Ireland présente, dans une analyse fondée sur le principe du pacte autobiographique de Philippe Lejeune des preuves selon lesquelles des éléments biographiques sont une pure invention, et notamment que la romancière n'est pas née au Japon, avant de proposer une lecture explicative sur le plan de la psychanalyse à partir des notions élaborées par Julia Kristeva et énoncées dans son ouvrage Pouvoirs de l'horreur, pour le choix d'Amélie Nothomb de se présenter comme née au Japon et enfin d'analyser le roman Stupeur et Tremblements comme une intertextualité entre éléments de la littérature japonaise médiévale et de la littérature occidentale. Il estime que l'autobiographie déforme la relation de confiance entre l'écrivain et son lectorat[37],[38].

En 2008, Beïda Chikhi indiquait cependant dans L'écrivain masqué [39] que « ... on ne peut pas à proprement parler d'autobiographie, l'écrivain conservera toujours l'indication roman en quatrième de couverture, aussi roman autobiographique ou autobiographie romancée conviendraient mieux aux textes d'Amélie Nothomb » [40] .

Deux universitaires débattent également des notions de tragique et réel dans Le sabotage amoureux, évoquant au passage l'héritage de Cervantès[41],[42].

Les autres œuvres : romans et pièce de théâtre

Les adjectifs : drôle, loufoque, original reviennent régulièrement pour caractériser les romans d’Amélie Nothomb qui empruntent à des registres variés ; en effet si Péplum est une fiction anticipative[43], Acide sulfurique, est une dystopie ou fable futuriste qui explore la cruauté dans une sorte d’expérience de Stanford télévisée ; elle choque et déclenche des polémiques (pour et contre) qui ne sont pas sans rappeler l’accueil de certains romans de Houellebecq[44].

D’autres romans comme Barbe-Bleue renvoient à la tradition des contes. Selon Andrea Oberhuber, l’auteure belge construit son œuvre « sur un ensemble de références littéraires, révélant une stratégie résolument post-moderne »[45] ainsi, selon Laurence Marois, revisite-t-elle dans Mercure un des mythes fondateurs de la féminité, Orphée et Eurydice [46].

La dualité thématique entre laideur et beauté est soulignée dans Mercure ou Attentat[47]. Le roman Attentat, est examiné en 2006 par Tara Collington dans une étude intitulée Hugo à la rencontre de Rabelais : l’esprit carnavalesque dans Attentat d’Amélie Nothomb[48].

Dans Pétronille, (), le personnage principal est un portrait reconnaissable de la romancière Stéphanie Hochet [49].

Le a été publié son vingtième roman, Tuer le père au titre freudien, mais dont l’univers est celui des magiciens et des illusionnistes qui font « douter du réel » renvoyant au questionnement récurrent chez Nothomb de l’identité et de l’imposture[50].

Le roman Robert des noms propres, hors invocation par son titre du choix symbolique des noms de personnages dans l’œuvre de Nothomb, allant de Plectrude à Trémière, passant par Zoïle, Astrolabe, Hirondelle, Pretextat ou Palamède[51], est en 2012, dans un article intitulé The Child as Artist in Amélie Nothomb's , Robert des noms propres, abordé par Anna Kemp du point de vue de la condition de l’enfant comme artiste[52] . En 2015, à la lumière des idées développées par Roland Barthes autour de La « mort de l’auteur », une analyse des dernières pages du roman Robert des noms propres et d'Hygiène de l’assassin est proposée par Lucy O’Meara[53].

Dans son roman de 2009, Le Voyage d'hiver dont le titre est emprunté au Winterreise de Franz Schubert, Amélie Nothomb renoue avec ses thèmes favoris : l’amour, la différence, l’écriture, la lecture, le langage, la vie[54]. D’autres romans comme Journal d'Hirondelle empruntent dans leur intrigue certaines formes au roman policier[55].

Quant à Cosmétique de l'ennemi, ce dernier est appréhendé à travers son dialogisme, le concept développé par Mikhaïl Bakhtine[56]. En 2009, Marie-Christine Lambert-Perreault parle de « L’écriture d’Amélie Nothomb : (comme) d’un corps à corps avec l’ennemi intérieur » et rappelant l’ouvrage de Michael Zumkir - Amélie Nothomb de A à Z, indique que « c’est de leurs affrontements que naîtrait la matière de l’écriture. »[57].

