Dominique Bona

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Dominique Bona
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Dominique Bona lors de la Comédie du Livre à Montpellier en mai 2010.
Naissance (64 ans)
Perpignan (Pyrénées-Orientales)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Dominique Bona, née le à Perpignan (Pyrénées-Orientales), est une femme de lettres française. Elle est lauréate du Prix Interallié 1992 et du Prix Renaudot 1998. Elle est membre de l'Académie française au fauteuil 33, depuis le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille catalane et fille de l'historien et homme politique Arthur Conte (1920-2013), Dominique Bona est la sœur de Pierre Conte[2].

Elle étudie au lycée Victor-Duruy et est agrégée de lettres modernes en 1975 (études supérieures à la Sorbonne)[3]. Elle fut assistante à France Culture et à France Inter de 1976 à 1980, journaliste et critique littéraire au Quotidien de Paris de 1980 à 1985, puis au Figaro littéraire de 1985 à 2004 .

Elle reçoit le Prix Renaudot en 1998 pour Le Manuscrit de Port-Ébène, le Prix Méditerranée pour Gala en 1994, le prix Interallié pour Malika en 1992.

Dans ses écrits, la condition féminine occupe une place centrale. Dans une interview, elle déclare:"Comment une femme peut-elle s’exprimer elle-même alors qu’elle est souvent en butte à des difficultés qui ne sont que de l’ordre féminin, c'est-à-dire organiser sa maison, son foyer, sa famille, construire une vie parallèle à celle qui lui est ordinairement dévolue par la société ? »[4]

Dominique Bona est membre du jury du prix Renaudot depuis 1999.

Élue à l'Académie française le au fauteuil de Michel Mohrt, elle devient la huitième femme immortelle depuis la création de l'Académie en 1635 face au journaliste Philippe Meyer. Elle est au moment de son élection la benjamine des Immortels[4].
Elle est accueillie le par Jean-Christophe Rufin qui, dans son discours d'investiture, déclare :

« J’appartiens à la génération de celles et ceux qui ont toujours connu la mixité dans cette Académie. Et je suis frappé de constater combien il paraît désormais absolument naturel que les femmes y soient présentes. Il est presque inconcevable d’imaginer qu’on ait pu débattre ici d’une telle question et surtout qu’on y ait si longtemps répondu par la négative. Que de grands écrivains aient pu être si longtemps empêchés de nous rejoindre parce qu’il s’agissait de femmes, semble aujourd’hui incompréhensible... Grâce à chaque nouvelle femme, la Compagnie s’éloigne un peu plus de ces sociétés d’hommes entre eux (armées d’autrefois, monastères ou clubs anglais) pour lesquelles, en ce qui me concerne, je n’ai jamais montré aucune attirance[5],[6]. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Romain Gary, Mercure de France, 1987 - Grand Prix de la biographie de l'Académie française.
  • Les Yeux noirs, ou les Vies extraordinaires des sœurs Hérédia, Lattès, 1989 - Grand Prix de la Femme, Alain Boucheron, Prix de l'Enclave des Papes, Prix Lutèce, Prix des Poètes français
  • Gala, Flammarion, 1994
  • Stefan Zweig, l'ami blessé, Plon, 1996
  • Berthe Morisot, le secret de la femme en noir, Grasset, 2000 ; réédition, LGF, coll. « Le Livre de poche », Paris 2002, (ISBN 2-253-15347-8) - Bourse Goncourt de la biographie, Prix Bernier de l'Académie des Beaux-Arts
  • Il n’y a qu'un amour, Grasset, 2003 - Ouvrage sur André Maurois et ses amours
  • Camille et Paul : La Passion Claudel, Grasset, 2006
  • Clara Malraux, Grasset, 2010
  • Stefan Zweig l'ami blessé, Grasset, 2010, (ISBN 978-2-246-77251-4)
  • Deux sœurs : Yvonne et Christine Rouart, muses de l'impressionnisme, Grasset, 2012 - Prix spécial Simone-Veil 2012
  • Je suis fou de toi : le grand amour de Paul Valéry, Grasset, 2014

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Discours de réception à l'Académie française, Grasset, 2015 et sur le site de l'Académie [1]
  • Colette et les siennes, essai, Grasset, 2017

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique sur le site de l'Académie française
  2. https://www.lesechos.fr/11/02/2005/LesEchos/19349-054-ECH_pierre-conte.htm.
  3. Mohammed Aïssaoui, « Dominique Bona, immortelle », in Le Figaro, vendredi 19 avril 2013, p. 34.
  4. a et b « Dominique Bona, la femme qui a «osé» devenir académicienne », Radio France Internationale,‎ (lire en ligne)
  5. « Dominique Bona, huitième femme académicienne », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Jean-Christophe Rufin, « Réponse au discours de réception de Dominique Bona », sur Académie Fraçaise
  7. Sa fiche sur le site de l'Académie française

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]