Patrick Klugman

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Patrick Klugman
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Patrick Klugman, en 2014

Patrick Klugman, né le à Neuilly-sur-Seine, est avocat au barreau de Paris et un homme politique français. Ancien président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il est un militant antiraciste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Patrick Klugman a effectué ses études de droit à l'université Paris II (Panthéon-Assas) et à l'université Paris-Dauphine où il a effectué un troisième cycle sous la direction de Marie-Anne Frison-Roche.

Il a prêté serment en 2004. En mars 2007, il s'installe à son compte dans les locaux de l'avocat Francis Szpiner avec qui il interviendra notamment durant les secondes assises de l'affaire Sohane Benziane. En 2006, il a été l'un des avocats, dans l'affaire du meurtre de Chaïb Zehaf.

Au mois d'octobre 2008, il fonde le cabinet PK Avocats avec Pierre-André Pascaud. Comme avocat, il est notamment intervenu dans des affaires pénales ayant eu un retentissement médiatique comme celles visant le député socialiste Julien Dray. Il a été l'un des conseils de Jamel Leulmi condamné à 30 ans de prison[1] dans une affaire criminelle avec un certain écho médiatique[2],[3]. Il a également représenté en France la famille de Guilad Shalit, otage franco-israélien libéré le 18 octobre 2011 après plus de cinq ans de captivité aux mains du Hamas.

Patrick Klugman a également été l'avocat de l'écrivain Yann Moix[4], de Georges-Marc Benamou, du Père Patrick Desbois, de l'acteur Omar Sy ou du designer Ora-ïto, de l'essayiste Caroline Fourest, de l'écrivain Bernard-Henri Lévy et des Femen.

En 2005, il avait pris fait et cause pour l'oligarque russe emprisonné Mikhaïl Khodorkovski.

Avec son confrère, François Saint-Pierre, il a plaidé pour la famille Zehaf, dans l'affaire dite du "meurtre d'Oulins" en développant la thèse du caractère raciste du meurtre[5]. Cette thèse ne sera pas retenue par les assises du Rhône (janvier 2009).

Patrick Klugman a été également l'avocat de l'association SOS Racisme dans le cadre de plusieurs affaires.

Patrick Klugman est le conseil de l'ancien PDG du géant pétrolier français Elf, Loïk Le Floch-Prigent, consigné entre septembre 2012 et février 2013, dans les cellules de la gendarmerie de Lomé, au Togo, et inculpé d'escroquerie.

En 2013, il défend le grand rabbin Gilles Bernheim, accusé de plagiat[6].

En 2015, il défend la société Eleven condamnée par le tribunal correctionnel de Paris pour discrimination à l'embauche[7].

Politique[modifier | modifier le code]

Proche de Bertrand Delanoë, dont il a voté la motion au Congrès de Reims, Patrick Klugman a été élu Conseiller de Paris dans le 17e arrondissement aux élections de mars 2008. Il figurait en seconde position au titre des personnalités dites « d'ouverture » sur la liste municipale du PS conduite dans cet arrondissement par la députée Annick Lepetit. Depuis lors, il a adhéré au PS et est vice-président du Groupe Socialiste, Radical de Gauche et apparentés au Conseil de Paris. Au Conseil de Paris, il intervient fréquemment sur les questions liées aux libertés publiques et aux relations internationales. Il siège dans la 9e commission (culture et relations internationales). Patrick Klugman est un soutien de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012 et les primaires citoyennes qui l'ont précédée.

Soutien d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris lors des élections municipales de 2014 à Paris, il est nommé après son élection, le 5 avril, adjoint aux relations internationales et à la francophonie.

Activités médiatiques et prises de position[modifier | modifier le code]

Militant antiraciste[modifier | modifier le code]

Patrick Klugman est membre du bureau national, puis vice-président de SOS Racisme. Il s'est notamment illustré par des prises de positions marquées contre les quotas et les statistiques ethniques et pour le renforcement de la laïcité.

Il a activement participé à la campagne contre l'introduction des tests ADN pour les candidats à l'immigration au titre du regroupement familial. Il a été en 2003-2004, représentant en France de l'initiative de Genève, proposant une alternative de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Auparavant, Patrick Klugman s'était fait connaître durant son mandat Président de l'UEJF (2001-2003) pendant lequel il a activement concouru à la reconnaissance de la résurgence de l'antisémitisme en France[réf. nécessaire]. Il s'était illustré par des positions à la fois républicaines (« fils d'Abraham et de Marianne ») et iconoclastes (« Je suis sioniste et propalestinien »). Patrick Klugman est également membre coopté du Comité Directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France.

