Parti du travail de Corée

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Parti du travail de Corée
조선로동당
朝鮮勞動黨
Chosŏn Rodongdang
Image illustrative de l'article Parti du travail de Corée
Logo officiel
Présentation
Secrétaire général Kim Jong-un
Fondation 30 juin 1949
Siège Pyongyang, Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord
Comité permanent Kim Yong-nam
Choe Yong-rim
Jo Myong-Rok
Ri Yong-Ho
Organe officiel Rodong Sinmun
Idéologie Juche
Politique de songun
Site web www.rodong.rep.kp/en/

Le Parti du travail de Corée, également traduit par Parti des travailleurs de Corée (en coréen : 조선로동당) est le principal parti en Corée du Nord. L'idéologie officielle est celle du Juche.

Le Parti du travail de Corée est dirigé par Kim Il-sung de sa fondation en 1946 jusqu'à la mort de ce dernier en 1994. De 1994 à 1997, le parti n'a pas de secrétaire général officiel. De 1997 à 2011, le poste de secrétaire général est occupé par Kim Jong-il, fils de Kim Il-sung.

La Constitution nord-coréenne précise que le pays « déploie toutes ses activités sous la direction du Parti du Travail de Corée »[1].

Il existe deux autres partis en Corée du Nord : le Parti social-démocrate de Corée et le Parti Chondogyo-Chong-u, mais leur rôle est insignifiant : ils constituent avec le Parti du travail de Corée le Front démocratique pour la réunification de la patrie, sous l'autorité du Parti du travail.

Selon le PTC, l'origine du parti est l'alliance anti-impérialiste, fondée par Kim Il-sung en 1926 ou 1930. Un groupe de communistes de la faction intérieure rétablit le Parti communiste coréen le 11 septembre 1945. Aussitôt, l'Union soviétique reconnaît celui-ci, et établit le bureau de la Corée du Nord du parti communiste coréen (조선공산당북조선분국). Kim Il-sung qui est de retour en Corée le 19 septembre 1945 est élu président de ce bureau le 17 décembre suivant.

Le bureau du nord est rebaptisé le parti communiste de la Corée du Nord et déclare son indépendance vis-à-vis du régime de Séoul le 22 juin 1946.

Le symbole du PTC unit le marteau, la faucille et le pinceau, attributs respectifs de l'ouvrier, du paysan et du travailleur intellectuel.

Le quotidien Rodong Sinmun est l'organe officiel du Parti du travail de Corée[2].

Factions[modifier | modifier le code]

Au moment de sa fondation, le parti comporte quatre factions :

  • la faction « domestique », composée de communistes n'ayant jamais quitté le pays, et dont beaucoup ont été dans les prisons japonaises ;
  • la faction « pro-soviétique », composée de Coréens nés ou élevés en Union soviétique, ou qui ont été membres de l'Armée rouge à la fin de la Seconde Guerre mondiale ;
  • la faction « pro-chinoise », ou « groupe de Yenan », composé de Coréens réfugiés en Chine et liés au Parti communiste chinois (basé à Yenan jusqu'en 1948) ;
  • la faction « guérilla », dirigée par Kim Il-sung, composée de membres ayant combattu les Japonais en Mandchourie après 1931, puis ayant fui pour la plupart en Union soviétique.

La faction « domestique » est liquidée dès la fin de la guerre de Corée, en 1953. La faction « pro-soviétique », à son tour menacée, tente sans succès de renverser Kim Il-sung en 1956. Le « groupe de Yenan » tombe en même temps, et les deux sont définitivement liquidés en 1958.

En 1961, sur un total de 68 membres, le comité central du parti ne compte plus que 3 membres de la faction domestique, 2 de la faction pro-soviétiques et 3 de la faction du groupe de Yenan, mais qui sont tous personnellement fidèles à Kim Il-sung. Ils sont néanmoins presque tous purgés avant la fin des années 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. République populaire démocratique de Corée - Constitution du 5 septembre 1998., site de l'université de Perpignan
  2. « La RPDC condamne le projet de bouclier antimissile des États-Unis », Le Quotidien du peuple, 14 mai 2001.

Lien externe[modifier | modifier le code]