André Chaumeix

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André Chaumeix
André Chaumeix 1931.jpg

André Chaumeix en habit vert en 1931

Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henri Jean André ChaumeixVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
journaliste, critique littéraire, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Académie française (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Palmarès
Distinction

André Chaumeix, né à Chamalières (Puy-de-Dôme) le 6 juin 1874[1] et mort à Paris le 23 février 1955, est un journaliste et critique littéraire français, membre de Académie française.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexandre Chaumeix et de Solange Fargeix, il fait ses études secondaires au lycée Henri-IV avant d'entrer à l’École normale supérieure en 1895. Il obtient une licence en droit et l'agrégation de lettres (1898) et passe deux années à l’École française de Rome.

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Il entre en 1900 au Journal des débats, dont il devient rédacteur en chef en 1905.

Il collabore ensuite à des journaux tels que la Gazette des Beaux-Arts, Le Gaulois, où il est chargé de la rubrique littéraire, la Revue de Paris, qu’il dirige à partir de 1920, Le Figaro, dont il est rédacteur en chef de 1926 à 1930, la Revue des deux Mondes, où il tient la rubrique littéraire avant d’en prendre la direction en 1937.

Académie française[modifier | modifier le code]

Il est élu membre de l’Académie française le 22 mai 1930. Il y acquiert une grande influence, faisant et défaisant les élections[2].

Ayant à recevoir sous la coupole l'écrivain François Mauriac, dont il appréciait peu le talent, il prononce un discours d'anthologie émaillée de spirituelles perfidies, persiflant par exemple : « Vous êtes le grand maître de l’amertume […] À vous lire, monsieur, j’ai cru que vous alliez troubler l’harmonieuse image que je garde de votre région […] J’ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu, et la Guyenne pour un nœud de vipères. »

Il meurt le 23 février 1955, le même jour que Paul Claudel, également membre de l'Académie française. Il est inhumé au cimetière de Passy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La date de naissance portée sur sa tombe (visible sur cette photographie) est le 6 juin. Le site de l’Académie française donne cependant le 7 juin.
  2. Maurice Blanchot, lettre à Roger Laporte en date du 22 décembre 1984, in Jean-Luc Nancy, Maurice Blanchot, Passion politique, Galilée, 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]