Léon Bailby

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Léon Bailby
Bailby, Léon (1920-10-14).jpg
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Léon Bailby, né le 9 mars 1867 à Paris et mort le 19 janvier 1954 à Paris, est un journaliste et patron de presse français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Match l'intran du 16 novembre 1926 (sources BnF).

Fils d'un rentier qui a été officier de cavalerie dans la garde impériale et attaché militaire au Caire[1], Léon Georges Alfred Bailby est issu d'une famille tourangelle. Il suit des études à Paris, au collège jésuite de la rue Vaugirard puis dans un autre établissement tenu par les Jésuites, l'Externat de la rue de Madrid[2]. Il suit des études de droit et fréquente l'École libre des sciences politiques[3]. Il s'inscrit au barreau, perd son premier procès et devient d'abord clerc de notaire chez un avoué[4]. Il rencontre le riche patron du grand magasin Le Printemps et député Jules Jaluzot et devient son secrétaire parlementaire[5]. Il entre comme rédacteur parlementaire au quotidien La Presse, que possède Jaluzot, et en devient en janvier 1896 son rédacteur en chef, responsable de sa ligne politique nationaliste[6]. Bailby est antidreyfusard[7], membre de la Ligue de la patrie française[8]. Il inaugure dans son journal une nouvelle rubrique d'échos, qu'il rédige lui-même à ses débuts[9].

Jaluzot ayant fait faillite en août 1905 à la suite d'une spéculation sur les cours du sucre, les nouveaux propriétaires du journal ne gardent pas Bailby. Dès lors, il rejoint le 30 octobre 1905, en tant que rédacteur en chef, L'Intransigeant d'Henri Rochefort, quotidien lui aussi de sensibilité nationaliste[10]. Rochefort, qui se contente alors de livrer chaque jour son éditorial, laisse Bailby diriger le journal, transformé en quotidien du soir. Rochefort finit par se brouiller avec Bailby et quitte son journal en octobre 1907[11]. Le journal est mis en vente en 1908; Bailby le rachète en février pour 75 000 francs, avec la création de la Société générale de publications; il en possède la majorité des parts[12]. Ses premiers commanditaires sont le marquis Jules-Albert de Dion puis le constructeur d'avions Armand Deperdussin[13]. Bailby porte désormais le titre de directeur du quotidien.

Il en fait un journal parisien, littéraire - en créant par exemple avec Fernand Divoire un courrier littéraire quotidien en 1909, signé « Les Treize »[14] ou en attribuant la chronique artistique à Guillaume Apollinaire en 1910 - et politique. Son audience augmente avec la Première Guerre mondiale et le quotidien devient le plus grand journal du soir des années 1920[15]. Il embauche en 1919 le lieutenant-colonel Jean Fabry comme rédacteur en chef. Sollicité comme d'autres dirigeants de journaux pour participer à la confection des listes de candidats ddu Bloc national à Paris, il pousse ce-dernier à se présenter à ces élections législatives[16]. Bailby est lui-même en 1922 membre du comité directeur d'une coalition de partis de droite, l'éphémère Action nationale républicaine[17], aux côtés de parlementaires. Fin 1923, il se trouve au siège de l'Union des intérêts économiques, pour préparer les élections législatives de 1924, aux côtés d'Ernest Billiet, de dirigeants de partis de droite et de deux autres directeurs de journaux[18].

En 1926, il crée Match l'intran comme illustré sportif de L'Intransigeant, ancêtre de Paris Match. Il fonde deux ans plus tard un magazine de cinéma, Pour vous, et fait construire à Paris une salle de cinéma en 1930, rue Réaumur, là ou se trouve l'hôtel de l'Intransigeant inauguré en juillet 1924[19]. Le début des années 1930 est l'apogée de sa carrière, marqué par son accession à la présidence en décembre 1930 d'un syndicat patronal, le syndicat de la presse parisienne, dont il était membre du comité depuis 1916[20]. Il est aussi vice-président de la Fédération nationale des journaux français. Chevalier en 1920, puis officier en 1925, il est promu en octobre 1932 commandeur de la Légion d'honneur. Henri Lavedan est à chaque fois son parrain.

