Jean Védrine

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Jean Védrine
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Jean Védrine est un homme politique et un militant associatif français né le à Lyon et mort le 25 janvier 2010 à Bois-Colombes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en novembre 1942 au commissariat de reclassement des prisonniers de guerre, dirigé par Maurice Pinot, « maréchaliste », anti-Laval, et devenu favorable à la Résistance. Il y rencontre François Mitterrand. « Après quarante-huit heures, nous étions amis et même complices » a-t-il déclaré à Pierre Péan. Le commissariat aux prisonniers crée un réseau de centres d’entraide qui permet entre autres de fabriquer de faux papiers pour faciliter des évasions.

En janvier 1943, il démissionne, comme François Mitterrand et d’autres, à la suite du limogeage de Pinot par Laval qui le remplace par André Masson, un collaborateur. Avec d’autres membres de son réseau, il est décoré de la francisque, Francisque numéro 2172, au printemps 1943, pour couvrir ses activités dans la Résistance, ce qui lui vaudra d’être considéré plus tard comme « vichysto-résistant », selon l’expression forgée par Jean-Pierre Azéma.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

En avril 1945, il devient secrétaire général de la Fédération nationale des prisonniers de guerre, mouvement issu des différents réseaux de résistance formés par les anciens prisonniers. François Mitterrand est l’un des vice-présidents.

En janvier 1947, il devient directeur adjoint du cabinet de François Mitterrand, ministre des Anciens combattants.

Dans les années cinquante, il prend conscience de la situation au Maroc et conclut que l'indépendance est la seule solution. Il devient alors médiateur officieux entre Mohammed V et les gouvernements français pour faciliter cette évolution. Ainsi, en 1953, il alerte François Mitterrand sur les brutalités commises au Maroc, ce qui conduit le futur président de la République à signer, avec des personnalités comme Albert Camus, Alain Savary ou Louis Vallon, le Manifeste France-Maghreb, demandant que « soient mis en œuvre tous les moyens légaux pour que les principes des droits de l’homme soient appliqués sans distinctions en Afrique du nord. »

Mohammed V, Hassan II et Mohammed VI ont rendu hommage à l’action de Jean Védrine.

En 1968-1969, il travaille avec Edgar Faure sur les réformes de l’éducation.

De 1981 à 1995, il est très proche de son ami François Mitterrand, devenu Président de la République, sans vouloir occuper aucune fonction officielle.

Il est le père d’Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Lionel Jospin (1997-2002).

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Jean Védrine, Dossier PG-Rapatriés, 1940-1945, 1987 (recueil de témoignages, d'informations et de commentaires sur les activités des prisonniers de guerre évadés)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, éd. du Seuil, 1998, tome 1
  • Pierre Péan, Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947, éd. Fayard, 1994
  • La captivité des prisonniers de guerre (1939-1945), Colloque, Calenda, 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]