Marignane

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune des Bouches-du-Rhône
Cet article est une ébauche concernant une commune des Bouches-du-Rhône.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Marignane
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Blason de Marignane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Marignane
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (Marseille-Provence)
Maire
Mandat
Éric Le Dissès
2014-2020
Code postal 13700
Code commune 13054
Démographie
Population
municipale
33 986 hab. (2013)
Densité 1 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 00″ Nord 5° 12′ 51″ Est / 43.416538, 5.21415
Altitude 15 m (min. : 0 m) (max. : 100 m)
Superficie 23,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marignane

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marignane
Liens
Site web marignane.fr

Marignane (en occitan provençal [maɾiˈɲanɔ], Marinhana selon la norme classique ou Marignano selon la norme mistralienne) est une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle est baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove.

La ville est connue dans la région pour héberger l’aéroport de Marseille Provence ainsi que le siège social et l'une des usines de conception et d'assemblage de la société Airbus Helicopters (anciennement Eurocopter), fabricant d'hélicoptères civils et militaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Marignane est situé au sud-est de l’étang de Berre, dans une plaine anciennement marécageuse bordée au sud par la chaîne de l’Estaque et à l’est par le plateau de l’Arbois. La ville est séparée de l’étang proprement dit par une lagune, l’étang de Bolmon ; la langue de terre entre les deux étangs, accessible depuis le nord de la ville, est dénommée le Jaï.

Elle est traversée d’est en ouest par le ruisseau de la Cadière et son affluent le Raumartin, ainsi que par le canal de Marseille au Rhône.

Le seul relief de la commune est un petit plateau, nommé la plaine[1] Notre-Dame, qui culmine à 104 mètres d’altitude, à l’est de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marignane
Étang de Berre Étang de Berre Vitrolles
Châteauneuf-les-Martigues Marignane Saint-Victoret
Les Pennes-Mirabeau (par un quadripoint)
Châteauneuf-les-Martigues Gignac-la-Nerthe Gignac-la-Nerthe

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Marignane est situé à proximité de deux axes autoroutiers :

  • l’autoroute A7 (Lyon – Avignon – Marseille) passe à l’est de la commune ; l’échangeur de Vitrolles est à 3,5 km à l’est du centre-ville ;
  • l’autoroute A55 (Marseille – Fos – Montpellier) passe au sud ; l’échangeur de Gignac est à 5 km au sud du centre ville.

La ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Paris - Marseille passe sur le plateau de l’Arbois ; la gare d'Aix-en-Provence TGV est à 10 kilomètres de Marignane. La ligne classique Paris – Marseille touche la commune de Marignane, mais la gare de Pas-des-Lanciers n’est desservie que par quelques TER reliant Marseille à Avignon. L’ancienne ligne de Marignane à Martigues, gérée par la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13), assure encore le trafic de marchandises entre la Mède (raffinerie), la zone industrielle de Marignane (plusieurs raccordements) et la gare de Pas-des-Lanciers où elle se raccorde à la ligne Paris – Marseille.

L’aéroport Marseille Provence est situé en quasi-totalité sur la commune de Marignane, bien qu’on n’y accède qu’en transitant par Saint-Victoret et Vitrolles. C’est un aéroport de classe internationale, qui dessert de nombreuses destinations françaises et étrangères.

Le canal de Marseille au Rhône traverse la partie sud-ouest de la commune. Sur ce tronçon il est navigable, mais la fermeture du tunnel du Rove le prive de tout trafic. Le port aménagé au quartier Saint-Pierre est inutilisé.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981–2010. Marignane connait un climat semi-désertique avec une saison humide très courte (48 jours de pluie par an) et ses températures fraiches la nuit mais assez chaudes le jour.

