Central Intelligence Agency

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis CIA)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « CIA » redirige ici. Pour les autres significations, voir CIA (homonymie).
Central Intelligence Agency
Drapeau.
Drapeau.
Central Intelligence Agency

Création 26 juillet 1947
Affiliation Aucune (Agence indépendante du gouvernement des États-Unis)
Juridiction Gouvernement fédéral des États-Unis
Siège Drapeau : États-Unis Langley (Virginie, États-Unis)
Coordonnées 38° 57′ 08″ N 77° 08′ 43″ O / 38.95208356, -77.14515925 ()38° 57′ 08″ N 77° 08′ 43″ O / 38.95208356, -77.14515925 ()  
Employés Classifié[1]
(22 206 en 2012[2])
Budget annuel Classifié[1]
(15,3 milliards en 2012[2])
Ministre responsable James R. Clapper (Directeur du renseignement national)
Activité(s) Renseignement
Produit(s) National Intelligence Estimates, World Factbook
Direction John O. Brennan (Director)
Michael Morell (Deputy Director)
Agence mère Intelligence Community
Site web www.cia.gov/
Géolocalisation du siège

Géolocalisation sur la carte : Virginie

(Voir situation sur carte : Virginie)
Central Intelligence Agency

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Central Intelligence Agency
Précédent Office of Strategic Services
Central Intelligence Group

La Central Intelligence Agency (CIA, « Agence centrale de renseignement »), fondée en 1947 par le National Security Act, est l'une des agences de renseignement les plus connues des États-Unis. Elle est chargée de l'acquisition du renseignement (notamment par l'espionnage) et de la plupart des opérations clandestines effectuées hors de ce pays. Elle a le statut juridique d'agence indépendante du gouvernement des États-Unis. Elle est l'équivalent en France de la Direction générale de la sécurité extérieure (plus communément appelée DGSE) ou du MI-6 au Royaume-Uni.

Présentation[modifier | modifier le code]

Emblème figurant sur le premier bâtiment de la CIA à Washington

La CIA, fondée dans le cadre du National Security Act entré en vigueur le 18 septembre 1947[3],[4], a son quartier général depuis 1961 sur le site de Langley, dans la ville de McLean en Virginie, aux États-Unis, à environ 40 km de Washington. Auparavant elle occupait des bâtiments délabrés connus sous le nom de Foggy Bottom, situés au 2430 E Street à Washington. Elle a le droit de garder secrètes la plupart de ses caractéristiques : nombre d'employés, budget[1],[note 1], etc.

D'après un document fourni par Edward Snowden, le budget alloué à la CIA pour l'année 2012 s'élève à 15,3 milliards de dollars[2]. Son budget en 2010 avait été évalué à 10 milliards de dollars américains, sur un programme de renseignement national s'élevant à 53 milliards[5]. En 2009, l'ensemble des seize agences de l'Intelligence Community avait un budget annuel de 75 milliards de dollars et employait quelque 200 000 personnes dans le monde, y compris des entrepreneurs privés[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

La CIA s'organise en quatre directions principales[7] :

  • le National Clandestine Service (NCS) remplaçant depuis 2005 la direction des opérations, qui est responsable de la collecte du renseignement. Cette direction est également responsable du recrutement, de la formation et du suivi des agents de renseignements en poste à l’étranger. Sa Special Activities Division est responsable de la conduite des opérations clandestines.
  • la direction du renseignement, qui constitue la branche analyse de la CIA et qui est responsable de l’exploitation et de la diffusion du renseignement.
  • la direction de la science et technologie, qui a pour mission de concevoir de nouvelles technologies pour l’aide à la recherche du renseignement.
  • la direction du soutien qui est responsable de tout le soutien de la CIA (communications, sécurité, logistique, services médicaux et financiers, etc.).

À l'étranger, les antennes du NCS sont habituellement basées dans les missions diplomatiques américaines. On distingue les stations, typiquement une par pays et basée dans l'ambassade US située dans la capitale du pays hôte, et les bases, antennes plus petites situées dans d'autres grandes villes. Le chef de station de la CIA a autorité sur les éventuelles bases situées dans le même pays.

Parallèlement aux officiers opérant sous couverture diplomatique, la CIA utilise également des officiers utilisant d'autres couvertures (par exemple celles d'hommes d'affaires) dites nonofficial cover (NOC). Bien que présenté comme le type d'agent idéal à la situation de l'après-guerre-froide dans la presse[8], l'expérience de la CIA avec les NOC a été mitigée, car ils ne sont pas forcément plus efficaces pour approcher ses cibles, sont très coûteux, plus exposés, ce qui n'incite pas à les mêler à des opérations risquées[9].

En 2004, la CIA avait environ 1 100 officiers traitants en opération dans le monde, dont environ 160 NOC et 100 DCO (diversified cover officers, contractuels travaillant outre-mer)[10].

Présence sur le territoire des États-Unis[modifier | modifier le code]

La CIA n'est pas autorisée à espionner des Américains, mais elle effectue certaines opérations sur le territoire des États-Unis depuis au minimum les années 1960. Un type de ces opérations est le recrutement clandestin de citoyens étrangers se trouvant sur le territoire américain pour qu'ils fournissent des renseignements sur leur pays d'origine ou des pays tiers. Par exemple, un cas fut rendu public vers 1983-1984 concernant un Afghan recruté sur le territoire américain. Revenu en Afghanistan, il a été retourné par les services secrets afghans et soviétiques. L'opération a abouti à l'expulsion de son officier traitant, Richard Vandiver. Ces activités tendent à être coordonnées avec le FBI. Dans les années 1980, le FBI et la CIA ont ainsi collaboré dans le programme Courtship, concernant les opérations de recrutement et de traitement de Soviétiques sur le territoire américain. Aldrich Ames a en particulier traité deux informateurs soviétiques de la CIA à New York, Sergueï Fedorenko et Arkadi Chevtchenko, puis tenté de recruter des Soviétiques aux États-Unis[11].

Un autre rôle sur le territoire US est de « débriefer » des citoyens américains fournissant volontairement des informations à la CIA, typiquement des personnes revenant d'un voyage dans un pays étranger[12].

En 2001, ces activités étaient regroupées dans la National Resources (NR) Division qui comptait environ 500 officiers dans 36 grandes villes[13]. Des stations de la CIA ont été signalées entre autres à New York, Washington, Seattle, Dallas[14], Houston[15], Pittsburgh[16] et Chicago. Leurs couvertures sont soit commerciales, soit, à New York, sous couvert de l'ONU, diplomatiques.

Effectifs, recrutement et formation[modifier | modifier le code]

Entrée du nouveau siège (1991) de la CIA

Le personnel de la CIA était prévu à 22 000 employés en 2012, en augmentation depuis le 11 septembre 2001 où il était estimé à 17 000.

En 2003, la plus importante promotion de nouveaux agents de la CIA depuis 50 ans est arrivée. Elle est composée à 70 % de civils n'ayant jamais travaillé pour le gouvernement et d'un tiers de femmes, 12 % des recrutés sont issus de minorités ethniques et presque tous pratiquent avec aisance une langue étrangère.

Formés durant un an au centre d'entraînement de la CIA à Camp Peary baptisé « La Ferme », ces recrues ont intégré le siège de Langley avec un salaire de départ de 45 000 à 60 000 dollars. Ces personnes ont été choisies parmi les 300 000 CV que l'agence a reçus entre 2001 et 2002, un quart provenant de l'étranger, le plus souvent de citoyens européens. Seuls les citoyens américains peuvent postuler à la CIA.

