Bernard Faÿ

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Bernard Faÿ
Image dans Infobox.
Bernard Faÿ en 1943.
Fonction
Administrateur général de la Bibliothèque nationale
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
ToursVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bernard Marie Louis Emmanuel FaÿVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Elphège du Croquet de l'EsqVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Emmanuel Faÿ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Condamnation
Distinctions

Bernard Faÿ, né le à Paris et mort le à Tours, est un historien et essayiste français.

Professeur au Collège de France, il se rallie dès 1940 au maréchal Pétain et est administrateur général de la Bibliothèque nationale sous le régime de Vichy. Condamné en 1945 à l'emprisonnement à perpétuité et à l'indignité nationale pour collaboration avec l'occupant allemand, il est gracié en 1959 par le président Coty.

Universitaire et homme de lettres[modifier | modifier le code]

Croix de guerre 1914-1918 reçue à la bataille de Verdun en août 1917, il soutient en 1924 une thèse de doctorat ès lettres sur L'Esprit révolutionnaire en France et aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle (thèse complémentaire : Bibliographie critique des ouvrages français relatifs aux États-Unis (1770-1800)), qui lui vaut le prix Thérouanne[1]. Il est nommé chargé de cours à la faculté des lettres de Clermont-Ferrand avant de devenir professeur dans plusieurs universités. Il est un spécialiste du XVIIIe siècle, particulièrement des rapports entre la France et les États-Unis, ce qui l'a amené à bien connaître la littérature américaine de son époque.

Il enseigne en tant que professeur aux universités de Columbia puis de l'Iowa aux États-Unis, et il effectuera plus de vingt séjours aux États-Unis durant l'entre-deux-guerres.

Figure du Tout-Paris de l'entre-deux-guerres, il côtoie écrivains, musiciens et artistes tels que Raymond Radiguet, Erik Satie, Francis Poulenc, Eugene McCown, Marc Allégret, Valéry Larbaud, Philippe Soupault, André Gide, Marcel Proust, Jean Cocteau, Tristan Tzara, Paul Morand[2].

En 1922, il fait ainsi partie du Prix du Nouveau Monde[réf. nécessaire], avec Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jacques de Lacretelle, Paul Morand et Valéry Larbaud.

Il traduit aussi plusieurs romans de Gertrude Stein en français et s'entend avec elle pour qu'elle traduise et préface un recueil de discours du maréchal Pétain.

Il est nommé en 1932 professeur titulaire de la chaire de civilisation américaine au Collège de France. Il est démis de ses fonctions à la Libération, pour faits de collaboration, en septembre 1944.

Engagement dans la mouvance « nationale » à partir des années 1930[modifier | modifier le code]

Bernard Faÿ naît dans une famille de tradition monarchiste. Il s'intéresse à l'histoire de la franc-maçonnerie, donne des conférences et publie sur ce sujet, parfois dans des revues royalistes et catholiques[3], et pour des cercles de droite, tel le Cercle Augustin-Cochin en 1932[4]. Ce qui l'amène à écrire que les « grandes idées de 1789, liberté, égalité, fraternité, souveraineté du peuple » ne sont « pas françaises », « leur origine étant anglaise et maçonnique »[5]. Il rejoint le camp « national », participe au banquet du Cercle Fustel de Coulanges, proche de l'Action française, en 1935, donne des conférences pour ce cercle et prend part à une de ses réunions contre le 150e anniversaire de la Révolution française en 1939, présidée par Abel Bonnard[6]. En 1939, il donne aussi une conférence sous les auspices de l’Œillet blanc (cercle aristocratique royaliste), présidé encore par Bonnard[7]. Il discourt aussi aux dîners des « Affinités françaises »[8] et rejoint le comité directeur du « Rassemblement national pour la reconstruction de la France » (1936-1937), aux côtés de personnalités de droite comme le général Maxime Weygand, René Gillouin, Gaston Le Provost de Launay ou l'Académicien Abel Bonnard rencontrés aux Affinités françaises[9]. Il collabore à de nombreux journaux américains et français, tel le New York Times, le Saturday Review, Le Correspondant, Le Figaro, La Revue de Paris ou encore plus à droite, Le Jour[10]. Il soutient le camp franquiste durant la Guerre d'Espagne[11]. En 1938, il accepte de répondre aux questions de la presse allemande national-socialiste sur le rapprochement franco-allemand[12].

