Jean-Marie Rouart

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Jean-Marie Rouart
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Jean-Marie Rouart au Livre sur la Place 2014.

Naissance (74 ans)
Neuilly-sur-Seine
Activité principale
Écrivain et journaliste
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Jean-Marie Rouart, né le à Neuilly-sur-Seine, est un romancier, essayiste et chroniqueur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de peintres, Jean-Marie Rouart est le fils d'Augustin Rouart (1907-1997) et l'arrière-petit-fils des peintres et collectionneurs Henri Rouart et Henry Lerolle. Il compte aussi parmi ses aïeux François-Honoré Georges Jacob-Desmalter, grand-père de l'épouse d'Henri Rouart. Le peintre Edgar Degas a l'idée de marier Yvonne et Christine Lerolle, filles d'Henry Lerolle à deux autres fils d'Henri Rouart, Eugène et Louis. Christine et Louis donnent naissance à sept enfants dont Augustin, le père de Jean-Marie. Mais les deux mariages sont malheureux puisqu'Eugène est homosexuel et Louis coureur de jupons. Paul Valéry et Julie Manet font partie de sa famille élargie : Agathe Valéry, fille de Paul Valéry, a épousé Paul Rouart, cousin germain d'Augustin Rouart et Julie Manet, fille de Berthe Morisot et nièce d’Edouard Manet, a épousé Ernest, un des fils d'Henri Rouart [1].

Après des études de philosophie et de lettres[2], Jean-Marie entre au Magazine littéraire en 1967 puis au Figaro, où il reste de 1967 à 1975, chroniqueur et grand reporter, avant de démissionner lors du rachat du journal par Robert Hersant[3].

Alors que son premier livre est refusé treize fois par les éditeurs en 1962 et qu'il renonce à le faire publier, son second livre La Fuite en Pologne paraît en 1974[3].

Franc-maçon « parce que leurs idées étaient à l'opposé de celles de ma famille »[4], il collabore comme éditorialiste, à partir de 1977, au Quotidien de Paris (Groupe Quotidien) dont il devient rédacteur en chef en 1979 et dont il dirige les pages littéraires jusqu'à son départ en 1985[3].

Il retourne par la suite au Figaro et devient le directeur du supplément littéraire de 1986 à 1988, puis le directeur littéraire.

À partir de 1995, il est membre du jury du prix de l'écrit intime[5].

En 1996, il est le premier gérant de la Société des rédacteurs du Figaro. En 2003, il est évincé de la direction du Figaro littéraire au profit d'Angelo Rinaldi. Il collabore alors à Paris Match.

Il a été l'un des principaux animateurs du Comité pour la révision du procès d'Omar Raddad, affaire à laquelle il a consacré un ouvrage, Omar : la construction d'un coupable (1994), ce qui lui vaudra une condamnation pour diffamation en 2002[6]. Il mène également un combat actif contre la prostitution, préfaçant en 2000 le Livre noir de la prostitution. Il préside actuellement le comité de soutien à Bruno Joushomme[7], dont l'objectif est la révision de son procès, compte tenu des nouveaux éléments au dossier[8].

En 2012, alors qu'il préside le festival La Forêt des livres, il reçoit le Prix de l’Œuvre de ce même festival[9].

À l'Académie française[modifier | modifier le code]

Le , après s'être présenté cinq fois[3], il est élu à l'Académie française au fauteuil 26, succédant à Georges Duby face à Ivan Gobry et Florent Gaudin[10].

Parmi ses travaux académiques, il a prononcé lors de la séance publique du 6 décembre 2001 le traditionnel discours sur la Vertu. Il avait choisi de le consacrer aux moines de Tibhirine, et déclarait notamment : « Les hommes que je vais évoquer devant vous ont porté la vertu à un si haut degré de perfection qu’elle finit par rejoindre un mot plus vaste, indémodable, que l’on ne peut galvauder tant il est lié à une inquiétude qui se mêle à une aspiration éternelle : l’amour »...

