Armée nationale populaire (Algérie)

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Armée nationale populaire
الجيش الوطني الشعبي
Image illustrative de l'article Armée nationale populaire (Algérie)
Fondation 7 juillet 1962
Branches Armée de terre (Algérie)
Armée de l'air algérienne
Marine algérienne
Défense aérienne du territoire
Gendarmerie nationale
Garde républicaine (Algérie)
Quartier-général Ministère de la Défense nationale
Commandement
Président de la République algérienne démocratique et populaire Abdelaziz Bouteflika
Ministre de la défense Abdelaziz Bouteflika[1]
Chef de l'état-major de l'Armée nationale populaire Ahmed Gaïd Salah
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 - 25
Actifs 211 000[2] (135 000)
Troupes régulières 317 000
Réservistes 187 000[3]
Paramilitaires 23 500
Budgets
Budget 12,45 milliards de dollars (2014)[4]
Pourcentage du PNB 4,4 % (2011)
Industrie
Fournisseurs nationaux
Fournisseurs étrangers

L’Armée nationale populaire (ANP) est le nom de l'armée algérienne depuis l'indépendance du pays le 5 juillet 1962. Composée des commandements des forces terrestres, navales, aériennes et de défense aérienne du territoire, ainsi que d'un état-major responsable de l'emploi et de la préparation des troupes au combat. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit directement au Chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale.

Le président désigne le chef d'état-major des armées, ce poste est occupé depuis août 2004 par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.

Un classement établi par le site spécialisé Global Firepower, sur les plus grandes puissances militaires mondiales, a révélé que l’Algérie possède l'armée la plus puissante d’Afrique[5].

Origines[modifier | modifier le code]

L'armée, dans le processus de réorganisation en quatre divisions en 1993, a également de nombreuses brigades et des bataillons indépendants. Ses antécédents étaient les unités militaires classiques formées au Maroc et en Tunisie pendant la guerre d'indépendance de la France par Krim Belkacem, ministre de la Guerre. Sauf pour de brèves affrontements avec le Maroc en 1976, les forces armées n'ont pas été impliquées dans des hostilités contre une puissance étrangère. Leur capacité de combat pour la défense du pays est donc restée non testé.

L'élite militaire algérienne a joué un rôle prépondérant dans la vie politique algérienne depuis l'indépendance en 1962, lorsque l'armée est apparue comme la seule éminence grise efficace dans un paysage politique éclaté dominé par la faiblesse et la compétition des factions politiques. Beaucoup d'officiers de haut rang ont tenu des fonctions publiques et il est généralement reconnu que l'armée a été, et est toujours, toujours impliquée dans la politique nationale dans les coulisses. Sous le colonel Houari Boumédiène(1965-1979), l'État et les dirigeants de l'armée ont été réunis sous sa présidence dominante et très autoritaire, mais après sa mort, les rivalités entre les factions au sein des élites militaires et politiques ont été un facteur majeur de la vie politique algérienne.

Après avoir été structurée comme une "armée populaire" politisée à l'ère Boumédiène, et en conservant son allégeance au Front de libération nationale (FLN) durant les années de parti unique de l'histoire algérienne, les forces militaires ont été officiellement dépolitisés en 1988, quand un système multipartite a été introduit. Ceci, cependant, n'arrêta pas l'influence militaire sur la vie politique algérienne. En 1992, craignant l'installation d'un État islamique en l'Algérie, l'armée a arrêté des élections libres qui étaient susceptibles d'apporter le Front islamique du salut (FIS) au pouvoir. Cela a déclenché la guerre civile algérienne, un conflit qui est censé avoir coûté 100-350 000 vies pendant les années 1990. Tant les forces armées que les insurgés islamistes ont été sévèrement critiquées par les observateurs extérieurs pour leur conduite de la guerre pour des motifs humanitaires et des droits de l'homme. Des combats sporadiques persistent en 2009 avec des attaques à la bombe contre des cibles ponctuelles du gouvernement dans les grandes villes. Le groupe d'insurgés le plus actif est Al-Qaida au Maghreb islamique, anciennement connu sous le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Depuis que les combats majeurs se sont calmés en 1997 environ, l'armée a été engagée dans les tâches d'une armée conventionnelle, après plus d'une décennie d'action anti-guérilla.

La majeure partie des forces armées de l'Algérie est dirigée vers la frontière occidentale du pays avec le Maroc et le Sahara occidental, où l'Algérie a appuyé une guerre de guérilla (1975-1991) contre le contrôle marocain et menée par le Front Polisario, un mouvement de libération nationale sahraouie en exil à Tindouf en Algérie. L'Algérie a eu des désaccords frontaliers de longue date avec le Maroc, en raison de la non-reconnaissance des frontières coloniales par le régime marocain[6].La frontière terrestre algéro-marocaine est fermée depuis 1994. Les forces armées des deux pays se sont engagées dans la modernisation des équipements coûteux au cours des dernières années, se voyant mutuellement comme la principale menace à leur souveraineté et tout aussi réticents à laisser l'autre nation prendre le dessus militairement.

En revanche, après l'indépendance, les désaccords frontaliers de l'Algérie avec la Tunisie et la Libye qui ont parfois été la cause de mauvaises relations, semblent avoir été résolus de façon pacifique (à son avantage). L'armée algérienne a aussi, surtout dans les dernières années, été très active le long de la frontière du pays avec le nord du Mali, où divers mouvements insurrectionnels ont été fondés. L'Algérie a combattu une seule et brève guerre depuis son indépendance (la guerre des sables, un conflit de frontière avec le Maroc en 1963).

L'Algérie dispose du plus gros budget de défense en Afrique[7]. Historiquement, l'Algérie a acheté des armes et des équipements militaires à l'Union soviétique. Actuellement, l'Algérie est engagée dans un processus de modernisation de l'armée, qui comprendra l'introduction de nouveaux navires de guerre les plus modernes, des aéronefs et des réservoirs[8].

Crise de l’été 1962[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise de l’été 1962.

La crise de l’été 1962 ou l’Affaire des Wilayas, mit devant un péril mortel la République algérienne à peine née, après une terrible guerre qui a duré huit longues années. Cette crise marquée par des luttes entre les clans à leurs tête le Front de libération nationale (FLN). Les événements de cet été meurtrier peuvent, à juste titre, être considérés comme la deuxième mort du Congrès de La Soummam qui voulait prendre la précaution d’assurer « la primauté du politique sur le militaire » et « la primauté de l’intérieur sur l’extérieur ». Donc tout n’a pas commencé en 1962 mais c'était un cumul et une guerre pour la prise du pouvoir. Une période d'anarchie marquée par de violents affrontements et règlements de comptes entre les Algériens à cause de l'hypocrisie de leurs dirigeants, jusqu'au 9 septembre 1962 où l’armée des frontières commandée par Boumédiène, accompagnée de Benbella entre à Alger[9]. Le colonel Boumédiène impose l'entrée de ses bataillons dans la capitale le 9 septembre 1962 et Benbella déclare: « L'Armée nationale populaire est à Alger, le Bureau politique a triomphé grâce au peuple[10]… ». Les maquisards de l'Armée de libération nationale des Aurès furent les derniers à baisser les armes. En début de fin de l'année 1962, l'armée a été restructurée en régions militaires (RM). Ce qui eut pour conséquence de consacrer définitivement la dissolution de l'Armée de libération nationale ainsi que les wilayas historiques et la naissance de l'Armée nationale populaire.