Installations[modifier | modifier le code]

  • Le quartier-général du service, bâti à Langley, en Virginie. Il a été baptisé George Bush Center for Intelligence (en) en 1999[17].
  • Le site de Camp Peary (38 km²), surnommé « la Ferme », près de Williamsburg, en Virginie, est notamment le centre d'entraînement des officiers traitants[18].
  • Harvey Point Defense Testing Activity, surnommé « le Point », près d'Hertford en Caroline du Nord[19].

Rôles[modifier | modifier le code]

La CIA est chargée de deux rôles : d'une part fournir et analyser des informations sur les gouvernements, les entreprises et les individus de tous les pays du monde pour le compte du gouvernement américain, d'autre part conduire des opérations clandestines à l'étranger. Ces dernières, bien que souvent citées, ne représenteraient qu'environ 3 % des dépenses de l'agence[20].

Son efficacité dans l'accomplissement de ces deux fonctions est critiquée.

En ce qui concerne la fonction informative, on peut relever que la CIA a été incapable de prévenir le président de nombreux évènements tels que « la première bombe atomique soviétique (1949), l'invasion de la Corée du Sud (1950), les soulèvements antisoviétiques en Allemagne de l'Est (1953) et en Hongrie (1956), le déploiement de missiles soviétiques à Cuba (1962), la guerre israélo-arabe de 1967 et l'invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990. » Elle a surestimé les capacités militaires soviétiques dans les années 1950 puis les a sous-estimées dans les années 1970. Le bilan des opérations secrètes est également très critiquable. Le « service le moins secret » était tenu en piètre estime par plusieurs présidents dont Richard Nixon qui disait de ses analystes qu'ils étaient « des clowns lisant des journaux »[21]. La CIA n'a pas pu non plus avoir des informations précises les jours précédant les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, le Pentagone et Shanksville.

Législation[modifier | modifier le code]

Actuellement la CIA est sérieusement réglementée et surveillée par les pouvoirs exécutifs et législatifs américains, bien que ce n'a pas été toujours le cas par le passé.

Depuis la création de la CIA jusqu'au milieu des années 1970, aucun contrôle parlementaire n'a été établi sur « l'agence » (ni sur les autres services de renseignements américains)[22]. En 1975, deux commissions d'enquête parlementaires, dites commissions Church et Pike, auront droit d'enquêter sur les activités passées des services de renseignement.

Depuis 1975, le Congrès maintient deux commissions chargées de superviser les activités des services de renseignement américains, l'une, le SSCI (Senate Select Committee on Intelligence)[23] dépendant du Sénat, l'autre, le HPSCI (House Permanent Select Committee on Intelligence), constituée par des membres de la chambre des représentants. Depuis cette époque, l'exécutif américain a établi un certain nombre de lois restreignant notamment les possibilités de mener des opérations clandestines, notamment par des Executive Orders émis par les présidents Gerald Ford (Executive Order 11 905), Jimmy Carter (E.O. 12 036) et Ronald Reagan (E.O. 12 333). La CIA n'a actuellement pas le droit de mener des actions sur le territoire des États-Unis, de mener des opérations clandestines sans en informer préalablement les commissions parlementaires, et, sauf ordre spécial du président des États-Unis, de mener ou contribuer à un assassinat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Memorial Wall de la CIA honorant la mémoires des officiers de la CIA morts durant leur service, une étoile représente une personne. En 1997, il y avait 70 étoiles, 79 en 2002, 83 en 2004, 90 au 1er juin 2009[24] et 102 en juin 2010[25].

Origine[modifier | modifier le code]

L'agence est la descendante de l'OSS, dissous en octobre 1945 ; William Donovan, son créateur, propose alors à Harry Truman la création d'une nouvelle agence directement sous l'autorité du président. En dépit de l'opposition des militaires, du Département d'État et du FBI, le président met en place le Central Intelligence Group en janvier 1946. En 1947, il est transformé en CIA. La NSA sera créée peu de temps après en 1952.

En 1949, la CIA obtient l'autorisation d'utiliser des procédures fiscales et administratives confidentielles et devient exemptée des limitations habituelles dans l'utilisation du budget fédéral. Elle obtient aussi l'autorisation de dissimuler son organisation, ses fonctions, sa hiérarchie, ses salariés et la taille de son personnel.

Création[modifier | modifier le code]

Après l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, les États-Unis doivent en tirer les leçons et constatent que les services secrets américains ont été incapables de prévoir l'offensive japonaise à la suite d'une négligence. Le FBI et son directeur, J. Edgar Hoover, perdent une partie de leurs pouvoirs : ils restent exclusivement compétents pour opérer sur le territoire des États-Unis, mais se voient retirer l'espionnage à l'étranger qui sera confié après la Seconde Guerre mondiale à la nouvelle agence de renseignements, la CIA[26].

La CIA, placée sous l'autorité directe du Président des États-Unis, avait initialement la compétence de collecter et évaluer les informations. Apparue dans le contexte de la guerre froide, sa seule fonction était de prédire quand, comment et à quel endroit l'Union soviétique allait attaquer les États-Unis[26]. À l'origine toute l'action de l'agence (aussi bien le renseignement que les opérations clandestines) est initialement dirigée contre l'Union soviétique et le bloc communiste, considérés comme les principaux adversaires des États-Unis. La CIA est donc le principal élément de la politique de l'endiguement du communisme édictée par Harry Truman agissant au-delà du rideau de fer.

Les actions de la CIA au départ concernent surtout l'Europe, considérée comme le futur champ de bataille de la Troisième Guerre mondiale. La CIA s'aide notamment (comme plusieurs services secrets) d'anciens nazis comme ceux enrôlés par le général Reinhard Gehlen, issu de la Wehrmacht, y compris des criminels de guerre qui échappent ainsi aux poursuites judiciaires[réf. souhaitée] ; des réseaux d’exfiltration nazis sont formés pour les faire fuir (les services anglais, français et soviétiques ont fait de même, mais n'ont jamais révélé leurs secrets contrairement à la CIA[27])[réf. insuffisante]. Les actions de la CIA reprennent souvent les tactiques de l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale, comme la propagande et des liens avec des groupes de résistants. La guerre avec l'URSS apparaissant possible, la CIA s'intéresse plus aux opérations qu'aux renseignements. Ses actions contre le communisme sont de plusieurs types :

  • les infiltrations d'agents pour animer des maquis anticommunistes dans les pays est-européens. Parmi les groupes soutenus figurent la résistance albanaise à Enver Hoxha qui fut décimée lors d'une tentative de renversement du pouvoir en avril-mai 1950 (sur 500 Albanais envoyés, environ 300 furent tués et une vingtaine faits prisonniers et exécutés par la suite[28]), l'armée insurrectionnelle ukrainienne et des groupes werwolf allemands (avec lesquels l'organisation de Reinhard Gehlen sert de lien). Ces opérations échoueront généralement pour deux raisons : au moins une taupe des services soviétiques, Kim Philby, était informée de ces opérations, dont les renseignements permirent souvent aux militaires communistes de neutraliser ces agents dès leur arrivée et la mauvaise évaluation de la situation dans ces pays privait généralement les maquis du soutien attendu de la part des populations locales. Ces maquis seront généralement anéantis à la fin des années 1940 ou au début des années 1950.
  • la constitution (en collaboration avec l'OTAN) de cellules stay-behind (littéralement : « reste(nt) derrière »), c'est-à-dire de réseaux de résistance en Europe de l'Ouest, devant être activées en cas d'occupation soviétique. La plupart des pays de l'Ouest en auront une ; l'existence de ces réseaux sera rendue publique dans les années 1970. Le plus célèbre est le Gladio italien (en liaison avec la loge maçonnique P2), révélé dans les années 1980, qui regroupait des personnes proches de l'extrême droite italienne. En 1952, l'United States Army ajoute une nouvelle composante indépendante de la CIA en créant les Special Forces, ou « bérets verts », force spéciale destinée à agir dans les lignes ennemies et à encadrer des maquis qui se formeraient en temps de guerre.
  • la lutte contre les partis communistes ouest-européens, notamment en France (financement du syndicat non communiste Force ouvrière[20]) et en Italie : 75 millions de dollars américains furent utilisés pour le financement de la Démocratie chrétienne, pour la propagande et l'aide logistique avant les élections d'avril 1948, qui donnèrent aux chrétiens-démocrates 48,5 % des voix et rendirent le Parti communiste italien, financé par le Parti communiste soviétique, minoritaire.
  • la constitution de réseaux de renseignement dans les territoires communistes, initialement pour connaître les plans militaires soviétiques d'une invasion de l'Europe. Les Américains sont là aussi originalement largement aidés par les Allemands avec la collaboration de la Gehlen Organization (en), réseau de renseignements du général Reinhard Gehlen qui deviendra plus tard le Service fédéral de renseignement.

