Cancale

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Cancale
Le port de la Houle.
Le port de la Houle.
Blason de Cancale
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Cancale (chef-lieu)
Intercommunalité Saint-Malo agglomération (siège)
Maire
Mandat
Pierre-Yves Mahieu
2014-2020
Code postal 35260
Code commune 35049
Démographie
Gentilé Cancalais
Population
municipale
5 277 hab. (2011)
Densité 406 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 46″ N 1° 49′ 35″ O / 48.6794444444, -1.82638888889 ()48° 40′ 46″ Nord 1° 49′ 35″ Ouest / 48.6794444444, -1.82638888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 45 m
Superficie 13 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-cancale.fr

Cancale est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Elle est réputée, depuis les temps anciens, pour ses huîtres plates sauvages issues de bancs naturels existant en eau profonde et plus récemment (vers 1950) pour ses huîtres creuses d'élevage.

Ses habitants sont appelés les Cancalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cancale se situe à l’extrémité ouest de la baie du mont Saint-Michel, sur les côtes de l’Ille-et-Vilaine (côte d’Émeraude), à quinze kilomètres à l’est de Saint-Malo. La baie de Cancale est délimitée par la pointe des Roches Noires au sud et la pointe des Crolles au Nord.

Communes limitrophes de Cancale
Saint-Coulomb Cancale
Saint-Méloir-des-Ondes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 261 hectares ; l'altitude varie entre 0 et 56 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Cancale 2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,2 1,6 4,4 5 8,7 12,1 12,2 13,8 10,6 10,3 5,7 5,7 7,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 7,8 13,6 12,7 17,1 19,7 21 22,9 19,4 15,9 11,6 10,7 14,3
Source : « données climatiques », sur L'internaute (consulté le 31 juillet 2013)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Comme dans tout le reste de la Bretagne, le réseau routier y est très peu développé en matière d'autoroute. Les seules voies rapides à proximité sont la N176 qui longe dans l'ensemble la côte d’émeraude depuis Pontorson jusqu'à la jonction avec la N12, et la D137 qui fait la liaison Saint Malo - Rennes.

Le stationnement à Cancale peut être parfois difficile en haute saison, c'est pourquoi la majorité des parkings y sont payants [2].

La gare SNCF la plus proche est celle de La Gouesnière[3]. Bien qu'elle soit sur le territoire de la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, cette-dernière est appelée Gare de La Gouesnière - Cancale - Saint-Méloir-des-Ondes en raison de sa proximité avec les trois villages.

D'autre part, la ville de Cancale est également desservie par différents bus du réseau Keolis Saint-Malo[4].

Enfin, l'aéroport le plus proche se situe sur la commune de Pleurtuit à proximité de Dinard[5]. Il se trouve à environ 25 km de Cancale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Cancale est composée d'un centre-ville qui s'est construit autour du port de la houle et de plusieurs lieux-dits, situés à l'Est de la commune.

Au Nord se trouve la Pointe du Grouin près de laquelle se sont implantés plusieurs hôtels et restaurants.

L'Ouest et le Sud sont, quant à eux, principalement constitués de champs agricoles.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 896, alors qu'il était de 3 661 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 62,7 % étaient des résidences principales, 33,1 % des résidences secondaires et 4,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,6 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 67,1 %, en hausse par rapport à 1999 (63,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était stable : 8,8 % contre 8,5 % en 1999[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

De nombreux thèmes sont abordés dans le projet d'aménagement de Cancale, comme le développement de l'habitat ainsi que l'accueil des nouveaux habitants afin d'offrir la possibilité de proposer des logements adaptés aux besoins des jeunes actifs qui ont dû quitter la commune. L'activité économique durable y est également évoquée. L'objectif est de préserver les terres agricoles destinées aux productions légumières hivernales indispensables au bassin malouin, sans oublier les activités conchylicoles[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cancavena en 1030, Cancauna en 1182, Cancanna en 1183[7].

Le premier élément Canc- représente peut-être le breton konk « port, abri, conque »[8],[9]. Le second élément est le breton aven « rivière »[8].