Création de l'ANP[modifier | modifier le code]

Dans des conditions particulièrement dures et complexes tant sur le plan matériel que sur celui de l'organisation, face à une politique colonialiste faite d'oppression et de pillage économique, le peuple algérien et ses véritables militants révolutionnaires prirent la décision irréversible d'engager la lutte armée contre le régime colonial. Il fallait, par tous les moyens et au prix de tous les sacrifices, liquider, les bases de la domination étrangère implantée par la force depuis plus d'un siècle. Mûri par toute une série d'étapes politiques et de transformations culturelles et psychologiques, connaissant les dimensions de son drame comme les impératifs de la lutte anticolonialiste , le peuple algérien, sous la bannière, de son avant-garde révolutionnaire, engagea le combat libérateur.

Le premier novembre 1954, les premiers coups de fusil des premiers combattants, illuminent le ciel de la Patrie. L'organisation révolutionnaire par l'action armée qu'elle avait déclenchée pro­voque une rupture totale avec les vieilles méthodes d'oppo­sition politique. L'Armée de Libération Nationale (ALN) était l'instrument de concrétisation de ces aspirations de liberté. Aussi, et dès le déclenchement de la lutte armée , les responsables politico-militaires de l'Armée de libération nationale (ALN) branche armée du Front de libération nationale (FLN), se sont attachés à mettre en place les structures de l'Armée. En conformité avec l'un des principes de la guérilla, les unités sont formées de petits groupes. Ces derniers disposent d'un armement léger certes, mais étaient extrêmement mobiles et efficaces.

Une année après l'offensive du Nord-Constantinois (20 août 1955), jour pour jour, le 20 août 1956 tenait le Congrès de la Soummam. Il en résulta la plate-forme historique qui sur le plan militaire a décidé de la réorganisation de l'Armée de libération nationale (ALN) en bataillons, compagnies, sections et groupes, avec en soutien toute une organisation administrative représentée par les services de santé, de liaison, de l'équipement, de renseignement, de finance, du matériel de guerre, de presse et d'information.

Par ailleurs, l'Armée de libération nationale (ALN) s'est progressivement dotée d'équipements de plus en plus modernes, et d'un armement mettant en œuvre une grande capacité de feu. Bien entraînée et surtout bien structurée l'Armée de libération nationale (ALN) prouvera son efficacité sur le champ de bataille et les moudjahidines, que l'ennemi considérait au début comme une poignée de rebelles, qu'il méprisait et sous-estimait, vont par la grâce de leur détermination et de leur volonté irréductible contraindre l'occupant à s'asseoir à la table des négociations, arrachant ainsi de haute lutte et par la force des armes, l'indépendance nationale.

Le Front de libération nationale (FLN) et l'Armée de libération nationale (ALN) indissolublement liés, ont puisé l'un et l'autre leur raison d'être dans la volonté de libération de la nation algérienne, contre le joug colonial et en s'appuyant sur les énergies vives du peuple tout entier. Appliquant les principes stratégiques de la guerre révolutionnaire, Armée de libération nationale (ALN) a constitué le fer de lance d'une lutte dont le peuple algérien est sorti victorieux" (Charte Nationale. Chapitre Défense Nationale).

Reconversion en armée nationale populaire[modifier | modifier le code]

Le " programme de Tripoli " de juin 1962, adopté deux mois après l'annonce de cessez-le-feu prévoyait : "L'accession de l'Algérie à l'indépendance impose qu'une partie de l'Armée de libération nationale (ALN) revienne à la vie civile et donne des cadres au parti et que l'autre partie constitue le noyau de l'Armée Nationale". D'autre part il met l'accent sur la nécessité d'organiser une armée nationale moder­ne par le biais du développement de l'Armée de libération nationale (ALN).

En juillet 1962, la guerre de libération nationale connaît son dénouement. Quelque 50.000 djounoud et cadres instruits, hautement disciplinés, forment les bataillons de l'Armée de libération nationale (ALN). Ils constitueront l'armée de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Pour faire face à ses nouvelles missions : sauvegarder l'intégrité territoriale, préserver l'ordre public, faciliter le retour des réfugiés..., l'armée se devait de se réorganiser en comblant les vides laissés par le départ d'un nombre important de ses cadres vers d'autres institutions telles l'administration et le Parti, et d'opérer sa reconversion.

Le premier objectif était de mettre sur pied une organisation logistique permettant de subvenir aux besoins de l'armée qu'il fallait structurer, nourrir, habiller, soigner et former. Ainsi les directions de l'Intendance, du Matériel, du Génie et de la Santé, du Transport et de l'Approvisionnement furent les premières à voir le jour. Ces directions, auxquelles vinrent rapidement se joindre celles du Personnel, de l'Armée de l'Air, de la Marine et de l'Instruction, au niveau du ministère, allaient constituer l'ossature de l'Armée Nationale Populaire. Les bases de la structure générale de l'armée seront consolidées avec la création des principales directions, la mise sur pied d'une organisation efficace, l'ouverture d'écoles et de centres d'instructions et l'envoi à l'étranger de stagiaires destinés aux différents armes et services.Une double mission : la défense nationale et les tâches d'édification.

L'effort de développement et de modernisation de l'Armée nationale populaire (ANP) se poursuivra tout au long des décennies 70 et 80 avec, sur le plan organisationnel, la constitution de bataillons et de Brigades. Durant les années quatre-vingt, l'armée connaîtra un développement considérable. C'est ainsi qu'en 1986, elle a entrepris une opération de restructuration, reposant essentiellement sur la mise en œuvre de grandes unités mêlant puissance de feu et mouvement graduels, autrement dit les divisions de combat, équipées de systèmes d'armes très sophistiqués et autres équipements nécessaires à l'utilisation et à la maintenance de ces systèmes. Cette modernisation ne concernait pas uniquement le matériel, mais englobait l'ensemble des domaines organisationnels et de combat. Ainsi fut créée l’inspection Générale de l'Armée nationale populaire (ANP).

Guerre des sables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre des sables.

Plusieurs facteurs contribuent à l'éclatement du conflit : l'absence d'un tracé précis de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, l'irrédentisme marocain autour de la notion du « Grand Maroc », la découverte d'importantes ressources minérales dans la zone contestée ainsi que le refus du gouvernement de l'Algérie indépendante, présidé par Ahmed Ben Bella, de reconsidérer les frontières héritées de l’ère coloniale tel que cela a été reconnu et admis le 6 juillet 1961 lors d'une convention signée à Rabat par Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), et Hassan II, roi du Maroc.

Cependant, à l'indépendance de l'Algérie, et avant que cet accord ne soit ratifié, une coalition menée par Ahmed Ben Bella et soutenue par l'Armée de libération nationale (ALN) évince Ferhat Abbas du gouvernement. Un des enjeux de la guerre de libération nationale était la préservation de l'unité du territoire, il s'agissait en particulier d'empêcher la France de séparer la région du Sahara du reste de l'Algérie. Ben Bella et les dirigeants de l'Armée de libération nationale (ALN) étaient de ce fait réticents à l'idée de rétrocéder le moindre territoire « libéré avec le sang de tant de martyrs » au Maroc et, après l'indépendance, ils refusent de reconnaître les revendications historiques ou politiques du Maroc. Ils perçoivent en fait les exigences du Maroc comme une tentative d'ingérence et de pression, au moment où le pays sort très affaibli de sa guerre d'indépendance. Le gouvernement algérien ne contrôle pas encore fermement tout son territoire ; en particulier, un soulèvement anti-FLN, conduit par Hocine Aït Ahmed, se développe notamment en Kabylie. Dans le même temps, les revendications socialistes du Front de libération nationale (FLN), trouvent un écho au Maroc avec l'Union nationale des forces populaires (UNFP) de Mehdi Ben Barka, qui exige une réforme agraire, une révolution des travailleurs, et une solidarité anti-impérialiste avec la révolution algérienne ; celui-ci doit quitter le Maroc en juillet 1963 suite à l'échec du « complot de juillet » contre le roi, dans lequel une faction de l'Union nationale des forces populaires (UNFP) est mêlée.

