Ay (Marne)

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Aÿ
Les vignobles de Champagne qui dominent le village.
Les vignobles de Champagne qui dominent le village.
Blason de Aÿ
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Ay (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne
Maire
Mandat
Dominique Lévêque
2014-2020
Code postal 51160
Code commune 51030
Démographie
Gentilé Agéens
Population
municipale
4 041 hab. (2011)
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 22″ N 4° 00′ 16″ E / 49.0561111111, 4.00444444444 ()49° 03′ 22″ Nord 4° 00′ 16″ Est / 49.0561111111, 4.00444444444 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 267 m
Superficie 10,43 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ay-champagne.fr/

Ay, Aÿ ou Aÿ-Champagne[Note 1] est une commune française d’environ 4 200 habitants, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Bien connue des cruciverbistes et des joueurs de Scrabble, elle se trouve aux pieds des coteaux de vins de Champagne. Aÿ-Champagne est l’une des quatre communes françaises comportant un y-tréma dans leur nom (avec Faÿ-lès-Nemours, Moÿ-de-l'Aisne et L'Haÿ-les-Roses).

Les habitants d’Aÿ sont les Agéens et les Agéennes. Aÿ se prononce /a.i/ ou /a.ji/.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ay-map.svg
Vignoble
Forêt
Le Cubray
RD 1
Canal latéral
à la Marne
RD 201
Plaine d'Aÿ
Aÿ

Aÿ est une commune viticole du centre-ouest du département de la Marne et de la région Champagne-Ardenne. Elle se trouve à quatre kilomètres d’Épernay, 28 kilomètres de Reims, 32 kilomètres de Châlons-en-Champagne et 145 kilomètres de Paris[1].

Le territoire d’Aÿ s'étend sur 10,43 km2. Le nord de la commune est recouvert par 288 hectares de forêts[2], situées pour la plupart sur le plateau de la Montagne de Reims, au-delà des 200 mètres d’altitude[3]. C’est là que se trouve son point culminant, à 267 mètres[4]. Ces bois sont limitrophes des communes de Champillon, Mutigny et Saint-Imoges. À l’est, le plateau est entaillé par la vallée du Cubray. Ce ruisseau s’écoule du nord au sud et prend sa source dans le bois d'Ay[3].

Entre environ 100 et 200 mètres, ce sont les coteaux de la Montagne de Reims qui accueillent les 429 hectares de vignes classées 100 % Grand cru que compte la commune[2]. Juste au nord du village, entre la dépression, au lieu-dit la Chevrue, et la vallée du Cubray, s’élèvent deux sommets légèrement séparés du reste du massif. Ils atteignent à 169 et 113 mètres[3].

En dessous des 100 mètres, on atteint la vallée de la Marne, où se trouve le bourg[3]. Au sud du village, une fois le canal latéral à la Marne passé, s’étend la plaine d’Ay, entre Ay et le quartier sparnacien de La Villa. Elle se compose d'une centaine de jardins privés ainsi que de terres cultivées (plus de 60 hectares) où il est projeté d’y établir une base de loisir dénommée « Île bleue »[5],[6]. L’altitude y descend jusqu'à 68 mètres[4], en bord de la Marne, qui traverse la commune et sert de frontière avec Chouilly et Mareuil-sur-Ay. À l’est d'Ay, cette dernière, et plus particulièrement le quartier des Carelles, prolonge la zone urbaine agéenne[3].

Communes limitrophes d’Ay
Champillon Saint-Imoges Mutigny
Dizy Ay Mareuil-sur-Ay
Épernay (La Villa) Chouilly Mareuil-sur-Ay
Carte de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le vignoble entre Aÿ et Dizy.

Le climat agéen est océanique dégradé. Du fait de sa situation en contrebas du vignoble, la ville est fréquemment envahie par des sarments et des copeaux provenant de celui-ci. En 2009, de violents orages ont entrainé des coulées de boue inondant la commune, phénomène rare mais pas inédit[7]. La station météorologique la plus proche est celle de Reims-Courcy, située à 91 mètres d’altitude et à une vingtaine de kilomètres au nord de la commune, de l'autre côté de la montagne de Reims.