Cette rivière est probablement le Guyoult qui se jette entre la pointe du Grouin et l’île des Landes, au nord de Cancale, ce passage se nommant en effet « chenal de la Vieille Rivière » [10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une présence humaine est attestée sur la côte cancalaise dès le Paléolithique moyen. Il subsiste également des traces de présence gauloise (ferme de la Ville es Péniaux) et gallo-romaine (villas gallo-romaines, pesons de pêche)[11]. Selon le texte hagiographique et en partie légendaire Vita Meveni écrit vers 1084 par le moine Ingomar, saint Méen parti du pays de Galles aurait débarqué dans la baie du Mont Saint-Michel pour fonder Cancale[10]) vers 545 puis évangéliser l'Armorique, d'où l'existence d'une pierre portant ses empreintes de pied[12] et d'une fontaine aux pouvoirs miraculeux (guérison contre ergotisme, rachitisme, folie, maladies de la peau telle l'impétigo appelé localement « mal de saint Méen ») issue d'une source dans la grève de "Val ès Porcons"[13] en contrebas de l'ancienne église de saint Méen[14].

Selon Ogée, Les Vikings auraient ravagé Cancale et le pays de Dol en 996 : l'église cancalaise de Port-Pican ayant été pillée, débute la construction de l'église Saint-Méen-de-Judicaël à l'emplacement de l'église paroissiale actuelle[15]. Le nom *Konkaven évolue en Cancaven que l’on retrouve pour la première fois dans une charte du duc Alain III de Bretagne en 1032, puis en Cauncall en gallo [16].

Cancale est réputé dès le XIe siècle pour ses marins engagés dans la « grande » pêche à Terre-Neuve sur les morutiers de Saint-Malo mais aussi de Cancale, puisque existaient des chantiers de construction de navires sur le port de la Houle (les derniers terre-neuviers construits dans ces chantiers quitteront le port après la grande grève des marins de 1911). De retour de leur campagne de pêche, les terre-neuvas pratiquent alors d'octobre à mars la pêche côtière, le maraîchage ou le ramassage des huîtres. François Ier accorde en 1545 au bourg de Cancale (jusque là, il s'agissait d'une simple paroisse ressortissant du siège royal de Dinan) par lettres patentes le titre de « ville » à part entière pour sa qualité de fournisseur d'huîtres plates de la table royale, les échevins de Paris ayant passé un contrat pour être livrés deux fois par semaine. Le roi Henri II accorde à la ville le privilège de tirer le papegai[17].

Cancale est le port d’où partent en 1612 les navires de Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière, pour le Brésil : la Régente, la Charlotte et la Sainte Anne. Daniel de La Touche fut le fondateur de la ville de São Luis dans le Maranhão au Brésil[18].

De nombreuses tentatives de débarquement de la part des Anglais, dans le but d’attaquer Saint-Malo par la terre, ont lieu notamment en 1758, 1779 (un boulet réputé tiré par un bateau anglais ornant le petit jardin du presbytère), d'où la construction sur des plans de Vauban du fort des Rimains qui constitue la forteresse en mer la plus puissante de la région à cette époque[19] (le fort sur l'île des Rimains étant racheté et restauré par le boulanger Lionel Poilâne).

La Caravane[modifier | modifier le code]

Plus de cent millions d'huîtres plates étant chaque année extraites de la baie, Louis XVI publie en 1787 une ordonnance réglementant le dragage des huîtres pour éviter l'épuisement du gisement naturel : chaque printemps autour de la période de Pâques, les bisquines, surtoilées pour avoir suffisamment de puissance, avaient le droit d’aller draguer les huîtres pendant environ quinze jours. Dès le signal des gardes, une flottille de 200 bisquines se mettait en route, ce spectacle était appelé la caravane. À marée haute, elles venaient décharger leur pêche (coquilles vides et huîtres) dans le port, les tas de chaque bateau étant triés à marée basse par les femmes. Les huîtres sauvages pouvaient devenir énormes et s’appelaient alors pieds de cheval[20].

Avant la Seconde Guerre mondiale, les bateaux allaient à la voile puis ils furent remplacés par des bateaux de pêche (chalutiers et canots) à moteur. Chaque jour, le bateau des Affaires Maritimes surveillait la pêche limitée en temps, en général de 6h du matin à 18 h. L’histoire de la Caravane ayant eu lieu un dimanche de Pâques a fait l’objet d’un roman de Roger Vercel : La caravane de Pâques[21].

Les bateaux ostréicoles sont aujourd'hui de grands chalands à fond plat en aluminium.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Forte animation lors du départ d'une longue rame des Tramways bretons à la Houle, avant la Première Guerre mondiale
Forte animation à La Houle, pour ce départ d'une rame des Tramways bretons vers 1906. On distingue un bateau en construction à l'arrière-plan.
Rame des Tramways bretons devant la Houle, avant la Première Guerre mondiale
Rame des Tramways bretons devant la Houle, avant la Première Guerre mondiale.

