Pierre Héring

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Officier général francais 5 etoiles.svg Pierre Héring
Naissance
Straßburg, Reichsland Elsaß-Lothringen
Décès (à 88 ans)
Neuilly-sur-Seine
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général d'armée
Années de service 1892 – 1940
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur

Pierre Héring (StrasbourgNeuilly-sur-Seine), est un officier général, un stratège militaire et un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École polytechnique en 1894 puis l'École d'application de l'artillerie et du génie en 1896. Il sert ensuite au 26e, 32E et 38e régiments d'artillerie puis fut élève de l'école de guerre en 1903 ; avant de faire partie des état-majors des 5e Armée, du ministre de la guerre Brun, puis au 4e et 2e bureaux de l'Armée. Colonel, il est le chef d’état-major de l'armée d'occupation du Rhin en 1921.

Il sert à Madagascar de mars 1900 à mars 1902 et aussi sur le Charlemagne lors de manœuvres de 1910.

Inspirateur de la guerre de mouvement dès 1926 lorsqu'il commanda l'École supérieure de guerre, novateur du concept des « groupements tactiques interarmes », le général Héring est gouverneur militaire de Paris en 1939[réf. souhaitée]. Il dut faire face, à l'intérieur, aux communistes qui sapaient le moral des troupes en pratiquant des sabotages dans les usines de production d'armement du pays.

En mars 1940, le général Gamelin lui confia le commandement militaire de la place de Paris. Paris étant déclarée ville ouverte, il quitte le gouvernement militaire de Paris le , et replie les troupes qui sont sous ses ordres au sud de la Loire[réf. souhaitée].

Parmi d’autres chefs militaires, le général de Gaulle apprécia ses enseignements sur la guerre de mouvement, et lui voua une grande estime[réf. souhaitée].

Si elles furent écoutés, reconnues, et mises en pratique par les états-majors militaires étrangers, les idées novatrices du général Héring furent saluées par le haut commandement français, sans être pour autant appliquées dans l'armée, prisonnière d’une stratégie défensive datant de la Première Guerre mondiale. Les nécessités d’une guerre de mouvement, enseignées par le général depuis 1926, mises en pratique aux grandes manœuvres de 1934 et 1937, furent négligées par les gouvernements Daladier et Reynaud en 1939 et 1940[réf. souhaitée]. Au procès de Riom, Léon Blum rapporte les propos que lui a tenu le général : « Parmi tous les officiers rencontrés à l'École supérieure de guerre, seul le général von Brauchitsch a su tirer profit de mes enseignements. »

Le général Héring consacra le reste de sa vie, de 1945 à 1963, à défendre la mémoire du maréchal Pétain. À ce titre, il créa l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) et en fut le premier président. Il fit paraître en 1956 aux Editions Paris-Livres La vie exemplaire de Philippe Pétain, chef de guerre, chef d'état, Martyr.En 1960, il entama avec le général de Gaulle, devenu président de la République, et Edmond Michelet, ministre des Anciens Combattants, des pourparlers pour le transfert de la dépouille à Douaumont, sans aboutir.

Historien, le général Héring publia un certain nombre d'ouvrages relatifs à la période 1939-1945, et écrivit un essai de synthèse, La Destinée humaine.

Le général Héring mourut à Neuilly-sur-Seine le 14 janvier 1963. Les honneurs lui furent rendus aux Invalides, en présence d'un émissaire du général de Gaulle[réf. souhaitée]. Sa tombe se trouve au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine.

Pierre Héring avait reçu le grade de général d'armée en 1936. Il avait été décoré de la grand-croix de la Légion d'honneur, sous le régime de Vichy, en 1941, à Clermont-Ferrand.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]