Données climatiques à Reims-Courcy
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,5 7,0 10,8 14,0 18,4 21,3 24,1 24,2 20,1 15,1 9,3 6,6 14,7
Températures minimales moyennes (°C) 0,1 0,0 2,3 3,7 7,7 10,5 12,4 12,2 9,5 6,6 2,9 1,4 5,8
Températures moyennes (°C) 2,8 3,5 6,6 8,9 13,1 15,9 18,3 18,2 14,9 10,9 6,1 4,0 10,2
Ensoleillement (h) 63 73 128 163 214 218 229 239 156 108 66 47 1705
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 44 40 51 45 59 58 56 48 53 55 52 57 617,8
Source : Météo-France[8]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, la ville d'Aÿ comptait 1 921 logements dont 113 vacants, pour 1 799 ménages. 93,6 % des logements sont des résidences principales et seulement 9 sont des résidences secondaires.

Les maisons représentaient 57,6 % des logements et les appartements 42,0 %. 52,8 % des Agéens étaient propriétaires de leur logement alors que 44,4 % en étaient locataires.

37,5 % des résidences principales que comptait la commune dataient d'avant 1949, 56,5 % ont été construites entre 1949 et 1999 et 6 % après 1999[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare SNCF d'Aÿ.
Article détaillé : Gare d'Ay.

Aÿ est desservie par la RD 1, entre Châlons-en-Champagne et Dormans et par la RD 201 en provenance d’Épernay ; elle est aussi traversée par la route touristique du Champagne. La ville est reliée par voie ferroviaire à la gare d'Épernay, en direction de Paris-Est et de Châlons, ainsi qu'à celle d’Avenay en direction de la gare de Reims. La commune est traversée par le canal latéral à la Marne et le ruisseau du Cubray et est séparée de Chouilly par la Marne. Elle n’accueille pas d’aérodrome mais elle se situe à moins de 10 km de celui d’Épernay - Plivot. L’artère principale d’Aÿ, le boulevard Charles de Gaulle (RD 1), est équipée de pistes cyclables.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à la bande d'argent accompagnée de deux cotices potencées et contrepotencées d'or de treize pièces, au franc quartier de gueules chargé d'un lion d'argent. »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, la commune était connue comme Villa quæ dicilur Ageius. Au cours des XIIe et XIIIe siècles, elle a régulièrement changé de nom[Quoi ?] : Parochia Aeiensis en 1118, Ay en 1130, Aeium en 1208, Ahi en 1222, puis Ayacum en 1252, Aeyum en 1265 et Ayum en 1282. En 1471, on retrouvait le nom d' Ay lez Esparnay et, un an plus tard, Ay sur Marne[10].

Les origines[modifier | modifier le code]

Les premières traces d’habitation sur le sol de la commune remontent à la préhistoire. En effet, en 1967, lors de travaux réalisés au hameau de Warmery-Haut, par la maison de Champagne Veuve Clicquot Ponsardin, a été découverte une hypogée où furent enterrés une centaine d’individus[11].

Aux alentours de 344, le vignoble agéen était déjà connu des Gallo-romains. À ses débuts, Ay était sûrement une villa au sens latin du terme et aurait été fondée par un dénommé Ageius, d’où le gentilé agéen.

« Ay » sur la carte de Cassini.

Le village était situé entre les ponts romains de Mareuil-sur-Ay et de Dizy et n’était donc pas un carrefour. Il s’est donc développé grâce aux voies de communications longeant la Marne qui la traversaient.

Moyen Âge et temps modernes[modifier | modifier le code]

Gravure représentant la ville comme partie du gouvernement de Champagne.

En 1024, la commune d'Aÿ est rattachée au Comté de Champagne.