À la Bibliothèque nationale[modifier | modifier le code]

Photographie publiée dans le journal collaborationniste Paris-soir lors de la nomination de Bernard Faÿ comme « administrateur de la Bibliothèque nationale à la place du fuyard israélite Julien Cain » ().

Bernard Faÿ est nommé administrateur général de la Bibliothèque nationale le à la suite de la destitution, par le gouvernement de Vichy, de Julien Cain qui avait quitté la France le 19 juin 1940 à bord du paquebot Massilia.

Faÿ applique au sein de la Bibliothèque nationale les règlements édictés par le maréchal Pétain. Martine Poulain[13], citant des extraits de l'ouvrage d'Antoine Compagnon, Le Cas Bernard Faÿ[14] détaille notamment son zèle vis-à-vis de l'occupant[15].

« Directeur du « Musée des sociétés secrètes », en fait service de répression des francs-maçons, le 27 août de la même année, établissements où il semble avoir eu pour habitude de devancer les exigences de l’occupant dit Antoine Compagnon […] Responsable du « Musée des sociétés secrètes » installé dans l’immeuble du Grand Orient saisi, Bernard Faÿ mène en fait une lutte sans merci contre les francs-maçons, pillant les loges, saisissant leurs biens et leurs archives, en zone nord comme en zone sud, avec l’aide de ses hommes de mains (Philippe Poirson, William Gueydan de Roussel), de la police française, mais aussi de la police nazie, sous la direction du lieutenant Moritz (Ernst Moritz Hesse)[16] ». Sa dénonciation du complot judéo-maçonnique semble aux yeux des Allemands suffisamment solide pour que son nom figure dans la liste de noms sélectionnés proposée le 1er mars 1941 par le SD à Otto Abetz, lui-même franc-maçon, pour diriger l’Office central juif[17].

Bernard Faÿ veut donner à la Bibliothèque nationale une véritable place au sein du nouveau régime qu'il soutient totalement. Il organise en novembre 1941, dans le vestibule d'honneur de la rue Richelieu une exposition consacrée au maréchal Pétain[18]. Il remet au Maréchal, en 1943, un rapport où est défini le rôle de la Bibliothèque nationale dans l'effort de redressement national. La Bibliothèque manquant de personnel en ces années de guerre, il engage des vacataires, souvent des journalistes refusant de travailler pour les journaux de la zone occupée, qui permettent de faire tourner les services malgré les difficultés matérielles. Enfin, il s'astreint à un travail de réorganisation administrative, créant notamment le département de la Musique (1942) et développant l'atelier de reliure qui devient un centre technique de reliure (1943).

Pendant ce temps, Julien Cain, son prédécesseur, est revenu en France à Marseille, puis à Clermont-Ferrand et Vichy, puis en zone occupée à Paris, où il est arrêté par les Allemands, avant d'être déporté en Allemagne au camp de Buchenwald puis libéré le .

Sous la direction de Faÿ, « la B.N. devint donc très vite un instrument non seulement docile mais même pionnier de la Révolution nationale »[19]. Une « Bibliothèque d'histoire de la France contemporaine » (BHFC), instituée au sein de la BN au début de 1941 sous la direction d'Adrien Dansette, est chargée de l'étude des documents qui ont été confisqués dans les loges maçonniques interdites[20]. 64 000 noms de maçons sont fichés par « l'équipe des sociétés secrètes ». 18 000 noms sont publiés à partir d'août 1941. 3 000 fonctionnaires perdent alors leur emploi.