La frontière entre les deux pays a toujours été le oued Kis séparant le Maroc de la numidie (Algérie) au niveau de la commune de Saidia coté marocain et Marsa Ben M'hidi (Port Say) côté algérien.

Les tensions entre le Maroc et l'Algérie montent peu à peu, et aucune des parties ne veut prendre le risque de reculer. Dès 1962, Tindouf est le siège d'incidents. Peu après, l’armée marocaine tente d'occuper la ville, mais se replie après avoir découvert que l'armée algérienne contrôle déjà la région. Elle s'installe également brièvement dans la région de Colomb-Béchar. Pendant l’été 1963, les deux pays renforcent leur dispositif militaire le long de la frontière. De chaque côté, la presse relate des exactions: les Algériens interdisent aux Marocains de Figuig de se rendre à leurs palmeraies en territoire algérien, tandis qu'à Colomb-Béchar et à Tindouf, rapporte Attilio Gaudio, les habitants sont contraints à adopter la nationalité algérienne. Des Marocains travaillant en Algérie sont expulsés, ainsi que des marchands algériens travaillant à Oujda. L'Algérie aurait soutenu le « complot de juillet », tandis que le Maroc aurait favorisé l'arrestation de Ben Bella en 1956. Jusqu'à septembre, les accrochages sont encore attribués à des « éléments incontrôlés »[11].

Coup d'État de 1965[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coup d’État du 19 juin 1965.

Le 19 juin 1965, un Coup d'État militaire porte le colonel Houari Boumédiène, alors ministre de la défense, au pouvoir à la place du président Ahmed Ben Bella et emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.

Batailles d'Amgala[modifier | modifier le code]

Un second et bref conflit éclate entre l'Algérie et le Maroc suite à l'annexion du Sahara occidental par ce dernier, à laquelle l'Algérie est opposée. Une première bataille oppose les deux armées du 27 au 29 janvier, puis une seconde le 14 février 1976. Les combats se focalisent essentiellement dans et autour de la localité d'Amgala, au Sahara occidental, et s'achèvent rapidement par un cessez-le-feu et la libération des prisonniers[12].

Guerre civile algérienne (1991-2000)[modifier | modifier le code]

Une organisation de l'institution militaire s'avéra presque inopérante à partir du début des années 1990. Ce qui la contraint à adapter une partie de son dispositif dans la précipitation dans un contexte difficile marqué par la disparition de l'URSS et l'embargo sur les armes auquel le pays fut soumis de la part de certains pays occidentaux pour avoir empêché la prise du pouvoir par des islamistes radicaux[13]. Cette adaptation se fit graduellement, non sans de sérieux revers, mais sans remettre en question les fondements de la doctrine militaire fondée par dessus tout sur la défense du territoire contre toute tentative d'invasion. Dans cette optique, de nouvelles unités furent créées selon un schéma tactique plus flexible: les unités de lutte anti-terroriste dont les effectifs ne cessèrent d'augmenter entre 1993 et 1999. Ces unités, entraînées selon des méthodes coréennes, furent déployées dans les maquis dans des opérations de recherche-destruction, plus communément connues sous le nom de ratissages où elles étaient soutenues par des hélicoptères d'attaque au sol et des forces paramilitaires . Entre 1992 et 1999, soit en l'espace de sept ans, les militaires algériens changèrent à deux reprises leur tenue de combat et combinèrent l'usage simultané de divers unités issues de différents corps en les projetant sur trois, quatre, voire cinq théâtres d'opération à la fois. Cette flexibilité dans l'utilisation des forces permit en premier lieu à l'aviation et notamment celle du transport de troupes et de matériel d'acquérir une capacité de projection assez éprouvée (en moyenne sur des distances variant de 600 à 1 300 km) et, en second lieu, l'usage d'une force interarmes opérationnelle compacte et assez intégrée.

Professionnalisation[modifier | modifier le code]

Ce changement induit par la dure réalité du terrain aboutit au début des années 2000 au concept de la professionnalisation des forces armées et à l'abandon progressif de la conscription. Ce projet commencé en 2001 fut accéléré à partir de 2003, année marquée par un contexte international d'une extrême violence. Le retour de la paix civile permit à l'armée de revenir aux missions qui lui sont dévolues en premier lieu: la défense du territoire. La professionnalisation des forces armées depuis le début de la décennie s'inscrit dans les priorités du plan d’action des responsables militaires algériens, lesquels s’atèlent à donner une nouvelle image de cette institution longtemps réputée pour être fermée sur elle-même. Un effort en matière de communication, maîtrise des nouvelles technologies ainsi que le renouvellement des moyens matériels des différents corps de l’armée nationale[14]. Les systèmes d'armes obsolètes firent l'objet d'un reclassement et l'ensemble des forces reçut un armement récent, avec une attention particulière à l'aviation de combat, à la défense aérienne du territoire[14].

Implication de l'armée dans la vie civile[modifier | modifier le code]

Toutefois, le pouvoir de l'armée dans le pays forme également un binôme très complexe avec le pouvoir politique grâce à l'influence des services de renseignements à savoir le Département du Renseignement et de la Sécurité. Ce schéma n'a jamais été exempt de tensions à l'exemple de l'annulation des élections de décembre 1991 ou de la démission de Liamine Zeroual de sa fonction de président de la république. En 1994, en pleine guerre civile à l'issue incertaine, les militaires proposent à Abdelaziz Bouteflika de revenir au pouvoir. Il refuse la présidence. L'offre est renouvelée en 1999. Il accepte. « C'est le moins mauvais des candidats », estime Khaled Nezzar, l'ex-chef des armées[15].

Aujourd'hui, ce schéma est dit persistant même si le président Abdelaziz Bouteflika œuvre actuellement pour un renforcement du « pouvoir civil » au sein de l'État. Toutefois, cet exercice s'avère toujours délicat. En juillet 2006, le président Bouteflika a élevé au grade de général de corps d'armée, les généraux majors : le chef d'état-major de l'ANP Ahmed Gaïd Salah, le chef de Département du Renseignement et de la Sécurité Mohamed Mediène et Abbas Ghezeiel le plus ancien général major en activité et ex-chef de la gendarmerie nationale algérienne, actuellement conseiller militaire d'Abdelaziz Bouteflika. Ce plus haut grade de l'ANP, n'ayant été détenu jusqu'à cette date que par l'ancien chef d'état major décédé Mohamed Lamari.

Organisation et structuration de l'ANP[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

Selon l'article 77 de la Constitution, le président de la République est le Chef suprême de toutes les Forces armées de la République, responsable de la Défense nationale[16].

