Frédéric Beigbeder

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Frédéric Beigbeder
Description de l'image Frédéric-Beigbeder.jpg.
Naissance (51 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Frédéric Beigbeder, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, critique littéraire et réalisateur français. Il est le créateur du prix de Flore, dont il préside le jury. Il est également directeur de la rédaction du magazine Lui.

Il a obtenu en 2003 le prix Interallié pour Windows on the World et en 2009, le prix Renaudot pour son livre Un roman français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Frédéric Beigbeder naît le à Neuilly-sur-Seine, dans une famille d'origine béarnaise. Sa mère, Christine de Chasteigner de La Rocheposay, est traductrice (elle traduit entre autres les romans de Barbara Cartland), et son père, Jean-Michel Beigbeder, est recruteur (« chasseur de têtes »).

Ses parents divorcent en 1970. Avec son frère Charles, il vit entre les deux foyers, essentiellement chez leur mère qui se remarie en 1974 avec le baron Pierre Richard de Soultrait.

Son frère, Charles, est un homme d’affaires et homme politique, fondateur notamment de la société de courtage en ligne Selftrade, du fournisseur d'électricité Poweo[1] et de la société financière Audacia.

Éducation[modifier | modifier le code]

Il effectue sa scolarité aux lycées Montaigne et Louis-le-Grand à Paris. Diplômé de Sciences Po Paris (section service public en 1987), il achève ses études par un DESS en marketing – publicité au Celsa. À Sciences Po, il fonde le Caca’s Club, acronyme du "Club des analphabètes cons mais attachants", où il fréquente notamment Jean-François Copé et Édouard Baer. Grâce à ce club, il est repéré par Thierry Ardisson, qui l'invite régulièrement dans ses émissions de télévision[1].

En 1990, âgé de vingt-cinq ans, il publie son premier roman, Mémoires d'un jeune homme dérangé aux éditions de la Table ronde[1].

Mariages et unions[modifier | modifier le code]

Il épouse le 17 mai 1991 Diane de Mac Mahon, dont il divorcera en mars 1996 sans postérité.

Il a ensuite en 1999 une fille, Chloé, de son union avec Delphine Valette.

Il épouse en secondes noces le 17 juin 2003 Amélie Labrande, dont il divorcera également, sans postérité.

Le 12 avril 2014, aux Bahamas, il épouse en troisièmes noces le mannequin Lara Micheli.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Romans autobiographiques : Mémoires d’un jeune homme dérangé, L’amour dure trois ans, L’égoïste romantique, Un Roman français.
  • Romans satiriques : Vacances dans le coma, Nouvelles sous ecstasy, 99 francs (depuis intitulé 14,99 €), Au secours Pardon.
  • "Romans non-fictionnels" : Windows on the world, Oona & Salinger[2]. Les personnages éponymes de ce dernier roman sont l'écrivain J. D. Salinger et Oona O'Neill.

Chronologie des publications[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Frédéric Beigbeder en 2004.

En 1990, âgé de vingt-cinq ans, il publie son premier roman, Mémoires d'un jeune homme dérangé aux éditions de la Table ronde[1].

En 1994, paraît son deuxième roman, Vacances dans le coma puis, en 1997, L'amour dure trois ans, qui clôt la trilogie de Marc Marronnier. Suit un recueil de nouvelles chez Gallimard en 1999, Nouvelles sous ecstasy.

En 2000, Frédéric Beigbeder est licencié pour faute grave de chez Young & Rubicam[3], peu après la parution de son roman satirique 99 francs (depuis intitulé 14,99 €), roman qui épingle les travers de la publicité.

Son roman Windows on the World, qui se déroule dans les tours jumelles du World Trade Center durant les attentats du 11 septembre 2001, reçoit le prix Interallié en 2003, et sa traduction anglaise (par Frank Wynne) est récompensée de l'Independent Foreign Fiction Award en 2005[4].

En 2005, il publie L'Égoïste romantique. En novembre de cette même année, il est, avec Alain Decaux, Mohamed Kacimi, Richard Millet, Daniel Rondeau et Jean-Pierre Thiollet, l'un des participants du Salon du livre de Beyrouth.

