République socialiste fédérative soviétique de Russie

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République socialiste fédérative soviétique de Russie
Российская Советская Федеративная Социалистическая Республика ru

1918 – 1991

Drapeau
Drapeau de la RSFSR
Blason
Sceau de la RSFSR

Devise : (russe) : Пролетарии всех стран, соединяйтесь!
(Traduction : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »)

Hymne : L'Internationale (1922−1944)
Hymne de l'Union soviétique (1944-1990)
Chanson patriotique (1990-1991)

Description de cette image, également commentée ci-après

Localisation de la république au sein de l'URSS (en 1956)

Informations générales
Statut république soviétique
Capitale Moscou
Monnaie Rouble soviétique
Fuseau horaire UTC +2 à +11
Démographie
Population 147 386 000
Superficie
Superficie 17 075 200
Histoire et événements
23 janvier 1918 Création
24 décembre 1991 Indépendance
Président du Soviet Suprême
1991 Boris Eltsine

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFS de Russie ou RSFSR), en russe Российская Советская Федеративная Социалистическая Республика (Rossiïskaïa Sovietskaïa Federativnaïa Sotsialistitcheskaïa Respoublika, Rossiïskaïa SFSR ; littéralement « République socialiste des conseils russe ») était l'une des 15 républiques socialistes soviétiques formant l'ex-URSS et en était de facto la république dominante tant politiquement qu'économiquement. En effet, elle représentait les 3/4 du territoire de l'Union, plus de la moitié de sa population, les 2/3 de son industrie et environ la moitié de sa production agricole. Ses frontières sont restées stables depuis la cession de la Crimée en 1954 jusqu'à sa dissolution et sa transformation en l'actuelle Fédération de Russie.

Les paragraphes suivants sont des résumés des articles Wikipédia Russie et Chronologie de la Seconde Guerre mondiale

Création[modifier | modifier le code]

Lors de la révolution de Février (1917), à la suite de l'abdication du tsar Nicolas II le 15 mars 1917, la Russie est dirigée par un gouvernement provisoire, présidé à partir du 6 août 1917 par Kerenski qui instaure une république. Tout en esquissant des réformes, celui-ci tente malgré tout de respecter les engagements de la Russie vis-à-vis de ses alliés (France, Royaume-Uni, etc.) en poursuivant la guerre. L'impopularité de cette dernière mesure est exploitée par le Parti bolchevique qui, le 25 octobre 1917, renverse le gouvernement à Saint-Pétersbourg (alors capitale de la Russie) par les armes : c'est la Révolution d'Octobre. La paix est signée avec les Allemands au prix d'énormes concessions territoriales (Pologne, partie de l'Ukraine, pays baltes, ...).

La Russie devient la RSFSR le 23 janvier 1918, elle est dotée de la Constitution de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, élaborée par la Commission dirigée par Sverdlov et ratifiée le 10 juillet 1918 par le Ve Congrès des Soviets. Une guerre civile va, ensuite, opposer pendant trois ans les Russes blancs (républicains ou monarchistes, comptant dans leur rang les généraux Krasnov, Dénikine et Kornilov), assistés par les puissances occidentales, aux bolcheviks. Après leur victoire, les bolcheviks regroupent, le 22 décembre 1922, les diverses républiques soviétiques et bolcheviques au sein de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Par conséquent, la RSFSR devient une des républiques de l'Union soviétique.

L’ancienne République d'Extrême-Orient, proclamée indépendante de facto dès 1920 avec le soutien bolchévique contre l'ancien pouvoir impérial russe, connait également un important conflit avec l'armée blanche, qui en reprend le contrôle en 1921 avec l'aide des japonais , mais l'aide soviétique contre les troupes japonaises permettra à la république de reprendre brièvement son indépendance, qu’elle perd à nouveau lorsqu'elle annexée par décret en 1922 à la RSFR, dont le territoire est alors étendu sur toutes les frontières nord de la Chine et la façade Pacifique. En compensation de l'évacuation forcée des Japonais (et aussi des Chinois dans les zones frontalières, car la Chine impériale soutient aussi l'armée blanche contre les bolcheviks), le Japon occupera une partie de l'île de Sakhaline (l'île n'était pas encore contrôlée par les bolcheviks, mais était dans l'ancien empire russe qui ne peut la défendre) jusqu'en 1925 où finalement elle est aussi totalement intégrée à la RSFR. Ni l'ancienne république d'Extrême-Orient , ni Sakhaline n'auront droit à un statut d'autonomie au sein de la RSFR comme d'autres RSS voisines.