Malade et en proie à des problèmes de trésorerie, il doit cependant se résoudre à perdre le contrôle financier de son journal à partir de juillet 1931, au profit d'un nouveau commanditaire, le banquier, négociant et homme politique Louis Louis-Dreyfus, plus à gauche que lui[21]. Il aurait vendu son journal pour 70 millions de francs, avec la promesse de conserver son poste et la direction effective du quotidien[22]. Il quitte son journal en décembre 1932, refusant de subir les pressions du nouvel actionnaire[23].

Bailby fonde alors, à 66 ans, un nouveau quotidien, Le Jour, après avoir créé la Société Publications-Élysées, au capital de 5 millions de francs; il en possède officiellement la majorité des actions, aux côtés notamment d'un industriel lyonnais, Lucien Frachon, des verreries Souchon-Neuvesel, ou du député Antonin Brocard, et préside son conseil d'administration[24]. C'est un quotidien du matin, de droite, installé luxueusement au 91, avenue des Champs Élysées. Son premier numéro paraît le 3 octobre 1933. Y collaborent Henry Bordeaux, Xavier de Magallon, Edmond Jaloux, François Mauriac, plus irrégulièrement.

Bailby et son journal voient avec sympathie l'Italie fasciste de Mussolini, mais Bailby estime que le modèle fasciste n'est pas souhaitable en France. À l'instar des autres journaux de droite, le journal milite contre les sanctions infligées par la Société des Nations à l'Italie après l'invasion de l'Éthiopie, et donne un assez large écho au Manifeste des intellectuels français pour la défense de l'Occident et la paix en Europe[25]. Dans ses première années, je journal est germanophobe et antinazi[26]. L'ancien maurrassien Georges Dumézil ( sous le pseudonyme de Georges Marcenay ) est le chroniqueur en charge de la politique étrangère, du 3 octobre 1933 à novembre 1935. Ses articles sont à la fois anticommunistes et antiallemands, attentifs au réarmement de l'Allemagne et exhortant à la fermeté contre la menace allemande[27].

Les débuts sont difficiles et les rédacteurs en chef valsent: Louis Thomas, Jean Prévost, anciens de l'Intran, Jules Haag[28]. C'est l'Affaire Stavisky et ses suites qui font le succès du journal. Le Jour s'en prend aux francs-maçons et aux politiciens corrompus; Bailby participe en 1934 à une conférence de Philippe Henriot dénonçant la franc-maçonnerie[29]. Il embauche un temps comme secrétaire général adjoint Louis Darquier de Pellepoix et accueille son association, l’Association des Blessés et Victimes du 6 février 1934[30]. Un autre directeur de journal de droite, Emie Buré, de L'Ordre, l'accusera plus tard d'avoir su exploiter l'affaire Stavisky, ainsi que la peur du communisme: « Après le bobard antistaviskyen, le bobard antimoscoutaire »[31].

Bailby et son journal sont évidemment hostiles au Front populaire. En 1937, il participe activement à la campagne de presse attaquant le colonel de La Rocque, après l'avoir soutenu. La Rocque est alors accusé par ses adversaires d'avoir été financé au temps des Croix de feu par les fonds secrets des gouvernements d'André Tardieu et Pierre Laval[32]. C'est que La Rocque a racheté cette année-là Le Petit journal, un quotidien du matin concurrent du Jour[33].