Après être passée au Royaume de France, elle obtient, en 1312, de la part de Louis X, roi de France, une charte, confirmée par Henri IV, qui lui donne droit à une administration autonome. Dorénavant, tous les ans, les agéens élisent leur maire et deux échevins, un prestigieux privilège à l'époque et qui dura cinq siècles. Le village subit plusieurs pillages durant la guerre de Cent Ans.

Août 1472, naissance de jumeaux siamois dont "les ii. dos tenoient ensemble" (Jacomin Husson, pp. 107-108).

Au cours du XVIe siècle, des remparts et des fossés furent construits autour de la commune, puis démolis deux cents ans plus tard. Ces fortifications prenaient notamment place aux actuels boulevard du Nord et boulevard Pasteur. À la même époque, malgré la présence d’une importante minorité protestante, elle fut épargnée par les guerres de religion[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Maisons typiques du centre-ville.

Même si Aÿ était acquise aux idées de la Révolution française, aucune exécution ni autre débordement n’y fut déploré. À la suite de celle-ci, la commune fut rattachée au canton d'Ay, dont elle est devenue le chef-lieu, dans le district d’Épernay, lui-même incorporé au département de la Marne, créé le 4 mars 1790. En 1801, le nouveau canton d'Ay est rattaché à l’arrondissement de Reims[13].

Outre la desserte par les trains de la Compagnie de l'Est, la ville était également desservie par une ligne de chemin de fer secondaire des chemins de fer de la Banlieue de Reims (CBR), dont on voit ici un train passer devant l'Hôtel de Ville.

Durant le XIXe siècle, la population de la commune a plus que doublée et de nombreux aménagements ont eu lieu : la construction d’une cité ouvrière[14], le creusement du canal latéral à la Marne, l'arrivée du chemin de fer, de l’eau courante, de l’électricité ou encore du gaz… Cependant on n’y trouve alors aucune industrie, en dehors de celle du champagne et de scieries en bordure de forêt.

Après la demande, faite le 11 avril 1911 par le Sénat, de la suppression de l’appellation « Champagne », précédée de révélations quant au coupage du Champagne avec d’autres vins moins coûteux, par les négociants, les vignerons se révoltent. Le 12 avril 1911, 6 000 personnes se rendent à Aÿ et incendient puis pillent de nombreuses maisons de négoce réputées, dont la commune est le siège[15]. Le 94e régiment d'infanterie de ligne est envoyé à Ay pour calmer la situation.

La commune s'est vue décorée de la croix de guerre 1914-1918 le 21 août 1921.

Pendant la seconde guerre mondiale, Aÿ est touchée par des bombardements meurtriers, durant lesquels le centre-ville est totalement détruit. Le 11 août 1944, un bombardement tue plus de 60 Agéens[16]. La commune est libérée de l’occupation allemande le 28 août 1944[17].

L'usine PTPM, au bord du canal

En 1965, une partie de son territoire, le quartier de La Villa, situé à l'entrée d'Épernay, est cédé à cette ville.

De nos jours, la commune fait face à la désindustrialisation et aux délocalisations. En 2009 notamment, la PTPM, ancien premier employeur de la commune, annonce la fermeture de son usine après un premier plan social, qui avait déjà été précédée par la fermeture de l’entreprise Judez, en 2007[18]. Dès lors, et pour la première fois en France, plus d’un millier de contribuables, dont la sénatrice Françoise Férat et la députée Marie-Georges Buffet, décident de porter plainte contre le groupe Trèves, propriétaire de l’usine pour « utilisation frauduleuse de leurs impôts »[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article connexe : Politique de la Marne.

Ay est une ville ouvrière qui vote traditionnellement à gauche. Le Parti communiste y a longtemps été puissant, jusqu'au XXIe siècle. Il est notamment arrivé en tête des élections présidentielle de 1995[20], législatives de 1997[21] et européennes de 1999[22]. Depuis, il ne cesse de chuter à chaque élection nationale en réalisant par exemple 14 % au législatives de 2002[23] puis moins de 10 % cinq ans plus tard[24].