La ville est desservie par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique et à traction vapeur des Tramways bretons la reliant à Saint-Malo, de 1898 à 1947.

La ville se développe principalement à partir de 1876 avec la construction de la nouvelle église paroissiale Saint-Méen et l'ouverture de l'axe du port de la Houle vers le centre-ville. Cancale est alors principalement composée de deux secteurs : le centre-ville (le « Bourg » ou « ville-haute ») où vivent armateurs, capitaines de navire et commerçants, et le port de la Houle (ou « ville-basse » en contrebas de la falaise, sise sur un amas coquiller) où habitent les pêcheurs principalement dans des maisons abritées des « rues de derrière ». Après la Seconde Guerre mondiale, des lotissements ceinturent la ville au nord et à l'ouest, englobant progressivement les anciens villages ruraux de la Verrie, la Forge et la Ville Pain[22].

En raison du froid exceptionnel (-16 °C), dans la nuit du 19 au 20 janvier 1963, le port de la Houle se retrouva gelé et pris par la banquise pendant toute une semaine. Les parcs à huîtres furent très touchés et, selon Cancale, 100 ans de vie municipale, 80 % des huîtres plates furent détruites à cette période[23].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[25].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des maires de Cancale.

Depuis 1978, quatre maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1978 1989 Jean Raquidel DVD Ostréiculteur Conseiller général (1985-1998)
1989 2001 Joseph Pichot DVD Ostréiculteur
2001 2008 Maurice Jannin DVG Professeur de Mathématiques - Conseiller général (depuis 1998)
2008 en cours Pierre-Yves Mahieu[26],[27] DVD > PCD Directeur de chambre d'agriculture - 1er vice-président de l'agglomération

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 277 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 177 3 003 3 414 4 121 4 880 5 151 5 230 5 065 5 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 105 6 352 6 400 6 654 6 239 6 523 6 721 6 578 6 641
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 549 7 061 7 627 6 635 6 340 6 029 5 635 5 569 5 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 236 5 019 4 780 4 638 4 910 5 203 5 285 5 293 5 277
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire différents établissements scolaires[30] subventionnés par la commune dont :

  • l'école maternelle publique ;
  • l'école maternelle et primaire privées Notre-Dame du Verger ;
  • l'école primaire publique Les Terre-Neuvas ;
  • le collège René Cassin ;
  • le collège Saint Joseph.

Mais on trouve également à Cancale une école de musique et de peinture, ainsi qu'une école de voile[30].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital de Cancale est actuellement en construction[31]. Il se trouvera dans la zone des Prés-Bosgers.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul lieu de culte à Cancale se trouve Rue Jean Marie Savatte à proximité de la rue du Port. C'est une église, dédiée à Saint-Méen, datant du XVIIIe siècle. Elle a été construite de 1715 à 1727 sur les plans de l'architecte Siméon Garangeau et agrandie de 1836 à 1838. Elle a été inscrite par arrêté du 29 décembre 1982[32].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 810 €, ce qui plaçait Cancale au 18 040e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 201 personnes, parmi lesquelles on comptait 65,9 % d'actifs dont 58,1 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[a 4].

On comptait 1 754 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 461 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 883, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 93,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre presque un emploi pour chaque habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Cancale comptait 1 335 établissements : 110 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 41 dans l'industrie, 45 dans la construction, 608 dans le commerce-transports-services divers et 531 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 40 entreprises ont été créées à Cancale[a 7], dont 15 par des autoentrepreneurs[a 8].

Agriculture et pêche[modifier | modifier le code]

Agriculture : cultures maraîchères, (primeurs : choux-fleurs notamment).

Pêche hauturière, port géré par la Chambre de commerce et d’industrie du pays de Saint-Malo.

L'ostréiculture est l'une des principales activités de Cancale.

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Tourisme[modifier | modifier le code]

Plage et église

Le tourisme y est assez important, grâce aux atouts de la région, baie du Mont Saint-Michel, ses plages, et sa proximité avec Saint-Malo.