Tableau climatique de Marignane
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,6 6,2 9,1 13,1 16,6 19,4 19 15,7 12,4 7,2 4 10,8
Température moyenne (°C) 7,2 8,1 11 13,9 18 21,9 24,8 24,4 20,7 16,7 11,2 8 15
Température maximale moyenne (°C) 11,4 12,5 15,8 18,6 22,9 27,1 30,2 29,7 25,5 20,9 15,1 11,9 20,2
Record de froid (°C)
date du record
−12,4
07/01/1985
−16,8
12/02/1956
−10
07/03/1949
−2,4
05/04/1935
0
01/05/1960
5,4
09/06/1932
7,8
04/07/1948
8,1
29/08/1924
1
25/09/1931
−2,2
31/10/1941
−5,8
11/11/1921
−12,8
26/12/1940
−16,8
12/02/1956
Record de chaleur (°C)
date du record
19,9
19/01/2007
22,1
23/02/1990
25,4
28/03/1989
29,6
24/04/1947
34,9
24/05/2009
37,6
21/06/2003
39,7
26/07/1983
39,2
13/08/1922
34,3
05/09/1949
30,4
02/10/1997
25,2
05/11/1924
23
18/12/1983
39,7
26/07/1983
Ensoleillement (h) 145,1 173,7 238,7 244,5 292,9 333,4 369,1 327,4 258,6 187,1 152,5 134,9 2 857,8
Précipitations (mm) 48 31,4 30,4 54 41,1 24,5 9,2 31 77,1 67,2 55,7 45,8 515,4
Source : Données climatiques officielles à Marignane (moyennes mensuelles sur la période 1981-2010)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,4
2,9
48
 
 
 
12,5
3,6
31,4
 
 
 
15,8
6,2
30,4
 
 
 
18,6
9,1
54
 
 
 
22,9
13,1
41,1
 
 
 
27,1
16,6
24,5
 
 
 
30,2
19,4
9,2
 
 
 
29,7
19
31
 
 
 
25,5
15,7
77,1
 
 
 
20,9
12,4
67,2
 
 
 
15,1
7,2
55,7
 
 
 
11,9
4
45,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l’âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule - CAG -).

Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu’au mouvement général dû à l’expansion de la cité grecque de Massalia à la fin du VIe siècle av. J.-C.

Au second âge de fer, le territoire semble s’être organisé autour et depuis l’oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers 380 av. J.-C. et précocement abandonné vers 180 av. J.-C. Nous n’avons aujourd’hui aucune indication sur ce qu’était le territoire entre la fin de l’occupation de l’oppidum (180 av. J.-C.) et la fondation de la cité romaine par Caius Marius en 104 av. J.-C. avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle.

La première trace de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre l’étang[Quoi ?]. D’ailleurs plusieurs sites d’habitats étaient sur ce territoire à l’époque romaine.

Pomponius Mela (10 av. J.-C.54 ap. J.-C.), indique dans son traité de géographie la description des peuples et des pays des bords de la Méditerranée depuis la villa qu’il occupait dans le territoire du peuple des Aruas (Aryens).

La tradition rapportait que Marignane aurait été fondée par Marius, général et homme politique romain. Pourtant, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au Parlement d’Aix écrivit dans son Histoire Abrégée de Provence à propos de la ville :

« et pendant que les barbares estoient allés ravager l’Espagne, il (Caïus Marius) campa premièrement en Camargue, puis sur le bord de l’estang des Anatiques où il édifia Marignane et les Maritimes au port voisin »

— Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Histoire Abrégée de Provence

Les écrits de l’abbé Roquebrune qui parle d’un effroyable massacre sur les flancs de la colline Notre Dame de Pitié pourraient alors correspondre aux combats, rapporté par Plutarque dans la Vie des hommes illustres, menés par Caius Marius lorsqu’il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 av. J.-C.