En mars 1938, Bailby rachète pour 1,4 million de francs l'ancien journal d'Henri de Kérillis, L'Écho de Paris[34]. Il négociait pourtant avec Kerillis un rapprochement entre son journal et le nouveau quotidien de Kerillis, l'Epoque. Il polémique avec ce-dernier, l'accusant de vouloir se rapprocher des communistes qu'il abhorre et d'effrayer l'opinion publique avec le danger allemand, à un moment où la droite devient pacifiste et moins ferme à l'égard d'Hitler, par anticommunisme. Kerillis, en retour, l'accuse en avril 1938, entre autres amabilités, d'avoir ouvert son journal au proallemand sinon pronazi Alphonse de Chateaubriant, d'être un « agent allemand (...) empoisonneur de la conscience nationale, (...) dictateur de la calomnie », de ne pas avoir fait son devoir militaire en 1914 et d'être un « mercanti de presse ( qui a fait ) fortune quand les autres se battaient pour leur pays grâce aux communiqués de guerre de l'après-midi dont les journaux du soir avaient le monopole » [35]. Après cette lettre, il relève cependant dans son journal un article de Bailby plus ferme à l'égard de l'Allemagne nazie et qui va dans son sens[36]. Lucien Rebatet, alors d'Action française, évoquera un Bailby en « plein désarroi » durant la crise de Munich. Selon Rebatet, Bailby est à cette époque « considéré selon de biens futiles et fragiles apparences comme un de nos proches voisins politiques ». Il a ainsi pris la parole lors du meeting organisé par l'Action française en juillet 1937 pour célébrer la sortie de prison de Charles Maurras; il a vanté le combat du dirigeant royaliste et dénigré Léon Blum[37]. Rebatet pousse Maurras à convaincre Bailby de rejoindre le camp des pacifistes contre le camp belliciste où figurent Kerillis et les communistes[38].

Il vend Le Jour-L'Echo de Paris en septembre 1939 à l'industriel Jacques Lemaigre Dubreuil. Bailby demeure un temps à son poste de directeur avant d'attaquer en justice le nouveau propriétaire[39].

En septembre 1940, à 73 ans, Léon Bailby fonde en zone libre, à Nice, un hebdomadaire, L'Alerte[40], il y soutient le gouvernement de Vichy et sa politique. Alors que Le Jour a dénoncé le racisme d'Hitler avant la guerre, L'Alerte fustige les francs-maçons et les juifs[41]. Un journal collaborationniste de Paris le critique pour avoir écrit que les Français n'ont aucune confiance dans les journaux de la zone occupée[42].

Il est après la guerre membre du comité d'honneur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain. Ainsi que président d'honneur de l'Association professionnelle de la presse républicaine et de la Caisse générale des retraites de la presse française[43].

Œuvres de bienfaisance, vie mondaine et vie privée[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1903 le gala annuel des pupilles, une fête de charité[44]. Elle procure des vacances à de jeunes et pauvres Parisiens. Bailby a offert 3 semaines de vacances aux colonies scolaires des pupilles de l'Intransigeant dans son domaine des Alpes-Maritimes, dans la seconde moitié des années 1920[45].

Il est surtout connu pour avoir lancé le bal des petits lits blancs. C'est en 1918 qu'il a fondé avec l'épouse d'Henri Lavedan, qui la préside, l'œuvre des petits lits blancs, destinée à venir en aide aux enfants atteints de la tuberculose osseuse. Pour financer cette œuvre, il crée en 1921 un gala de charité luxueux, le bal des petits lits blancs, qui devient rapidement l'une des attractions phares de la vie mondaine. Le gala a lieu tous les ans ( sauf en 1933 ) à Paris, d'abord en hiver au Théâtre des Champs-Élysées puis à l'Opéra Garnier à partir de 1924, en juin 1935 dans le parc du Cercle de l'Union interalliée, et ensuite en été sur la Côte d'Azur à partir de 1936[46], notamment au casino Palm beach de Cannes[47]. C'est lui qui organise les festivités: dîner, spectacles, avec les artistes en vogue, tels Fernandel, Arletty ou Mistinguett, tombola et bal. Les artistes se produisent gratuitement, mais Bailby fait état dans ses souvenirs des prétentions « indécentes » de Tino Rossi[48]. Son gala attire des personnalités de l'aristocratie, française et européenne, du monde des affaires, de la diplomatie, du monde artistique, de la politique. Des présidents de la République sont venus présider le gala parisien. Interrompu durant la Seconde Guerre mondiale, il est relancé en 1947. Bailby le préside jusqu'en 1953[49], mais ce n'est plus lui qui l'organise[50]. Il remet en 1952 avec la présidente de l'œuvre, la baronne Seillière, 2 millions de francs pris sur les bénéfices du gala à la fédération nationale des syndicats et des associations professionnelles de journalistes[51].