Espionnage et coups d'État[modifier | modifier le code]

Un Lockheed A-12 Oxcart, avion de reconnaissance tri-sonique, conçu à la demande de la CIA exposé devant le siège de celle-ci.

Après les premières années de la Guerre froide, les États-Unis et l'Union soviétique comprennent que du fait de la dissuasion nucléaire la guerre a peu de chance d'éclater. Dès lors les affrontements changent et s'étendent partout dans le monde. De son côté, la CIA a compris que le bloc soviétique est bien trop solide pour espérer le voir s'effondrer par ses opérations clandestines comme la tentative du coup d'État en Albanie. La CIA commence à opérer hors d'Europe, en Asie-Pacifique notamment à partir de la guerre de Corée, mais ses actions en Corée du Nord sont généralement décevantes, ce qui motive la création par l'US Army des Special Forces en 1952.

Parallèlement, dans le bloc soviétique, les opérations paramilitaires sont abandonnées et la collecte du renseignement s'intensifie et se diversifie : renseignements militaires, politiques, scientifiques… C'est ainsi que (pour ne citer que les cas les plus célèbres) au milieu des années 1950 des agents de la CIA creusèrent un tunnel à partir de Berlin-Ouest (voir Opération Gold) pour atteindre des câbles souterrains de communications militaires soviétiques sous Berlin-Est et les mettre sur écoute -sans succès-, et qu'est développé l'avion espion U-2. Celui-ci permettra à la CIA de faire des estimations précises sur les forces stratégiques soviétiques, corrigeant les mythes du « bomber gap » et du « missile gap », terminant par une crise diplomatique lors de l'incident de l'U-2.

Bien que la priorité de la CIA, dès sa création en 1947, soit le Bloc communiste, durant plusieurs années, l'Agence ne put y envoyer ses officiers sous couverture diplomatique, se heurtant à l'opposition du Département d'État américain. Il faudra attendre 1953 pour que le premier officier de la CIA arrive en poste à Moscou. Ce sera Edward Ellis Smith, qui devait normalement traiter Piotr Popov, un officier du GRU recruté en Autriche. Smith sera compromis par le KGB, en lui jetant dans les bras une séduisante femme de chambre, et il sera rappelé d'urgence en 1956.

Les États-Unis et l'URSS vont rapidement se lancer dans une nouvelle rivalité : installer des gouvernements alliés dans un maximum de pays. C'est là que la CIA va mener la plupart de ses actions dans les décennies suivantes, en renversant ou en aidant à renverser des pouvoirs considérés comme hostiles.

La CIA va échouer sur ses tentatives de renversement de Castro à Cuba, notamment avec le retentissant échec du débarquement de la baie des Cochons le 16 avril 1961, puis plusieurs tentatives d'assassinat du dirigeant cubain (voir opération Mongoose), autorisés par John F. Kennedy. À la suite de ces échecs, Allen Dulles, le DD/CIA Charles Cabell et le DDP (ancien D/NCS) Richard Bissell sont contraints, par le président Kennedy, de démissionner. Celui-ci cherche à reprendre le contrôle de la CIA, devenue un « État dans l'État » en nommant des dirigeants qui lui sont fidèles.[réf. nécessaire] Kennedy sera assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, et les partisans de théorie du complot soupçonnent l'implication d'agents et/ou ex-agents de la CIA dans ce meurtre (voir les pages assassinat de John F. Kennedy et théories dans l'assassinat de Kennedy).

Enquêtes sur la CIA[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 1972, pour tenter d'étouffer le scandale du Watergate, le président Nixon demande au directeur de la CIA Richard Helms de faire pression sur le FBI pour arrêter l'enquête, mais Helms refuse. Nixon le démet de ses fonctions en février 1973, le remplaçant par un homme venu de l'extérieur de la CIA, James Schlesinger.

Décidé à réduire les budgets et arrivant peu après le cessez-le-feu au Viêt Nam, il licencia ou poussa vers la sortie près de 7 % du personnel de l'agence, principalement du Directorate of Plans, qu'il renomma Directorate of Operations. Les enquêtes liées à l'affaire du Watergate ayant révélé que les « plombiers » de la Maison-Blanche avaient reçu du matériel de la CIA lorsqu'ils cambriolèrent le psychiatre de Daniel Ellsberg, il ordonna à tous ses employés de signaler toutes les activités débordant de l'autorité de la CIA. Le dossier ainsi compilé faisait près de 700 pages et fut surnommé les family jewels (« joyaux de famille »)[29]. Les cas signalés comprenaient la détention pendant deux ans d'un transfuge russe Youri Nosenko, des activités de surveillance de citoyens américains, le test de drogues sur des personnes à leur insu, les plans d'assassiner des dirigeants et l'utilisation de la mafia dans une tentative d'assassiner Castro[30].

En mai 1973, Schlesinger fut nommé ministre de la défense et William Colby devint DCI. Colby révisa le système de production des estimations de renseignement nationales destinées au gouvernement. Son mandat commença cependant par un grave échec du renseignement à prévoir la guerre du Kippour et le choc pétrolier de 1973. En décembre 1974, le journaliste Seymour Hersh dévoila une partie des family jewels à propos de l'Opération CHAOS. L'affaire du Watergate et ces révélations conduiront le Congrès à enquêter sur les activités du pouvoir exécutif, via la commission Church et la commission Pike.

La deuxième moitié des années 1970[modifier | modifier le code]

Redynamisation de la CIA[modifier | modifier le code]

Bien que le président Jimmy Carter ait souvent été considéré comme un président faible, celui-ci n'hésita pas à ordonner des opérations secrètes. Dès mars 1977, il approuva des opérations de propagande secrète contre le bloc de l'Est, la CIA faisant notamment entrer clandestinement des livres anti-communistes en Europe de l'Est et dans certaines parties de l'URSS. Peu après, il autorisa une campagne de contre-propagande à propos du développement de la bombe à neutrons par les Soviétiques[31]. Stansfield Turner a souvent été critiqué pour la réduction des capacités d'action clandestine de la CIA ; toutefois, elles avaient déjà beaucoup souffert de la fin de la guerre du Viêt Nam, des enquêtes du Congrès sur les opérations de la CIA, des licenciements de Schlesinger en 1973, et des réductions de budget de la CIA[32].

En 1979, confronté à l'expansionnisme de l'Union soviétique, Carter autorisa plusieurs actions secrètes, dont une campagne de propagande contre la Grenade (qui fut annulée en raison de l'opposition du Senate Intelligence Committee), une assistance à la République arabe du Yémen en guerre contre la République démocratique populaire du Yémen, une assistance aux moudjahidines afghans, de la propagande contre les sandinistes au Nicaragua, et une assistance au Salvador[33].