Parallèlement, la droite est en progression depuis le début des années 2000. En effet, en 2007, la ville vote à 51,2 % pour Nicolas Sarkozy[25] alors qu'elle choisissait à 52,9 % Lionel Jospin[20] douze ans plus tôt. La même année, la droite et le centre rassemblent plus de 56 % des voix au premier tour des élections législatives (dont 43,5 % au député UMP Philippe Martin)[24], alors que la candidate des Verts l'emportait avec 51 % des suffrages en 2002 face au député sortant[23].

Aux échelons locaux, la gauche conserve cependant sa suprématie. Ainsi, aux élections municipales de 2008, le maire socialiste Dominique Lévêque l'emporte face à une liste communiste. Aux cantonales simultanées, il obtient près de 66 % des voix contre 20,6 % à Martine Tuffin-Lévèque (PCF), 8 % à Alain Gorlier (MoDem) et 5,7 % à Franck Rivière (FN)[26]. Lors des élections régionales de 2004 et 2010, la gauche derrière Jean-Paul Bachy l'emporte avec respectivement 51,7 % et 55,4 % des bulletins, dans des triangulaires avec la droite et l'extrême droite[27],[28].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville d'Ay
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1888 1892 Joseph Bollinger ... Négociant en vins de Champagne
1959 1976 Jean Collery[29] MRP puis UCDP Sénateur, Conseiller général du canton d'Ay
1977 1989 Gérard Machet[30] PCF Cheminot
1989 en cours Dominique Lévêque[31] PS[32] Conseiller général du canton d'Ay

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal agéen est composé d’un maire et de vingt-six conseillers municipaux (dont huit adjoints).

Lors des élections municipales de mars 2008, Dominique Lévêque, maire de la commune depuis 1989[33] a été réélu dès le premier tour avec 73,15 % des suffrages soit 1 193 voix contre 26,85 % des suffrages (438 voix) à la liste communiste menée par Martine Tuffin-Lévèque. Sur les 2 788 inscrits, 1 797 personnes se sont déplacées aux urnes, soit une participation de 64,45 %. D’autre part, 9,24 % des électeurs (166) ont voté blanc, probablement en raison de l’absence d’une liste de droite[34].

Groupe Étiquette Président Effectif
Ay tous Unis PS Dominique Lévêque 24
Ay : Rassemblement Citoyen de Gauche PCF Martine Tuffin-Lévèque 3

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Carte du canton d'Ay
Article détaillé : Canton d'Ay.

Ay est le chef-lieu du canton du même nom composé des communes d’Ambonnay, Avenay-Val-d'Or, Ay, Bisseuil, Bouzy, Champillon, Cormoyeux, Cumières, Dizy, Fontaine-sur-Ay, Germaine, Hautvillers, Louvois, Magenta, Mareuil-sur-Ay, Mutigny, Romery, Saint-Imoges et Tauxières-Mutry.

Le canton faisait partie de l’arrondissement de Reims jusqu’à son transfert, le 1er janvier 2006, à l’arrondissement d'Épernay[36]. Il est représenté au conseil général par le maire socialiste de la ville.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ay est le siège de la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne depuis sa création en 1992. La communauté de communes regroupe Ay et 15 autres communes du sud du parc naturel régional de la Montagne de Reims. L'intercommunalité compte un peu plus de 14 000 habitants (chiffres de 2006) et est présidée par le maire de la commune, Dominique Lévêque.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

L'avenue Victor Hugo, avec vue sur la Montagne de Reims

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

À l'aube du XIXe siècle, la population agéenne stagnait, puis elle s'est peu à peu mise à croître jusqu'aux années 1870. À cette époque, grâce aux débuts de l'industrialisation, Aÿ devint une ville ouvrière, sa population doubla en trente ans, passant ainsi de 3 573 en 1866 à 7 061 en 1896. Par la suite, elle continua d'augmenter légèrement jusqu'au pic de 1921, on dénombrait alors 7 911 agéens. Depuis, la population ne cesse de décroître. Cette chute démographique s'accentua en 1965, lorsque la commune céda le quartier de La Villa, jusqu'alors appelé La Villa d'Aÿ, et ses environs 1 500 habitants à la ville d'Épernay.