C'est également lui qui répondit au discours de réception de Valéry Giscard d'Estaing dans lequel, après avoir retracé l'œuvre politique de l'ancien président de la République, il ne craignit pas de brocarder l'unique roman du nouvel académicien, Le Passage. Il rappelait en effet le jugement sévère que le critique du Figaro, Renaud Matignon, avait alors consacré à son auteur, le comparant à « un Maupassant qui aurait fait la connaissance de la comtesse de Ségur, ou à un Grand Meaulnes qui aurait croisé Bécassine »[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1974 : La Fuite en Pologne, Grasset, rééd. 2001
  • 1975 : La Blessure de Georges Aslo, Grasset
  • 1977 : Les Feux du pouvoir Grasset – Prix Interallié
  • 1980 : Le Mythomane, Grasset
  • 1983 : Avant-Guerre, Grasset – Prix Renaudot
  • 1985 : Ils ont choisi la nuit, Grasset – Prix de l’Essai de l’Académie française
  • 1987 : Le Cavalier blessé, Grasset
  • 1989 : La Femme de proie, Grasset
  • 1990 : Le Voleur de jeunesse, Grasset
  • 1993 : Le Goût du malheur, Gallimard
  • 1994 : Omar, la construction d’un coupable, Le Fallois
  • 1995 : Morny, un voluptueux au pouvoir, Gallimard
  • 1997 : L'Invention de l’amour, Grasset
  • 1998 : La Noblesse des vaincus, Grasset
  • 1998 : Bernis, le cardinal des plaisirs, Gallimard – Prix Nouveau Cercle Interallié
  • 2000 : Une jeunesse à l’ombre de la lumière, Gallimard
  • 2000 : Discours de réception à l'Académie française, Grasset
  • 2001 : Une famille dans l'impressionnisme, Gallimard
  • 2002 : Nous ne savons pas aimer, Gallimard
  • 2003 : Adieu à la France qui s'en va, Grasset – Prix François-Mauriac de la région Aquitaine
  • 2004 : Libertin et Chrétien, Desclée de Brouwer
  • 2005 : Mes fauves, Grasset
  • 2006 : Le Scandale, Gallimard
  • 2008 : Devoir d'insolence, Grasset
  • 2009 : Cette opposition qui s'appelle la vie, Grasset
  • 2011 : La Guerre amoureuse, Gallimard
  • 2012 : Napoléon ou la Destinée, Gallimard – Prix du Guesclin et prix Combourg
  • 2014 : Ne pars pas avant moi, Gallimard
  • 2015 : Ces amis qui enchantent la vie, Robert Laffont
  • 2017 : Une jeunesse perdue, Gallimard
  • 2017 : Le Psychodrame français, éd. Robert Laffont

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur

Autres écrits[modifier | modifier le code]

  • La Famille Rouart. Au cœur de l'Impressionnisme, catalogue de l'exposition sous la direction de Solange Thierry, édité par le musée de la vie romantique, Paris, 2004.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Bona, Deux sœurs : Yvonne et Christine Rouart, les muses de l'Impressionnisme, Grasset, , 384 p. (ISBN 2246798108)
  2. Il passe par le cours Pollès à Paris dans les années 1960. Voir « Aux enseignants, les anciens élèves reconnaissants... Les profs qui nous ont inspirés », Le Nouvel Observateur, n° 2213, 5 avril 2007.
  3. a, b, c et d Ondine Millot, « Pose perdue », sur Libération.fr,
  4. Livres-Hebdo, 8 septembre 2000.
  5. Anne Coudreuse et Françoise Simonet-Tenant (dir.), Pour une histoire de l'intime et de ses variations, Paris, L'Harmattan, 2009, p. 7.
  6. NouvelObs.
  7. Justice: Le nouveau combat de Jean-Marie Rouart, lepoint.fr, 17 janvier 2007
  8. La justice ne veut pas d'un nouveau procès Joushomme, leparisien.fr, 16 mai 2006
  9. [http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-2012/20120827.OBS0540/pommade-en-foret.html Le Nouvel Observateur
  10. http://www.lemonde.fr/archives/article/1997/12/20/academie-francaise_3804513_1819218.html.
  11. Travaux de Jean-Marie Rouart sur le site de l'Académie française

Liens externes[modifier | modifier le code]