En 1981, Ronald Reagan devint président et nomma William Casey directeur de la CIA. Celui-ci était décidé à renforcer l'agence et la communauté du renseignement, aussi bien du côté analytique qu'opérationnel. La CIA recruta plusieurs milliers d'employés, diversifia ses sources de recrutement. Casey avait parfois des opinions peu partagées par les analystes de la CIA, par exemple en étant alarmiste sur la situation au Mexique ou soupçonnant que l'URSS était la source de la plupart du terrorisme, mais avait l'honnêteté de ne pas chercher à influencer les analyses transmises à l'exécutif. Sous sa direction, il y eut une multiplication des opérations clandestines, notamment pour soutenir des pays ou factions en conflit avec des entités pro-soviétiques : Yémen, Éthiopie, Tchad, Liban, Salvador, Cambodge, etc.[34] Un soutien secret fut apporté au syndicat polonais Solidarnosc, qui fut ainsi financé par plus de 50 millions de dollars de 1982 à 1989[35]. Deux de ces opérations furent particulièrement importantes :

  • le soutien aux guérillas Contras opposées aux dirigeants marxistes du Nicaragua, qui connaîtra des hauts et des bas, notamment parfois opposé par le Congrès qui refusait que la finalité de l'opération soit le renversement du gouvernement sandiniste[note 2]. Ces difficultés motiveront certains membres du conseil de sécurité nationale à agir hors des services officiels pour contourner le Congrès, aboutissant à l'affaire Iran-Contra.
  • le « programme afghan » de soutien aux moudjahidines afghans luttant contre l'armée rouge et le gouvernement communiste afghan lors de la guerre d'Afghanistan (1979-1989). Cette opération, qui avait initialement une ampleur modeste, finira par devenir la plus importante à la fin des années 1980, où son budget annuel dépassera le demi-milliard de dollars.

Face à la difficulté d'infiltrer des agents dans les régimes communistes qui sont généralement des États policiers et les limites des reconnaissances aériennes, le renseignement d'origine électromagnétique sera très utilisé par l'Agence en collaboration avec les autres services nationaux comme la National Security Agency ou étrangers.

En outre, deux stations de renseignement électronique de la CIA furent construites dans le Xinjiang en république populaire de Chine au début des années 1980. Elles surveillaient alors les activités soviétiques en collaboration avec les services de renseignements chinois. Le BND allemand participait également à sa gestion dans le cadre de l'opération Pamir. La CIA stoppe ses opérations après les manifestations de la place Tian'anmen en 1989[36].

Parmi les exemples de la difficulté du travail de la CIA, le gouvernement cubain annonce en 1987 que le réseau de l'agence dans son pays est profondément infiltré par ses services[37] et un ancien responsable de la Stasi déclare en 2009 que sur les 23 espions de la CIA en RDA, 22 étaient des agents doubles travaillant pour son service[38]

Selon l'Ordre exécutif 12 036[39] émis par le président Jimmy Carter en 1978, seule la CIA était autorisée à accomplir des opérations clandestines mais face à la réalité du terrain, les forces armées furent associés ou entreprennent de telles opérations à nouveau dès le début des années 1980 notamment à travers l'unité Seaspray.

L'après-Guerre froide[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Gorbatchev avait déclaré peu après la chute de l'URSS : « J'ai fait la pire chose qui pouvait arriver aux États-Unis : je leur ai enlevé leur meilleur ennemi ». Cette remarque s'applique particulièrement à la CIA, dont la structure avait été créée pour lutter contre le communisme et l'URSS. À partir de la fin des années 1980 et de la direction de Robert Gates, la CIA cherche à s'adapter à la nouvelle situation mondiale. En 1994, la CIA localise le terroriste Carlos à Khartoum au Soudan, et communique ses informations aux services français qui organiseront son enlèvement pour le livrer à la justice[40]. En 1995, le chef de station à Paris, Richard L. Holm, est expulsé par le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, après que ce dernier a révélé une opération d'espionnage économique menée par la CIA contre les intérêts français.

La CIA aurait eu tendance à adopter un comportement bureaucratique et à manquer d'efficacité. Elle fut ainsi très critiquée aux États-Unis pour son absence de prévision du 11 septembre 2001. Depuis, l'islam fondamentaliste est le nouvel ennemi prioritaire de la CIA[41] dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

Lutte contre le terrorisme[modifier | modifier le code]

L'ambassade des États-Unis au Liban trois jours après l'attentat du 18 avril 1983.

L'Agence est touchée directement ou indirectement par le terrorisme à partir des années 1970. Le chef de station de la CIA à Athènes, Richard Welch, est abattu le 25 décembre 1975 par l'organisation révolutionnaire du 17-Novembre. Lors de l'attaque contre l'ambassade américaine à Beyrouth de du 18 avril 1983, 63 personnes furent tuées, dont 17 Américains et parmi eux 8 officiers de la CIA dont le chef de la division Moyen-Orient, Robert Ames. William Francis Buckley, chef de station à Beyrouth est enlevé le 16 mars 1984 par le Hezbollah et meurt en captivité en 1985. Un pakistanais, Mir Aimal Kansi, mitraille l'entrée du siège de Langley tuant deux personnes et en blessant trois autres le 25 janvier 1993. Deux employés de la CIA sont parmi les victimes des attentats des ambassades américaines en Afrique du 7 août 1998[42].

La CIA s'était intéressée assez tôt à Oussama ben Laden, en créant en janvier 1996 une « station virtuelle », la Bin Laden Issue Station ou Alec Station, dédiée à son suivi. Cette station mit notamment au point un plan en 1997 pour enlever ben Laden en Afghanistan par un groupe d'agents afghans portant le nom de code FD/TRODPINT, mais cette opération ne fut pas lancée car ayant peu de chances de succès. En 1997, la CIA établit le contact avec Ahmed Chah Massoud, chef du principal groupe opposé aux Talibans, l'Alliance du Nord, en envoyant des équipes de liaisons appelées Northern Afghanistan Liaison Team (NALT) et Jawbreaker. À l'automne 2000, un drone RQ-1 Predator de la CIA effectua une quinzaine de vols de reconnaissance pour localiser ben Laden. En deux occasions, les Américains pensèrent l'avoir identifié. Cela donna l'idée d'armer le drone pour l'utiliser pour pouvoir frapper immédiatement un objectif, mais cette version ne fut pas utilisée avant les attentats du 11 septembre 2001[43].

La première équipe américaine sur le site de bataille de Tora Bora lors de la traque de Ben Laden.

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, la CIA envoya des équipes pour établir le contact avec les chefs de guerre afghans opposés aux Talibans. Ces équipes étaient généralement dirigées par un officier traitant expérimenté, secondé par un officier paramilitaire, le reste de l'équipe étant formé d'un mélange de spécialistes du renseignement, des opérations, des communications, et de traducteurs. La première équipe, nom de code Jawbreaker, dirigée par Gary Schroen, arrivée dans la vallée du Pandjchir le 26 septembre, fut la première force américaine déployée en Afghanistan. Elle arriva avec plusieurs millions de dollars en liquide pour « acheter » la loyauté des chefs de guerre et leur permettre de s'équiper. Les équipes assurèrent la liaison entre forces afghanes et américaines, évaluèrent les zones de combat et les forces en présence, et les repérèrent à l'aide de GPS. Ils lancèrent des opérations de collecte de renseignement humain, unilatérales ou en coopération avec le service de renseignement de l'Alliance du Nord, certaines permettant de désigner des objectifs à des frappes aériennes. Jawbreaker contacta certains chefs Talibans pour tenter d'obtenir des ralliements et la libération de huit humanitaires de Shelter Now International prisonniers des Talibans. Les équipes de la CIA n'étaient pas équipées de radios permettant de communiquer avec l'aviation ni de désignateurs lasers, en conséquence le guidage de l'appui aérien rapproché échut aux forces spéciales.