Tableau et histogramme de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 041 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 516 2 593 2 548 2 507 2 727 2 810 3 130 3 415 3 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 268 3 395 3 573 4 149 5 063 5 396 6 075 6 701 7 061
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 052 7 391 7 212 7 911 7 267 6 995 6 666 6 272 6 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 682 4 884 4 883 4 773 4 318 4 315 4 190 4 175 4 041
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2004[39].)
Histogramme de l'évolution démographique


Structure de la population[modifier | modifier le code]

Au vu de la pyramide des âges de 2006, la population agéenne apparaît comme plus âgée et plus féminine en comparaison avec la population marnaise. En effet, les principales catégories sont, à Aÿ, les 30-44 et les 45-59 ans alors que du point de vue départemental ce sont les catégories des 15-29 et 30-44 ans qui sont les plus représentées. De plus, alors que les personnes âgées de 75 ans et plus ne représentent au sein du département que 7,6 % de la population, dans la commune ce chiffre atteint les 13,2 %. Enfin, quand le pourcentage départemental de femme est de 51,4 % il est de 53,8 % à Aÿ.

Les ménages agéens sont, quant à eux, assez proches de la moyenne nationale en termes de répartition.

Pyramide des âges d'Aÿ en 2006 en nombre d'habitants[40]
Hommes Classe d’âge Femmes
153 
75 à plus
399 
306 
60 à 74
327 
408 
45 à 59
437 
425 
30 à 44
434 
314 
15 à 29
335 
329 
0 à 14
321 
Pour comparaison avec la population de la Marne[41]
Hommes Classe d’âge Femmes
15 251 
75 à plus
28 027 
31 349 
60 à 74
36 349 
56 917 
45 à 59
59 761 
58 254 
30 à 44
58 264 
60 417 
15 à 29
58 602 
52 711 
0 à 14
49 937 

Les ménages

1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Aÿ 30,7 % 32,4 % 18,7 % 13,1 % 4,2 % 0,9 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE, 1999[42]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville d’Aÿ fait partie de l'académie de Reims[43]. On y trouve deux écoles maternelles, deux écoles primaires et un collège.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête Henri IV[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, le premier week-end de juillet, Aÿ fête le roi Henri IV qui écrivait à l'époque : « Si je n’estois roy de France, je voudrais estre sire d’Aÿ  ». Lors de cette manifestation, défilé, dégustations, expositions et animations sont proposés aux 25 000 visiteurs[45].

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Autres manifestations[modifier | modifier le code]

La commune met en place chaque année « Le Mai Musical », durant lequel un concert de musique classique a lieu, chaque vendredi soir, en l'église Saint-Brice. Toujours dans le domaine musical, la communauté de commune organise son festival « Musiques en Champagne » pendant le mois d'août, chaque année dans l'une des différentes communes qui la composent, ainsi qu'une « fête de la musique intercommunale »[46].

Une « fête du Cheval » y est organisée en juin et la fête patronale agéenne a lieu le deuxième dimanche de septembre. La « Saint-Vincent », du 22 janvier, est la fête du saint-patron des vignerons où, comme dans d'autres communes du vignoble champenois, telle Épernay, un défilé est mis en place.

La ville accueille également le « Festival Francophone des Mots Croisés », tous les trois ans durant le mois d'octobre en alternance avec les villes d'Is-sur-Tille (Côte d'Or) et Eu (Seine-Maritime)[47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sont nés à Aÿ 
  • Avril Philipponnat, capitaine suisse originaire de Fribourg, arrivé en 1522, doté en récompenses de ses faits d'Armes du Roi François Ier, de vignes entre Ay et Dizy, jusqu'au XXe siècle, marié avec la famille Moët...
  • Lucien Berland, entomologiste et arachnologiste ;
  • Jean Collery, ancien sénateur, maire et conseiller général ;
  • René Lalique, maître verrier et bijoutier ;
  • Jules Lobet, ancien député et conseiller municipal ;
  • Docteur Emile Lamm (1834-1873), émigré à la Nouvelle Orléans en 1848, inventeur de la locomotive à vapeur sans foyer ;
  • Etienne Béchet de Rochefontaine dit Stephen Rochefontaine (1755-1814), officier français puis américain.
ayant vécu à Aÿ 
Mort à Aÿ 