Dés l'arrivée d'Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, il a supprimé explicitement, dans la liste des membres du gouvernement, le poste de Ministre de la Défense et qu'il s'est attribué, en se faisant seconder par un ministre délégué auprès du ministre de la Défense. Le décret 02/208 du 17 juin 2002, portant nomination du deuxième gouvernement d'Ali Benflis, portait en son article 2 une précision de taille : « Le président de la République se charge des missions du ministre de la Défense. », responsable ne signifie nécessairement pas être ministre. Reconduit à la nomination du gouvernement Ahmed Ouyahia, ce texte est venu, en réalité, préciser que le ministère de la Défense nationale (MDN), est aux mains du chef de l'État. Actuellement, Le chef d’état-major de l’ANP est chargé, en plus des missions qui lui ont confiés, de diriger le ministère de la Défense nationale (MDN) en tant que vice-ministre. En 42 ans, l’Algérie n’a connu que trois ministres de la Défense. Le colonel Houari Boumédiène en 1962, le général Khaled Nezzar en 1990 et le général Liamine Zéroual en 1994. En 2013, le président Abdelaziz Bouteflika nomme le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah vice-ministre de la Défense.

État-major[modifier | modifier le code]

L’objectif qui guide en constance l’État-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), est la garantie de l'indépendance stratégique du pays conformément aux missions et attributions qui sont les siennes, en matière d’organisation et d’articulation générale des forces, de cohérence des choix capacitaires, de préparation et d’emploi et de veiller à la conduite des travaux de prospective opérationnelle. Pour ce faire, l’état-major de l’Armée nationale populaire dispose de 3 départements inter-armées: emploi et préparation, logistique et organisation, approvisionnements; de services: service des sports et service national, de commandement organique que représentent les commandements de forces et opérationnels formés par les commandements de régions militaires[17].

Cependant la fonction de chef d'état-major (aujourd'hui dirigé par le vice-ministre chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah) est de coordonner l'ensemble des activités militaires et de lutte contre le terrorisme avec le soutien des commandants des forces terrestres, aériennes, du commandement des forces de défense aérienne du territoire (CFDAT) et de la marine. Mais ce poste a beaucoup perdu de son influence au profit de la fonction de ministre délégué à la défense détenue auprès du ministre de la défense, qui est détenu par le président de la république, par Abdelmalek Guenaizia et du secrétaire général du ministère de la défense nationale (MDN) le général major Mohamed Zenakhri.

Régions militaires[modifier | modifier le code]

Les six régions militaires sur la carte de l'Algérie

Le pays est divisé en six Régions militaires (RM) gardant le même découpage des wilayas historiques pendant la guerre d'Algérie :

  • la première région militaire de Blida
  • la deuxième région militaire d'Oran
  • la troisième région militaire de Béchar
  • la quatrième région militaire de Ouargla
  • la cinquième région militaire de Constantine
  • la sixième région militaire de Tamanrasset

Chacune de ces régions comprenne un quartier-général opérationnel. Le schéma d'organisation adopté est le même qui existait pendant la guerre d'indépendance, maintenu après celle-ci, afin de garder à la fois un contrôle des frontières (tensions récurrentes avec le Maroc sur la question du Sahara occidental, grand banditisme et criminalité organisée au Sahara, etc.), et de lutter contre les insurrections potentielles. Chaque commandement régional est responsable de l'administration des infrastructures militaires, de la logistique, du logement et de la formation des conscrits.

Grades au sein de l'ANP[modifier | modifier le code]

Grades d'officiers supérieurs de l'ANP
Grades d'officiers et de sous-officiers de l'ANP
Grades de soldats de l'ANP

Les dénominations sous lesquelles se déclinent les différents grades, sont communes à toutes les armées (Terre, air, Marine, Défense aérienne du territoire et gendarmerie) qui composent l'ANP, et répertoriées au sein de groupes hiérarchiques bien définis. Le grade le plus élevé de la hiérarchie est celui de général de corps d'armée.

La hiérarchie se compose des groupes suivants :

Présentation des forces armées[modifier | modifier le code]

Les Forces armées algériennes, souvent appelées « Armée algérienne » dans le langage courant, sont la force militaire de la République algérienne Démocratique et Populaire chargée de la défense du pays et de la protection des intérêts nationaux de l'Algérie. Elles sont composées de quatre grandes forces :

  • Armée de terre
  • Armée de l'air
  • Marine nationale
  • Défense aérienne du territoire

Rajoutant à ces quatre forces armées:

  • Gendarmerie nationale
  • Garde républicaine

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Char algérien en plein exercice de manœuvres

L'armée de terre algérienne dispose en 2011 d'un effectif de 127 000 combattants en service actif plus 150 000 réservistes[3]. Les données dans le tableau suivant datent aussi de 2011[3].

Principaux matériels de l'armée de terre algérienne
Matériel Type En service
T-90 Char de combat 230+120 (en commande)[18]
T-72 Char de combat 325
T-62 Char de combat 300
T-55 Char de combat 275
BMP-1 Véhicule de transport de troupes 685
BMP-2 Véhicule de transport de troupes 300
M3 Panhard Véhicule de transport de troupes 50
BCL M-5 Véhicule de transport de troupes 100
BTR-80, BTR-60|, OT-64 Véhicule de transport de troupes 600
BRDM-2 Automitrailleuse, blindé anti-char 115
EE-9 Cascavel Automitrailleuse 50
AML-60 Automitrailleuse 55
Katioucha BM-14 et BM-16 Lance-roquettes multiples 50
BM-21 Grad Lance-roquettes multiples 50
BM-30 Smerch Lance-roquettes multiples 18
Katioucha BM-24 Lance-roquettes multiples 30
ML-20 152 mm, ML-46 130 mm artillerie 30
D-30 122 mm artillerie 190
D-74 122 mm, A-19 122 mm, M-30 122 mm artillerie 190
M-43 160 mm mortiers 180
ZSU-23-4 et autres blindé anti-aérien 420

Projets: L'armée de terre souhaiterait acheter le BMPT Terminator, celui-ci aurait fait des tests en Algérie en août 2013 et il semblerait aussi intéressé à la nouvelle variante du T90 le T90SA.

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Avion de combat algérien Su-30MKA.
un Il-78 Midas et un Su-30MKA en opération de ravitaillement en vol
Article détaillé : Armée de l'air algérienne.

Créée en juillet 1962 (au lendemain de l'indépendance), l'armée de l'air algérienne dispose de 461 aéronefs (dont 241 de combats en 2011) et de 14 000 hommes répartis sur 13 bases aériennes[3].

Les principales bases aériennes se trouvent à :

  • Aïn Beida (5°RM) la base des Soukhoï Su-30MKA (au moins deux chasseurs multirôles lourds Su-30MKA, au moins un chasseur multirôle lourd Su-30MKR destiné à la reconnaissance électronique et visuelle déployé au nord Mali par l'AAF (Algerian Air Force). Les résultats de ce déploiement ne se sont pas fait attendre, les convois d'approvisionnement et les colonnes en déplacements des éléments d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et du Mouvement pour l'Unicité du Jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), sont systématiquement traqués ou détruits au Nord Mali et dans la zone frontalière commune à l'Algérie, au Mali, au Niger et à la Mauritanie. Cette situation a poussée les terroristes islamistes aux abois à lancer un appel aux dons),
  • École supérieure de l'Air à Tafaraoui (2° RM)
  • La base aérienne d'hélicoptères à Sétif au nord.

