Henri Menier

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Henri Menier

Description de l'image  HenriMenier.JPG.
Naissance 14 juillet 1853
Paris
Décès 6 septembre 1913 (à 60 ans)
Vauréal
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession Industriel français.

Henri Emile Anatole Menier, né le 14 juillet 1853 à Paris et mort le 6 septembre 1913 à Vauréal (Val-d'Oise), était un industriel et aventurier français, membre de la famille de chocolatiers Menier.

Il est le fils d'Emile-Justin Menier et le petit-fils d'Antoine Brutus Menier, fondateur de la chocolaterie Menier.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la mort de son père en 1881, Henri Menier devient maire de Noisiel, poste qu'il occupera jusque sa mort en 1913.

En tant qu'aîné, il est également nommé dirigeant de l'affaire familiale, bien que la gestion soit assurée par son frère Gaston Menier.

Bénéficiant d'une grande fortune et de revenus importants grâce à la chocolaterie familiale, Henri Menier consacre une grande partie de son temps et de son argent dans les loisirs : yachting et course automobile.

L'origine de sa grande fortune le fit affubler par Ernestine de Guermantes (1800-1884), comtesse de Dampierre, du sobriquet moqueur de "Baron Cacao"[1].

En 1895, Henri Menier achète, pour 125 000$, l'Île d'Anticosti dans le golfe du Saint-Laurent au Canada pour en faire une réserve de chasse et de pêche personnelle, où il fit construire un château à Port Menier et introduisit de nombreux animaux dont 220 cerfs de Virginie.

Toujours en 1895, Mathilde Heintz, première compagne d'Henri Menier, fait l'acquisition du château de Vauréal, il en héritera en 1907. L'Oise qui longe la propriété lui permet d'y faire stationner son yacht L'Almée.

Le 5 avril 1913 il acquiert judiciairement le domaine et le château de Chenonceau qui est transmis à sa mort en septembre de la même année à son frère Gaston (1854-1934), dont les descendants l'ont conservé et entretenu jusqu'à nos jours[2].

Le fonds d'archives d'Henri Menier est conservé au centre d'archives de la Côte-Nord (Sept-Îles) de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Le développement de l'île d'Anticosti[modifier | modifier le code]

En 1895, Henri Menier a acheté l'île d'Anticosti a l'embouchure du Fleuve Saint-Laurent au Canada d'une compagnie forestière britannique. Originallement possédé par Louis Jolliet, seigneur de King Louis XIV, l'île a 217 km de long et 16–48 km de large.

Menier a utilisé l'île pour son entreprise et sa réserve personnel de chasse, amenant une large variété d'animal sauvage natif du Canada, incluant des renards, des poissons, des cariboux, des bisons et des orignaux. Il importa également une meute de 220 Cerf de Virginie qui, sans prédateur naturel, se sont multiplié: ils sont maintenant plus de 100,000. Avec ses 24 rivières remplis de saumon et de truite, l'île est aujourd'hui un paradis pour la Paleontologie, l'observation d'oiseaux, les randonnées pédestres, la pêche et la chasse.

La Rue Henri Menier dans Sept-Îles a été nommé en son honneur.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Une médaille à l'effigie d'Henri Menier, offerte par le personnel des établissements Menier, a été réalisée par le graveur Paulin Tasset en 1881. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND0359).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Frégnac, "Merveilles des Châteaux de l'Ile-de-France", Hachette, 1963, p. 258
  2. Certains descendants prennent le nom de famille Meunier.
  3. Fonds Henri Menier (P2) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]