Archives de la franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Bernard Faÿ joue un rôle très important dans la politique anti-maçonnique de Vichy qui considère que la franc-maçonnerie a une influence négative sur la France, causant son abaissement tant sur le plan intérieur qu'extérieur. D'opinion politique royaliste, Bernard Faÿ appartient au courant contre-révolutionnaire qui se reconnaît dans le discours passéiste et rural de Vichy qui veut remédier à ce qu'il perçoit comme le déclin de la France. Après les mesures d'interdiction du Grand orient de France et des autres sociétés secrètes, il est nommé chef du Service des sociétés secrètes (SSS), chargé de recueillir, de classer et d'étudier toutes les archives saisies dans les loges. Ce service travaille en collaboration avec le SD allemand[21]. Selon la propagande du régime de Vichy, les francs-maçons auraient été l'une des causes de la défaite de 1940. D'après l'Action française, ils auraient participé à un « complot » réunissant « le juif, le protestant, le maçon et le métèque » aussi nommé Anti-France.

Pour lutter contre ce qu'il considère comme un « parasite monstrueux » , Bernard Faÿ publie pendant quatre ans une revue, Les Documents maçonniques (avec comme rédacteur en chef le catholique traditionaliste Robert Vallery-Radot), qui cherche à démontrer la désastreuse influence de la franc-maçonnerie sur la France. Il fait tourner un film, organise des conférences, une grande exposition au Petit Palais en octobre-novembre 1941, et crée à Paris un musée permanent des sociétés secrètes. Il entreprend surtout de répertorier tous les anciens francs-maçons dans un gigantesque fichier de près de 60 000 noms, qui sert notamment à exclure les anciens maçons de la fonction publique. Il comptera parmi ses collaborateurs Albert Vigneau[22],[23]. À la Libération, le bilan s'élève à environ un millier de francs-maçons français éliminés par les Allemands, soit par exécution, soit par déportation en camp de concentration, au seul titre de leur combat dans la Résistance [24].

Il est décoré de l'ordre de la Francisque[25].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Il est arrêté le dans son bureau, à la Bibliothèque nationale par un peloton FFI mis en place par Andrée Jacob[26]. Il prétend n'avoir fait qu'obéir aux ordres qui lui étaient donnés et avoir même aidé à cacher les employés juifs de la Biblothèque nationale. Le tribunal le condamne aux travaux forcés à perpétuité, à la confiscation de ses biens et à l'indignité nationale. Gertrude Stein et Alice B. Toklas interviennent vainement en sa faveur, convaincues qu'il leur a sauvé la vie pendant l'Occupation. Après la mort de Gertrude Stein, en juillet 1946, Alice B. Toklas continue d'intercéder pour obtenir la grâce de Faÿ.

La réalité de son rôle – ou du moins son importance exacte – dans la relative protection dont les deux femmes bénéficièrent est actuellement remise en cause par les spécialistes de Gertrude Stein, notamment Edward Burns et Janet Malcolm. Dans plusieurs articles du New Yorker, tout comme en 2007 dans l'ouvrage Two Lives: Gertrude and Alice[27], Janet Malcolm réexamine les faits.

Philippe Blanchon mentionne ces faits dans sa récente biographie de Gertrude Stein :

- celle-ci, lors de la publication de son article dans La Patrie est présentée comme une "américaine établie à Long Island" pour des raisons de sécurité pour elle-même et sa compagne, qui avaient dû rester dans une maison qu'elle louaient depuis plusieurs années à Belley (Ain), car en dépit de la recommandation de leur ambassade de quitter la France au printemps 1940, se sentant en sécurité du fait de leur amitié avec Faÿ, s'y étaient prises trop tard pour obtenir des visas de sortie de territoire ;

- quand fin 1942 les deux femmes furent soudainement mises en demeure de quitter cette maison, elles durent à la baronne Pierlot, proche de Paul Claudel, de pouvoir se reloger à Culoz (Ain), dont le maire Justin Rey s'engagea à les protéger, et où elles ne furent pas inquiétées ; cette commune ne fut libérée (par combat) que le 20 août ;

