HMS Ark Royal (91)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir HMS Ark Royal.
HMS Ark Royal
Photo en noir et blanc d'un porte-avions vu de trois-quarts avant gauche.
Le HMS Ark Royal peu après sa mise en service en 1938.

Type Porte-avions
Histoire
A servi dans Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Commanditaire Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chantier naval Cammell Laird
Commandé [1]
Lancement
Commission
Statut  : coulé par le U-81
Équipage
Équipage 1 580 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 243,8 m
Maître-bau 28,9 m
Tirant d'eau 8,46 m
Déplacement 22 000 long tons (22 352 t)
À pleine charge 27 720 long tons (28 163,52 t)
Propulsion 3 hélices
Turbines à engrenage Parsons
6 chaudières Admiralty
Puissance 102 000 ch
Vitesse 31 nœuds (57 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage Ceinture : 116 mm
Cloisons : 64 à 76 mm
Pont inférieur : 89 mm
Armement 8 × 2 canons de 113 mm
0004 canons de 47 mm
4 × 8 canons de 47 mm AA
8 × 2 mit. de 12,7 mm (en)
Rayon d'action 10 300 milles marins (19 100 km) à 16 nœuds (30 km/h)
(4 620 tonnes de fioul
Aéronefs 60 à 72 avions
Carrière
Indicatif 91

Le HMS Ark Royal, porte-avions construit en 1937, est le troisième navire de la marine royale britannique à porter ce nom.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1923 l'amirauté britannique conçoit un plan décennal d'armement visant notamment à la construction d'un porte-avion et l'acquisiton de 300 avions pour la Fleet Air Arm. La situation économique suivant la Première Guerre mondiale induit un report dans la construction. En 1930, le Directeur de la construction navale, Sir Arthur Johns, commence à mettre à jour les plans d'un tel navire en y intégrant de nouvelles technologie. Son souhait est d'augmenter le nombre d'avions embarqués en réduisant les distances de décollage et d'atterrissage de ceux-ci. Pour cela, il combine l'utilisation de catapulte et de brin d'arrêt, il parvient ainsi à gagner de l'espace pour le stockage et la préparation des avions, avec la présence de deux ponts-hangar permettant au Ark Royal de transporter 72 avions. Cependant, le développement d'avions plus gros et plus lourds pendant la construction du porte-avions induit une réduction de leur nombre de 50 à 60 unités. Les hangars d'aviation sont placés à l'intérieur de la coque, ils bénéficient ainsi du blindage de celle-ci : 4,5 pouce (soit 11,4 cm). Trois ascenseurs permettent la manutention des avions entre les hangars et le pont d'envol.

Historique[modifier | modifier le code]

Le HMS Ark Royal en 1939, survolé par une partie de ses Fairey Swordfish.

Devant opérer dans des mers essentiellement fermées sous la menace de l’aviation basée à terre et des batteries côtières sans réelle possibilité de s’esquiver, les Britanniques se préoccupent de la protection passive de leurs porte-avions d’escadre. C’est ainsi que Sir Stanley Vernon Goodall, directeur de la construction navale du bureau de l'amirauté invente le porte-avions à pont d'envol blindé.

Ces porte-avions au nombre de sept (l’Ark Royal, les quatre de la classe Illustrious et les deux de la classe Implacable) étaient cependant très longs et très coûteux à construire avec une capacité aéronautique assez faible.

Dès le début des hostilités de la Seconde Guerre mondiale en 1939, le , l’Ark Royal participe au sauvetage du sous-marin HMS Spearfish endommagé et échoué sur des récifs dans le Kattegat. Pendant cette opération le , un de ses avions, un Blackburn Skua livre son premier combat aérien contre l'ennemi.

La traque de l’Admiral Graf Spee[modifier | modifier le code]

En , il est engagé dans la poursuite du cuirassé de poche allemand l’Admiral Graf Spee dans l'océan Atlantique sud, lequel se saborde dans la baie de Montevideo persuadé qu'une flotte britannique importante l’attend pour l'écraser.

La campagne de Norvège[modifier | modifier le code]

Au printemps 1940, il participe à la campagne norvégienne avec le HMS Glorious : ses avions mettent à mal la flotte allemande. Le , l’Ark Royal lance une attaque aérienne sur Trondheim (Norvège) ; à cause du temps brumeux, deux destroyers, le HMS Antelope et le HMS Electra entrent en collision et doivent retourner en Angleterre pour réparations urgentes.

L'attaque de Mers el-Kébir[modifier | modifier le code]

Il est un des bâtiments essentiels lors de la bataille de Mers el-Kébir contre la flotte française.

La poursuite du Scharnhorst et du Gneisenau[modifier | modifier le code]

En , le HMS Ark Royal essaie en vain d'intercepter les deux cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau qui rentrent à Brest à la suite de l’opération Berlin (en) ; il les repère mais ne peut gagner une position d'attaque.

L'attaque décisive sur le Bismarck[modifier | modifier le code]

En , l'HMS Ark Royal, avec l'aide du HMS Renown et du croiseur HMS Sheffield, a la mission de rechercher le cuirassé allemand Bismarck dans l'océan Atlantique. Le , ses avions détectent le cuirassé ennemi et, le lendemain, une attaque aérienne est ordonnée en soirée, au moyen d’avions Fairey Swordfish équipés de torpilles. Les pilotes non informés de la proximité du Sheffield, envoyé en avant pour le combat, attaquent en premier le navire britannique, mais ils s’aperçoivent trop tard de leur méprise et le Sheffield ne doit son salut qu'à la défectuosité du système de mise à feu des torpilles, lequel provoque leur explosion prématurée dès leur entrée dans l’eau. Peu après, une autre vague d’avions lance des torpilles plus efficaces contre le Bismarck et endommage gravement son gouvernail, ce qui le met à la merci de la flotte britannique qui s'approche et lance l’attaque finale par ses cuirassés et croiseurs le lendemain matin,  : le Bismarck, écrasé sous les obus, coule dans la matinée.

Torpillage et fin[modifier | modifier le code]

Le HMS Ark Royal, torpillé, gîte dangereusement. Le destroyer HMS Legion (G74) (en) est à ses côtés pour secourir l'équipage.

Retourné en Méditerranée, l’Ark Royal est torpillé, à la mi-, par le sous-marin allemand U-81. Malgré les faibles dommages apparents, il chavire le lendemain et coule. Un seul de ses matelots est tué.

La recherche de l’épave[modifier | modifier le code]

L'emplacement exact de l'épave de l’Ark Royal en Méditerranée a toujours été gardé secret jusqu'à la mi-. La BBC annonce à cette même époque qu'un film a été tourné et indique avoir localisé le HMS Ark Royal par 900 mètres de profondeur à environ 30 milles — 50 kilomètres — des côtes de Gibraltar.

Principales batailles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Gardiner et Roger Chesneau, Conway's All the World's Fighting Ships (1922-1946), [détail de l’édition]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]