Au sud les bases aeriennes de Biskra, de Ouargla, de Tindouf, de Bechar, de Meniaa et de Tamanrasset.

Achat récent de l'AAF[modifier | modifier le code]

Récemment l'AAF a acheté 3 MI-26 Halo pour le transport tactique; 42 MI-28NA pour remplacer les MI24MK2 vieillissant; pour la formation et l'entrainement l'AAF a acheté 8 AW-119 Koala et 7 Sokol W-3, ils seront affecté à la base de Ain Arnat près de Sétif, et elle a aussi acheté 2 AW-101VVIP pour le GLAM (Groupe de Liaisons Aériennes Ministérielles); 12 AW-139 SAR; 30 drones cibles E95 qui simuleront les missiles croisières subsoniques pour entrainer les équipages des S-300 PMU-2

Projets de l'AAF[modifier | modifier le code]

L'AAF s'interesse aussi au C-17 qui a fait des tests a Boufarik et à Tamanrasset en avril 2013, elle s'interesse aussi au ravitailleur A330MRTT qui a fait aussi fait des tests en mai 2013 à Boufarik et à Tamanrasset.

L'AAF est aussi intéressé a l'hélicoptère d'attaque KA-50, au drone d'attaque chinois YiLong copie exacte du prédator américain qui aurait fait des tests en Algérie en novembre 2013, au drone de surveillance Yabhon United 40 Block 5 émirati.

Marine nationale[modifier | modifier le code]

La Marine de guerre algérienne se compose d'un effectif qui est estimé à 6 000 hommes[3], qui se répartit suivant le schéma organisationnel, sur les différentes bases de la côte nationale, qui est divisée en trois façades principales. La façade centre (Alger), abrite la base de l'Amirauté, où se situe le siège du Commandement des forces navales. La façade ouest abrite quant à elle la base de Mers-El-Kébir, qui est de par sa position géographique, l'une des plus stratégiques en Méditerranée occidental. La marine algérienne s'est engagée par ailleurs à partir de l'année 2000 et à l'instar des autres composantes de l'ANP, dans un profond processus de professionnalisation, qui doit conduire au renouvellement du matériel suranné et à une réorientation de la formation du personnel suivant notamment les nouveaux objectifs qui ont été assignés par l'état-major de l'ANP à ce corps d'armes[19].

Équipement :

  • Sous-marins :
    • 2 Classe Kilo 877EKM (Rais Hadj Slimane 012, Rais Hadj Mubarek 013)
    • 2 Classe Kilo 636M (Messali el Hadj 021, Akram Pacha 022
    • 2 Classe Kilo 636M (en commande)
  • Frégates :
    • 3 Classe Koni (Rais Korfou, Rais Kellich, Mourad Rais)
    • 2 Classe Meko-200 (en commande)
  • Corvettes :
    • 3 Classe Nanuchka (Rais Hamidou, Salah Rais, Rais Ali)
    • 3 Classe Djebel Chenoua (Djebel Chenoua, El Chihab, El Kirch)
    • 3 corvettes C28A (en commande)
  • Patrouilleurs :
    • 12 Classe Kebir (El Yadekh – 341, El Mourakeb – 342, El Kachef – 343, El Moutarid – 344, El Rassed – 345, El Djari – 346, El Saher – 347, El Moukadem – 348-349-350, El Mayher – 354, As-sarem - 362)
    • 8 Classe Osa II
    • 21 Patrouilleurs Ocea de type FPB98 MKI
  • Embarcations de débarquement :
    • 2 Classe (Kalaat Beni Hammad, Kalaat Beni Rached)
    • 1 LPD Classe Kalat Beni Abbès
    • 1 Classe Polnochny (Unité 471, Navire-école Soummam)
  • Aéronefs :
    • Les missions de soutien sont assurées par les bombardiers Su-24MK et les missions de reconnaissance par les Su-30 et les B-200T. 3 hélicoptères Ka-32 sont utilisés pour les missions navales sont sous l’autorité de l’AAF et sont utilisés pour les missions SAR ou pour la détection de sous-marins 6 AW-101 en configuration SAR et 4 super lynx 130 pour la SAR,
    • Les drones Mirach-100 sont utilisés pour les missiles surface-air des unités navales.

La défense côtière quant à elle, utilise des batteries mobiles de CSS-C-2 Silkworm qui est la version au sol du P-15 Termit, ainsi que des batteries mobiles de Kh-35E, version au sol du missile antinavire Kh-35 Ouran. La Marine dispose aussi de systèmes IFF permettant de différencier les matériels amis et ennemis que ce soit des navires ou des avions de combat.

Achat récent de la Marine algérienne[modifier | modifier le code]

La marine algérienne aurait acheté 3 AW-159, ils seront affectés sur les 3 corvettes lourdes C28A en actuellement en construction en chine, 6 Super lynx Mk130/300; le navire école Sail Training Vessel 3000 de Damen livrable en 2015, 2 frégates Meko200 de chez thyssenkrupp marine systems avec une option de 2 Meko supplémentaires, 3 corvettes lourdes chinoises C28A, 1 BDSL Kalat Beni Abbès italien de chez fincantieri + 1 en option

Projets de la Marine algérienne[modifier | modifier le code]

Les QBJ s'apprêtent à acheter des dragueurs de mines italiens de la société maritime Intermarine, il semblerait que ce serait des navires de classe MCMV.

Défense aérienne du territoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Défense aérienne du territoire.

Le Commandement des forces de défense aérienne du territoire CFDAT, est un corps d'arme qui constitue l'une des composantes principales de l'Armée nationale populaire. Rattachée dans un premier temps au Commandement des forces aériennes (AAF) sous forme d'une division d'arme. Elle est cependant érigée à partir de 1988 à la faveur d'un décret du ministère algérien de la Défense nationale, en Commandement des forces de Défense aérienne du territoire, sa principale mission est d'assurer la défense de l'unité et l'intégrité territoriale du pays, ainsi que la protection de son espace terrestre, de son espace aérien et des différentes zones de son domaine maritime. Le siège du Commandement des forces de défense aérienne du territoire est à Hussein Dey dans la proche banlieue Est d'Alger.

Autres forces armées[modifier | modifier le code]

Parmi les autres forces militaires qui sont partie intégrante de l'Armée nationale populaire (Algérie) (ANP) :

Département du renseignement et de la sécurité[modifier | modifier le code]

Le département du renseignement et de la sécurité est le service de renseignements algérien. Il a pour missions: la lutte contre toute forme d'espionnage, la préservation de la sécurité intérieure du pays et la défense des intérêts vitaux de l'Algérie à l'étranger. Toutefois beaucoup estiment que ce service est le bras politique de l'armée[20].

Gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gendarmerie nationale algérienne.

Le commandement de la gendarmerie nationale est une force armée placée sous l'autorité du ministre de la défense nationale, la Gendarmerie nationale algérienne est commandée par un officier général, dénommé « Commandant de la Gendarmerie nationale », nommé par décret présidentiel. Elle a pour mission la défense nationale et à la lutte contre le terrorisme, et a pour charge l'exercice des missions de police judiciaire, de police administrative et de police militaire[21]. Son effectif est d'environ 180 000 hommes

Garde républicaine[modifier | modifier le code]

La Garde républicaine algérienne[22] à pour missions de : assurer la garde ; protection et la défense des édifices et lieux relevant de la Présidence de la République, assurer l’exécution des services d’escorte et de parade du Président de la République, la participation aux festivités nationales et religieuses sous le patronage du Président de la République, et la participation aux festivités équestres et musicales nationales et internationales.