Des érudits locaux qui participèrent à l’élaboration de l’encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, retinrent pour leur part Marinius qui y avait séjourné dans la cité, comme fondateur de la ville. Marinius aurait donc donné son nom à Marignane lorsqu’il y meurt en 479. Ce dernier avait été nommé par Majorien (empereur romain de 456 à 461) pour commander les armées romaines qui étaient présentes dans la basse région rhodanienne. Marinius avait obtenu l’admiration de Rome par sa stratégique réussie contre les Huns à Badriacum. Sa dépouille fut ramenée à Rome par Bimardus.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon A. Longnon, à l’époque carolingienne (IXe siècle) et au Xe siècle, Marignana, Cadarascum, Istrum et Fossa étaient les seules villes autour de l’étang de Berre et, au début du règne de Henri Ier, en 1032, Marignana — avec les premiers chevaliers du pays d’Oc — et Fos étaient des fiefs.

Un château fut fondé sur les emprises d’une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l’Ordre. Les Templiers avaient des biens dans cette seigneurie de Marignane et en particulier sur le site de Saint-Michel de Gignac, aujourd’hui sur la commune du Rove.[réf. nécessaire]

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Marignane, François des Baux, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les limites du territoire sous l’Ancien Régime, ne sont pas celles d’une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd’hui, elles sont celles de l’emprise du seigneur : la seigneurie.

Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu’aux calanques méditerranéennes[3].

Marquisat érigé en 1647 en faveur de Jean-Baptiste de Covet de Marignane.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À Marignane, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, et surtout à les faire connaître à l’ensemble de la population. Il participe ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1910 : création d'une école nationale d'aviation, sur le plateau de Pas-des-Lanciers
  • 1922 : inauguration de l'aéroport de Marseille-Marignane
  • 1927 : inauguration du tunnel du Rove, tunnel souterrain de 7,2 km provenant de l'Estaque (Marseille) et débouchant à Marignane
  • 1947 : création du Bureau de bienfaisance
  • 1958 : création de l'Aéroclub Marseille-Provence
  • 1958 : aménagement du stade Saint-Exupéry
  • 1960 : inauguration du lycée Louis-Blériot
  • 1961 : reconstruction de l'aérogare par l'architecte Fernand Pouillon
  • 1967 : inauguration de l’avenue du 8-Mai-1945
  • 1967 : mise en service de l’avenue du Maréchal-Juin
  • 1969 : création de l’École municipale des sports
  • 1973 : création du Musée d'arts et de tradition populaires (baptisé en 2013 Musée Albert-Raynaud)
  • 1977 : inauguration du stade du Bolmon
  • 1979 : création de l’école municipale de musique
  • 1978 : inauguration du lycée Maurice-Genevoix
  • 1981 : inauguration de la bibliothèque
  • 1982 : création d’un atelier municipal d’arts graphiques
  • 1986 : inauguration de la halle des sports du Carestier
  • 2003 : inauguration du complexe culturel Saint-Exupéry
  • 2015 : inauguration du musée Raimu

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le 16 mars 2008, les élections municipales ont donné une majorité de 51,13 % à la liste conduite par Éric Le Dissès. Ce dernier, ancien responsable UMP, opposé à l'investiture accordée par son parti au maire sortant Daniel Simonpieri (divers droite, ex-Front National et MNR), avait formé une liste dissidente. La liste du socialiste Vincent Gomez arrive en deuxième position au premier tour, devant la liste de Daniel Simonpieri, qui se maintient au second tour. Cette triangulaire n'empêche pas Éric Le Dissès d'obtenir une majorité absolue de suffrages exprimés.

En mars 2014, la liste conduite par Éric Le Dissès l'emporte dès le premier tour avec 53,22 % des voix, face à quatre listes concurrentes[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1995 Laurens Deleuil DVD Sénateur
1995 2008 Daniel Simonpieri FN, MNR puis DVD Conseiller général du canton de Marignane (1998-2011)
2008 en cours Éric Le Dissès DVD Conseiller départemental, vice-président de
la communauté urbaine de Marseille

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Marignane est jumelée avec[6]:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 33 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 532 1 575 1 601 1 598 1 633 1 857 1 998 2 189 2 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 197 2 233 2 207 2 209 2 048 1 853 1 782 1 761 1 917
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 898 1 956 1 993 2 517 2 501 3 184 3 545 4 344 5 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
10 664 20 044 26 477 31 109 32 325 34 006 32 921 33 909 34 393
2013 - - - - - - - -
33 986 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville accueille de nombreux salons au centre culturel Saint-Exupéry : collectionneurs, cartes postales, bien-être, énergies renouvelables, etc. Des foires ont également lieu sur le cours Mirabeau : plantes, gastronomie, vide-greniers, etc.

