Château de Ferrières (Ferrières-en-Brie)

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Château de Ferrières
Image illustrative de l'article Château de Ferrières (Ferrières-en-Brie)
Architecte Joseph Paxton
Début construction 1855
Fin construction 1859
Propriétaire initial James de Rothschild
Destination initiale Château
Propriétaire actuel État
Protection Logo monument historique Classé MH (2000)
Logo monument historique Classé MH (2003)
Coordonnées 48° 49′ 11″ N 2° 42′ 44″ E / 48.8197, 2.712248° 49′ 11″ Nord 2° 42′ 44″ Est / 48.8197, 2.7122  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Commune Ferrières-en-Brie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Ferrières

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Château de Ferrières

Le château de Ferrières, situé en Seine-et-Marne sur les communes de Ferrières-en-Brie pour son bâti et de Pontcarré pour son parc à l'anglaise, a été aménagé à partir de 1829 par Joseph Paxton pour le baron James de Rothschild. Le château, élevé de 1855 à 1859, fut inauguré le 16 décembre 1862 par Napoléon III et passe pour être le château français le plus luxueux du XIXe siècle.

Derrière les façades de style néo-renaissance prend place un extraordinaire escalier d'honneur, réplique de celui du Crystal Palace de l'exposition universelle de 1851 à Londres.

La somptueuse décoration intérieure est caractéristique du gout Rothschild.

Les appartements, composés de 28 suites, possédaient dès l'origine tout le confort de l'époque avec chauffage central et eau courante chaude et froide.

Histoire[modifier | modifier le code]

La demeure a remplacé l'ancien château de Fouché, ancien régicide, duc d'Otrante, ministre de la Police de Napoléon Ier, qui avait acheté à l'État, en 1801, les domaines de Pontcarré et de Ferrières qui appartenaient auparavant à Racine du Jonquoy, intendant général du Génie, et père du célèbre Racine du Monville.

Il est entouré d'un immense parc à l'anglaise de 125 hectares, réputé pour être l'un des plus beaux en France.

Le domaine touche celui d'Armainvilliers réparti sur les communes de Gretz-Armainvilliers et Tournan-en-Brie, autrefois propriété des frères Pereire et passé ensuite aux Rotschild ; les deux représenteraient la superficie de la capitale (6 000 hectares).

C'est à Ferrières, durant le Siège de Paris pendant la guerre franco-allemande de 1870, que se déroula les 19 et 20 septembre, la célèbre entrevue entre Otto von Bismarck, qui y avait installé ses quartiers, et Jules Favre, ministre des Affaires étrangères de la toute jeune Troisième République. Le contenu de cette entrevue est resté secret.

Les mémoires ultérieures de Favre et Bismarck sont contradictoires sur les objectifs de cet entretien : discussion sur les buts de guerre et les conditions d'un armistice ou négociation visant à obtenir l'accord des Prussiens pour organiser des élections générales afin d'asseoir la légitimité du gouvernement provisoire. C'est en tout cas lors de cet entretien que Bismarck exigea la cession de l'Alsace et la Lorraine comme condition de paix.

Après la Libération, en 1945, la famille Rothschild a prêté une grande partie du château à l'OSE pour recevoir des enfants venus du château de Masgelier et d'autres de Buchenwald[1].

Les parties bâties et non bâties du domaine de Ferrières (y compris le parc situé sur la commune de Pontcarré) font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 2000[2]. Ce classement a été modifié par arrêté du 3 juillet 2003. Les façades et toitures de la buanderie fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 septembre 1997[3].

Bien privé des universités[modifier | modifier le code]

Le château, inhabité jusqu'en 1959, fut légué en 1975 à la chancellerie des universités de Paris par le baron Guy de Rothschild et son épouse Marie-Hélène.

Une fondation portant le nom de ses donateurs fait désormais du château, un centre d’Études et de recueillement intellectuel, ainsi qu’un lieu de rencontres universitaires et de colloques consacrés aux actualités scientifiques, artistiques et littéraires.

Détentrice par dons et legs successifs d'un important patrimoine immobilier« d'un entretien coûteux et qui génère peu de rentrées financières », l'université de Paris envisagerait d'aliéner, entre autres biens, le domaine de Ferrières[4].

Le futur du château de Ferrières[modifier | modifier le code]

En 2012, le château a été rétrocédé à la ville de Ferrières-en-Brie.

Une école doit y ouvrir en octobre 2015[5] ; elle s'organise autour de trois pôles gastronomie, hôtellerie et luxe. Ce projet est porté par Khalil Khater, président du groupe Accelis[6] et qui s'est entouré de personnalités du secteur comme le cuisinier Guy Savoy et l'industriel Michel Bernardaud. L'école qui préparera des diplômes de bachelor et mastère dans le cadre d'un partenariat avec l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée. Elle sera dirigée par Jean-Robert Pitte, ancien président de la Sorbonne[7].

Tournages de films[modifier | modifier le code]

Le château a entre autres servi de cadre pour les films :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]