Pour l’accomplissement de ses missions, le Commandement de la Garde républicaine est composé de :

  • un Commandement,
  • un état-major,
  • des services administratifs et techniques,
  • des unités de garde et de protection, d’intervention, d’escorte et de parade, ainsi que des unités de soutien,
  • des établissements de formation,
  • des établissements spécifiques.

Industrie militaire[modifier | modifier le code]

L'Algérie tenait depuis les années 1980 à assurer une certaine autonomie à l’Armée nationale populaire afin d’éviter une dépendance accrue vis-à-vis des fournisseurs étrangers. Une stratégie qui avait permis à l’Armée nationale populaire d’assurer l’approvisionnement de certains équipements au moment où le pays était soumis à l’embargo sur les armes dont il avait besoin pour la lutte antiterroriste durant les années 1990 de la part de certains pays occidentaux pour avoir empêché la prise du pouvoir par les islamistes radicaux. Cette même stratégie permet aujourd’hui, alors que la crise financière internationale persiste, d’éviter les goulots d’étranglement[23].

L'industrie algérienne avant l'année 2000,était modeste et non concurrente. Elle est essentiellement versée sur des équipements militaires légers sous licences russe et chinoise fabriqués dans ses propres entreprises spécialisées, sous les commandes de la Direction des fabrications militaires (DFM) - Ministère de la défense nationale. Ces équipements militaires ont pour mission de satisfaire prioritairement les besoins de l'Armée nationale populaire[24].

Malgré l’absence des unités de production des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que des unités chargées de la maintenance pour cette exposition, l’Armée nationale populaire s’est également attelée, ces dernières années, à la mise à niveau de l’armement et des équipements acquis ainsi qu’à la construction de ses propres navires[24].

Production locale[modifier | modifier le code]

  • Le contrat passé avec l'Allemagne de 2 frégates de classe MEKO A200, prévoit, en option, la construction de deux autres frégates en Algérie.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Pour faire face au monopole de certaines grandes puissances, à l'image des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Chine et la Russie, sur la fabrication et le transfert des armes, l'Algérie s'est engagée dans une stratégie de partenariat industriel, commercial et technologique, afin de promouvoir d'une part l’industrie militaire du pays, et de réduire d'autre part la facture d'importations d’équipements militaires. Dans ce sens plusieurs accords ont été signés:

  • signature d’un accord de partenariat en Algérie entre le Groupement pour la promotion de l’industrie mécanique (GPIM) du ministère algérien de la défense et le groupe émirati Tawazun, le 19/07/2012, pour la construction d'un véhicule blindé nommé « Nimr » pour le transport des troupes par « Nimr Algérie Spa »][29].
  • création de trois sociétés à capitaux mixtes entre le ministère algérien de la Défense, le Fonds émirati « Aabar Investments » et les sociétés allemandes Daimler, Deutz AG et MTU Friedrichshafen, pour un projet de véhicules industriels en Algérie au profit de l’Armée nationale populaire. Ces sociétés sont : la Société algérienne de production de poids lourds de marque Mercedes-Benz/SPA Rouiba, la Société algérienne pour la fabrication de véhicules de marque Mercedes- Benz/SPA Tiaret et une autre société algérienne de fabrication de moteurs de marque allemande (Mercedes-Benz, Deutz AG et MTU Friedrichshafen) SPA/Oued Hamimime à wilaya de Constantine[30].
  • signature d'un accord de partenariat en Algérie entre l'Entreprise des Constructions Mécaniques Khenchela (ECMK) et l'émirati Caracal, filiale du fonds d'investissement émirati «Tawazun Holding» le 04 octobre 2011 pour la fabrication de pistolets, par «Caracal/Algérie Spa»[31].
  • L'agence russe Rosoboronexport, a formulée une demande d'aide financière à plusieurs pays dont l'Algérie, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis afin de participer au projet de fabrication d'un avion de chasse polyvalent de 5e génération baptisé T-50 (PAK-FA) construit par Soukhoï[32].

Importations et contrats militaires[modifier | modifier le code]

Selon l'institut de recherches suédois Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), durant la période 2005-2009 l'Algérie a été le premier importateur d'armes de l'Afrique avec 43 % des achats d'armes de ce continent, et a été le 3e client du complexe militaro-industriel de la Russie avec entre 8 et 11 % de ses commandes. Dans un autre rapport publié par le même institut de recherche le 17 avril 2012, les dépenses militaires en Afrique ont été tirées vers le haut par l’Algérie, qui augmenté les siennes de 44 % (2,5 milliards de dollars)[33]. La loi de finance 2014, votée en décembre 2013, prévoit un budget de 12,7 milliards de dollars uniquement pour l'aspect "fonctionnement"[34].

Dépenses militaires de l'Algérie entre l'année 2000 et l'année 2011[35].
Année 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2011
Dépenses militaires (en milliards US$) 2,702 3,022 3,364 3,609 4,934 5,671 8,170
Dépenses militaires (% PIB) 3,4 3,7 3,3 2,6 3 3,6 /
Source: SPIRI - Institut international de recherche sur la paix de Stockholm - Version juillet 2012

L’Algérie figure ainsi parmi les plus importants importateurs d’armes et spécialement de la Russie au cours des cinq dernières années, les relations entre les deux pays sont stratégiques. L’augmentation du budget de la Défense nationale en 2011 à plus de sept milliards de dollars, a permis à l'Algérie de signer une série de marchés d’armements d’une valeur de 16 milliards de dollars, dont deux marchés de 13 milliards de dollars avec la Russie, constitués de dispositifs de missiles, d’anti-missiles, de défense aérienne, de chars, et d’avions d’entraînement[36]. Lors de la visite du président russe Vladimir Poutine les 10 et 11 mars 2006, des accords ont été signés entre l'Algérie et la Russie concernant d'importantes acquisitions de matériels de défense[37]. L'ensemble des contrats passés avec la Russie en deux ans s'élève à un montant total de 15 milliards de dollars sur toute la totalité des commandes se termineront entre 2015 et 2020, faisant de l'Algérie le premier client importateur de la Russie à l’étranger pour les ventes d’armes en 2007[38].

À la fin 2007, des négociations algéro-russes ont eu lieu à propos du remplacement des Mig-29 SMT défaillants par des Su-30 MKA supplémentaires[39]. En printemps 2008, afin d'arriver de réparer le « scandale russe » sur le retournement des MiG-29SMT géré par la société Mikoyan-Gourevitch, l'Armée de l'air algérienne pourrait gagner au change au sujet de la livraison éventuelle à l'Algérie des chasseurs Su-35 et MiG-35[40]. En été 2008, selon les sources du ministère de la Défense à Moscou, les autorités russes tenteraient d'intégrer des bombardiers stratégiques de type Tu-160 et Tu-95 en Algérie, et dans certains pays au réponse du déploiement du bouclier antimissile (ABM) américain en cas d'une menace de guerre en Iran vers l'Europe et aux projets d’extension de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)[41]. Selon le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, le 9 février 2009, le gouvernement russe a décidé de racheter les 24 chasseurs livrés entre 2006 et 2007 pour un montant total de 535 millions d'euros à Algérie, destiné à l'armée de l'air russe[42]. La SIPRI indique qu'en 2009 deux sous-marins classe Kilo/type-636E, quatre systèmes de missiles anti-aériens S-300PMU-2 (code OTAN SA-20B) et trente-huit Pantsir-S1 ont été commandés à la Russie.

