Saint-Jean-d'Acre

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Vieux Acre aujourd'hui.
Plan de Saint-Jean-d'Acre.

Saint-Jean-d’Acre, appelée Acco ou Ptolémaïs dans l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge, est le nom donné par les chrétiens à la ville qui deviendra plus tard Acre, située aujourd'hui en Israël.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tunnel dit des Templiers.

Cette ville d'Acco fut conquise par Ptolémée II, souverain d’Égypte qui la baptisa de son nom, Ptolémaïs, nom qu'elle gardera jusqu'à la conquête latine.

Pendant les croisades, la ville est prise le par Baudouin Ier, roi de Jérusalem. Reprise par le sultan Saladin, le , elle est reconquise en 1191 par les rois Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion durant la troisième croisade.

L'installation des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et la fondation de l'Hôpital apportent à la ville un nouveau nom, celui de Saint-Jean-d'Acre.

Au XIIIe siècle, elle devient la capitale du royaume de Jérusalem, la ville sainte restant entre les mains des sultans ayyoubides. Saint-Jean-d'Acre est alors le principal port du royaume de Jérusalem par où transitait toutes les marchandises, divisé en quartiers contrôlés par des marchands venus de tout le pourtour méditerranéen, notamment vénitiens, pisans, génois, français et germaniques.

Jusqu'en 1291, la ville est un grand centre intellectuel, non seulement chrétien mais aussi juif. En effet, de nombreux Juifs, souffrant de persécutions en Occident, se rendent en Terre sainte. Le rabbin Yehiel de Paris y fonde une Yechiva qui sera connue au-delà de la Terre Sainte. Nahmanide, grand kabbaliste d'Espagne le remplacera.

La reconquête de la ville en 1291 par le sultan d'Égypte al-Malik al-Ashraf mit fin à la présence des européens en Terre sainte[1],[2].

Sites culturels[modifier | modifier le code]

Réfectoire monumental de la forteresse des Hospitaliers

Il est notamment possible d'observer :

  • les restes de la forteresse des Hospitaliers datant de l'époque des Croisés (XIIIe siècle), la salle des chevaliers a été bâtie par le roi Richard Cœur de Lion durant la troisième croisade, avec un réfectoire monumental. On y trouve un site souterrain, connu sous le nom de tunnel des Templiers, conduisant de la forteresse au port. Ce passage en pierres aboutissait à la forteresse stratégique défendant le port de Saint-Jean-d'Acre pour permettre aux pèlerins d'accomplir leur voyage en terre sainte ;
  • les fortifications successives de la ville ;
  • la citadelle, face au large, a été ravagée en 1291 et les Ottomans ont achevé de la démanteler au XVIIIe siècle, réemployant toutes les pierres pour construire la muraille maritime.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Crépon, « Les mystères de Saint-Jean-d’Acre », Le Monde,‎ (lire en ligne [sur lemonde.fr]).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]