Armée du Levant

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L'armée du Levant désigne les forces armées françaises qui occupèrent une partie du Levant (Asie occidentale) dans l'entre-deux-guerres jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, lorsque la défaite de l'Empire turc en 1918 conduisit les puissances victorieuses à se partager de larges pans de son territoire.

En 1920, les Français reçurent un mandat de la Société des Nations sur la Syrie et le Liban. Pour maintenir l'ordre sur ces territoires, la France constitua une force armée, l'armée du Levant. L'armée du Levant était complétée par les troupes spéciales du Levant composées d'un personnel recruté localement.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, ces territoires devinrent un enjeu disputé entre la France et le Royaume-Uni, et entre les autorités fidèles à Vichy et les représentants de la France libre.

L'armée du Levant fut dissoute à la fin de la guerre, avec l'indépendance du Liban en 1943 et de la Syrie en 1944.

Origine[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 1919, Clemenceau et Lloyd George signent à Paris une convention qui organise la relève des troupes britanniques occupant le Proche-Orient par les troupes françaises. Sans préjuger de la solution à apporter aux questions de mandat et de frontières, elle obligeait la France à constituer une armée au Levant. le 7 octobre 1919, une conférence militaire se tient à Paris sous la présidence du maréchal Foch. Le général Henri Gouraud fut nommé haut-commissaire de la République et, succédant au général Hamelin, commandant en chef de l'armée du Levant dont les effectifs étaient fixés à 35 000 hommes.

Les premiers éléments de cette force provinrent de l'ancienne armée d'Orient avec la 156e division d'infanterie, complètement remaniée, qui prit le nom de « division de Cilicie », sous le commandement du général Julien Dufieux. La division comprenait un régiment métropolitain, le 412e régiment d'infanterie, un régiment colonial, le 17e régiment de tirailleurs sénégalais, un régiment de la Légion arménienne encadré par des officiers et des sous-officiers français et le 18e régiment de tirailleurs algériens.

Une division de Syrie avait été réorganisée en agglomérant le 415e d'infanterie, le 3e mixte de zouaves et de tirailleurs, et les 19e et 22e régiments de tirailleurs algériens. Les éléments d'armée comprenaient enfin le 21e régiment de tirailleurs algériens.

Composition[modifier | modifier le code]

Infanterie[modifier | modifier le code]

  • Armée d'Afrique :
    • six bataillons de tirailleurs algériens ;
    • trois bataillons de tirailleurs tunisiens ;
    • un bataillons de tirailleurs marocains.
  • Troupes Coloniales :
    • trois bataillons de tirailleurs sénégalais.
  • Légion étrangère :

Cavalerie[modifier | modifier le code]

Artillerie[modifier | modifier le code]

Génie[modifier | modifier le code]

  • Compagnie 33/3 du génie.

Forces navales[modifier | modifier le code]

  • Avant 1914-18

Après avoir occupé les fonctions de major général à Toulon, et de préfet maritime de Cherbourg, Alexandre-Ferdinand de Parseval-Deschênes prend en 1841 le commandement de la division navale du Levant puis celui de l'escadre de la Méditerranée.

Le contre-amiral Charles Marie Prosper Simon prend le commandant en chef de la division navale du Levant le 1er novembre 1865, il quitte ses fonctions le 8 janvier 1868, son successeur : monsieur le contre-amiral Vincent Alfred Moulac, nommé le 4 décembre 1867, prend ses fonctions le 8 janvier 1868. 

Léopold de Pritzbuer, est un vice-amiral français du xixe siècle. Il prend le commandement, le 21 mai 1879, de la division navale du Levant.

Le Contre-Amiral Jean Orly est Commandant de la Division navale du Levant en 1888 (date de prise de fonction ?)

Vice-Amiral Alfred GERVAIS, Commandant en chef l'Escadre de Méditerranée occidentale et du Levant en 1896

Vice-Amiral De FAUQUE de JONQUIÈRES, Commandant en chef l'Escadre de Méditerranée occidentale et du Levant (1899?)

  • La division Navale du Levant entre deux guerres:
Amiral du Couëdic

Quand l'amiral Henri du Couëdic de Kerérant en prend le commandement, en juin 1924, la Division navale du Levant (DNL) comprend un grand bâtiment, le croiseur cuirassé Waldeck-Rousseau, trois avisos armés, Béthune, Baccarat et Mondement et deux canonnières Agile et Dédaigneuse. Le Waldeck-Rousseau sera rappelé en France en fin d’année pour être désarmé, en raison des restrictions budgétaires qui ne vont pas tarder à toucher la Marine. Il ne sera pas remplacé, mais un certain nombre de croisières de grands bâtiments, dont la Jeanne d’Arc viendront compenser cette diminution de notre présence au Levant.

La zone d’action de la Division navale du Levant comprenait la Méditerranée orientale, la Mer de Marmara et les Détroits ainsi que la Mer Noire, la Mer Rouge et le golfe d’Aden (aviso Diana.) Sa mission était essentiellement une mission de présence, avec certaines restrictions suivant les pays ; par exemple, éviter les escales en Russie, le gouvernement soviétique n’étant pas reconnu, donner satisfaction dans la plus large mesure au général Weygand, haut commissaire en Syrie et au Liban, faire relâcher aussi souvent que désiré les avisos en Egypte, envoyer de temps en temps de petites unités en Roumanie, apprécier l’opportunité de montrer le pavillon français en Roumanie…Un Commandant de la Marine dirige les services à terre à Beyrouth ; il dépend en temps de paix de l’amiral commandant la DNL et, en temps de guerre, du Haut-Commissaire.

Forces aériennes[modifier | modifier le code]

1939-1940. Groupe de chasse 1\7

Campagnes[modifier | modifier le code]

La campagne de Cilicie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne de Cilicie.

La conférence de San Remo[modifier | modifier le code]

Le général Henri Gouraud inspecte les troupes à Maysaloun.

Du 19 au 26 avril 1920 la conférence de San Remo pour trancher les différends à ce sujet. À la suite de cette courte session, la très récente monarchie du roi Faiçal sur la Grande Syrie prit fin avec la défaite lors de la bataille de Maysaloun lors de la guerre franco-syrienne.

L'armée française commandée par le général Gouraud prit possession du Mandat de Syrie et du Mandat du Liban.

Les différents troubles et révoltes durant le mandat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution syrienne.
Le Royaume de Syrie en 1918.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne de Syrie (1941).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Albord, L’Armée française et les États du Levant – 1936-1946, CNRS Éditions, coll. « Moyen-Orient », 2000, 336 p. (ISBN 2271057132 et 978-2271057136).
  • Les Armées françaises au Levant – Le temps des combats, 1920-1921, Service historique des armées.

Articles connexes[modifier | modifier le code]