La pièce de théâtre Les Combustibles, montée au théâtre Daniel-Sorano à Vincennes en 2008[58], puis au théâtre de Nesle à Paris en 2010, « dans un équilibre entre gravité et cruauté, tempérées par la drôlerie, adresse la place de la littérature et de la culture dans nos sociétés modernes »[59].

Prix, distinctions et hommages

Amélie Nothomb remporte les prix littéraires suivants :

En 2008, elle est faite commandeur de l'ordre de la Couronne[63].

En 2014, les rosiéristes de la société Georges Delbard créent, en hommage à l'écrivain, un « rosier Amélie Nothomb », révélé au public[64] ,[65]lors d'un salon floral organisé en au Jardin des Tuileries à Paris.

En 2015, elle est élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, y occupant le fauteuil de Simon Leys[66],[67]. Elle se dit « extrêmement honorée de succéder à Simon Leys » qu'elle a connu dans sa jeunesse[68] alors que celui-ci travaillait à l'ambassade de Belgique à Pékin[69].

L'astéroïde (227641) Nothomb lui est dédié[70],[71]

Par arrêté royal du 8 juillet 2015, Fabienne Claire dite Amélie Nothomb se voit concéder le titre personnel de baronne[72],[73].

Le Petit Robert de la langue française, édition 2016, l'honore par une photo d'elle en couverture (entourée de celles de Le Clézio, Rimbaud et Marie NDiaye).

Œuvre

Romans

Pièce de théâtre

Contes et nouvelles

  • Légende peut-être un peu chinoise , conte, in collectif Le Sable et l’ardoise, Longue Vue, 1993
  • Électre, nouvelle, in collectif Des plumes au courant, Stock, 1996
  • L'Existence de Dieu , dans La Revue Générale (vol. 3), 1996
  • Simon Wolff, nouvelle , dans La Nouvelle Revue française no 519, avril 1996
  • Généalogie d'un Grand d'Espagne, nouvelle de onze pages, dans La Nouvelle Revue française no 527, décembre 1996
  • Le Mystère par excellence, nouvelle , opuscule Le Grand livre du mois,
  • Brillant comme une casserole, recueil de trois contes[83] illustrés par Kikie Crèvecœur, La Pierre d'Alun, 1999
    • Légende peut-être un peu chinoise, conte
    • Le Hollandais ferroviaire, conte
    • De meilleure qualité, conte
  • Aspirine, nouvelle , in collectif Aspirine : mots de tête, Albin Michel, 2001
  • Sans nom, nouvelle , opuscule couplé à Elle no 2900,
  • L’Entrée du Christ à Bruxelles, nouvelle , opuscule couplé à Elle no 3053, 5 juillet 2004
  • Les Champignons de Paris, nouvelle en neuf épisodes parue dans Charlie Hebdo du 4 juillet au 29 août 2007
  • Les myrtilles, nouvelle incluse dans l'édition limitée de Stupeur et tremblements, Le Livre de poche, 2011

Paroles pour chansons et préfaces

  • Dans l'album Ça se traverse et c'est beau de Juliette Gréco, sorti en 2012, rendant hommage aux ponts parisiens, Amélie Nothomb est l'auteur de la chanson Le pont Juliette pour Juliette Gréco : Le Pont Juliette (texte lu par Guillaume Gallienne (2011)
  • Entre 2000 et 2002, elle écrit sept textes pour la chanteuse française RoBERT : L'Appel de la succube (2000), À la guerre comme à la guerre, Le chant des sirènes, Celle qui tue, Nitroglycérine, Requiem pour une sœur perdue, Sorcière (2002)[84]. Elle romance d'ailleurs la vie de la chanteuse dans Robert des noms propres, paru en 2002.

Elle rédige également des préfaces; notamment pour Mylène Farmer la part d'ombre, l'Encyclopédie du couvre-chef , la réédition par les éditions des Saint Pères d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll[85],[86], Les contes de Perrault[87], La Châtelaine du Liban de Pierre Benoit, ainsi que pour les Confessions des lieux disparus de Bessa Myftiu.