Lors de la visite du premier ministre français, François Fillon les 21 et 22 juin 2008, et selon des sources, les autorités françaises souhaitaient vendre à l'Algérie des hélicoptères fabriqués par la société Eurocopter. Il s'agit de 14 EC 725 et 10 EC 635 pour la surveillance qui n'a pas abouti, puis également des frégates Classe Aquitaine dont 2 AVT (Action Vers la Terre) et 2 ASM (Anti-Sous Marin)[43]. Puis de deux porte-hélicoptères d'assauts amphibies de la classe Mistral[44].

À la visite de la chancelière allemande d'Angela Merkel les 16 et 17 juillet 2008, les autorités allemandes souhaitent vendre des frégates Bremen[45] et des avions de guerre à l’Algérie. Ils souhaitent également construire des usines à Tiaret de fabrication de matériels de défense militaire et de véhicules pour l’armée et la police[46]. Et afin de diversifier ses fournisseurs, l'Algérie a conclu en 2012 un contrat de 2,2 milliards d'euros avec l’allemand TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) pour la livraison de deux corvettes MEKO, en 2009 une commande pour 4 milliards d'euros de six frégates italiennes ultrasophistiquées, en 2011 un contrat de 10 milliards d'euros étalés sur 10 ans avec l'Allemagne pour la formation d’officiers algériens et la fourniture d’équipements électroniques pour les gardes-frontières[47].

Des sources ont relevés aussi que le Ministère algérien de la défense nationale a conclu le 12 septembre 2011 un important contrat avec l’Italie, pour l’acquisition de frégates et de la logistique pour la marine algérienne. Les six frégates sont classées parmi les meilleures de leur catégorie, pour lesquelles l’Algérie déboursera une somme estimée à 4 milliards d’euros. Ces frégates de classe FREMM, sont des navires furtifs dotés d'équipements très modernes et sophistiqués chassant à la fois sous marins, navires de guerre et avions de combat. Cette commande concernerait aussi une centaine d’hélicoptères pour un montant qui n’est pas précisé[48].

Statut géopolitique de l'Algérie[modifier | modifier le code]

L'Algérie dans le monde

Enjeux géographiques et démographiques[modifier | modifier le code]

L’Algérie est un État du Maghreb bordé au nord par la mer Méditerranée avec un littoral de 1 400 km, à l'est par la Tunisie et la Libye, au sud-est par le Niger, au sud-ouest par le Mali et la Mauritanie, à l'ouest par le Maroc et le Sahara occidental. Sur le continent africain, l’Algérie est devenue depuis l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011, le 1er pays par sa superficie 2 381 741 km2, dont les quatre cinquièmes sont occupés par le Sahara[49].

En 2010, l’Algérie comptait 35,5 millions d’habitants, soit 14,2 habitants au km². Elle est le deuxième pays arabe le plus peuplé après l'Égypte. Il existe une importante communauté algérienne très fière de leurs origine à l’étranger (1,8 million de personnes en 1995), dont la plus nombreuse se trouve en France, où les Algériens émigrèrent massivement, notamment à partir des années 1950 : on y compte 700 000 ressortissants algériens et plus d’un million de binationaux[50].

L’immigration clandestine en Algérie, est un phénomène qui se propage d’une façon fulgurante et qui prend des proportions alarmantes. Le phénomène s’est accentué principalement pendant la dernière décennie, où l'armée a été pendant trop longtemps occupée à pourchasser les réseaux terroristes, ne faisant plus attention aux flux migratoires massifs. Cela ne concerne pas uniquement les Algériens mais aussi des clandestins venus du Ghana, Niger, Nigeria, Zaïre, Cameroun, Sénégal, Burkina Faso… qui ont fait la traversée du désert exténuante pour débarquer en Algérie et puis de repartir vers l’Europe[51].

Enjeux internes[modifier | modifier le code]

L'Algérie fait face à de nombreux problèmes internes. Après le 5 octobre 1988, le pays adopte le multipartisme et la démocratie. Mais assez vite le processus démocratique est dévoyé et une guerre civile fait rage durant presque dix ans (1992-2001) entre différents protagonistes pour le contrôle du pouvoir, occasionnant des dégâts considérables tant sur le plan humain que matériel. L'armée ne put s'adapter à une situation à laquelle elle ne fut guère préparée que graduellement, non sans un bilan humain assez lourd. Initialement une armée populaire, elle se transformera, sans aucune aide externe, vers la fin du conflit en une véritable armée de métier dotée d'une solide expérience de la lutte contre les guérillas et dans les bombardements aériens tactiques. La stabilité politique pour laquelle le pays a payé le prix fort est appelée à demeurer la ligne conductrice de toute stratégie de riposte ou de sortie de crise. La lutte antiterroriste engagée sur le terrain a, elle aussi, besoin de relais politico-médiatiques pour réaffirmer la dimension républicaine de l'État algérien afin que les sacrifices consentis en quinze ans de combat contre l'intégrisme et l'extrémisme religieux ne soient pas vains[52].

Enjeux de la politique étrangère[modifier | modifier le code]

Le manque de cohésion au sein des différents clans gravitant autour du pouvoir formel (et dont certains, défendant les intérêts de puissances étrangères, se sont distingués par une redoutable férocité lors de la guerre qui menace sa paix civile, chèrement acquise sous le mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Défendant des principes issus du Mouvement des pays non-alignés et fervent supporter du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'histoire coloniale de ce pays a déterminé sa position de principe hostile à l'égard de toute forme de colonialisme et d'interventionnisme dans les affaires internes de pays souverains. Les choix de politique étrangère suivies durant les années 1970 et 1980, notamment l'adhésion au front du refus (aux côtés de la Libye, du Soudan, de la Syrie et du Yémen entre autres) ainsi que son engagement actif dans le soutien des causes indépendantistes lui vaudra, bien des années plus tard, une sorte de sanction de la part de certains pays occidentaux et arabes.

Les positions algériennes sur le Sahara occidental, l'Africom et la loi sur les hydrocarbures, la Libye, la Syrie, il n'en reste pas moins que l'absence du lobbying diplomatique algérien, qui a pourtant démontré son efficacité au moment où le pays était sous embargo et alors que les partisans du “qui-tue-qui ?”, ne pouvaient pas faire voter une résolution anti-algérienne, a créé la faille où sont venus s'engouffrer tous ceux qui avaient un compte à régler avec l'Algérie et ceux qui espéraient pour une raison ou une autre accaparer en toute légalité ou légitimité les richesses du pays[52].

Enjeux militaires et énergétiques[modifier | modifier le code]

La diversification des sources d'approvisionnement en systèmes d'armes et en équipements de défense est devenue une priorité. La consolidation des industries militaires locales et leur développement demeure un souci de premier ordre.

Depuis la fin des années 1990, l'Algérie s'est lancée dans un processus de professionnalisation qui a engendré une baisse de ses effectifs au profit d'une modernisation intensive de son armée.

De par la position centrale qu’occupe l’Algérie en Afrique du Nord (seul pays de la région avec la Libye à partager six frontières terrestres), l’armée algérienne représente à ce titre un facteur de stabilisation qui participe à sous-tendre l’activisme de la diplomatie algérienne au niveau de la sous-région.