  • Carnaval qui existe depuis 1950
  • Fêtes celtiques en mars
  • Grannus, village gaulois le dimanche de Pentecôte
  • Fêtes Provençales et Journées du Patrimoine en septembre
  • Concours de chant en août
  • Fêtes votives (fêtes foraines) fin août
  • Festinades à la plage du Jaï en juillet et août.
  • Veillée calendale et crèche avec ses personnages grandeur nature à la chapelle N. D. de Pitié en décembre
  • village de Noël

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football Marignane Gignac FC
  • Clubs de basket, de volley, de handball, d’aviron, de natation synchronisée, d’athlétisme, de tir à l’arc, etc.
  • Deux piscines
  • Deux stades, dont un complexe sportif avec stade et piste d’athlétisme, équipé de multiples terrains de sports
  • Trois gymnases
  • Trois boulodromes
  • Une base nautique
  • Une zone d’évolution de kitesurf et de planches à voile
  • Un stand de tir sportif
  • Une base d’aviron
  • Tennis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pons de Marignane, archevêque d’Arles de 1022 à 1029
  • Jean Cossa (1400-1476), lieutenant général de Provence
  • Laure De-Altenus (De-Marignane) (1422-1489), astrologue qui s'installa à Marignane après avoir parcouru l'Europe[réf. nécessaire].
  • Connétable de Bourbon seigneur de Marignane
  • Louise de Savoie (1476-1531), princesse de Marignane, mère de François Ier
  • Françoise de Foix (1495-1537), branche Candale
  • Nostradamus (1503-1566), apothicaire et astrologue provençal, emprisonné au château de Marignane par le Comte deTende gouverneur de Provence sur l'ordre du roi Charles IX
  • François Ier, roi de France de 1515 à 1547, de passage à Marignane le 22 janvier 1516 et en séjour du 25 septembre au 4 octobre 1533
  • Catherine de Médicis, reine de France de 1547 à 1559
  • Claude de Savoie gouverneur de Provence
  • Honoré d’Urfé (1576-1625), écrivain français
  • Émilie Covet (de Marignane) (1752-1800, épouse en 1772 le tribun révolutionnaire Mirabeau
  • Anne d’Urfé auteur des 140 sonnets la Diane (1573) écrits à Marignane en hommage à Marguerite de Lupé.
  • Sumeire, médecin marignanais (deuxième moitié du XVIIIe siècle)
  • Laurent Imbert (1796-1839), né à côté de Marignane, évêque, l’un des 103 martyrs de Corée
  • Laurens Deleuil (1918-2006), homme politique français, né à Marignane. Maire de Marignane de 1947 à 1995
  • Victor Mosa (1945-2009), footballeur français
  • Karine de Ménonville (1972-), journaliste française de télévision, née à Marignane
  • Lionel Cappone (1979-), footballeur français, né à Marignane
  • Georges Clemenceau en séjours de Chasse à Marignane retracés dans "Le grand pan !", bibliothèque Carpentier et E. Fasquelle Éditeurs, Paris, 1896) 
  • Florian Raspentino (1989-), footballeur français, né à Marignane.
  • Jean Audibert (1927-1999) : ambassadeur de France
  • Baptiste Giabiconi (1989-) mannequin et chanteur né à Marignane

Économie[modifier | modifier le code]

Constructions aéronautiques : hélicoptères : Airbus- hélicoptères (ex- Eurocopter, anciennement AEROSPATIALE, SNIAS et SUD-AVIATION) et aéroport international Aéroport Marseille Provence et sa plateforme low-cost : MP2.

