André Grisoni

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André Grisoni
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André Grisoni en 1933.
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Député
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Maire de Courbevoie (d)
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Naissance
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CourbevoieVoir et modifier les données sur Wikidata
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Partis politiques
Parti républicain, radical et radical-socialiste (d)
Radicaux indépendantsVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
André Grisoni (1886-1975). Tombe à l'ancien cimetière de Courbevoie.jpg
Tombe à l'ancien cimetière de Courbevoie. Avril 2021.

André Grisoni, né le à Moltifao (Corse) et mort le à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, député radical de la Seine de 1932 à 1936 et maire de Courbevoie de à .

Biographie[modifier | modifier le code]

D'abord membre du Parti radical-socialiste, dont il devient vice-président, il évolue ensuite vers la droite et crée un éphémère Parti radical français qui fusionne, en 1938, avec les Comités radicaux unionistes au sein du Parti radical indépendant.

Membre de la loge maçonnique « Émile Zola » et antiraciste convaincu, il siège au comité central et à la commission de propagande de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme[1].

En , il participe à la création du « rassemblement anticommuniste » qui vise, entre autres, à « protéger le pays contre les menaces de guerre civile et de guerre étrangère ».

Proche de Pierre Laval, pacifiste convaincu, partisan de la réconciliation franco-allemande, il milite au Rassemblement national populaire[2].

Maire de Courbevoie de à , il modernise activement sa commune :

  • percement d'un grand axe reliant le centre-ville à Bécon-les-Bruyères par les boulevards Aristide-Briand, de la Paix et Georges Clemenceau ;
  • construction d'un vaste stade (un temps converti en cynodrome et desservi par la halte de Courbevoie-Sport), de plusieurs groupes scolaires, d'une poste centrale, d'un hôpital et de logements sociaux[3].

En 1944, il joue un rôle, comme président des maires de la Seine, dans la recherche par Laval d'une solution « républicaine » à l'épisode de Vichy. Il reçoit l'ordre de la Francisque[4].

Il est arrêté le et condamné pour intelligence avec l'Allemagne à 15 ans de travaux forcés, confiscation de ses biens et indignité nationale à vie. Toutefois, il bénéficie de remises de peine en raison de circonstances atténuantes[5].

Il repose à l'ancien cimetière de Courbevoie.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « André Grisoni », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la LICA, décembre 1931.
  2. Simon Epstein, Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, éd. Albin Michel, , p. 208.
  3. Bulletin d'information communale de Courbevoie. Octobre 1975. Article nécrologique.
  4. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 89.
  5. « André Grisoni », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]