À partir de l'année 2000, l'Algérie et l'OTAN ont engagé un dialogue qui se traduit sur le terrain par des manœuvres communes qui engagent d'une part la Marine algérienne avec les différents partenaires qui composent l'OTAN, l'objectif étant d'instaurer un dispositif pour la sécurisation des points stratégiques en Méditerranée.

Le budget algérien de la défense s'élèvait en 2006 à environ 3 milliards de dollars. Depuis cette date, le budget de la défense ne cesse de croître pour atteindre en 2013, 9.7 milliards de dollars. Les événements d'In Amenas ont amplifié cette augmentation qui devrait atteindre 12,45 milliards de dollars en 2014[réf. nécessaire].

Conflits et menaces terroristes[modifier | modifier le code]

L'Algérie fait face a la multiplication des menaces non-conventionnelles et l'implantation du terrorisme d'Al-Qaida sur son flanc Sud (le Sahel) contraint l'armée au redéploiement de certaines de ses unités dans le grand Sud (Sahara central) et à acquérir plus de moyens de reconnaissance aérienne et électronique afin de traquer des groupes hautement mobiles évoluant sur de vastes territoires désertiques à cheval entre le Mali, le Niger et la Mauritanie.

Cependant, depuis le déclenchement de la guerre de Libye en février 2011, conflit dans lequel l'Otan est le principal belligérant, le statut géostratégique de l'Algérie demeure incertain, voire menacé. Le bombardement des dépôts d'armes et de munitions de l'armée libyenne par les forces aériennes et navales de l'Otan et leur pillage par les rebelles dont des membres de l'organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a entrainé une prolifération inquiétante et massive des armes conventionnelles en Libye et au Sahel. Cet état de fait inquiète au plus haut point en Algérie, qui craint que ces armes ne soient utilisés par les organisations terroristes qu'il combat depuis des années. De fait, depuis le début de la guerre en Libye, des terroristes équipés de roquettes antichars issus des dépôts de l'armée libyenne, ont effectué des attaques visant un poste avancé de l'armée algérienne à Ziama près de Jijel tandis que d'autres éléments d'Al-Qaida au Maghreb islamique, dotés d'armes venus de Libye, ont été éliminés par les militaires algériens dans le Sud du pays non loin des frontières avec la Libye.

L'Algérie qui aide la Tunisie dans sa lutte antiterroriste, tirant profit de l'expérience de l'ANP, la Tunisie qui fait face à une menace intégriste puisant sa force des groupes terroristes en Libye, un pays qui s'érige en un véritable foyer terroriste, menaçant aussi bien la sécurité de la région[53].

Cinquantenaire de l’Indépendance[modifier | modifier le code]

Cinquantenaire de l’Indépendance de l'Algérie

La célébration du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie (05/07/1962-05/07/2012) par l’Armée nationale populaire (ANP) était un fait marquant dans l'histoire du pays. La revue (El-Djeïch) l'a célébrée à sa manière en éditant pour l’occasion un numéro hors-série de 226 pages tout en couleur. Ce numéro hors série dont l’édito est exceptionnellement signé par le président de la République Algérienne Abdelaziz Bouteflika est un voyage dans l’histoire de l’Armée algérienne. D’abord, la naissance de l’Armée de libération nationale dans le feu de l’action révolutionnaire, sa participation au combat libérateur, la transformation de l’Armée de libération nationale en Armée nationale populaire (ANP) et son implication dans l’autre combat, celui de la reconstruction du pays. La formation au sein de cette institution est également mise en évidence dans ce numéro où l’Armée nationale populaire (ANP) est présentée aussi comme un creuset où s’effectue un brassage des garçons et des filles du pays à la recherche du savoir militaire et technologique[54]. Cependant, une exposition intitulée « Mémoire et Réalisations », a été organisée par l’Armée nationale populaire (ANP) au niveau de la Société algérienne des Foires et Exportations (SAFEX) aux Pins maritimes à Mohammadia dans la banlieue Est d'Alger du 07 au 19 juillet 2012. Au-delà des réalisations d'ordre matériel et industriel de qualité portées à la connaissance du large public, mais aussi, l'engagement de l'Armée nationale populaire (ANP) en matière de développement et sauvegarde de la République algérienne. Plusieurs stands qui représentent les différentes expositions ont été à la portée des visiteurs, à l'instar de l'Académie militaire interarmes, la santé militaire[55]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b et c Guy Chambefort, "AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LE PROJET DE LOI (n° 73) autorisant l’approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la défense entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire", assemblée nationale française, le 24 octobre 2012.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j http://www.inss.org.il/upload/%28FILE%291311071604.pdf
  4. Lila Ghali,"Algérie : Plus de 20 milliards de dollars pour la défense", Algérie 1, le 3 novembre 2012.
  5. http://www.liberte-algerie.com/radar/l-algerie-9e-puissance-militaire-dans-le-monde-selon-le-site-specialise-global-firepower-220662
  6. Lahouari Addi, Introuvable réconciliation entre Alger et Rabat, Le Monde diplomatique, décembre 1999
  7. http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120503142124/algerie-france-soudan-tchadafrique-du-nord-course-aux-armements-et-leadership-algerien.html
  8. La Sécurité militaire au cœur du pouvoir, Algeria-Watch.org, septembre 2001.
  9. La crise de l’été 1962 : La "2e mort" du congrès de la Soummam, Par Boukhalfa Amazit, Paru dans El Watan, Algeria-dz, Publié le 08 juillet 2004
  10. BEN BELLA, Paru dans Le Temps stratégique No 3, hiver 1982-1983.Par Charles-Henri Favrod, Encyclopédie de l'Afrique du Nord, Consulté le 30 juillet 2012
  11. (en) Benjamin Stora (traduit par Jane Marie Todd), Algeria, 1830-2000: a Short History, Cornell University Press, 2001, (ISBN 0-8014-3715-6)
  12. Mémoire d'un roi, Hassan II, Plon, 1993
  13. Marianne Meunier, 1991-2000 « La décennie qui hante l’Algérie », 19 mai 2011,‎ La Croix
  14. a et b Mekioussa Chekir, « L’armée algérienne se veut plus moderne et professionnelle », 29 juin 2010,‎ La Tribune
  15. Thierry Oberlé, « Bouteflika, le pouvoir jusqu'au bout », 10 avril 2004,‎ Le Figaro
  16. Constitution de la République algérienne démocratique et populaire, Article 77-2008, SGG, Consulté le 30 juillet 2012
  17. État-Major de l'Armée nationale populaire, Ministère algérien de la Défense nationale, Consulté le 30 juillet 2012
  18. 120 chars supplémentaires ont été commandés en septembre 2011: Farouk Djouadi, "La Russie livre 120 chars T-90 à l’Algérie, Maghreb émergent, le 14 février 2012.
  19. Modernisation de la flotte de guerre : L'Algérie commande des frégates chinoises, Par Moncef Wafi, Paru dans Le Quotidien d'Oran, Algeria-watch, Publié le 16 mai 2012
  20. Arezki Aït-Larbi, « Opération « mains propres » à Alger », 21 janvier 2010,‎ Le Figaro
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  54. Cinquantième anniversaire de l’indépendance La revue “El-Djeïch” édite un hors-série, Par La Rédaction, Liberté, publié le 14/07/2012
  55. CINQUANTENAIRE DE L'INDÉPENDANCE NATIONALE L'ANP donne l'exemple, Par Amar CHEKAR, Liberté, publié le 08/07/2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]