La zone industrielle des Paluns avec des sous-traitants aéronautiques (Daher, etc.) entrants dans le développement industriel du pole PEGASE

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Marignane (Bouches-du-Rhône).svg

Blasonnement :
d’azur à la lettre M capitale d’or surmontée d’une étoile du même[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
La mise en forme de cet article est à améliorer (septembre 2015).

La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ». Découvrez comment faire.

La typographie, les liens internes ou externes, les conventions de style, la présentation des sourcesetc. sont autant de points qui peuvent ne pas convenir voire être absents. Les raisons de la pose de ce bandeau sont peut-être précisées sur la page de discussion. Si seules certaines sections de l'article sont à wikifier, pensez à les indiquer en utilisant {{section à wikifier}}.

Monuments entrants dans le patrimoine industriel du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le canal de Marseille au Rhône à Marignane

Les deux hangars d'avions : Boussiron: Exploit technique des années 1950 dont les voutes de 4000 tonnes ont été coulées au sol et montées par verins avant la construction des murs. Situés dans l'enceinte de l'aéroport (route de la plage)

Le canal de Marseille au Rhône depuis le débouché du tunnel du Rove jusqu'à l'étang de Bolmon en passant par le port Saint-Pierre, guère utilisé depuis la neutralisation du tunnel du Rove en 1963.

Maison des rocailleurs 
Façades décorées et façonnées en ciment imitant la pierre ou le bois artisanat de maçons italiens au début du XXe siècle (située angle Av. Maréchal Juin et Kennedy)
Centre historique 
On trouve des maisons du XVe au XXe siècles, des témoignages archéologiques de cimetière à tombes sous tuiles, des marbres romains, des céramiques du XIe siècle.
Oppidum 
Classé monument historique, l’oppidum dit du nom de la colline Notre-Dame-de-Pitié, a été classé monument historique en 2004, témoignant ainsi de l’intérêt archéologique de ce site habité depuis le IVe siècle av. J.-C. (-380) soit à le second âge de fer. Les sondages de Lucien François Gantès, aujourd’hui archéologue de l’atelier du patrimoine de Marseille, ont permis de mettre au jour des céramiques massaliotes et étrusques, des amphores, des meules… mobiliers archéologiques dont certains sont visibles au musée de Marignane, et de localiser un petit atelier d’artisan. Les recherches actuelles menées par Marcel Germain portent sur l’étude des remparts qui révèlent une autre dimension du site. En effet, celui-ci se développe plus à l’ouest, l’ensemble faisant près de deux hectares. Il semblerait que sur le vaste site indigène, peut être contemporain du camp de Laure, se soit installé un site plus réduit, celui fouillé par L.-F. Gantès, qui serait un bastion fondé par les Grecs de Marseille pour protéger leur cité. Compte tenu de l’importance du site mis en évidence par Marcel Germain, le SRA (Service régional de l’archéologie) lui a demandé d’en faire une présentation pour « Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013 ». Cette présentation sera accompagnée d’un spectacle vivant à la fois populaire et culturel : Grannus, rassemblement des tribus gauloises. Cette reconstitution permettra de faire découvrir à la fois l’histoire du site et la civilisation gauloise. Une première aura lieu le 25 septembre 2010[10].
Le beffroi 
Le beffroi correspond à l’une des possibles portes du mur d’enceinte vers 1353. Embelli en 1516 lors du passage de François Ier venu à Marseille pour régler les affaires locales.

