Armée nationale populaire (Algérie)

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Armée nationale populaire
الجيش الوطني الشعبي
Image illustrative de l'article Armée nationale populaire (Algérie)
Fondation 7 juillet 1962
Branches Armée de terre algérienne
Armée de l'air algérienne
Marine nationale algérienne
Défense aérienne du territoire algérienne
Gendarmerie nationale algérienne
Garde républicaine algérienne
Quartier-général Ministère de la Défense nationale
Commandement
Président de la République algérienne démocratique et populaire Abdelaziz Bouteflika
Ministre de la défense Abdelaziz Bouteflika
Chef de l'état-major de l'Armée nationale populaire Ahmed Gaïd Salah
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 - 22
Actifs 400 000[1]
Réservistes 150 000[2]
Budgets
Budget 10,3 milliards de dollars (2012)[3]
Pourcentage du PNB 4,4 % (2011)
Industrie
Fournisseurs nationaux ECMK, ONEX, ECM-R, BCL, SNVI, ECRN, ERIS, ECA
Fournisseurs étrangers
Insigne officiel de l'armée algérienne

L’Armée nationale populaire (ANP) est l'appellation officielle, en partie inspirée de la Nationale Volksarmee de l'ex-RDA, qui a été donnée à l’armée algérienne depuis l'indépendance de l'Algérie en juillet 1962. Composée des commandements des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d'un état-major responsable de l'emploi et de la préparation des troupes au combat. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit directement au Chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale.

Le Président désigne le chef d'état-major des armées, ce poste est occupé depuis août 2004 par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.

Sommaire

Histoire [modifier]

Origines [modifier]

Sur le plan historique, l'Armée nationale populaire algérienne est l'héritière du bras armé du Front de libération nationale (FLN), l'Armée de libération nationale (ALN), qui combat l'armée française, de 1954 à 1962 (accords d'Évian) ; une partie des membres de ces formations conservent leur cadre originel d'officiers et de soldats de base au terme des 8 années de la guerre d'Algérie.

Dès le cessez-le-feu marquant la fin des combats de la guerre d'Algérie, des règlements de compte éclatent entre « l'Armée des frontières », dont les unités étaient stationnées en Tunisie et au Maroc, et les maquisards, dits « combattants de l'intérieur », pour le contrôle du pouvoir après l'indépendance[4].

Crise de l’été 1962 [modifier]

Article détaillé : Crise de l’été 1962.

La crise de l’été 1962 ou l’Affaire des Wilayas, mit devant un péril mortel la République algérienne à peine née, après une terrible guerre qui a duré huit longues années. Cette crise marquée par des luttes entre les clans à leurs tête le Front de libération nationale (FLN). Les événements de cet été meurtrier peuvent, à juste titre, être considérés comme la deuxième mort du Congrès de La Soummam qui voulait prendre la précaution d’assurer « la primauté du politique sur le militaire » et « la primauté de l’intérieur sur l’extérieur ». Donc tout n’a pas commencé en 1962 mais c'était un cumul et une guerre pour la prise du pouvoir. Une période d'anarchie marquée par de violents affrontements et règlements de comptes entre les Algériens à cause de l'hypocrisie de leurs dirigeants, jusqu'au 9 septembre 1962 où l’armée des frontières commandée par Boumédiène, accompagnée de Benbella entre à Alger[5]. Le colonel Boumédiène impose l'entrée de ses bataillons dans la capitale le 9 septembre 1962 et Benbella déclare: « L'Armée nationale populaire est à Alger, le Bureau politique a triomphé grâce au peuple[6]… ». Les maquisards de l'Armée de libération nationale des Aurès furent les derniers à baisser les armes. En début de fin de l'année 1962, l'armée a été restructurée en régions militaires (RM). Ce qui eut pour conséquence de consacrer définitivement la dissolution de l'Armée de libération nationale ainsi que les wilayas historiques et la naissance de l'Armée nationale populaire.