La RSFSR est ensuite plongée dans un autre conflit, la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'Allemagne nazie envahit l'Union soviétique, le 22 juin 1941. Staline détient alors tous les pouvoirs. Et il déplace des populations européennes vers l'orient où sont créées de nouvelles entités autonomes (républiques et oblasts).

La RSFSR lors la dislocation de l'URSS[modifier | modifier le code]

Gorbatchev arrive au pouvoir en 1985 en prenant la tête du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) avec la volonté de réformer le régime pour combattre la stagnation économique et les reliquats du stalinisme, mais ses réformes donnent des résultats plutôt mitigés. La Perestroïka (« restructuration ») n'a pas atteint les objectifs escomptés ayant aggravé les pénuries de biens de consommation et les inégalités sociales, tandis qu'une démocratisation du régime, amorcée avec la Glasnost (« transparence »), déclenche des conflits inter-ethniques et la montée des nationalismes, mal perçue par les Russes.

En 1989, pour la première fois depuis le début de l'ère soviétique, des élections libres ont lieu, les partis politiques sont autorisés en 1990. Cette ouverture est surtout l'occasion pour les peuples des différentes nationalités composant l'URSS de manifester leurs souhaits de souveraineté. Vers 1991, un véritable dualisme du pouvoir s'installe à Moscou. En effet, la puissance montante des structures étatiques russes libérées de la tutelle du PCUS, avec Eltsine en tête, se trouvent face aux organes du pouvoir soviétique et communiste, « archaïque » et « conservateur », essayant en vain de freiner les « réformes gorbatcheviennes » et de préserver le système soviétique. Mikhaïl Gorbatchev tente lui aussi de préserver la cohésion de l'Union soviétique, et d'affaiblir la RSFSR : en réaction, Boris Elstine fait voter sa souveraineté le 22 juin 1990 par le 1er Congrès des députés du peuple de la RSFSR[1].

Le 25 août 1991, le PCUS est dissous[2] et l'URSS entre le 8 décembre 1991 avec les accords de Minsk et le 21 décembre 1991 par les accords d'Alma-Ata[3]  : les républiques qui la constituaient prennent leur indépendance. La RSFSR, qui en constitue le noyau historique, reprend de l'ancienne grande puissance mondiale les 3/4 de son territoire, plus de la moitié de sa population, les 2 tiers de son industrie et la moitié de sa production agricole. Principale héritière de l'URSS, elle occupe désormais sa place dans les institutions internationales, dont le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, mais assume également le passif financier de l'ancienne URSS. Une union politique et économique, la CEI, est fondée le 8 décembre 1991 par la RSFSR, l'Ukraine et la Biélorussie pour tenter de maintenir des liens privilégiés entre les pays issus de l'ex-URSS. Le 25 décembre suivant, la RSFSR fut renommée Fédération de Russie. Le lendemain, l'URSS est formellement dissoute.

Subdivisions administratives de la RSFSR[modifier | modifier le code]

Le constitution de 1978 reconnaissait un certain nombre de subdivisions administratives, dont quelques-unes disposaient d'un large degré d'autonomie. Leur existence justifiait à la « Russie soviétique » son statut d'État fédéral, au sein même d'une plus vaste fédération que constituait l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques).

Au moment de la dislocation de l'Union soviétique, en 1991, elle comportait notamment :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ludovic Royer, De la Russie soviétique à la Russie de Poutine : l'évolution du pouvoir des régions, Hérodote 2002/1 (N°104), Éditions La Découverte lire en ligne
  2. Histoire de la Russie sur Kondratieff.org
  3. Nina Bachkatov, Dissolution chaotique de l’URSS Le Monde diplomatique, décembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]