Aller au contenu

Journaux confisqués pour collaboration

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de journaux français furent saisis pour cause de collaboration avec l'occupant allemand puis nationalisés et dévolus Société nationale des entreprises de presse (SNEP) en vertu de la loi du [1],[2],[3].

Le plus souvent, l'équipe de rédaction changea et les moyens d'imprimerie furent placés sous séquestre auprès des Domaines par la justice en vertu de l'ordonnance du 22 juin 1944, avant d'être nationalisés au sein de la SNEP à partir du 1er janvier 1947[4]. Sur les 206 quotidiens français qui existaient avant-guerre, 188 furent interdits de reparaître pour collaborationnisme en vertu de l'ordonnance du 30 septembre 1944.

Résumé du texte de loi

[modifier | modifier le code]

Sont concernés :

  • Journaux, écrits périodiques, agences de publicité, agences photographiques.
  • Pour ne pas être inquiétées, les sociétés doivent avoir arrêté leurs activités 15 jours au maximum après le dans la zone nord (date de l'entrée en vigueur de l'armistice du 22 juin 1940), ou le dans la zone sud (date de l'invasion de cette zone par l'Allemagne).
  • Toutefois, l'État se réserve le droit d'autoriser un titre de manière unilatérale. Une liste (à retrouver) fut publiée par décret.
  • Les journaux scientifiques, techniques, professionnels ne sont pas saisis.
  • Les biens matériels (imprimerie) et immatériels (titre) sont en pratique transférés à l'État par l'intermédiaire de la Société nationale des entreprises de presse (voir plus bas), supprimée le par l'article 63 de la loi de finances rectificative pour 1991[5].

La Société nationale des entreprises de presse

[modifier | modifier le code]

Journaux concernés

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Loi no 46-994 du 11 mai 1946 portant transfert et dévolution de biens et d'éléments d'actifs d'entreprises de presse et d'information, JORF du 12 mai 1946, p. 4093, sur Légifrance.
  2. Baptiste Giron, « Une révolution manquée, les politiques sur la propriété des biens de presse de la Libération à 1954 (2/2) », Silo,‎ (lire en ligne Accès libre)
  3. Baptiste Giron, « La SNEP : une entreprise publique de l’imprimerie (1944-1992) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 147,‎ , p. 9. 97-112 (lire en ligne Accès libre)
  4. Baptiste Giron, « Une révolution manquée, les politiques sur la propriété des biens de presse de la Libération à 1954 (2/2) », Silo,‎ (lire en ligne Accès libre)
  5. Article 63 de la loi no 91-1323 du 30 décembre 1991 de finances rectificative pour 1991, JORF no 304 du 31 décembre 1991, p. 17278–17296 (17288), NOR ECOX9100184L, sur Légifrance.
  6. « LA FRANCE DE BORDEAUX ET DU SUD-OUEST », sur presselocaleancienne.bnf.fr