Des Special Forces aidant un membre de l'Alliance du Nord sur la base aérienne de Bagram. À l'arrière-plan, un Mi-17 affrété par la CIA durant l'opération Anaconda en 2002.

Au cours du retrait de l'armée talibane en novembre 2001, les équipes de la CIA fouillèrent les camps d'Al-Qaïda et interrogèrent les prisonniers faits par l'Alliance du Nord. Johnny Micheal « Mike » Spann, un agent de l'équipe envoyée auprès de Abdul Rachid Dostom, fut tué lorsque les prisonniers qu'il interrogeait se mutinèrent à la prison de Qala-e-Jangi le 25 novembre 2001. Début décembre 2001, une équipe de la CIA fit prisonniers les « numéros » 2 et 3 des services de renseignement des Talibans à Ghazni. Le 7 décembre 2001, la ville de Kandahar tomba, marquant la fin de gouvernement des Talibans. À ce moment, les États-Unis n'avaient engagé au sol que quelques centaines de soldats, et environ 110 agents de la CIA. Jawbreaker chercha la localisation de ben Laden, et lorsqu'elle eut plusieurs renseignements le situant vers Jalalabad, elle envoya une équipe dans la région, démarrant la bataille de Tora Bora. La CIA contribua également à l'opération Anaconda en Afghanistan par l'acquisition de renseignement et en entraînant avec les Special Forces les forces militaires afghanes[44],[45],[46],[note 3].

Onze agents de la CIA sont officiellement morts durant la guerre d'Afghanistan entre 2001 et 2009 dont sept le 30 décembre 2009 lors de l'attentat-suicide de la base de Chapman[47],[48],[note 4].

La CIA a également en Irak opéré peu avant le début du conflit en 2003, créant le réseau DBROCKSTARS.

Le 11 juillet 2009, lors d'audiences devant des comités du Congrès des États-Unis, Leon Panetta, directeur en poste de la CIA, a accusé Dick Cheney d'avoir ordonné directement aux responsables de la CIA de cacher au Congrès des informations sur un programme antiterroriste pendant huit ans[49],[50],[51].

Le 2 mai 2011 vers 4 heures du matin (heure française), Oussama Ben Laden est tué dans la ville d'Abbottabad au Pakistan, par un groupe de SEAL sous l'autorité et le commandement direct de la CIA. Le raid américain aurait été suivi en direct au siège de la CIA par le directeur Leon Panetta et quelques-uns de ses hauts responsables[52].

En juillet 2010, on fait état de 22 employés de la CIA dont 8 contractuels privés tués dans la guerre contre le terrorisme[53].

Centres de détention clandestins[modifier | modifier le code]

Le journal The Washington Post révèle l'existence d'un réseau mondial de centres de détention clandestins (black sites) géré par la CIA[54]. Le quotidien précise que de telles prisons se trouveraient entre autres en Afghanistan et dans des pays d'Europe de l'Est ; ces centres de détention ont été situés à l'étranger en raison de leur caractère illégal, les détenus étant des « détenus fantômes » victimes de disparition forcée.

La CIA a été responsable de centres de détention dans plusieurs pays européens, en Roumanie, au Kosovo, en Macédoine, en Bulgarie et en Ukraine[55], dont l'existence a été confirmée par le rapporteur du Conseil de l'Europe Dick Marty.

Le président George W. Bush a reconnu le 6 septembre 2006 pour la première fois l'existence de prisons secrètes de la CIA hors du territoire américain, dans lequel il reconnaît implicitement l'usage de la torture :

«  The most important source of information on where the terrorists are hiding and what they are planning is the terrorists themselves [La source d'information la plus importante sur les endroits où les terroristes se cachent et sur ce qu'ils préparent sont les terroristes eux-mêmes][56]. »

En février 2007, le no 3 de la CIA, Kyle Foggo, est inculpé de corruption : il avait notamment favorisé des entreprises amies, appartenant à Brent R. Wilkes et à Mitchell Wade, dans la construction des centres clandestins de détention. Il écopera de trois ans de prison.

Le président Barack Obama, arrivé au pouvoir en janvier 2009, a annoncé la fermeture du centre de détention de Guantanamo d'ici un an, et que les États-Unis respecteront désormais la convention de Genève dans leur lutte contre le terrorisme[57]. En avril 2009, le nouveau directeur de la CIA Leon Panetta a rompu les contrats avec les psychologues de la CIA Mitchell, Jensen et associés, qui avaient adapté des techniques du SERE aux interrogatoires musclés de la CIA, utilisant en particulier le waterboarding, considéré comme technique de torture[58] par Panetta[59] et Eric Holder, ministre de la Justice de l'administration Obama[60].

Préoccupations majeures en 2009[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée de l'administration Obama, Michael Hayden, directeur sortant, a écrit une liste de préoccupations par ordre d'importance pour la CIA en 2009[61] :

  1. Al-Qaïda et ses franchises restent le danger numéro un pour les États-Unis.
  2. La lutte contre les narcotrafiquants au Mexique.
  3. Le programme d'armes de destruction massive en Iran.
  4. Les approches de plus en plus divergentes entre l'Europe et les États-Unis concernant la « guerre contre le terrorisme ».
  5. L'instabilité provoquée par le faible prix du pétrole sur des États producteurs comme le Venezuela et l'Iran.
  6. La situation au Pakistan, qualifié de « pays ami », qui est confronté à des difficultés internes très importantes.
  7. L'Afghanistan et la traque de Ben Laden (effectué).
  8. La Corée du Nord et son arsenal nucléaire.
  9. La République populaire de Chine et sa réaction face à la crise économique de 2008-2009.
  10. Le Proche-Orient qui reste une zone de tension extrêmement importante.

Opérations à l'étranger[modifier | modifier le code]

Opérations de renseignement[modifier | modifier le code]

  • Opération PBJOINTLY ou opération Gold : un tunnel creusé à partir de Berlin-Ouest pour mettre sur écoute des câbles souterrains de communications militaires soviétiques sous Berlin-Est[62]
  • Projet Aquatone : programme de l'avion Lockheed U-2
  • Projet Oxcart : programme de l'avion Lockheed A-12
  • Projet Coldfeet : fouille d'une base arctique soviétique abandonnée en 1962[63]
  • Projet Corona : premiers satellites espions de la série Corona
  • Projet Jennifer : tentative de récupération en 1974 d'un sous-marin soviétique qui avait coulé près d'Hawaï.

Actions politiques[modifier | modifier le code]

La CIA a influencé parfois de façon décisive l'histoire politique des États dans lesquels elle est intervenue au nom des intérêts des États-Unis. Elle a créé ou soutenu plusieurs mouvements insurrectionnels, qu'ils soient armés (particulièrement en Amérique latine, dans le monde arabe ou en Asie).

Parmi les opérations connues :

Actions culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le Congrès pour la liberté de la culture fut un organe culturel financé secrètement par la CIA basé à Paris. La CIA a exercé dans les années 1950 et 1960 en Europe une influence culturelle occulte par l'intermédiaire de ce Congrès. Elle a financé et soutenu secrètement des revues culturelles comme Preuves en France, Monat en Allemagne où écrivait Heinrich Böll, Encounter au Royaume-Uni et des personnalités comme Heinrich Böll, Raymond Aron, ou l'écrivain italien Ignazio Silone, et soutenu l'art abstrait et informel. Des personnalités comme Alberto Moravia et Pablo Neruda furent visés par des campagnes de calomnie orchestrées par la CIA par l'intermédiaire d'intellectuels comme René Tavernier.[réf. nécessaire] La CIA a cherché à réduire l'influence du marxisme parmi les intellectuels et les journalistes européens. Le scandale éclate en 1967 : le financement de la CIA devient public bien que la grande presse soit discrète sur le sujet. La revue Monat est ensuite vendue au journal Die Zeit.

