Apoplexie

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L’apoplexie (du préfixe grec απο « vers le haut » et πληττω « frapper, décharger ») se définit de manière générale par une suspension brutale plus ou moins complète de fonctions vitales d'un organisme.

Terme médical[modifier | modifier le code]

L’apoplexie est un foyer d’infiltration hémorragique, avec ou sans nécrose, sans oblitération, ni lésion vasculaire. Ces lésions, dues à une perturbation circulatoire fonctionnelle, s’observent principalement dans le pancréas et l’appareil génital féminin et surviennent en période d’activité fonctionnelle (digestion pour le pancréas, activité hormonale pour la sphère génitale).

ex. : apoplexie tubo-ovarienne : infiltration hémorragique de l’ovaire et de la trompe en période ovulatoire.

Dans un sens aujourd'hui désuet, ce terme désignait auparavant les effets visibles de l’accident vasculaire cérébral.

Victimes célèbres[modifier | modifier le code]

C'est le mal qui emporta notamment Lucius Verus, Joachim du Bellay en 1560[1], le Duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier en 1630 mais aussi Monsieur le frère du Roi Louis XIV (d'après Saint-Simon)[2],[3], l'abbé Prévost, Charles Hugo, Alphonse de Lamartine, Jean-Jacques Rousseau, Stendhal, Beaumarchais en 1799, Robert Louis Stevenson, Jean-Sébastien Bach, Glenn Gould ou encore Al Capone et le poète grec Dionýsios Solomós (1798–1857).

Maladie végétale[modifier | modifier le code]

En pathologie végétale, l'apoplexie, appelée aussi folletage chez la vigne, est un flétrissement et un dessèchement brutal d'une plante souvent en période de déséquilibre hydrique, au moment de la maturation des fruits ou pendant une période de sécheresse estivale (cas chez les daphnés, abricotiers, vignes)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1978, 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310), p. 73
  2. Article d'Historama du 4 juin 2012
  3. « Monsieur, frère du roi, à Saint-Cloud » - archives des Hauts-de-Seine
  4. Jean-Jacques Guillaumin, Armillaire et le pourridié-agaric des végétaux ligneux, Éditions Quae,‎ 2005 (lire en ligne), p. 329

Articles connexes[modifier | modifier le code]