- quoique Faÿ ait affirmé ensuite qu'alerté par Picasso il était intervenu pour protéger l'appartement parisien de Stein, rue Christine, et son contenu, deux semaines avant le départ des troupes allemandes de Paris, la Gestapo en força la porte pour y repérer son contenu en vue d'y revenir le lendemain ; devant ce risque, une certaine Katherine Dudley, secrétaire du relieur qui occupait le rez-de-chaussée de l'immeuble, fit changer les serrures, sans que l'on sache si cette mesure élémentaire de protection a suffi seule à préserver la collection, que sa propriétaire retrouva quasiment intacte mi-décembre 1944.

Alors qu'il est soigné à l'hôpital d'Angers en 1951, Faÿ parvient à s'échapper « dans un vêtement d'ecclésiastique » (Poulain, op. cit.) et à quitter la France pour trouver refuge en Suisse à Fribourg, à la Villa Saint-Jean et il enseigne au collège Saint-Michel.

Gracié en 1959 par le président Coty il meurt à Tours en 1978, sans avoir cessé de publier des études littéraires et historiques. Une messe de requiem est célébrée à Paris, en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, par Mgr Ducaud Bourget, en présence de Mgr Lefebvre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Histoire et histoire littéraire[modifier | modifier le code]

  • 1925 : Bibliographie critique des ouvrages français relatifs aux États-Unis (1770-1800), Paris, Librairie Ancienne Edouard Champion
  • 1925 : L'esprit révolutionnaire en France et aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle, Paris, Librairie Ancienne Edouard Champion, prix Thérouanne de l'Académie française
  • 1925 : Panorama de la littérature contemporaine, Paris, Editions du Sagittaire
  • 1926 : L’Empire américain et sa démocratie en 1926, Paris, article dans Le Correspondant, tome 267, n° 1526.
  • 1927 : Faites vos jeux, Paris, Grasset.
  • 1928 : Vue cavalière de la littérature américaine contemporaine, article dans la Revue hebdomadaire, 12 et 19 mai 1928.
  • 1929 : Benjamin Franklin, bourgeois d'Amérique, Paris, Calmann-Levy, 315 pages, prix Marcelin Guérin de l'Académie française en 1932.
  • 1931 : Benjamin Franklin, citoyen du monde, Paris, Calmann-Levy, 288 pages.
  • 1930 : Essai sur la poésie, article dans la Revue européenne, août-septembre 1930.
  • 1932 : George Washington, gentilhomme, Paris, Bernard Grasset, 300 pages.
  • 1933 : Roosevelt et son Amérique, Paris, Librairie Plon, 287 pages.
  • 1935 : La Franc-maçonnerie et la révolution intellectuelle du XVIIIe siècle, Paris, Edition de Cluny, 286 pages.
  • 1937 : Les forces de l'Espagne : voyage à Salamanque, Paris, S.G.I.E.
  • 1939 : Civilisation américaine, Paris, Editions du Sagittaire, 299 pages.
  • 1939 : L’Homme, mesure de l'histoire. La recherche du temps, Paris, Labergerie
  • 1943 : L’Agonie de l'Empereur (récit historique), Paris, Éditions Fernand Sorlot, 91 pages.
  • 1952 : De la prison de ce monde, journal, prières et pensées (1944-1952), Éditions du Sapin Vert, 187 pages, rééd. Paris, Plon, 1974.
  • 1954 : Pensées, Maximes et Apophtegmes choisis par M. Elphège du Croquet de l'Esq, Paris, Éditions du Conquistador, 92 pages
  • 1959 : La grande révolution, Paris, Librairie Académique Perrin, 476 pages.
  • 1961 : L’École de l'imprécation ou Les Prophètes catholiques du dernier siècle (1850-1950), Vitte
  • 1961 : Louis XVI ou la fin d'un monde, Paris, Librairie Académique Perrin, 378 pages.
  • 1962 : L'aventure coloniale, Paris, Librairie Académique Perrin, 602 pages.
  • 1965 : Naissance d'un monstre, l'opinion publique, Paris, Librairie Académique Perrin, 443 pages.
  • 1966 : Les Précieux, Paris, Librairie Académique Perrin, 307 pages.
  • 1969 : La Guerre des trois fous, Hitler, Staline, Roosevelt, Paris, Librairie Académique Perrin, 443 pages.
  • 1970 : L’Église de Judas ?, Paris, Plon.
  • 1970 : Beaumarchais ou les Fredaines de Figaro, Librairie Académique Perrin, 415 pages.
  • 1974 : Jean-Jacques Rousseau ou le Rêve de la vie, Paris, Librairie Académique Perrin, 395 pages.
  • 1978 : Rivarol et la Révolution, Paris, Librairie Académique Perrin, 290 pages.
Préfaces
  • Le duc de Montmorency-Luxembourg, premier baron chrétien de France, fondateur du Grand Orient : sa vie et ses archives de Paul Filleul
Interview
  • C'est très probablement lui qui organise le long interview de Henry-Haye, ambassadeur de Vichy auprès des États-Unis, édité chez Plon en 1972, sous le titre La grande éclipse franco-américaine.