Directeurs[modifier | modifier le code]

Portrait officiel de John O. Brennan, actuel directeur de la CIA

Le DCI (Director of Central Intelligence) dirige la CIA et toute l'Intelligence Community.

À partir d'avril 2005, conformément à l'Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act de 2004, le poste de DCI est remplacé par ceux de D/CIA (Director of the Central Intelligence Agency, directeur de la CIA seule) et de Director of National Intelligence (DNI, directeur de l'Intelligence Community seule).

Directeurs adjoints[modifier | modifier le code]

George Tenet fut DDCI avant d'être un directeur marquant de la CIA de 1997 à 2004

Le DDCI (Deputy Director of Central Intelligence) est le sous-directeur du DCI. Le premier, Kingman Douglass, avait été nommé par le DCI. En avril 1953, le Congrès a amendé le National Security Act pour permettre au président des États-Unis de nommer lui-même le DDCI. L'amendement stipule que le DCI et le DDCI ne peuvent être simultanément des officiers militaires. Avec l'adoption de la Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act en 2004, cette fonction est supprimée.

  • mars 1946 - juillet 1946 : Kingman Douglass ;
  • janvier 1947 - mars 1949 : Edwin Kennedy Wright ;
  • octobre 1950 - août 1951 : William Harding Jackson ;
  • août 1951 - février 1953 : Allen Dulles ;
  • 23 avril 1953 - 31 janvier 1962 : Lieutenant General (USAF) Charles Pearre Cabell ;
  • avril 1962 - avril 1965 : Marshall S. Carter ;
  • avril 1965 - juin 1966 : Richard Helms ;
  • octobre 1966 - février 1969 : Rufus Lackland Taylor ;
  • mai 1969 - décembre 1971 : Robert Everton Cushman, Jr. ;
  • mai 1972 - juillet 1976 : Vernon Walters ;
  • juillet 1976 - août 1977 : Enno Henry Knoche ;
  • février 1978 - février 1981 : Frank C. Carlucci III ;
  • février 1981 - juin 1982 : Bobby Ray Inman ;
  • juin 1982 - mars 1986 : John N. McMahon ;
  • avril 1986 - mars 1989 : Robert Gates ;
  • mars 1989 - mars 1992 : Richard Kerr ;
  • avril 1992 - juillet 1995 : William O. Studeman ;
  • juillet 1995 - juillet 1997 : George Tenet ;
  • octobre 1997 - juin 2000 : John Alexander Gordon ;
  • octobre 2000 - novembre 2004 : John E. McLaughlin ;

Le DD/CIA (Deputy Director of the Central Intelligence Agency) remplace le DDCI et a pour mission d'assister le DCIA et de le remplacer en cas d'indisponibilité ou par intérim.

  • 15 juillet 2005 - 23 juillet 2006 : Vice Admiral Albert M. Calland III
  • 24 juillet 2006 - mai 2010 : Stephen Kappes
  • depuis mai 2010 : Michael Morrell[68]

CIA World Factbook[modifier | modifier le code]

Le CIA World Factbook est une source documentaire sur les pays du monde éditée par la CIA, libre de droits[69].