En 2007, il publie Au secours pardon (suite des aventures d'Octave, le héros de 99 francs).

Le à Paris, Frédéric Beigbeder et un ami, l'écrivain Simon Liberati, sont surpris, penchés sur le capot d'une voiture, par une patrouille de police peu après 3 heures du matin dans le VIIIe arrondissement de Paris. Dans les poches de l'écrivain, la police trouve deux sachets contenant l'équivalent de 2,6 grammes de cocaïne[5]. Ils sont relâchés le surlendemain[6]. Cet épisode est à l'origine d'une polémique impliquant le procureur de la République de Paris : Jean-Claude Marin est, en effet, placé « en détention non provisoire » au chapitre 27 de Un roman français de Frédéric Beigbeder, paru le 18 août 2009 chez Grasset. Invoquant la peur des conséquences judiciaires, l'éditeur demande à l'écrivain de retirer certains passages du livre[7],[8].

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Il a été le scénariste de la série de BD Rester normal, illustré par Philippe Bertrand et édité aux éditions Dargaud. Cette bande-dessinée est une satire de la jet-set internationale et de ses travers. Deux albums existent : Rester normal, publié en 2002 et Rester normal à Saint Tropez, publié en 2004.[réf. nécessaire]

Essais et entretiens[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Frédéric Beigbeder a publié plusieurs essais. En 2001, Frédéric Beigbeder commente dans Dernier inventaire avant liquidation les 50 premières œuvres littéraires d’un classement établi par Le Monde et la FNAC. Il y rassemble des chroniques critiques sur les grands classiques tels que L’Etranger d'Albert Camus ainsi que sur des poésies et des BD. En 2005, Je crois, moi non plus est publié en Livre de poche. Il s’agit d’un dialogue courant sur trois années entre Monseigneur Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap, ex-porte-parole des évêques de France et Frédéric Beigbeder sur la religion catholique.

Les Éditions Léo Scheer ont notamment lancé une nouvelle collection intitulée "Écrivains d’aujourd’hui" en 2007. Le premier des titres est consacré à Frédéric Beigbeder et contient un long entretien entre l’auteur et Angie David concernant son parcours et ses œuvres littéraires.

La même année, parait 99 francs Le manuel d'utilisation de la société d'hyperconsommation, un livre destiné à accompagner la sortie du film 99 francs et contenant notamment des témoignages inédits, non présents dans le roman.

En 2011, paraît Premier bilan après l’Apocalypse, suite de Dernier inventaire avant liquidation. Cette fois l’auteur y commente ses 100 livres préférés du XXe siècle.

Le 16 septembre 2015, sort aux éditions Grasset Conversations d'un enfant du siècle, un recueil regroupant des entretiens de Frédéric Beigbeder effectués entre 1999 et 2014 avec des écrivains influents d'aujourd'hui et cela pour le compte de nombreux magazines (GQ, Lui, Le Figaro, etc), mais aussi des conversations fictives avec des écrivains morts.

Éditeur[modifier | modifier le code]

En janvier 2003, Flammarion propose à l'écrivain de passer « de l'autre côté du miroir » et de devenir éditeur. Le premier roman qu'il choisit s'appelle Une fièvre impossible à négocier de Lola Lafon[9],[10], sur son engagement alter-mondialiste et sa participation à des Black Blocs. En trois ans, il publie environ vingt-cinq livres pour le compte de Flammarion, avant de quitter ses fonctions en 2006. Il a notamment édité les auteurs Pierre Mérot, Simon Liberati, Bénédicte Martin et Guillaume Dustan[11].

Frédéric Beigbeder qui a fondé le Prix de Flore en 1994, préside son jury depuis lors. Il a également créé le Prix Sade en 2001 avec Lionel Aracil, a siégé dans le jury du Prix Décembre (-2011), et depuis mars 2011 est membre du jury du Prix Renaudot[12]. En 2011, il est membre du jury du prix Françoise-Sagan[13]. À partir de 2011, il est également membre du jury du prix Saint-Germain[14] dont il a démissionné en 2013 et du prix Fitzgerald[15].