Il demeure à Paris au 20, rue de Navarin, puis au 17, rue de l'Université, dans une partie de l'Hôtel Bochart de Saron[52]. Il y donne des réceptions et des dîners[53]. Selon Pierre Assouline, il vend son hôtel à Gaston Gallimard qui le convoitait depuis longtemps, en 1944, « quelques jours avant la Libération » et « pour une bouchée de pain », alors qu'il est « aux abois depuis peu »[54]. D'abord propriétaire de la villa Beauregard à Dinard[55], il la vend et se fait construire à partir de 1925 une villa à Biot (Alpes-Maritimes), le domaine des Aspres. Après l'avoir promis en 1929, il lègue son domaine en 1937 à la caisse de retraites de la presse. Il est alors estimé entre 5 et 6 millions de francs[56]. Sa donation doit prendre effet au lendemain de sa mort. Il renonce en fait à son usufruit en 1947[57].

Il aurait été homosexuel[58]. Il aurait eu une longue liaison avec l'esthète et critique littéraire Albert Flament[59], avec qui il participe à la vie mondaine et artistique parisienne dès les années 1890[60]. C'est dans les années 1930 et 1940 qu'il est le plus moqué. D'abord par des artistes de gauche, tels René Crevel, qui l'a connu - il le caricature dans son roman Les pieds dans le plat ( 1933 ), sous les traits d'un personnage qu'il appelle le « prince des journalistes » [61] - ou Jacques Prévert, dans son poème-pamphlet de 1936 La crosse en l'air ( « madame Léon Bailby monsieur Antinoüs » ). Le quotidien socialiste Le Populaire le moque également: « Avec une malignité de vieille coquette, M. Léon Bailby s'est amusé comme une petite folle (...) »[62]. Ce sont parfois juste des allusions, comme dans ce communiqué de l'Union Fédérale des Associations Françaises d'Anciens Combattants après que Bailby a dénoncé les gaspillages du ministère des pensions[63]. Son homosexualité est aussi brocardée par des personnalités de droite et d'extrême droite. À l'occasion d'une polémique en 1938, Henri de Kerillis oppose sa paternité à Bailby, « vieillard [ il a alors 71 ans ] sans autre famille que l'entourage changeant des petits jeunes gens préposés à ses plaisirs »[64]. Le fasciste et collaborationniste, Lucien Rebatet, qui l'a connu, le taxe de « vieille tante mondaine » dans Les Décombres ( 1942 )[65],

Publication[modifier | modifier le code]