Citation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le chiffre de 28 milliards est parfois cité car révélé en 1987 mais il s'agit du budget de toute l'Intelligence Community, dont la part de la CIA à l'époque n'était que d'un milliard.
  2. Le 4 mars 1981, Reagan signe un finding autorisant la CIA à soutenir des éléments salvadoriens pour lutter contre l'afflux d'armes du Nicaragua vers les guérillas salvadoriennes. Le 1er décembre 1981, Reagan signe un finding permettant la première assistance secrète aux Contras, destinée à gêner le soutien sandiniste aux guérillas du Salvador. Cette opération secrète est dévoilée par le Washington Post trois mois plus tard. Craignant que les Contras parviennent au pouvoir, le Congrès passe « l'amendement Boland » le 8 décembre 1982 qui interdit une assistance ayant pour but de renverser le gouvernement du Nicaragua. Le 20 septembre 1983, un nouveau finding définit les buts de l’opération comme étant de forcer le Nicaragua à négocier avec ses voisins et empêcher les livraisons d'armes au Salvador. En octobre 1983, des équipes de Latino-Américains employés unilatéralement par la CIA mènent des attaques en vedettes rapides contre les installations pétrolières de ports nicaraguayens. En décembre 1983, le Congrès autorise un financement de 24 millions de dollars pour les Contras. Mais en avril 1984, il est révélé que la CIA a directement menée une opération de minage de ports du Nicaragua, et le Congrès arrête le financement des Contras. En octobre 1984, la presse révèle un manuel d'entraînement de la CIA fourni aux Contras qui conseillait de « neutraliser » des fonctionnaires sandinistes. En avril 1985, le Congrès rejette une proposition d'aide non-militaire aux Contras. En octobre 1985, le Congrès autorise une aide limitée de 13 millions de dollars en fourniture de renseignement et de matériel de communications, et une aide non-militaire de 27 millions. En juin 1986, le Congrès autorise une aide de 100 millions de dollars à partir du mois d'octobre suivant. (Bob Woodward, C.I.A. Guerres secrètes 1981-1987, p. 126, 192-197, 213-219, 257-261, 313-322, 326-329, 350, 372-381, 383, 455-459, 471-472, 506-507, 554-555. Certains de ces épisodes sont racontés du point de vue de la CIA par Duane Clarridge dans A Spy for all Seasons.)
  3. Gary Schroen a également décrit la mission de Jawbreaker dans le livre First In, et Billy Waugh raconte brièvement deux mois passés en Afghanistan fin 2001 dans son autobiographie Hunting the Jackal. La CIA a également publié un livre intitulé Devotion to Duty en décembre 2010 [lire en ligne]
  4. Les quatre autres tués sont :
    • Johnny Micheal « Mike » Spann, tué le 25 novembre 2001 lors de la mutinerie de Qala-e-Jangi
    • Helge P. Boes, tué le 5 février 2003 par une grenade lors d'un accident à l'entraînement
    • Christopher Glenn Mueller et William « Chief » Carlson, deux contractors civils tués lors d'une embuscade près de Shkin, le 25 octobre 2003 (CIA Remembers Employees Killed in the Line of Duty, 21 mai 2004)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c www.cia.gov, « How many people work for the CIA and what is its budget? » (consulté le 26 mars 2012)
  2. a, b et c (en) FY 2013 Congressional Budget Justification : Volume I National Intelligence Program Summary, février 2012, [lire en ligne] p. 135, 137
  3. (en)[PDF]« National Security Act of 1947 », sur United States Senate Select Committee on Intelligence (consulté le 13 janvier 2012)
  4. John Pike, « Central Intelligence Agency », sur Federation of American Scientists,‎ 23 septembre 1996 (consulté le 13 janvier 2011)
  5. DNI Releases Budget Figure for 2007 National Intelligence Program
  6. (en)[PDF] « Media Conference Call with the Director of National Intelligence Mr. Dennis C. Blair, 2009 National Intelligence Strategy », sur http://www.dni.gov, Office of the Director of National Intelligence,‎ 15 septembre 2009 (consulté le 17 décembre 2009).
  7. (en) Organigramme d'ensemble en 2009 sur le site web de la CIA
  8. (en) Elaine Shannon et Douglas Waller, « Spies for the New Disorder », Time,‎ 20 février 1995 (lire en ligne) ; (en) Timothy J. Burger, « NOCs Hard for the CIA », Time,‎ 14 mai 2004 (lire en ligne)
  9. (en) Greg Miller, « CIA spy plan for post-9/11 era crumbles », Los Angeles Times,‎ 17 février 2008 (lire en ligne)
  10. (en) Loch K. Johnson, « Evaluating “Humint”: The Role of Foreign Agents in U.S. Security », papier présenté à la 50th Annual Convention « Exploring the Past, Anticipating the Future » de l'International Studies Association (ISA), New York, février 2009 [lire en ligne]. Un article du même titre a par la suite été publié : (en) Loch Johnson, « Evaluating “Humint”: The Role of Foreign Agents in U.S. Security », dans Comparative Strategy, vol. 29, no 4, 2010, p. 308-332
  11. (en) The Cold War's Last Spy, U.S. News & World Report, Brian Duffy, 26 février 1995 ; (en) Rhodri Jeffreys-Jones, The FBI: a history, Yale University Press, 2007 (ISBN 978-0-300-11914-5), p. 146
  12. (en) Massimo Calabresi, « Business Travel : When The CIA Calls », Time,‎ 7 mai 2001 (lire en ligne) ; Steve Coll, Ghost Wars, p. 314
  13. « Business Travel: When The CIA Calls ». Auparavant, ces deux rôles étaient séparés : le débriefing d'Américains était géré par le Domestic Contact Service (DCS) (dossier des « Family Jewels » p. 451, 536) renommé successivement Domestic Contact Division (DCD) et National Collection Division (NCD), tandis que le recrutement d'étrangers sur le territoire était conduit par une autre division qui porta les noms de Domestic Operations Division (DOD) puis Foreign Resources Division (FRD) ((en) Loch K. Johnson, America’s Secret Power : The CIA in a Democratic Society, New York, Oxford University Press,‎ 1989 (ISBN 0-19-505490-3), p. 162-164).
  14. Milton Bearden et James Risen, CIA-KGB : le dernier combat, p. 83
  15. Steve Coll, Ghost Wars, p. 314
  16. James Risen, État de guerre, p. 118
  17. George Bush Center for Intelligence, consulté le 3 avril 2010
  18. (en) Camp Peary par Sourcewatch
  19. Les commandos paramilitaires de la CIA restent clandestins
  20. a et b Jacques Baud, L'Encyclopédie du renseignement et des services secrets, éditions Lavauzelle, 1997 (réed. 1998) (ISBN 2-07025-0406-X[à vérifier : isbn invalide]) p. 6
  21. Article de The Economist, On top of everything else, not very good at its job, Books and art, p. 68, 18/08/2007 ; critique du livre Des cendres en héritage de Tim Weiner
  22. (fr) La loi sur la délégation parlementaire au renseignement en France n'a été adopté que le 25 septembre 2007
  23. (en) Site du Senate Select Committee on Intelligence
  24. (en) CIA Pays Tribute to Fallen Officers, CIA, 1er juin 2009
  25. Joby Warrick, CIA honors 12 officers, contractors killed in action, Washington Post, 8 juin 2010, p. 3
  26. a et b CIA - Guerres secrètes (reportage), ARTE, 2003, http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/CIA/387266.html
  27. Quand l'Amérique recrutait des officiers SS, Le Nouvel Observateur no 1966, semaine du 11 au 17 juillet 2002
  28. E. H. Cookridge, La Vérité sur Philby, l'agent double du siècle (trad. M. Matignon de The third man: the truth about « Kim » Philby, double agent, Arthur Baker Ltd.), Paris, Fayard, coll. « La guerre secrète », 1968, p. 182-183
  29. CIA History Staff, Fifteen DCIs' First 100 Days, volume 38, numéro 1
  30. The CIA's Family Jewels
  31. (en) Robert M. Gates, From the Shadows, p. 91, 142
  32. (en) Robert M. Gates, From the Shadows, p. 63
  33. (en) Robert M. Gates, From the Shadows, p. 143, 149-151
  34. Bob Woodward, C.I.A. Guerres secrètes 1981-1987, passim.
  35. (en) Carl Bernstein et Marco Politi, His Holiness : John Paul II and the Hidden History of Our Time, New York, Penguin,‎ 1997 (ISBN 0-14-026691-7 et 978-0-14-026691-7), p. 357, 554 (première édition Doubleday, 1996)
  36. Roger Faligot, Les services secrets chinois : De Mao aux JO, Nouveau Monde éditions,‎ février 2008, 606 p. (ISBN 978-2-84736-302-9), p. 511 à 513
  37. Jean-Marc Pillas, Nos agents à La Havane, Paris, Albin Michel,‎ 26 mars 1995, 267 p. (ISBN 2226077715)
  38. Documentaire Mur de Berlin, la guerre des espions, TF1, 8 novembre 2009
  39. (en) Texte de l'Executive Order 12 036
  40. Un récit détaillé de la recherche de Carlos à Khartoum est donné dans (en) Billy Waugh et Tim Keown, Hunting the Jackal : A Special Forces and CIA Soldier's Fifty Years on the Frontlines of the War against Terrorism, New York, Avon Books,‎ 2004 (1re éd. William Morrow, 2004), 344 p. (ISBN 0-06-056410-5 et 978-0-06-056410-0), p. 211-291
  41. Durandin, Catherine, La CIA en guerre, éditions Grancher, 2003
  42. Associated Press, « Bin Laden Raid Avenged Secret CIA Deaths »,‎ 29 mai 2011 (consulté le 23 juillet 2011)
