Le Tronchet (Ille-et-Vilaine)

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Le Tronchet
La mairie du Tronchet.
La mairie du Tronchet.
Blason de Le Tronchet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Jacques Scalart
2008-2014
Code postal 35540
Code commune 35362
Démographie
Population
municipale
1 085 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 13″ N 1° 50′ 07″ O / 48.4869444444, -1.83527777778 ()48° 29′ 13″ Nord 1° 50′ 07″ Ouest / 48.4869444444, -1.83527777778 ()  
Altitude 53 m (min. : 13 m) (max. : 79 m)
Superficie 11,35 km2
Localisation

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Le Tronchet

Le Tronchet est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Armoiries[modifier | modifier le code]

« de sable à un crosse d'argent accostée de deux fleurs de lys d'or »

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Tronchet est située à 25 km de Saint-Malo.

L'altitude moyenne de la commune est à 53 mètres avec une hauteur maximale de 79 mètres et une minimale de 13 mètres.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • la Mollée
  • le Meulleuc, ruisseau qui alimente l'Étang des Lauriers, l'Étang de l'Abbatiale, l'Étang de Mireloup. Ces trois étangs communiquent entre eux et représentent une surface de 29 hectares, classés en 2e catégorie, les deux premiers sont pourvus d'équipements sur les berges comprenant tables de pique-nique, poubelles verres et détritus. Celui de l'Abbatiale possède une aire pour handicapé.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hameaux : La Ville Joie (à compléter) écarts : Le Rocher Argan / Le Rocher Richard / Les EcotayS / Les Vaults / (à compléter) lieux-dits : La basse ville joie / la Landelle / le Brignoux / le Ponmenet / (à compléter)

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'abbaye du Tronchet dépendait de la paroisse de Plerguer, faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Notre-Dame.

Le Tronchet s'est constitué historiquement autour de l'abbaye du Tronchet. Dès la fin du XIe siècle, un lieu de prière existait dans la forêt, habité par Gautier, miraculeusement guéri de la lèpre par un religieux de passage. Une pieuse communauté se forma alors à cet endroit. Une église fut fondée en 1140 et un couvent vers 1150. Le Tronchet fut ensuite donné à l'abbaye de Marmoutier, près de Tours par le sénéchal de Dol-de-Bretagne, Alain, comme une dépendance du prieuré de Combourg. Cette maison fut érigée en abbaye en 1170 par des moines de Saint-Benoît. Raoul en fut le premier abbé.

En 1278, Édouard III, roi d'Angleterre, accorda à l'abbaye du Tronchet la permission de tenir une foire. Les fourches patibulaires, insignes de haute justice, s'élevaient alors dans le village du Tronchet qui s'était constitué autour de l'abbaye. En 1478, François de Beauchêne, abbé du Tronchet, reçut le droit de porter l'anneau, la mitre et autres ornements pontificaux. Puis l'abbaye périclita et fut réformée au XVIIe par la congrégation de Saint-Maur et reconstruite sur une colline proche. Les habitants du Tronchet s'étaient en effet mobilisés avec l'évêque de Dol-de-Bretagne pour rétablir le monastère.

Le Grand bailliage du Tronchet en Plerguer et le Petit bailliage étaient dépendants de l'abbaye.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Le village du Tronchet, rattaché à la Révolution à la commune de Plerguer, mais avec des conseillers spéciaux, fut érigé en commune le 5 juin 1953 après un siècle de combat juridique. Ainsi, 800 ans après l'édification d'un lieu de prière dans un endroit retiré, l'abbaye reconstruite en 1679 donnait son nom à une nouvelle commune, la commune du Tronchet.

L'ancien monastère, près des étangs, est aujourd'hui transformé en hôtel restaurant, à l'enseigne de l'Hostellerie de l'Abbatiale. Il y a sur la commune un golf dit : Golf de Saint-Malo, qui s'étend sur une superficie de 100 hectares, comprenant un parcours de 9 trous et un autre de 18 trous, un restaurant donnant sur l'étang de Mirloup, un hôtel 3 étoiles, un practice, une école de golf, un proshop, l'ensemble en bordure de la Forêt Domainiale du Mesnil. Deux autres établissements hôteliers viennent compléter l'équipement d'accueil de la ville: Le Bailliage, et le Domaine de l'Émeraude. Ensemble qui génère de l'activité pour les populations locales.

Galerie de photos de l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernard Imbert    
mars 2008   Jacques Scalart   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 085 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
884 885 840 904 825 818 845 960 996
2011 - - - - - - - -
1 085 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Bâtiments civils[modifier | modifier le code]

  • Forêt du Mesnil.
  • Hostellerie de l'abbatiale, emplacement de l'ancienne abbaye
  • Golf de Saint-Malo
  • Manoir de Saint-Yvieux, sera pendant l'Occupation un lieu de planque pour les résistants.
  • Le cimetière fut béni le
  • Malouinière, au lieu dit le Haut-Mesnil, édifiée par Adolphe Surcouf, fils du corsaire Robert Surcouf. Cette demeure possède une chapelle octogonale
  • Maison des XVIe et XVIIe siècles, située au Le Bas-Liage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Laval (évêque de Dol), abbé de Notre-Dame du Tronchet
  • Charles de Bourbon (archevêque de Rouen), abbé de Notre-Dame du Tronchet
  • Charles de Rosmadec, évêque de Vannes, archevêque de Tours, abbé de Notre-Dame du Tronchet
  • Anthyme-Denis Cohon, prévôt et chanoine de Chartres, prédicateur et conseiller du roi, évêque de Nîmes, puis évêque de Dol, abbé de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, de 1648 à 1670, puis de nouveau évêque de Nîmes où il meurt en 1670
  • Robert Surcouf
  • Albert Aubry
  • Sébastien Mercier, marquis de Valrencey, a vécu la plus grande partie de sa vie au Tronchet. Il y a notamment mené des expériences sur la reproduction des canards colverts. Il est accusé par la population de sorcellerie et de relations coupables avec ses animaux. Il est aussi célèbre pour avoir tué le sans-culotte Clément Renault pour une affaire de viol. Le citoyen Renault étant alors chef du comité de surveillance pendant la Terreur. Caché pendant trois mois dans la maison d'un paysan nommé Sida, il est découvert par une troupe de patriotes luttant contre la chouannerie. Ils sont tous deux amenés et emprisonnés à Paris. Il s'échappe de la prison du Temple et devient célèbre dans les tavernes parisiennes où il joue de la viole pour gagner sa vie. Devenu chansonnier, il sombre dans l'alcool. Sa trace est perdue jusqu'en 1804. Il revient alors au Tronchet après s'être fait prêtre. Il fait chasser les juifs du Tronchet et ouvre la première loge maçonnique bretonne. Il meurt fort riche, une bouteille à la main[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. Pouillé de Rennes
  4. Voir la biographie consacrée à ce personnage atypique : Sébastien de Valrencey : du canard colvert à la taverne, aux éditions Ouest-France. Attention, à noter qu'il ne doit pas être confondu avec son contemporain et homonyme parisien, Louis-Sébastien Mercier (1740-1814), auteur philosophe et publiciste.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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