Sous Pseudonyme[modifier | modifier le code]

Bernard Faÿ a utilisé le nom de plume d’Elphège du Croquet de l’Esq[28] pour signer un ouvrage :

  • Pensées, maximes et apophtegmes choisis des moralistes français et étrangers à l’usage de la jeunesse studieuse (1954) paru chez Du conquistador en 1957 et préfacés par… Bernard Faÿ.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • 1933 : co-traduction et préface de Gertrude Stein, Américains d'Amérique, histoire d'une famille américaine
  • 1934 : traduction de Gertrude Stein, Autobiographie d'Alice Toklas; réédité en 1965 par les éditions d'art Lucien Mazenod et constituant le 49ème volume de la collection "Les écrivains célèbres" (tirage de 7000 exemplaires - arch. pers.) .

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.academie-francaise.fr/bernard-fay
  2. Cf son livre Les Précieux
  3. Journal des débats, 14 juillet 1936.
  4. L'Étudiant français (étudiants d'Action française), mai-juin 1932 : conférence présidée par Robert Vallery-Radot, que Faÿ retrouvera sous l'Occupation dans leur combat contre la franc-maçonnerie.
  5. Le Populaire, 17 septembre 1939. Cf. aussi Ce Soir, 17 juillet 1939.
  6. Journal des débats, 25 juin 1935, Le Temps, 19 février 1937, Le Temps, 19 décembre 1939, L'Action française, 8 mai 1939.
  7. Journal des débats, 24 mars 1939.
  8. Le Figaro, 21 mars 1931, Le Figaro, 25 janvier 1933, Le Figaro, 16 juin 1937. Sur ces dîners, cf. la page consacrée à leur fondateur, Louis de Fraguier.
  9. Le Temps, 30 mai 1936, Le Journal, 24 septembre 1936, Les Annales coloniales, 12 février 1937.
  10. Le Populaire, 19 décembre 1939 : cite un article de Faÿ en faveur d'une réaction contre l'attaque de la Finlande par l'URSS.
  11. Journal des débats, 24 octobre 1937 : annonce du premier numéro de la revue Occident, publiée par les soins des nationalistes, avec un texte de Faÿ, « Salut à l'Espagne ».
  12. Bulletin périodique de la presse allemande, no 481, 25-26 février 1938.
  13. Bulletin des bibliothèques de France no 2, 2010.
  14. Le Cas Bernard Faÿ, du Collège de France à l'indignité nationale, 224 pages, éditions Gallimard, Paris, 2009 (ISBN 978-2070126194).
  15. Martine Poulain est elle-même l'auteur d'un ouvrage : Livres pillés, lectures surveillées, les bibliothèques françaises sous l'Occupation, Gallimard 2008, NRF essai, (ISBN 978-2070122950)
  16. Bulletin des bibliothèques de France, « Le Cas Bernard Faÿ » par Martine Poulain, cf. aussi Journal des débats, 21 octobre 1941.
  17. Pascal Ory, Les Collaborateurs, Points/Histoire, Seuil, 1976, p. 155.
  18. Journal des débats, 15 novembre 1941.
  19. A. Compagnon, Le Cas Bernard Faÿ du Collège de France à l'indignité nationale, Gallimard, 2012, p. 105.
  20. Lois du 11 mars 1941 complétant la loi du 11 août 1940.
  21. Jack Chaboud, La Franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalité, Librio, 2004, p. 40-41.