  • Léon Bailby, Pourquoi je me suis battu, Souvenirs I, Paris, Plon, 1951.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Roland Ropion, Un grand patron de presse d'origine tourangelle; Léon Bailby 1867-1954 ), dans le Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 2007, et son dossier de la Légion d'honneur. Les auteurs du livre Le Quatrième pouvoir: la presse française de 1830 à 1960 ( 1969, p. 83 ) le présentent faussement né au Caire. Son père Alfred, né en 1835, décède en 1872. Sa mère s'est remariée avec un diplomate, puis agent de change, le comte Foulier de Relingue, et est décédée en 1896
  2. Roland Ropion, op. cit.,Le Figaro, 31 juillet 1882, "Nouvelles diverses. Distribution de prix"
  3. Les Nouvelles littéraires, 11 décembre 1926, p. 2
  4. Roland Ropion, op. cit.
  5. Christian Delporte, Les journalistes en France: 1880-1950, Seuil, 1999, p. 150
  6. La Presse, 10 janvier 1896
  7. Simon Epstein, Un paradoxe français. Antiracustes dans la collaboration, antisémites dans la résistance, Albin Michel, 2008, p. 152
  8. Laurent Joly, Naissance de l'Action Française, Grasset, 2015, note 176
  9. Léon Bailby, Pourquoi je me suis battu, cité par Revue de Haute-Auvergne, avril 1966
  10. L'Univers, 24 octobre 1905, "Petites nouvelles", L'Intransigeant, 1er novembre 1905, L'Intransigeant, 4 novembre 1905, "Léon Bailby, "La rentrée"
  11. Son nom disparaît du bandeau le 11 octobre. Son dernier éditorial est publié la veille. Cf. Bertrand Joly, Nationalistes et conservateurs en France: 1885-1902, Les Indes savantes, 2008
  12. L'Univers, 26 février 1908, Le Temps, 25 février 1908, Bec et ongles, 24 décembre 1932
  13. Roland Ropion, op. cit., p. 274
  14. Les Nouvelles littéraires, 11 décembre 1926, Comoedia, 14 novembre 1934, "Le premier courrier littéraire fut créé il y a 25 ans"
  15. Les Nouvelles littéraires, 16 août 1930 et 16 juillet 1932
  16. L'Intransigeant, 11 février 1919, Ibid., 5 novembre 1919, "Nouveaux candidats"
  17. Jean Vavasseur-Desperriers, Les tentatives de regroupement des droites dans les années trente, Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 2002, 109/3 , Action nationale républicaine
  18. Jean-Etienne Dubois, Leçon d’histoire pour une droite dans l’opposition ? : les mobilisations de droite contre le Cartel des gauches dans la France des années Vingt, Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand II, 2013, p. 64 ( erreur factuelle sur le prénom de Bailby )
  19. Comoedia, 9 décembre 1930, Les Annales politiques et littéraires, 20 juillet 1924
  20. Les Annales coloniales, 22 décembre 1930, Le Figaro, 10 février 1916
  21. Bec et ongles, 24 décembre 1932, Les Documents politiques, diplomatiques et financiers, novembre 1933, "De l'Intransigeant au Jour", L'Intransigeant, 16 décembre 1932, Léon Bailby, "Adieux à l'Intran".
  22. Fred Kupferman, Philippe Machefer, Presse et politique dans les années trente: le cas du Petit Journal, dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine, janvier 1975, p. 11
  23. L'Intransigeant, 16 décembre 1932, Léon Bailby, "Adieux à l'Intran"
  24. Bec et ongles, 20 mai 1933, Les Documents politiques, diplomatiques et financiers, novembre 1933, "De l'Intransigeant au Jour"
  25. Didier Eribon, Faut-il brûler Dumézil ?,, Flammarion, 1992, p. 121
  26. Ibid., p. 122