Adaptations

Adaptations au théâtre et à l'opéra

  • Le sabotage amoureux, Théâtre Le Ranelagh, Paris, 1999
    Avec Valérie Mairesse, Pétronille de Saint-Rapt, Vanessa Jarry[88]
    Mise en scène : Annabelle Milot
    • Le sabotage amoureux, Théâtre Daniel-Sorano, Vincennes, 2003-2005
      Avec Pauline Foschia, Jeanne Gougeau, Laurence Vielle
      Adaptation & Mise en scène : Brigitte Bailleux, Laurence Vielle
    • Le sabotage amoureux, Mise en scène Christine Delmotte, Belgique, compagnie Biloxi 48, 2013
  • Cosmétique de l'ennemi, La Compagnie des Sept Lieux, Suisse[89], 2003-2008
    Avec John Durand et Olivier Renault
    Adaptation et mise en scène: Emmanuel Samatani et Jean-Daniel Uldry
    • Cosmètica de l'enemic (Cosmetique de l'ennemi), Sala Muntaner, Barcelona, 9 octobre 2012 - 9 novembre 2012
      Avec Lluís Soler, Xavier Ripoll
      Adaptation et traduction au catalan : Pablo Ley
      Mise en scène, Magda Puyo.
  • Métaphysique des tubes[90], 2007-2009
    Avec Cécile Schletzer et Claire Rieussec
    Mise en scène : Claire Rieussec
  • Hygiène de l'assassin, Théâtre de Namur & Théâtre le Public, Bruxelles[91], septembre-octobre 2008
    Avec Daniel Hanssens, Nathalie Cornet, Valérie Marchand et Vincent Lécuyer
    Mise en scène: Pierre Santini
  • Biographie de la Faim, Théâtre de la Place des Martyrs, Bruxelles, avril-mai 2009
    Avec Nathalie Cornet, Michel Hinderyckx, Jessica Gazon, Stéphanie Blanchoud…
    Adaptation et mise en scène : Christine Delmotte
  • Stupeur et Tremblements, Théâtre le Petit Hébertot, Paris, 18 mars 2011 - 22 mai 2011
    Avec Layla Metssitane
    Adaptation & Mise en scène, Layla Metssitane
  • Barbe-Bleue, 2015 , mise en scène Pierre Santini, Festival d'Avignon off

Adaptations cinématographiques

Livres audio

Huit romans d'Amélie Nothomb ont été adaptés sous forme de livres audio, les quatre premiers ont été publiés par les éditions VDB, les suivants par Audiolib :