Médias[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Il devient en 1990 concepteur-rédacteur dans l'agence de publicité CLM/BBDO[16], TBWA, et surtout plus de cinq ans chez Young & Rubicam[17], tout en étant critique littéraire ou chroniqueur nocturne dans les magazines Elle, Paris Match, Voici ou encore VSD, tout en « embrassant parallèlement une carrière d’écrivain, de critique littéraire et de chroniqueur nocturne »[18].

II en ressortira quelque peu écœuré et ne manquera pas d'exprimer son mépris pour le métier dans 99 francs (1997), son premier best-seller. Il se fait virer par l'agence publicitaire Young & Rubicam quelques jours après la publication du livre, chose qu'il convoitait déjà dans le roman : « J'écris ce livre pour me faire virer ».

Cinéma[modifier | modifier le code]

99 francs a été adapté au cinéma par Jan Kounen, dans un film sorti le . L'écrivain, qui a participé activement à l'écriture du film et au tournage, y joue également un petit rôle[19].

En 2012, Il réalise son premier film L'amour dure trois ans[20] qui réunit 750 000 entrées où il met en scène Gaspard Proust, Frédérique Bel, Jonathan Lambert et Louise Bourgoin.

En 2015, il commence le tournage de L'Idéal, adaptation de son roman, Au secours pardon. Se positionnant comme une suite de 99 francs, le film met en scène l'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de 99 francs reconverti dans le « model scouting » à Moscou. On y retrouve notamment Gaspard Proust, Audrey Fleurot et Jonathan Lambert dans les rôles principaux[21].

En 2016, il est président du jury au Festival du cinéma russe à Honfleur.

Presse[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

En 1996, il crée la revue littéraire NRV avec Arnaud Viviant et Florent Massot. En 2003, il crée avec Stéphane Million la revue littéraire Bordel. Il a par ailleurs été chroniqueur à Lire et intervieweur pour GQ.

En 2012, il succède à François Nourissier au Feuilleton littéraire du Figaro Magazine.

En 2013, Frédéric Beigbeder prend la direction de la rédaction du magazine Lui, qu'il relance le 4 septembre.

Télévision[modifier | modifier le code]

Entre septembre 2005 et mai 2007, il intervient comme chroniqueur dans Le Grand Journal, présenté par Michel Denisot. Frédéric Beigbeder a également été animateur de l'émission hebdomadaire de critique littéraire et cinématographique Le Cercle de 2007 à décembre 2015 sur Canal+ Cinéma[22].

Radio[modifier | modifier le code]

À compter du 25 août 2016, Frédéric Beigbeder intervient pour un billet d'humeur hebdomadaire dans la matinale de Patrick Cohen sur France Inter, ainsi que pour une chronique décalée à un autre moment dans la semaine, toujours sur France Inter.

Youtube[modifier | modifier le code]

En 2016, il participe à l'émission Les Recettes Pompettes présentée par Monsieur Poulpe.

Critique[modifier | modifier le code]

En 2013, il est signataire du « manifeste des 343 salauds » paru dans le mensuel Causeur, qui défend le droit d'aller « aux putes », s'opposant ainsi à la proposition de loi pour la pénalisation des clients de la prostitution.[23].

En janvier 2014, le site de l'association de critique des médias Acrimed publie un article critiquant le magazine Lui dont il est le directeur de publication depuis 2013 ; lui reprochant notamment son anti-féminisme « branché »[24].