  27. Didier Eribon, op. cit. chap. III
  28. Souvenirs politiques de Pierre de Léotard, p. 195, dans Recherches contemporaines, n° 5, 1998-1999
  29. L'Action française, 24 mai 1934, 'Une conférence de M. Philippe Henriot"
  30. Laurent Joly, Darquier de Pellepoix, champion des antisémites français ( 1936-1939 ), dans la Revue d’histoire de la Shoah, p. 37
  31. Le Populaire, 24 septembre 1938
  32. Colonel de la Rocque, Pourquoi je suis républicain, Seuil, 2014, Jacques Nobécourt, Le colonel de La Rocque, Fayard, 1996
  33. Fred Kupferman, Philippe Machefer, Presse et politique dans les années trente: le cas du Petit Journal, dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine, janvier 1975
  34. Le Populaire, 14 mars 1938, "M. Bailby répond...et se tait", Ibid., 27 mars 1938
  35. Jean-Yves Boulic, Annik Lavaure, Henri de Kerillis : L'absolu patriote, Nouvelle édition en ligne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1997, chap. 10 . Bailby a voulu se battre en duel contre Kerillis, qui a refusé.
  36. Le Populaire, 3 mai 1938, "M. Kerillis travaille du chapeau". Le quotidien socialiste Le Populaire souligne alors les volte-face de Bailby sur l'attitude à avoir face à Hitler
  37. L'Action française, 9 juillet 1937, « L'Hommage national à Charles Maurras » ( Lire en ligne )
  38. Le dossier Rebatet, Robert Laffont, coll. Bouquins, p. 116 ( extrait des Décombres de 1942 )
  39. William A. Hoisington, Jr., The Assassination of Jacques Lemaigre Dubreuil: A Frenchman between France and North Africa, Routledge, 2004, Claude Paillat, L'échiquier d'Alger, Robert Laffont, 1986, p. 253
  40. La Croix, 28 septembre 1940, Informations générales, 1er octobre 1940
  41. Simon Epstein, op. cit., p. 153
  42. Paris-Soir, 19 décembre 1941
  43. Etudes de presse, 15 octobre 1951, Ibid., 15 octobre 1952
  44. Comoedia, 15 mai 1908, Le Figaro, 9 juin 1911
  45. L'Eclaireur du dimanche, 24 juillet 1927
  46. Bailby n'a pas pu obtenir le Château de Bagatelle (Seine) dans le bois de Boulogne: L'Humanité, 28 mai 1936
  47. L'Intransigeant, 9 février 1921, La Femme de France, 1er février 1931, Le Figaro, 9 février 1924, Le Figaro, 14 août 1938, Le Figaro, 23 août 1939, La Soierie de Lyon, 1934, Le Figaro, 21 août 1936, Ibid., 25 août 1937, Le Monde illustré, 3 septembre 1938, Ibid., 4 février 1922
  48. Roland Ropion, op. cit., p. 275, Paris-Soir, 1er février 1934, Le Petit Journal, 2 juin 1935, Le Figaro, 16 juillet 1936, Le Figaro, 17 août 1939
  49. Le Monde, 21 mai 1953, "Le bal des petits lits blancs au Moulin rouge", Ibid., 31 aout 1954, "On n'a pas dansé au bal des petits lits blancs", Ibid., 18 juillet 1951.
  50. C'est Alain Duchemin, à la demande de Pierre Lazareff, qui prend en main son organisation à partir de 1947, selon Emmanuel Bonini, Piaf, la vérité, Pygmalion, 2008
  51. Etudes de presse, 15 avril 1952
  52. Les Annales politiques et littéraires, Volume 96, 1931, p. 129, Simone Benda Porché, Ce qui restait à dire, Gallimard, 1967, p. 125
  53. Mary Marquet, Ce que je n'ai pas dit, J. Dullis, 1975, p. 86 ( elle évoque un appartement ), Marcel Jouhandeau, Bon an, mal an, Mémorial, vol. 7, Gallimard, 1948, p. 179, Feuille d'avis de Neuchâtel, op. cit., ( dîners pour ses proches collaborateurs ). Bailby a une sœur, Jeanne, qui a organisé des soirées chez lui, rue de Navarin, jusqu'à son mariage en 1899 ( La Presse, 22 septembre 1899 ). Elle y recevait le dimanche après-midi