  22. François Boulet, Leçon d'histoire de France, p. 355.
  23. André Combes, La Franc-maçonnerie sous l'occupation : Persécution et Résistance (1939-1945), Paris, Éditions du Rocher, coll. « Franc-maçonnerie », (réimpr. 2005) (1re éd. 2001), couv. ill., 421 p., 24 cm (ISBN 978-2-268-07462-7 et 2-268-04112-3, OCLC 422242486, SUDOC 060767421, présentation en ligne, lire en ligne), p. 89, 124 et 126 (consulté le 30 juillet 2018)
  24. Philippe Delorme, « Polices secrètes contre sociétés secrètes », Valeurs actuelles,‎ , p. 64-66 (DOI 10.14375/np.9782847361193, lire en ligne, consulté le 31 janvier 2019)
  25. Henry Coston (préf. Philippe Randa), L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 79 — première édition en 1987.
  26. Déclaration de Mlle Andrée Jacob, direction de la documentation à l’ex-ministère des prisonniers, aujourd’hui au cabinet du ministre des pensions, recueilli par Edouard Perroy, le 15 mai 1946, Archives nationales, 72AJ/66. voir aussi Marie-Jo Bonnet raconte les résistantes oubliées, https://www.ouest-france.fr/marie-jo-bonnet-raconte-les-resistantes-oubliees-415253
  27. (en) Janet Malcolm, Two Lives : Gertrude and Alice, New Haven, Yale University Press, , 229 p. (ISBN 978-0-300-12551-1, LCCN 2007012085).
  28. Source BnF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Compagnon, Le cas Bernard Faÿ : du Collège de France à l'indignité nationale, Paris, Gallimard, coll. « La Suite des temps », , 224+12 p., poche (ISBN 978-2-07-012619-4, LCCN 2009521844).
  • Philippe Baillet, « Entre Gertrude Sein et Philippe Pétain : Bernard Faÿ par-delà les clichés », in : Philippe Baillet, Le parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie, Saint-Genis: Akribeia, 2015, 241 p. (ISBN 978-2-913612-57-0), p. 117-1131.
  • (en) John L. Harvey, « Bernard Faÿ (1893-1978) », dans Philip Daileader et Philip Whalen (dir.), French Historians, 1900-2000 : New Historical Writing in Twentieth-Century France, Chichester / Malden (Massachusetts), Wiley-Blackwell, , XXX-610 p. (ISBN 978-1-4051-9867-7, présentation en ligne), p. 202-217.
  • Martine Poulain, Livres pillés, lectures surveillées : Les bibliothèques françaises sous l'occupation, Paris, Gallimard, coll. « NRF essais », , 587 p. (ISBN 978-2-07-012295-0, LCCN 2008390936).
  • Lucien Sabah, Une police politique de Vichy : le Service des sociétés secrètes, Paris, Klincksiek, , 535 p. (ISBN 2-252-03115-8, présentation en ligne).
  • Barbara Will, Unlikely Collaboration : Gertrude Stein, Bernard Faÿ, and the Vichy Dilemma, Columbia University Press, 2011, (ISBN 978-0231152624).
  • Association « Les amis de Bernard Faÿ Historien »  : Recueil des archives et publications de Bernard Faÿ; site : https://www.bernardfay-historien.fr
  • Philippe Blanchon, Gertrude Stein (Gallimard, collection Folio biographies, 2020).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]