Communisme chrétien

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Les chrétiens communistes sont des personnes associant foi dans le christianisme et adhésion aux principes du communisme, entendu dans son sens premier de partage des biens matériels. Ils peuvent trouver dans le Nouveau Testament de quoi nourrir leur interprétation, selon laquelle Jésus-Christ aurait tenu, sur le plan matériel, un discours communiste.

Leur position est très différente de celle des marxistes, qui sont opposés à toute forme de religion, et elle est également refusée par la majorité des chrétiens qui sont opposés au communisme. Néanmoins, on constate des ouvertures réciproques depuis quelques décennies. Par exemple, le 22e Congrès du PCF de 1976 a marqué, outre l'émancipation par rapport à Moscou, l'ouverture aux chrétiens[réf. nécessaire].

Histoire du christianisme pratiquant le communisme[modifier | modifier le code]

Au début du christianisme, les communautés chrétiennes pratiquaient le partage des biens, y compris des maisons (qui étaient partagées par plusieurs familles), le partage des repas, etc.

Témoin de la persistance de ces principes au sein du christianisme des origines, saint Basile de Césarée écrit au IVe siècle : « Comment s’enrichissent les possédants, sinon en accaparant les choses qui appartiennent à tous ? Si chacun ne prenait que selon ses besoins, laissant le reste aux autres, il n’y aurait ni riches ni pauvres ».

Certaines communautés religieuses vivent, quant à elles, une certaine forme de communauté de biens.

Durant d'autres périodes, des intellectuels chrétiens (les diggers) ont énoncé le communisme (propriété commune ou propriétés communales) comme une nécessité. Plus tard, en Amérique du Sud, la théologie de la libération (écrit par Gustavo Gutiérrez) associera, au début du mouvement, le marxisme (une des formes du communisme) et le christianisme catholique.

Préceptes présents dans la Bible et interprétés par certains comme prônant le communisme[modifier | modifier le code]

« Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple »
(Actes des Apôtres 2, 43-46)

On notera l'importante formule « et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire ». En effet, selon Karl Marx la société communiste sera une société qui passera de « chacun selon ses capacités » à « chacun selon ses besoins ». Les deux formules sont proches.

Un autre extrait :

« Personne ne dit : « Cela, c’est à moi ! », mais ils mettent tout en commun. […] Parmi eux, personne ne manque de rien. En effet, tous ceux qui ont des champs ou des maisons les vendent, ils apportent l’argent de ce qu’ils ont vendu et ils le donnent aux apôtres. Ensuite, on distribue l’argent, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Il y a ainsi un certain Joseph, un lévite né à Chypre. Les apôtres l’appellent Barnabas, ce qui veut dire « l’homme qui encourage ». Il a un champ, il le vend, il apporte l’argent et le donne aux apôtres »
(Actes des Apôtres 4, 32-37)

Critiques au sujet de l'association du christianisme et du communisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Le pape Pie XI a condamné sans appel le communisme et le socialisme dans les encycliques Divini Redemptoris et Quadragesimo Anno. Pie IX avait dénoncé le communisme dès 1849 dans Quanta Cura. En juillet 1949, le Saint-Office excommunie globalement les communistes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Par ailleurs voir aussi :