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Laureline Amanieux, Amélie Nothomb, l’éternelle affamée, Albin Michel, 2005.
    • Entretien audio avec Amélie Nothomb, éd. Autrement dit, 2007.
    • Document utilisé pour la rédaction de l’article Le récit siamois, personnage et identité dans l'œuvre d'Amélie Nothomb, Albin Michel, 2009.
  • Ardolino, Francesco, "La guerra fictícia en la narrativa d'Amélie Nothomb", Femmes et guerre en Méditerranée, Guy Dugas y Marta Segarra (eds.), Barcelona i Montpellier, Publicacions de la Universitat de Barcelona i Presses de l'Université Paul Valéry :p. 169-178, 1999.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Susan Bainbrigge et Jeanette Den Toonder (dir.), Amélie Nothomb, Authorship, Identity and Narrative Practice, Peter Lang, 2003.
  • Frédérique Chevillot, Amélie Nothomb : L'Invitation à la lecture. Women in French Studies, 2012, vol. 2012, no 1, p. 195-212[94].
  • Isabelle Constant: Construction Hypertextuelle: Attentat d’Amélie Nothomb , The French Review, Vol. 76, N°. 5 , April 2003[95].
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleMichel David, Amélie Nothomb, le symptôme graphomane, L'Harmattan, coll. « L'œuvre et la psyché », 2006.
  • Michel David, Amélie Nothomb, l'écriture illimitée, L'Harmattan, coll. "Espaces littéraires", 2013.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Aleksandra Desmurs, Le Roman Hygiène de l'assassin : œuvre manifestaire d'Amélie Nothomb, préface d'Amélie Nothomb, éd. Praelego, 2009.
  • Yolande Helm, Amélie Nothomb :‘‘l’enfant terrible’’des Lettres belges de langue française. Études francophones, 1996, vol. 9, p. 113-20.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Yolande Helm, Amélie Nothomb : une écriture alimentée à la source de l’orphisme. Religiologiques, Orphée et Eurydice : mythes en mutation, 1997, vol. 15, p. 151-163.
  • Margaret-Anne Hutton. “Personne n’est indispensable, sauf l’ennemi”: l’œuvre conflictuelle d’Amélie Nothomb. Nouvelles écrivaines, nouvelles voix, 2002, p. 253-268.
  • Hélène Jaccomard, Le fabuleux destin d'Amélie Nothomb. L'Esprit créateur, 2002, vol. 42, no 4, p. 45-57.
  • Frédéric Joignot, Amélie Nothomb. L’enfance à en mourir. Mauvais Esprit : Le Monde, 2008, vol. 29[96].
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Anna Kemp, The Child as Artist in Amélie Nothomb's Robert des noms propres. French studies, 2012, vol. 66, no 1, p. 54-67.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Mark D. Lee, Les identités d'Amélie Nothomb : de l'invention médiatique aux fantasmes originaires, éd. Rodopi, 2010.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean-Michel Lou, Le Japon d'Amélie Nothomb, L'Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 2011.
  • Kobialka Margaux, La Création d’Amélie Nothomb à travers la psychanalyse, Le Manuscrit, 2004.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Claire Nodot, La Dame pipi du quarante-quatrième étage : l’exil et la marge dans Stupeurs et Tremblements d’Amélie Nothomb. Paroles gelées, 2006, vol. 22, no 1.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Andrea Oberhuber, Réécrire à l’ère du soupçon insidieux : Amélie Nothomb et le récit postmoderne. Études françaises, 2004, vol. 40, no 1, p. 111-128.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Marc Quaghebeur (textes réunis par), Anthologie de la littérature française de Belgique : entre réel et surréel, Bruxelles, Editions Racine, , 377 p. (ISBN 978-2-873-86433-0, OCLC 63196740).
  • Annick Stevenson, Génération Nothomb (roman), Avin-Hannut, Wilquin, coll. « Sméraldine », , 182 p. (ISBN 978-2-882-53423-1, OCLC 775085560).
  • Christine Suard, Les variantes de l'autobiographie chez Amélie Nothomb. 2008.
  • Ferenc Tóth, Le Japon et l’œuvre romanesque d'Amélie Nothomb. Éditions universitaires européennes, 2013, vol. 15, no 02. p. 102.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Michel Zumkir, Amélie Nothomb de A à Z : portrait d'un monstre littéraire, Bruxelles, Grand miroir, coll. « Une vie », , 183 p. (ISBN 978-2-930-35139-1, OCLC 53330101)
  • Evelyne Wilmerth, Amélie Nothomb: sous le signe du cinglant. Revue générale, 1997, vol. 132, no 6-7, p. 45-51.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. Faveurs nobiliares, publication du au Moniteur belge, [Numac:2015015097 lire en ligne] sur le site du Service public fédéral belge, consulté le 17 décembre 2016.
  2. Bulletin de l’association de la noblesse du royaume de Belgique, publication trimestrielle, no 87, octobre 1966, p. 340.
  3. État présent de la noblesse belge, éditions de 1979, 1995 et 2010.
  4. a et b Marc Quaghebeur, Anthologie de la littérature française de Belgique, Entre réel et surréel, Bruxelles : Racine, 2006, p. 367

    « Issue d'une famille belge de la petite aristocratie où la politique et la littérature ont toujours fait bon ménage, elle a atteint, pratiquement depuis son premier récit, Hygiène de l'assassin (1992), un lectorat que n'ont jamais connu ses ancêtres. Sa production oscille entre les textes à contenu plus ouvertement autobiographique comme Le Sabotage amoureux (1993) ou Stupeur et tremblements (1999) et des récits plus fictionnels tels Mercure (1998) ou Les Combustibles (1994), une pièce de théâtre. Chez cet écrivain, une forme de cruauté et d'humour se mêle à un romantisme qui plonge dans l'univers actuel. »

    — Marc Quaghebeur, Anthologie de la littérature française de Belgique, entre réel et surréel

    .
  5. Émilie Saunier, Les « traces » littéraires d’une appropriation singulière de l’héritage familial : le cas d’Amélie Nothomb in Textyles, revue des lettres belges de langue française, no 39, 2010, p. 183-195. [lire en ligne].
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