Ce beffroi d’apparat, sans herse, servira de maison communale et sera doté d’une horloge donnant l’heure du pouvoir civil. Sur sa façade, on a pu attribuer à tort des symboles du compagnonnage qui existent par ailleurs dans le centre historique sur une ancienne cayenne ou atelier de tailleur de pierre. Il est situé place C. Desmoulins

Le château de Marignane 
Marignane et ses terres passent en de nombreuses mains par héritage ou vente jusqu’à leur rattachement au domaine du Comte de Provence au XVe siècle, puis à ses gouverneurs issus de la Maison de Savoie. De 1603 à la Révolution les terres de Marignane appartiennent à la famille de Covet, dont l’un des derniers représentants n’est autre que le père d’Émilie de Covet-Marignane, épouse de Mirabeau dont le divorce fera un scandale retentissant. Les Covet vont agrandir, aménager et embellir le château médiéval des Baux puis de Françoise de Foix, (Hôtel de Ville aujourd'hui), notamment sa façade au XVIIe siècle, tandis que plusieurs édifices religieux sont construits: les chapelles Notre-Dame de Pitié (1635), Saint-Nicolas (XIIe s.-1695), Sainte-Anne (1710), aujourd’hui démolie et le couvent des Minimes (1701).
« C’est dans ce château, que sur ordre du jeune roi Charles IX (23 novembre 1561), le comte de Tende, seigneur de Marignane, gouverneur de Provence, tiendra Nostradamus en prison. De passage à Salon-de-Provence le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l’emmena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis, et l’emprisonnement tenait plus de la mise en résidence ! Le 18 décembre suivant, Claude de Tendre écrira au roi : « Au regard de Nostradamus, je l’ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronstications, ce qu’il m’a promis. Il vous plaira me mander ce qu’il vous plaist que j’en fasse. » Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l’imprimatur, ce qui avait mis le pape alors à Avignon dans une colère folle au point d’avoir recours au roi. »
— Marcel Germain, Marignane inventaire du patrimoine, 2005.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Nicolas 
L’église Saint-Nicolas est au cœur de la vie de Marignane. Sans fondement à ce jour, il lui a été attribué par un érudit local du début XIXe siècle une origine légendaire de l’« époque du sacre de Charlemagne ». Sa nef, partie visible la plus ancienne, a été datée par M. Germain entre 1091 et 1094 grâce aux textes du cartulaire ; il s’agit d’une « reconstruction » dont on ignore encore si elle se trouve sur l’église antérieure, également connue par les textes du cartulaire. Les évolutions principales sont des XIIIe (chœur et chapelle nord-est, restaurée au XVIe siècle), XVIe (quatre chapelles) et XIXe siècles (autres chapelles et surélévation des chapelles sud du XVIe siècle). Depuis 1992, cet édifice paroissial est classée monument historique du fait de son histoire et de l’intérêt de son évolution architecturale. Sa tour carrée est de 22 mètres de haut. Le retable du maître de Marignane, polychrome de la Renaissance, doré avant Louis XV, a été offert par Louise de Savoie, en 1523 (donatrice représentée en Marie dans l’Annonciation) en marque d’autorité spirituelle sur la ville alors qu'elle en prenait la seigneurie au connétable de Bourbon comme il est évoqué dans le traité de Madrid de 1526. Il pourrait avoir été financé par Jacques de Beaune, baron de Semblançay.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié 
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié est construite sur un oppidum (IVe-IIIe s. av. J.-C.). Au Début du XIe siècle, un oratoire est érigé par Raymond Ier des Baux, rescapé du massacre de Tripoli (1105) lors de la première croisade. Les lieux s'appelaient alors Defens mais ont vraisemblablement changé de nom en 1638 quand le roi de France consacra notre pays à la Vierge devant un tableau de Notre-Dame-de-Pitié.

La chapelle est restaurée en septembre 2015 ; retrouve ses ex-voto et son tableau de la Pieta.