  54. Pierre Assouline, Trois hommes d'influence, Balland, 1994, p. 360. En 1943 selon la Feuille d'avis de Neuchâtel ( mais l'article commet des erreurs en ce qui concerne les dates ).
  55. Simone Benda Porché, Ce qui restait à dire, Gallimard, 1967, Gabriel Louis Pringué, Portraits et fantômes, Robaudy, 1951, p. 94, Arthur Meyer, Ce que je peux dire, Plon-Nourrit et cie, 1912, p. 398
  56. Le Figaro, 21 novembre 1937, Paris-Soir, 25 novembre 1937, Le Figaro, 23 décembre 1936 ( photographie ), Biot infos, octobre 2007
  57. Le Monde, 27 décembre 1947
  58. Christian Gury, L'honneur piétiné d'un domestique homosexuel en 1909: sur Gide et Corydon, Kimé, 1999, p. 45
  59. Francesco Rapazzini, Elisabeth de Gramont: Avant-gardiste, Fayard, 2004, p. 141, Bulletin de la Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray, n° 21, 1971, p. 1124-1129 ( Il a invité Flament dans son appartement de la rue Navarin pour la première fois en 1897. Flament appartenait au petit groupe constitué de Marcel Proust, Lucien Daudet, Reynaldo Hahn ), Roger Peyrefitte, L'innominato: nouveaux Propos secrets, Albin Michel, 1989, p. 139. Notice de la BNF consacrée à Flament ( 1877-1956 ): Lire en ligne
  60. Jacques Vincent, Un salon parisien d'avant-guerre, Tallandier, 1929, Lucile Delarue-Mardrus, Mes memories, Gallimard, 1938, p. 139, Marcel Jouhandeau, op. cit., p. 178, Albert Flament, Le bal du Pré-Catelan, Fayard, 1946, André de Fouquières, Cinquante ans de panache, Pierre Noray Flore, 1951, Georges-Paul Collet, Jacques-Émile Blanche: biographie, Bartillat, 2006, p. 179, Maurice Rostand, Confession d'un demi-siècle, Jeune Parque, 1948, p. 245, Pierre Villoteau, La vie parisienne, Edito-Service, 1968, p. 164, Simone Berriau, Simone est comme ça, R. Laffont, 1973, p. 92, Le Figaro, 26 juin 1898 ( soirée donnée par Bailby, avec notamment François Coppée et Marcel Proust ), Le Figaro, 21 juin 1901, Ibid., 3 juin 1904,Ibid., 29 juin 1906, Ibid., 16 février 1911, Ibid., 11 mai 1911, Ibid., 4 juillet 1912, Ibid., 4 mars 1913 ,Ibid., 2 juin 1913, Le Gaulois, 5 juin 1913, Ibid., 2 juillet 1914, Ibid., 4 avril 1919, Ibid., 21 juin 1920, Ibid., 26 avril 1921, Ibid., 21 août 1924, Ibid., 12 avril 1931, Ibid., 23 juin 1932, Ibid., 21 novembre 1932, Ibid., 21 mai 1938, Comoedia, 14 janvier 1910, Revue musicale, 15 janvier 1913, Marianne, 28 juin 1933
  61. François Buot, Crevel, Grasset, 1991. Cf. wikisource pour le roman: Lire en ligne ( Il imagine son personnage masturbant son jeune voisin lors des obsèques d'un président de la République à Notre-Dame )
  62. Le Populaire, 1er septembre 1937. Cf. aussi: « Monsieur ( si nous osons dire ) Léon Bailby » ( Ibid., 30 avril 1937 ), « cette vieille Bailby » ( Ibid., 11 août 1937 ), « M. Léon Bailby, dont rien, en politique intérieure, n'alimente les commérages de vieille salonnarde » ( Ibid., 16 août 1938 ). Cf. aussi cet article du quotidien communiste L'Humanité citant Le Canard enchaîné, évoquant « l'Intransigrant du temps de Mlle Bailby »: L'Humanité, 10 septembre 1936.
  63. Le Combattant du Limousin, juin 1935
  64. Jean-Yves Boulic, Annik Lavaure, op. cit., chap. X,.
  65. Le dossier Rebatet, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2015, p. 116