Armée de l'air de Vichy

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Armée de l'air de Vichy
Image illustrative de l'article Armée de l'air de Vichy
Cocarde de l'armée de l'air de Vichy

Création 1940
Dissolution 1942
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Régime de Vichy
Type Force aérienne
Effectif 78 500 Aéronavale comprit le 8 novembre 1942
Fait partie de Armée de Vichy
Équipement - de 1000 avions
Guerres Seconde Guerre mondiale
Guerre franco-thaïlandaise
Batailles Bataille de Mers el-Kébir
Bataille de Dakar
Campagne de Syrie
Opération Torch
Commandant Général Jean Romatet
Troupes australiennes devant des chasseurs Morane-Saulnier MS.406 et des bombardiers Potez 630 vichystes capturés en Syrie en juillet 1941.

L’Armée de l'air de Vichy (ou Armée de l'Air de l'armistice) était la branche aérienne des forces du Régime de Vichy entre décembre 1940 et décembre 1942.

Les aéronefs vichystes disposaient de leurs propres couleurs sur ordre de Hermann Göring, commandant en chef de la Luftwaffe, afin de les différencier des avions allemands. Aux termes des conventions d'armistice, les appareils laissés à l'Armée de l'Air de l'armistice devaient en effet porter des marques distinctives, en particulier des bandes rouges et jaunes sur l'empennage et les capots moteur, ainsi qu'une bande oblique tricolore sous les ailes. Si cette consigne fut suivie en métropole, son application fut moins systématique dans les colonies.

Historique de la force aérienne[modifier | modifier le code]

Sous le régime de Vichy, l'aviation fut utilisée contre les Britanniques lors de la bataille de Mers el-Kébir, de la bataille de Dakar en 1940 (bombardements des installations militaires britanniques à Gibraltar depuis leurs bases d'Afrique du Nord), de la campagne de Syrie (1941) et au Liban en 1941. La force aérienne française en Indochine est engagée en 1940 contre l'armée thaïlandaise durant la guerre franco-thaïlandaise.

Lors de l'opération Torch de débarquement en Afrique française du Nord (AFN), les Curtiss H.75 Hawk français s'opposèrent aux F4F Wildcat de l'United States Navy, remportant 7 victoires au prix de 15 pertes[1]. 138 officiers de l'ancienne Armée de l'Air de Vichy sont arrêtés entre 1943 et 1944 pour faits de Résistance, certains sont déportés et d'autres fusillés[2].

Commandants de l'armée de l'air[modifier | modifier le code]

Moyens au 8 novembre 1942[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 1942, au déclenchement de l'opération Torch, ses moyens sont les suivants[3] :

  • Effectifs armée de l'air et aéronavale : 78 500 hommes ;
  • Total de moins de 1 000 avions.

En Métropole, les 2/3 des moyens suivant sont disposées entre la Vallée du Rhône et la Provence  :

  • 150 batteries de canons antiaériens ;
  • 300 chasseurs dont 190 en ligne 110 en réserve en réparties en 7 groupes de chasses. six équipés de Dewoitine D.520 et un de chasse de nuit équipé de Potez 631 ;
  • 80 bombardiers moyens LeO 451 ;
  • 40 avions de reconnaissance ;
  • 30 hydravions.

Aéronefs en service[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Curtiss H75 au combat, vol. hors-série n° 34, Le Fana de l'aviation,
  2. (fr) Biographie de Robert Thollon, Jeunesse et montagne
  3. « Opération «Anton», L'invasion de la Zone libre », Aerojournal, no 53,‎ .

Lien externe[modifier | modifier le code]