Rance (fleuve)

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48°38′28″N 2°2′26″O / 48.64111, -2.04056

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Rance
La Rance à Dinan.
La Rance à Dinan.
Caractéristiques
Longueur 102 km [1]
Bassin 1 195 km2
Bassin collecteur Rance
Débit moyen 12 m3⋅s-1
Régime pluvial océanique
Cours
Source Source de la Rance
· Localisation Collinée
· Altitude 260 m
· Coordonnées 48° 17′ 47″ N 2° 32′ 17″ W / 48.296471, -2.538099 (Source - Rance)  
Embouchure Manche
· Localisation Dinard / Saint-Malo
· Altitude 0 m
· Coordonnées 48° 38′ 35″ N 2° 02′ 27″ W / 48.643004, -2.040882 (Embouchure - Rance)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de France France
Départements Côtes-d'Armor, Ille-et-Vilaine
Régions traversées Bretagne

Sources : SANDRE, Géoportail et Banque Hydro

La Rance (Renk en breton) est un fleuve côtier de l'ouest de la France, au nord de la Bretagne. Elle prend sa source dans les monts du Méné à Collinée, dans le département des Côtes-d'Armor, et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo dans le département d'Ille-et-Vilaine.

Elle n'est pas à confondre avec la Rance, rivière du Cantal passant notamment à Maurs, ni avec le Rance coulant dans l’Aveyron et le Tarn.

Sommaire

Étymologie et toponymie [modifier]

Le nom primitif de la Rance désormais reconnu est Reginca dérivé fomé avec le suffixe : inco sur la racine celtique : reg arroser, baigner[2].

Le terme viendrait du gaulois *rinc- «bruit strident »[3]. Des formes moins anciennes attestées sont Renc et Rinctus (IXe siècle)[4].

Son nom est Renk en breton[4].

Son nom participe à la toponymie du canal d'Ille-et-Rance, à la communauté de communes Rance - Frémur, au SAGE Rance Frémur Baie de Beaussais[5] et à de nombreuses communes : Le Minihic-sur-Rance, Plouër-sur-Rance, Pleudihen-sur-Rance, Langrolay-sur-Rance, La Vicomté-sur-Rance, Saint-Samson-sur-Rance.

Géographie [modifier]

Parcours [modifier]

Localisation de la Rance en France

La Rance traverse deux départements et les communes suivantes (d’amont en aval) :

La longueur de son cours d'eau est de 102,2 km[1].

Le cours de la Rance peut être divisé en trois parties[Par qui ?] :

Estuaire [modifier]

Saint-Malo dans l'estuaire de la Rance. Bouée maritime « Rance sud »

Sur plus de 20 km, les rives de l'estuaire de la Rance se cisèlent en baies, petits ports fluviaux, presqu'îles prisés par les randonneurs et les pêcheurs.

Hydrographie [modifier]

Les principaux affluents de la Rance sont, d'amont en aval :

Hydrologie [modifier]

La surface de bassin versant de la Rance est de 380 km2 à Guenroc. Le module y est de 2,57 m3/s. Le débit spécifique et la lame d'eau écoulée dans son bassin versant annuellement ont des valeurs très faibles. Elles sont respectivement de 6,8 L/s par km2 et de 214 mm/an. Le débit journalier maximal a été mesuré le 5 janvier 2001 et était de 80,2 m3/s. À l'étiage le débit peut descendre jusqu’à 0,017 m3/s en cas de période quinquennale sèche.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Guenroc (Rophemel) (données calculées sur 69 ans[6])

Ouvrages d’arts [modifier]

Barrages et écluses [modifier]

L'écluse du Châtelier (La Vicomté-sur-Rance).
  • La Rance est barrée près de son embouchure par le barrage à écluses de l'usine marémotrice de la Rance qui exploite les ressources des fortes marées s'engouffrant dans son estuaire pour produire de l'électricité.
  • L'écluse du Châtelier marque la limite entre la Rance fluviale (eau douce) et la Rance maritime (eau saumâtre), soumise aux marées décalées de l'usine marémotrice.
  • D'autres écluses permettent aux bateaux de rejoindre le canal d'Ille-et-Rance.
  • Le barrage de Rophémel sur la commune de Guenroc, près de Caulnes, retient 7 millions de m3 d'eau.

Ponts [modifier]

Article détaillé : Liste des ponts sur la Rance.

La Rance est traversée par de nombreux ponts, notamment, en remontant son cours de Saint-Malo à Léhon :

  • Le barrage de la Rance qui porte la route départementale D 168 depuis le 1er juillet 1967.
  • Le pont Châteaubriand (1991) portant la route nationale 176.
  • Le pont Saint-Hubert (1928, reconstruit en 1959), à quelques dizaines de mètres du précédent, portant la route départementale 366.
  • Le viaduc de Lessard (1879, reconstruit en 1950) portant la voie ferrée reliant Cherbourg à Brest.
  • L'écluse du Châtelier.
  • Le vieux pont de Dinan.
  • Le viaduc de Dinan (1858).
  • Le vieux pont de Léhon.

Environnement [modifier]

La quasi totalité de l’estuaire de la Rance est couvert par des zones naturelles protégées, notamment plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 et 2 :

  • Bras de Châteauneuf de 298 hectares [7] ;
  • Île Notre-Dame de 4 hectares [8] ;
  • Anse de la Richardais de 83 hectares [9] ;
  • Anse de Gareau de 90 hectares [10] ;
  • Anse de Pleudihen de 223 hectares [11] ;
  • l’estuaire de la Rance de 6356 hectares [12] qui est également un site naturel classé sur 3127 hectares depuis mai 1995[13] ;

Aménagement et projets de territoire [modifier]

Un projet de parc naturel régional est à l'étude sur l'ensemble Rance - Côte d'Emeraude, soit 66 communes, du Cap Fréhel à la Pointe du Grouin (Cancale), d'Ouest en Est, et de Saint-Malo à Guitté, 20 km au sud de Dinan, du Nord au Sud. La Rance et le secteur breton de la fameuse Mer des Faluns sont inclus dans ce périmètre.

L'idée est née vers 2003-2005, la Région Bretagne a lancé officiellement le projet en 2008. Sa conduite a été confiée à l'association COEUR Emeraude[14], présidée par Charles Josselin.

Bibliographie [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Lien externe [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes
  1. La fiche du SANDRE indique aussi que la commune de Gouray est traversé par la Rance sans que cela semble correspondre à la réalité.
  2. La fiche du SANDRE n’indique que la commune de Quédillac, les autres se situent en fait le long de l’estuaire de la Rance qui fait partie du domaine public maritime.
Références