Économie[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Ay est, après Reims et Épernay, un des principaux pôles de l'industrie des vins de Champagne, ce qui lui vaut le calembour de Guy Patin « Vin d'Ay, Vinum Dei »[48]. On y trouve environ 25 vignerons récoltants-manipulants et une poignée de grandes maisons de Champagne (appelées aussi « négociants ») [49], dont Ayala, Bollinger, Deutz ou encore Gosset, la plus ancienne maison de vins de la Champagne. Y est également active la Distillerie Jean Goyard qui produit du ratafia et du marc de champagne depuis 80 ans. On y trouve aussi trois pépiniéristes et plusieurs pressoirs. Environ 40 % du territoire de la commune sont plantés de vignes, dont 88 % consacrés au pinot noir, 9 % au chardonnay et 3 % au pinot meunier[50].

En 2000, Ay comptait 187 exploitations, dont 185 spécialisées dans les légumes, fruits et viticulture, démontrant à nouveau l'importance du champagne dans l'économie locale.

Au 31 décembre 2006, la commune comptait 227 établissements actifs et 185 entreprises, dont 58 % dans les services, pour 1 338 emplois. Seules 21 d'entre elles avaient 10 salariés ou plus[40], en raison du nombre important de commerces de proximité en centre-ville.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage à Aÿ est de 15 710 € par an, la commune se situe ainsi au-dessus la moyenne nationale qui est de 15 027 € par an[51]. Le taux de la taxe d'habitation y était de 16,92 % en 2003[52] puis de 21,98 % en 2006[53]. La taxe professionnelle était, quant à elle, de 9,89 % en 2003. Aÿ totalise par ailleurs 2 492 foyers fiscaux, dont 1 454 sont imposables[54].

Immeubles vus depuis le canal.

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune d’Aÿ fait partie de la zone d’emploi d’Épernay.

La population active totale de la commune s’élève à 1 924 (en 2006). Le taux d'activité entre 15 et 64 ans est de 73,9 %. On dénombre 171 chômeurs, cette même année. En 1999, Aÿ a un taux de chômage s’élevant à 8,7 %, inférieur à la moyenne nationale qui était de 12,9 % ; sept ans plus tard, le taux de 8,9 %[40].

Répartition des emplois par domaine d'activité

Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Aÿ 2,7 % 6,3 % 5,6 % 14,0 % 29,4 % 42,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[55]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Brice[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Brice d’Aÿ est un édifice de style gothique datant des XVXVI siècles. Elle est classée monument historique depuis 1942[56]. La commune y organise tous les ans un festival de musique classique, au cours du mois de mai[57]. Le monument possède un grand orgue de style baroque français datant de 1749 qui fut restauré en 1991[58].

La ville fait partie de la paroisse Saint-Vincent du Val d’Or, regroupant également les communes d’Avenay-Val-d'Or, Fontaine-sur-Ay, Mareuil-sur-Ay et Mutigny[59].

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Villa Bissinger[modifier | modifier le code]

La villa Bissinger, ancien hôtel particulier du XIXe siècle, accueille, au cœur du vignoble champenois, le siège de l’Institut International des Vins de Champagne, ayant pour vocation d’animer des activités d’information et d’initiation à la connaissance des vins de Champagne[60].

Pressoir Henri IV[modifier | modifier le code]

Panneau de l'écluse

On y trouve aussi le pressoir Henri IV, une maison à colombage typiquement champenoise, située au centre de la ville.