De nombreuses boutiques, hôtels et restaurants accueillent les touristes le long du port de pêche et de la digue. Une dégustation d'huîtres en bout de digue est possible toute l'année.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La commune compte trois lieux et monuments à l'inventaire des monuments historiques et 489 lieux et monuments recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[34].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • L’ancienne église Saint-Méen, construite de 1715 à 1727 par l'architecte Siméon Garangeau à l’emplacement d’une église primitive datant du Moyen Âge, agrandie de 1836 à 1838. Elle a été inscrite par arrêté du 29 décembre 1982[32]. De la plate-forme supérieure de la nouvelle église, on a un panorama étendu sur la baie du Mont Saint-Michel, Granville et une quarantaine de clochers à la ronde. Par temps clair, vues sur les îles Chausey.
  • L'ancien corps de garde des Doles, édifié au XVIIe siècle dans l’anse du Verger ; il s’agit du dernier corps de gardes édifié par Sébastien Le Prestre de Vauban sur les côtes du département. Il a été classé par arrêté du 3 mai 1955[35].
  • La jetée de la cale de l’Épi ou môle de l’Épi, construite en pierres en 1837 pour remplacer la digue de fortune accordée par les États généraux de Bretagne en 1773. La jetée fut construite en épi insubmersible sur 50 mètres sur le système des môles antiques, percée de 21 arches (leur but d'éviter l'ensablement fut un échec) séparée par des escaliers destinés à faciliter l'accostage ou le débarquement, système unique en France[36]. Face à l'ensablement[37], elle fut prolongée en 1885 par un musoir en pierre et béton relié à la partie ancienne par une estacade. Elle est inscrite par arrêté du 21 novembre 1995[38].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Paysages de la côte (Rocher de Cancale, Pointe du Grouin, Mont Saint-Michel en face).
  • Musée des bois sculptés. Il rassemble d'étonnantes sculptures en haut relief exécutées par l'abbé Quémerais (1879-1955), natif de Cancale. Elles ont pour thème le Poème de la pomme qui évoque les travaux et les réjouissances nés de ce fruit, l'Apothéose des sports, l'Épopée de la délivrance nationale, la Croix du sacrifice. Plus de 300 personnages sont ainsi représentés sur des panneaux en chêne, avec une telle minutie dans le détail que chaque scène semble être animée.
  • La Cancalaise est une réplique de bisquine construite en 1987.
  • Le port, dit Port de la Houle. Les allées et venues des tombereaux chargés d'huitres, les marchands, le retour des bateaux de pêche à marée haute contribuent à donner à cet endroit très fréquenté une animation particulière. Le port est bordé par un pittoresque quartier adossé à la falaise, aux ruelles étroites et où vivaient les marins-pêcheurs.
  • Ferme Marine (musée sur l’huître et les coquillages). Situé au cœur d'une entreprise ostréicole, ce musée explique l'évolution des techniques de culture de l'huître, ainsi que le métier de l'ostréiculteur à travers les âges. Une belle collection de coquillages (plus de 1 500, venus du monde entier), un film font découvrir ce métier de « jardinier de la mer ».
  • Musée des Arts et Traditions populaires de Cancale. Installé dans l'ancienne église Saint-Méen, il est consacré aux arts et traditions du pays cancalais : pêche, ostréiculture, agriculture, vie des Cancalaises, coiffes et costumes, mobilier.
  • La maison natale de Jeanne Jugan.
  • Port-Mer.
  • L'église Saint-Méen a été construite en 1875, par l'architecte Alfred-Louis Frangeul , mais faute d'argent, une partie du chœur, des bas-côtés et la tour du clocher ne sont pas réalisés à la fin des travaux en 1886. Un incendie détruit la toiture en 1906. L'architecte Hyacinthe Perrin termine l'église en 1931-32, en respectant les plans de Frangeul de 1875, avec l’entrepreneur Brunet. Il ajoute à la tour du clocher, une lanterne des morts. Sur la place de l'église se dresse une fontaine avec une sculpture, bronze de l'artiste Jean Fréour, composée de deux laveuses d'huîtres symbolisant le travail des Cancalaises au début du XXe siècle avant la mécanisation[39].
Inauguration du monument à la mémoire de Daniel de la Touche de la Ravardiere
  • Monument à la gloire de Daniel de la Touche de la Ravardière, fondateur de la ville de Sao Luis au Brésil, inauguré le 8 septembre 2012[40]. L’œuvre en bronze de Patrick Abraham a été mise en place près du phare de la Houle a l'initiative de Musée de Cancale.

Cancale et la peinture[modifier | modifier le code]

John Singer Sargent, Les Ramasseuses d'huîtres de Cancale, 1877.

Cancale a inspiré de nombreux peintres, notamment John Singer Sargent.

Plusieurs artistes peintres, plasticiens, graveurs et sculpteurs sont installés à Cancale et ont un atelier/galerie ouvert au public et ce toute l'année.