En tant que Président de l'UEJF, il a participé à l'écriture de deux ouvrages : "Les antifeujs, le livre blanc des violences antisémites en France" et "le sionisme expliqué à nos potes".

Il a pris position dans l'affaire du gang des barbares pour l'ouverture du huis-clos afin que l'affaire soit jugée avec une publicité plus étendue[8].

Invité régulier des médias[modifier | modifier le code]

Entre 2004 et 2008 (déprogrammation de l’émission), Patrick Klugman faisait partie des personnalités régulièrement invitées dans l’émission de débat « N'ayons pas peur des mots » animée par Samuel Étienne sur I-Télé. Depuis, il intervient de manière récurrente dans le débat du Grand direct de l’actualité animé tous les jours à 13 h 15 par Jean-Marc Morandini sur Europe 1[9].

Depuis le début de l'année 2010, Patrick Klugman, intervient toutes les semaines sur le site de la règle du Jeu, revue littéraire fondée et dirigée par Bernard-Henri Lévy[10] à travers son blogue intitulé Plaidoyers. Il dispose également d’un billet hebdomadaire le vendredi matin à 8 h 20 sur la radio RCJ. En outre, il publie fréquemment des tribunes libres dans la presse quotidienne d'information.

Controverses[modifier | modifier le code]

Lors des élections présidentielle de 2002, Patrick Klugman accuse Jean-Marie Le Pen de plagier Hitler « En déclarant qu'il était socialement de gauche et nationalement de France, Jean-Marie Le Pen a repris les termes employés par Adolf Hitler en novembre 1932 dans son discours de clôture du congrès du Parti national-socialiste. Le Pen a fait son coming-out et a révélé ses convictions hitlériennes »[11].

Le jour même, le quotidien Libération dément l'information. Cette citation d'Hitler n'aurait jamais existé de même que ce congrès nazi du 29 novembre 1932[12].

Commentant le désistement de Patrick Klugman dans le cadre d'une procédure diligentée contre Edgar Morin, l'avocat et essayiste Gilles-William Goldnadel qualifiera Klugman de « courtisan obséquieux »[13].

Le 26 février 2006, Patrick Klugman fait expulser le député Philippe de Villiers d'une manifestation en hommage à Ilan Halimi. Ce comportement sera fermement condamné dans la communauté juive. Dans une lettre adressée à Philippe de Villiers, le président du Consistoire central, Jean Kahn, fait part de « sa condamnation du comportement de ceux qui vous ont si grossièrement éconduit ». L'avocat du Consistoire et du Grand Rabbinat de France, Jean Alex Buchinger, note qu'un « pareil comportement [...] est d'autant moins admissible qu'il prend pour cible un fils de résistant qui n'a jamais manqué de défendre nos valeurs judéo-chrétiennes »[14].

Dans le livre de Jacob Cohen , Le printemps des sayanim (2010), le personnage, sayan, apparaît sous le nom de Patrick Glukmann»[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les antifeujs, le livre blanc des violences antisémites en France, Calmann-Lévy, Paris, 2002
  • le sionisme expliqué à nos potes, La Martinière, Paris, 2003
  • Le livre noir de la garde à vue - parfait manuel du savoir-vivre en commissariat, Nova Press, Paris 2010

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trente ans de prison pour Jamel Leulmi, le « séducteur de l'Essonne »
  2. Jamel Leulmi : séducteur, menteur et meurtrier présumé, Le Parisien.fr, 13 août 2010
  3. La trouble assurance d’un séducteur, liberation.fr, 8 mars 2012
  4. Yann Moix et « Le Figaro » condamnés, Alain Gresh, blog.mondediplo.net, 29 octobre 2010, par
  5. Plus belle l'assises, maitre-eolas.fr, 12 mars 2009
  6. Olivier Bouchara, « Les lourds secrets du grand rabbin », Vanity Fair n°20, février 2015, pages 86-93 et 160-161.
  7. Paris : un patron juif condamné pour discrimination à l'embauche de... juifs, leparisien.fr, 17 décembre 2015
  8. Oui, il faut rejuger les meurtriers d'Ilan Halimi, Patrick Klugman, Le Monde.fr, 18 juillet 2009
  9. Le Grand Direct de l'actualité n'est plus diffusé à 13h15 depuis quelques années maintenant
  10. La règle du jeu
  11. 20 minutes, jeudi 25 avril 2002, p. 11
  12. Libération, 25 avril 2002, p. 3
  13. Patrick Klugman, le courtisan obséquieux, vudejerusalem.fr, 2 avril 2008
  14. Villiers : sa croisade contre les barbus, Le Point.fr, 20 avril 2006
  15. [1]
  16. Décret du 2 mai 2017 portant promotion et nomination