  43. (en) Steve Coll, Ghost Wars : The Secret History of the CIA, Afghanistan, and bin Laden, from the Soviet Invasion to September 10, 2001, New York, Penguin,‎ 2004, 695 p. (ISBN 1-59420-007-6 et 978-1-59420-007-6), Rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis
  44. (en) Henry A. Crumpton, « Intelligence and War: Afghanistan, 2001-2002 », dans Jennifer E. Sims et Burton L. Gerber, Transforming U.S. intelligence, Washington, Georgetown University Press,‎ 2005, broché, 285 p. (ISBN 1589010698), chap. X, p. 162-179
  45. Bob Woodward (trad. Corinne Julve, Annick le Goyat et Élisabeth Motsch), Bush s'en va-t-en guerre [« Bush at War »], Paris, Denoël, coll. « Folio documents » (no 16),‎ 2004 (1re éd. Denoël, 2003), 560 p. (ISBN 2-07-031301-8 et 978-2-07-031301-3), p. 225-232, 291-292, 302, 374-376, 391, 483
  46. (en) Gary Berntsen et Ralph Pezzullo, Jawbreaker : The Attack on Bin Laden and Al-Qaeda: A Personal Account by the CIA's Key Field Commander, New York, Three Rivers Press,‎ 2006 (1re éd. Crown, 2005), 352 p. (ISBN 0-307-35106-8 et 978-0-307-35106-7, présentation en ligne)
  47. (fr) Des employés de la CIA tués en Afghanistan, Le Figaro, 31 décembre 2009
  48. (fr) La CIA perd sept espions sur une base secrète, Le Figaro, 1er janvier 2010
  49. (en) Scott Shane, « Cheney Is Linked to Concealment of C.I.A. Project », The New York Times,‎ 11 juillet 2009 (lire en ligne)
  50. (en) Pam Benson, « Senator: Cheney and alleged secret CIA program 'a problem' », CNN.com,‎ 12 juillet 2009 (lire en ligne)
  51. (en) Leonard Doyle, « Dick Cheney 'ordered CIA to hide counter-terrorism plan' », The Daily Telegraph,‎ 12 juillet 2009 (lire en ligne)
  52. Opération du 2 Mai face à Ben Laden
  53. (en) National Security Inc., Washington Post, 20 juillet 2010
  54. (en) « CIA Holds Terror Suspects in Secret Prisons », The Washington Post, 2 novembre 2005
  55. « Enlèvements, torture et séquestration - Un rapport accablant pour la CIA », Le Devoir, 27 avril 2006
  56. « Bush Concedes CIA Ran Secret Prisons Abroad », 6 septembre 2006 ; «New U.S. directive for treating detainees, More oil found in Gulf », CNN Politics, 6 septembre 2006
  57. « Barack Obama décrète la fermeture du centre de détention de Guantanamo d'ici un an », Le Monde, 22 janvier 2009.
  58. Walter Pincus, CIA Fired Firms Aiding Questioning. One Helped to Introduce Waterboarding, Washington Post, 15 juin 2009
  59. Greg Miller, Panetta: Waterboarding is torture, Los Angeles Times, 5 février 2009
  60. L'administration Obama bannit le simulacre de noyade, L'Express, 2 mars 2009
  61. (fr) NOTES D'ACTUALITÉ no 160 ETATS-UNIS : LE TESTAMENT DE L'EX-DIRECTEUR DE LA CIA, 7 février 2009
  62. The Berlin Tunnel Operation, 1952-1956
  63. (en) William M. Leary, « Robert Fulton's Skyhook and Operation Coldfeet : A good pick-me-up », Studies in Intelligence, vol. 38, no 5,‎ 1995 (lire en ligne)
  64. Jean-Pierre Cabestan, Chine-Taïwan : La guerre est-elle concevable, Paris, Economica,‎ 2003, 470 p. (ISBN 2-7178-4734-0), p. 91
  65. (en) CIA Operations in China—Another CIA Domestic Op, Ralph McGehee, avril 1996, d'après (en) Mark Perry, Eclipse: The Last Days of the CIA, Diane Publishing, 1992 (ISBN 0-756-75180-2), p. 247-249
  66. Le Monde : La justice italienne poursuit des agents de la CIA pour l'enlèvement d'un imam égyptien à Milan
  67. PINCEAU = ARME – L’expressionnisme abstrait comme propagande de la CIA, Lemonde.fr, Big Browser, 4 avril 2012
  68. « CIA : le directeur adjoint sur le départ », sur http://www.lefigaro.fr/, AFP,‎ 15 avril 2010 (consulté le 20 avril 2010)
  69. (en) Unless a copyright is indicated, information on the Central Intelligence Agency Web site is in the public domain and may be reproduced, published or otherwise used without the Central Intelligence Agency's permission. : « A moins qu'un copyright soit expressément indiqué, toute l'information du site web de la CIA est dans le domaine public et peut être reproduit, publié ou utilisé sans sa permission. »
  70. « Your successes are unheralded, your failures are trumpeted », discours au QG de la CIA le 28 novembre 1961 [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Kryptos, en 1991.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Comment sera le monde en 2020 ?, rapport de la CIA présenté par Adler Alexandre, Hel Guedj Johan-Frédérik, Éditions Robert Laffont, 2005. (ISBN 978-2-221-10530-6)
  • Philip Agee, Journal d'un agent secret : dix ans dans la CIA, Seuil 1976. (ISBN 978-2-02-004320-5)
  • Robert Baer, La Chute de la CIA, Les Mémoires d'un guerrier de l'ombre sur les fronts de l'islamisme, JC Lattès, 2002.
  • Milton Bearden et James Risen (trad. Alain Deschamps et Dominique Peters), CIA-KGB : Le Dernier Combat [« The Main Enemy »], Paris, Albin Michel,‎ 2004, 637 p. (ISBN 2-226-13803-X et 978-2-226-13803-3)
  • (en) Gary Berntsen et Ralph Pezzullo, Jawbreaker: The Attack on Bin Laden and Al-Qaeda: A Personal Account by the CIA's Key Field Commander, Three Rivers Press, New York, 2006 (ISBN 978-0-307-35106-7 et 978-0-307-35106-7) (première édition Crown, 2005) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • William Blum, Les Guerres scélérates : les interventions de l'armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004. (ISBN 284190116[à vérifier : isbn invalide])
  • Frédéric Charpier, La CIA en France. 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises, Seuil, 2008, 365 pages, (ISBN 978-2-286-04028-4)
  • (en) Duane R. Clarridge et Digby Diehl, A Spy For All Seasons : My Life in the CIA, New York, Scribner,‎ 1997 (ISBN 0-7432-4536-9 et 978-0-7432-4536-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • William Colby, 30 ans de CIA, Presses de la Renaissance, 1978
  • (en) Steve Coll, Ghost Wars : The Secret History of the CIA, Afghanistan, and bin Laden, from the Soviet Invasion to September 10, 2001, New York, Penguin,‎ 2004, 695 p. (ISBN 1-59420-007-6 et 978-1-59420-007-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • John K. Cooley, CIA et Jihad, 1950-2001 : contre l'URSS, une désastreuse alliance, Autrement, 2002.
  • Franck Daninos, La Double Défaite du renseignement américain, Ellipses, 2006
  • Franck Daninos, CIA : une histoire politique (1947-2007), Tallandier, 2007, (ISBN 9782847344004)
  • Yvonnick Denoël, Le Livre noir de la CIA : les archives dévoilées, Nouveau Monde éditions, 2007. (ISBN 2290017159)
  • Catherine Durandin, La CIA en guerre : Allende, Gorbatchev, Ben Laden, Saddam Hussein, Grancher, 2003. (ISBN 2733908146) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Catherine Durandin, CIA : cinq années de colère, Paris, Armand Colin, 176 pages, 2007, (ISBN 9782200347093)
  • (en) Robert M. Gates, From the Shadows : The Ultimate Insider's Story of Five Presidents and How They Won the Cold War, New York, Simon & Schuster,‎ 1996 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Larry J. Kolb, Overworld : confessions d'un espion malgré lui, Albin Michel, 2005.
  • Joël Kotek, La Jeune Garde, Éditions du Seuil, 1998.
  • Frédéric Lert, Les Ailes de la CIA, Histoire & Collection, 1998. (ISBN 2-908182-65-3)
  • Victor Marchetti et John D. Marks, La CIA et le culte du renseignement [« The CIA and the Cult of Intelligence »], Robert Laffont, coll. « Notre époque », 1975
  • Trevor Paglen, A. C. Thompson, Kidnappés par la CIA : Les charters de la torture, Saint-Simon, 2007
  • Jean-Marc Pillas, Nos agents à La Havane, Albin Michel, 1995 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Raphaël Ramos, De l'OSS à la CIA : la centralisation du renseignement américain au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à travers l'expérience du Central Intelligence Group, Publications de l'université Paul-Valéry Montpellier-III, 2006? (ISBN 2-84269-715-4)
  • James Risen (trad. Laurent Bury, Alain et Josiane Deschamps), État de Guerre : Histoire secrète de la CIA et de l'administration Bush [« State of War »], Paris, Albin Michel,‎ 2006, 263 p. (ISBN 2-226-17093-6 et 978-2-226-17093-4)
  • Frances Stonor Saunders, Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle, Denoël, 2003, 506 p.
  • Gordon Thomas, Les Armes secrètes de la CIA, tortures, manipulation et armes chimiques, Nouveau Monde, 2006. (ISBN 284736174x)
  • Andrew Tully, CIA. L'histoire révélée du contre-espionnage américain, Stock, 1962.
  • Tim Weiner, Des cendres en héritage : l'histoire de la CIA [« Legacy of Ashes: The History of the CIA »], éditions de Fallois, 2009
  • Bob Woodward, CIA. Guerres secrètes 1981-1987, Stock, 1987. (ISBN 2234020867) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mark Zepezauer, Les Sales Coups de la CIA, L'esprit frappeur, 144 pages, 2002. (ISBN 2-84405-187-1)

Dans la fiction cinématographique[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]