La chapelle Saint-Nicolas 
La chapelle Saint-Nicolas, un temps dite Saint-Joseph, est déjà mentionnée sur le registre des taxes synodales en 1217. Elle fut agrandie plus tard avec une façade datée de 1695 classée monument historique. La chapelle Saint-Nicolas a été entièrement réhabilitée en 2003 et renommée chapelle Saint-Joseph. Cette dernière appellation est retombée en désuétude avec la persistance du nom d’origine. Elle est située rue Guillaumet.
Le couvent des Minimes 
Le couvent actuel des Pères Minimes, installés à Marignane à partir de 1648, a été inauguré en 1701 par Joseph Covet et Marie de Crussol. Réquisitionné pour les pestiférés en 1720, passé bien national sous la Révolution, il est par la suite, transformé en cellier puis habitation avant de devenir, en 2002, l’actuelle Maison des associations, service municipal à destination des associations de la ville. D’une superficie de 800 m2, répartis sur deux niveaux, le couvent offre un large espace mis à la disposition des 270 associations de la ville : salles de conférences, expositions, etc. Il est situé rue Lamartine.
La mosquée Es-Salam 
La mosquée Es-Salam est située au sein de la résidence privée Florida Parc. Comme dans toutes les mosquées, l'homme et la femme ne font pas la prière dans la même pièce. Ainsi elle propose un espace pour les hommes et pour les femmes.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La ville possède un musée d’Histoire, d’Art et de Traditions populaires au 14 rue Covet. Il compte de nombreuses salles : archéologie, objets religieux, matériel agricole, traditions locales et provençales, militaria, aviation, chasse, pèche, canal du Rove, etc. Ce musée a été dénommé Albert REYNAUD du nom de son fondateur en 2013.

Dans le courant de l'année 2014, le musée Raimu (comédien de théatre et de cinéma 1883-1946) s'est ouvert Cours Mirabeau.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Marignane est située au bord de l’étang de Berre, sur son territoire se trouve l’étang de Bolmon et les marais des Paluns. Ces milieux naturels classés en zone protégée humide sont la propriété du Conservatoire du littoral ; l’on y trouve de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques visibles d’un observatoire aménagé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le mot provençal plan, qui signifie « plateau » (cf. le plan de Canjuers), est malencontreusement traduit par « plaine » en français (cf. la Plaine à Marseille)
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  3. D’après Marcel Germain, Marignane en brèves, atelier du patrimoine marignanais.
  4. Jacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004
  5. http://www.lemonde.fr/resultats-elections-municipales/marignane,13700/
  6. Villes jumelles
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  9. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Planche K, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris, (lire en ligne)
  10. [1]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Esmieu, Notices historiques sur Marignane depuis sa fondation jusqu'à nos jours, vers 1920
    (littérature grise), archives municipales de Marignane.
  • Paul Deleuil, Marignane, histoire et documents, Marignane, . édition réalisation CHB 13740 Le Rove
  • Michel Olivier; Aéroport Marseille-Provence : 65 Ans d'aviation commerciale. Edisud. 1987 (ISBN 2-85744-273-4)
  • Michel Méténier et Fernand Revilla, Le tunnel du rove, Tacussel, . (ISBN 2-903963-94-0)
  • Marcel Germain, Marignane, inventaire du patrimoine, éditions Prolégomènes, (ISBN 2-9523840-0-2).
  • Pierre Commandoux Chroniques marignanaises 1900-1960, éd. Prolégomènes 2008 (ISBN 978-2-917584-00-2).
  • Françoise Fauconnet-Buzelin : Marignane-Séoul le voyage sans retour (Saint Laurent Imbert) Fémur Editions 2013. (ISBN 979-10-92137-01-9)
  • Jean-Louis Lombardi : Marignane de 1939 à 1947, La guerre et la libération. 2014 N° d'impress.14032366 (centre littéraire d'impression provençal)
  • Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Strasbourg, Châteaux forts d'Europe, , 156 p. (ISSN 1253-6008)
    N°46/47/48, 2008 Marignane : Maison forte et Remparts, p. 71.
  • Statistiques des Bouches du Rhone Comte de Villeneuve, 1824.
  • MARIGNANE des premiers temps au XXe siècle, ouvrage collectif de l’association CONTONS MARIGNANE ; présidée par Guy MARTIN. 1987. MAURY Imprimeur (ISBN 2-9502176-0-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]