Écluse[modifier | modifier le code]

L'écluse d'Aÿ se trouve sur le canal latéral à la Marne, au sud-ouest de la ville, en contrebas de la RD 201 en provenance d'Épernay. Cette écluse est la treizième du canal, datant de la première moitié du XIXe siècle, sur une longueur de 67 km entre Vitry-le-François et Dizy, en parallèle à la rivière Marne. L'écluse agéenne se situe 4,4 km en aval de celle de Mareuil-sur-Ay et 4,1 km en amont de celle de Dizy.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme à Aÿ et ses alentours étant fortement lié aux vins de Champagne, la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne possède donc son propre Office de Tourisme Intercommunal, situé à Hautvillers[61], où sont notamment proposées des balades, dont une à Aÿ[62], et des visites de caves.

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De plus, il existe, au cœur de la ville, le sentier des Musardines, inauguré le 5 juin 2004, qui permet aux touristes de découvrir la ville, son histoire, ses maisons de Champagne (etc.) grâce à des panneaux explicatifs. Il existe deux itinéraires distincts : le premier dure 1h30 pour 3,3 km et passe par le vignoble tandis que le second, d’une heure pour 2,1 km, reste en ville[63].

La ville est également traversée par le sentier de grande randonnée GR 14 reliant Paris à Malmédy en Belgique et par la route touristique du Champagne, à l'intersection entre celle longeant la Marne et celle autour de la Montagne de Reims.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le canal latéral à la Marne, à Aÿ

Aÿ est intégralement située, ainsi que l'ensemble de son canton (exception faite de la commune de Magenta), au sein du parc naturel régional de la Montagne de Reims depuis sa création, en 1976. L'établissement public, dont le but est de mettre en valeur et protéger la patrimoine naturel, culturel et social du territoire de la Montagne de Reims, rassemble 69 communes réparties sur 54 000 hectares (dont 9 000 de vignes[64]). En 2006, le parc était peuplé de 34 757 habitants, soit une densité de population d'environ 65 hab/km².

Située à l'extrême sud de la Montagne de Reims, dans la vallée de la Marne, la ville est avec ses 4 190 habitants la commune la plus peuplée du parc[65].