Cancale à également une biennale d'arts, « L'Hareng Cancalais » (l'Art en Cancalais) depuis 2012. Cette biennale, créée et organisée par un collectif d'artistes professionnels cancalais, accueille des artistes, amateurs ou professionnels, venant des quatre coins de la France. Grâce à son site géographique si particulier, les exposants s'installent en extérieur, face à la mer vert clair, sur la plage où autour des palmiers du port de la Houle. La prochaine édition de cette biennale se déroulera du 29 au 31 août 2014.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cancale

Blason de la ville de Cancale:

"D'azur à la bisquine aux voiles d'argent voguant sur des ondes de sinople mouvant de la pointe accompagnée de dix huîtres d'or posées en orle autour, au franc-canton d'argent chargé d'une aigle bicéphale de sable, becquée et membrée de gueules."

Le navire est en rapport avec la vocation maritime de la ville.

L'huître symbole de l'industrie, de la richesse et du renom de Cancale. Par la présence de ses nombreux bancs d'huîtres naturelles, Cancale a été par le passé l'un des centres les plus importants de production d'huîtres plates de France. C'est aussi à Cancale que fut inventé le procédé de captage des larves d'huîtres pour en faire l'élevage, à une époque où les stocks d'huîtres plates "sauvages" commençaient à chuter de façon inquiétante.

L'aigle bicéphale semble être issue des armes de la famille de Guerrande. On la retrouve dans le blason de Fouesnant dans le Finistère.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • À Cancale, éditions du Phare
  • F. Bouleuc, Cancale, son origine et son histoire, La Découvrance Éditions
  • Alfred Giron, De Cancale à Terre-Neuve, l’Odyssée d’un petit mousse, Éditions Ardant, Limoges, XIXe siècle
  • Léo Kerlo et René Le Bihan, Peintres de la Côte d'Émeraude, Le Chasse-Marée - ArMen, 1998.
  • René Le Bihan, Léo Kerlo, Cancale, Éditions Chasse-Marée Estran
  • Annick Rouxel, Cancale - Étude démographique. 1757-1800, 1970 (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 10) ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Stationnement payant à Cancale
  3. Gare de la Gouesnière, TER Bretagne
  4. Plan du réseau périurbain de Keolis Saint-Malo Agglomération
  5. Accès Dinard Aéroport
  6. Bulletin des communes
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  8. a et b Ernest Nègre, op. cit.
  9. Léon Fleuriot, Les origines de la Bretagne, éditions Payot, 1980, p. 214.
  10. a et b M.C. Meaux, Histoire de Cancale, Lanore,‎ 1974 (lire en ligne), p. 9
  11. Thierry Huck, Cancale, 2000 ans : Histoire détaillée, Éditions du Phare,‎ 1999, 264 p.
  12. Abbé Jean Mathurin, Saint Méen, Rennes, 1889, 26 p.
  13. En bas de la rue de la Vallée Porcon
  14. Albert Poulain, Bernard Rio, Les Fontaines de Bretagne, Yoran Embanner,‎ 2008, p. 31
  15. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Molliex,‎ 1843, p. 136
  16. Étymologie et histoire de Cancale, Histoire, Patrimoine et Noblesse de Bretagne
  17. Histoire de Cancale
  18. Source entre autres : http://bresil2000.free.fr ; texte de Dominique Stoenesco sur la restauration de Sao Luis du Maranhao.
  19. Cancale, l'occupation d'un territoire
  20. Les bisquines
  21. Cancale, pays de pêcheurs et ostréiculteurs
  22. Cancale, Portail des patrimoines de Bretagne
  23. Banquise dans le port de Cancale
  24. marins&bateaux/1919TNvier/1919TNvier.html
  25. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  26. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  27. « Le maire et ses adjoints réélus, hier soir, sans surprise », Ouest-France, 5 avril 2014.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  30. a et b Enseignement et garderies sur le site de la Ville de Cancale
  31. Article concernant l'hôpital de Cancale sur Ouest-France
  32. a et b « Ancienne église Saint-Méen », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  34. « Liste des notices pour la commune de Cancale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Ancien corps de garde, dit corps de garde des Doles, sis au hameau du Verger », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Historique de la cale de l'Épi
  37. Dès la fin du XIXe siècle était plutôt utilisé l'autre jetée, le môle de la Fenêtre construite en 1897 comme prolongement du phare érigé en 1863.
  38. « Jetée dite Cale de l’Épi », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Fontaine "les laveuses d'huîtres" à Cancale
  40. Ouest-France : Cancale célèbre l’explorateur Daniel de la Touche de La Ravardière
  41. Exposition à Rennes (2005)
  42. Exposition à Rennes (2004)
  43. Famille Laloy