Liste des œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Dessins de Philippe Bertrand
  • 2002 : Rester Normal, Dargaud
  • 2004 : Rester Normal à Saint-Tropez, Dargaud

Préfaces et postfaces[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Audios[modifier | modifier le code]

Filmographie[26][modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Apparitions[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Listes de ses fonctions à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Pierre Robin, « Frédéric Beigbeder : la dissidence caviar », Le Spectacle du monde,‎ (lire en ligne)
  2. « Frédéric Beigbeder, enfin de retour en librairie », Boox, 16 mai 2014.
  3. Frédéic et Charles Beigbeder : 99 francs contre 6 milliards, Le Point, 22 janvier 2007
  4. Frédéric Beigbeder sur Fluctuat.net
  5. selon TF1.LCI.fr.[réf. insuffisante]
  6. « Frédéric Beigbeder arrêté en possession de cocaïne », lci.fr, consulté le 20 janvier 2009.
  7. « Le procureur, l'auteur et les ciseaux de l'éditeur », LeMonde.fr, mis en ligne le 30 juillet 2009.
  8. « Le nouveau roman de Beigbeder censuré », NouvelObs.com, mis en ligne le 30 juillet 2009.
  9. Stéphanie Binet, « Poing de rupture », article du journal Libération, du 19 août 2003.
  10. Ludovic Perrin, « Lola Lafon à fond », article du journal Libération du 13 février 2006.
  11. Frédéric Beigbeder, le people des lettres, Le Monde, 13 janvier 2012
  12. Beigbeder et Garcin au Renaudot dépêche AFP du 10 mars 2011.
  13. dossier de presse du prix Françoise Sagan, « Prix Françoise Sagan » [PDF], sur domaine-sagan.fr, , p. 2
  14. (fr) Le prix Saint-Germain : rendez-vous le 17 janvier 2012, bernard-henri-levy.com, consulté le 7 février 2012.
  15. Le tout petit monde des jurés littéraires, L'Express, 19 mai 2011
  16. Frédéric Beigbeder, l'enfant pressé de la télé, Le Parisien, 25 novembre 2002
  17. beigbeder.net
  18. Frédéric Beigbeder : L'imprécateur, Stratégies, 25 juillet 2000
  19. 99 Francs: Extension du domaine de la pub, L'Express Culture, 25 août 2007
  20. L'amour dure trois ans" : sur grand écran, Beigbeder se révèle léger (dans le bon sens du terme), Le Monde, 17 janvier 2012
  21. L'idéal : découvrez la bande-annonce du nouveau Beigbeder ! Europe 1, 13 mai 2016
  22. Biographie de Frédéric Beigdeber, Canal Plus
  23. Alice Géraud «343 salauds» clament leur droit à «leur pute»Libération, 29 octobre 2013
  24. Eve Guiraud Le « nouveau » magazine Lui ? Un retour « branché » et antiféministe aux années soixante Acrimed, 14 janvier 2014
  25. (fr) Frédéric Beigbeder, « Christine Angot pastichée par Frédéric Beigbeder, Quitter Lavil (2000) », sur Style : mode d'emploi.fr (consulté le 17 juillet 2011)
  26. Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.
  27. « Frédéric Beigbeder va réaliser la suite de 99 francs avec Gaspard Proust », sur Allociné, (consulté le 21 mai 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sur Frédéric Beigbeder[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Frédéric Beigbeder, éditions Léo Scheer, coll. « écrivain d'aujourd'hui », 2007, 165 p. (ISBN 9782756100920)
  • Alain-Philippe Durand, Frédéric Beigbeder et ses doubles, avec un entretien et une correspondance inédite de l'auteur, éd. Rodopi, 2010, 212 p. (ISBN 9789042024724)
  • Stéphane Ternoise, Réponses à Monsieur Frédéric Beigbeder au sujet du livre numérique, Jean-Luc Petit éditions, 2011. (ISBN 9782365410373)

Notes de rédaction[modifier | modifier le code]

Les parties ton, influences, genres littéraires et thèmes sont basées sur deux ouvrages :

  • Frédéric Beigbeber et ses doubles par Alain-Philippe Durand (avec un entretien et une correspondance de l'écrivain), CRIN 51 - 2008 (ISBN 9789042024724)
  • Frédéric Beigbeder par les Editions Léo Scheer, 2007, entretien avec Angie David, (ISBN 9782756100920)

L'objectif était de se conformer à la forme d'une page auteur.

Liens externes[modifier | modifier le code]