La ville a obtenue sa troisième fleur au concours des villes et villages fleuris de 2008[66].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Ay est le nom donné à la commune par l'INSEE ; Aÿ est le nom généralement employé, par les médias par exemple, et Aÿ-Champagne est le nom utilisé par la commune, notamment sur son site internet.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. « Comment vous rendre à Aÿ-Champagne, Distances à partir d'Aÿ-Champagne. », sur Commune d'Aÿ-Champagne (consulté le 23 décembre 2010)
  2. a et b « Présentation », sur Commune d'Aÿ-Champagne (consulté le 6 septembre 2011)
  3. a, b, c, d et e Carte d'Ay (IGN) sur Géoportail. Consulté le 6 septembre 2011.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale d'Ay », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 6 septembre 2011)
  5. [PDF]Association de Protection de la Plaine d’Aÿ, « Opposition au projet envisagé « Île bleue » »,‎ 17 décembre 2007 (consulté le 6 septembre 2011)
  6. Marie Blanchardon, « Projet de plan d'eau sur la plaine d'Aÿ L'heure du négoce a sonné », sur L'Union,‎ 25 juin 2009 (consulté le 6 septembre 2011)
  7. Christian Lantenois, « Orages de grêle / 200 maisons touchées », sur L'Union,‎ 3 juillet 2009 (consulté le 23 décembre 2010)
  8. « Normales à Reims-Courcy », sur Météo-France (consulté le 23 décembre 2010)
  9. Chiffres de l'INSEE sur le site www.annuaire-mairie.fr
  10. Dictionnaire topographique du département de la Marne comprenant les noms de lieux anciens et modernes / réd. par Auguste Longnon – 1891 pp. 11-12
  11. Bulletin de la Société préhistorique française – 1967
  12. Historique - Site de la commune
  13. EHESS Cassini - Notice de la commune
  14. Base Mérimée
  15. Images du pillage ici
  16. Dizy – Montagne Val-d’Or
  17. Le monument à la mémoire des résistants socialistes marnais au Cimetière du Nord à Reims
  18. Aÿ / Le couperet est tombé PTPM, c’est fini : 133 salariés sur le carreau – L’Union
  19. PTPM : 1 200 signatures et une enquête en cours
  20. a et b « Résultats de l'élection présidentielle de 1995 à Ay », sur Politiquemania (consulté le 14 juillet 2011)
  21. « Résultat des élections législatives de 1997 à Ay », sur Politiquemania (consulté le 14 juillet 2011)
  22. « Résultats des élections européennes de 1999 à Ay », sur Politiquemania (consulté le 14 juillet 2011)
  23. a et b « Résultat des élections législatives de 2002 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  24. a et b « Résultat des élections législatives de 2007 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  25. « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  26. « Résultat des élections cantonales de 2008 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  27. « Résultats des élections régionales de 2004 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  28. « Résultats des élections régionales de 2010 à Ay », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 14 juillet 2011)
  29. Fiche de Jean Collery sur le site du Sénat
  30. [PDF]Union des Syndicats CGT de la Marne, « Gérard nous a quittés », La Marne ouvrière, no 297,‎ février 2007 (lire en ligne)
  31. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  32. Annuaire des mairies de la Marne, EIP/ Les Editions Céline, coll. « Annuaire des mairies de France »,‎ 2006-2007 (ISBN 9782352581512), p. 24
  33. Caroline Garnier, « Dominique Levêque repart avec une équipe renouvelée », sur L’Union,‎ 21 février 2008 (consulté le 14 juillet 2011)
  34. « Résultats des municipales à Ay », sur Le JDD
  35. Les élus – Site de la commune, consulté le 26 septembre 2009
  36. « Fiche de la commune d'Ay », sur Insee (consulté le 14 juillet 2011)
  37. Les jumelages avec les villes de… - Site de la commue
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  40. a, b et c INSEE dossier local – commune d'Aÿ – juin 2009
  41. INSEE dossier local – département de la Marne – juin 2009
  42. L'internaute, « Données démographiques compulsées par linternaute d'après l'INSEE », sur http://www.linternaute.com, L'internaute (consulté le 7 octobre 2009)
  43. Académie de Reims
  44. Ecoles- Site de la commune
  45. Winetourismfrance.com
  46. Communauté de communes de la Grande vallée de la Marne, « Ay » (consulté le 27 avril 2010)
  47. Fortissimots, « Festival de mots croisés à Eu » (consulté le 27 avril 2010)
  48. René Héron de Villefosse, Les Grande Heures de la Champagne, Librairie Académique Perrin, 1971
  49. Maisons de champagne et viticulteurs - Site de la commune
  50. maisons-champagne.com
  51. « Emploi, Ay - Marne (51160) », sur L'Internaute (consulté le 12 juillet 2010)
  52. [xls]Site officiel de la direction générale des Impôts, « Taux de fiscalité directe locale, Marne (2003) » (consulté le 12 juillet 2010)
  53. [xls]Site officiel de la direction générale des Impôts, « Impôts sur le revenu, Marne (2006) » (consulté le 12 juillet 2010)
  54. [xls]Site officiel de la direction générale des Impôts, « Données de fiscalité directe locale, Marne (2006) » (consulté le 12 juillet 2010)
  55. Données démographiques d'après l'INSEE publiées par linternaute -
  56. Base Mérimée
  57. Mai – Site de la commune
  58. Orgue – église St-Brice d’Ay
  59. Saint-Brice – Montagne Val-d’Or
  60. Site de l'Institut International des Vins de Champagne
  61. Site officiel de l'Office de Tourisme Intercommunal d'Hautvillers
  62. Balade Aÿ
  63. Patrimoine – Site de la commune
  64. Les atouts - Site officiel du parc
  65. Population légale du parc - 2009
  66. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 23 septembre 2009.