Création de l'ANP [modifier]

À la sortie de la guerre, l'Algérie apparaît aux yeux du tiers-monde comme un symbole de la lutte pour l'autodétermination des peuples et de la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes. Les positions anticolonialistes de son gouvernement ainsi que l'inscription idéologique de la nation dans la sphère socialiste pendant la guerre froide, renforcent le rapprochement avec l'Union soviétique ; c'est la raison pour laquelle l'Armée nationale populaire devint à l'indépendance de l'Algérie le second pays africain, après l'Égypte, à obtenir la plus grosse assistance militaire de Moscou. Les structures de l'armée algérienne furent pendant longtemps calquées sur celles de l'armée soviétique et avaient pour objectif fondamental la défense du pays contre toute atteinte à son intégrité territoriale. L'ANP était préparée à faire face à une ou plusieurs armées régulières dans une guerre classique utilisant des armes et des tactiques conventionnelles. Forte de la proximité avec l'Union soviétique, l'Algérie procède pendant les années suivant son indépendance à la mise en place d'une armée moderne et organisée, avec l'aide de Moscou qui fournit l'essentiel de l'armement et qui assure la formation de la majeure partie de l'encadrement militaire algérien.

Guerre des sables [modifier]

Article détaillé : Guerre des sables.

En octobre 1963, après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la « guerre des sables », un conflit limité de très courte durée, éclate entre le Maroc et l'Algérie. Un cessez-le-feu organisé par l'entremise de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) est signé début novembre, et les belligérants retrouvent leurs positions ante bellum[7].

Coup d'État de 1965 [modifier]

Article détaillé : Coup d’État du 19 juin 1965.

Le 19 juin 1965, un Coup d'État militaire porte le colonel Houari Boumédiène, alors ministre de la défense, au pouvoir à la place du président Ahmed Ben Bella et emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.

Batailles d'Amgala [modifier]

Un second et bref conflit éclate entre l'Algérie et le Maroc suite à l'annexion du Sahara occidental par ce dernier, à laquelle l'Algérie est opposée. Une première bataille oppose les deux armées du 27 au 29 janvier, puis une seconde le 14 février 1976. Les combats se focalisent essentiellement dans et autour de la localité d'Amgala, au Sahara occidental, et s'achèvent rapidement par un cessez le feu et la libération des prisonniers[8].

Guerre civile algérienne (1991-2000) [modifier]

Une organisation de l'insitution militaire s'avéra presque inopérante à partir du début des années 1990. Ce qui la contraint à adapter une partie de son dispositif dans la précipitation dans un contexte difficile marqué par la disparition de l'URSS et l'embargo sur les armes auquel le pays fut soumis de la part de certains pays occidentaux pour avoir empêché la prise du pouvoir par des islamistes radicaux[9]. Cette adaptation se fit graduellement, non sans de sérieux revers, mais sans remettre en question les fondements de la doctrine militaire fondée par dessus tout sur la défense du territoire contre toute tentative d'invasion. Dans cette optique, de nouvelles unités furent créées selon un schéma tactique plus flexible: les unités de lutte anti-terroriste dont les effectifs ne cessèrent d'augmenter entre 1993 et 1999. Ces unités, entraînées selon des méthodes coréennes, furent déployées dans les maquis dans des opérations de recherche-destruction, plus communément connues sous le nom de ratissages où elles étaient soutenues par des hélicoptères d'attaque au sol et des forces paramilitaires . Entre 1992 et 1999, soit en l'espace de sept ans, les militaires algériens changèrent à deux reprises leur tenue de combat et combinèrent l'usage simultané de divers unités issues de différents corps en les projetant sur trois, quatre, voire cinq théâtres d'opération à la fois. Cette flexibilité dans l'utilisation des forces permit en premier lieu à l'aviation et notamment celle du transport de troupes et de matériel d'acquérir une capacité de projection assez éprouvée (en moyenne sur des distances variant de 600 à 1 300 km) et, en second lieu, l'usage d'une force interarmes opérationnelle compacte et assez intégrée.

Rente pétrolière au service de la professionnalisation [modifier]

Ce changement induit par la dure réalité du terrain aboutit au début des années 2000 au concept de la professionnalisation des forces armées et à l'abandon progressif de la conscription. Ce projet commencé en 2001 fut accéléré à partir de 2003, année marquée par un contexte international d'une extrême violence. Le retour de la paix civile permit à l'armée de revenir aux missions qui lui sont dévolues en premier lieu: la défense du territoire. La professionnalisation des forces armées depuis le début de la décennie s'inscrit dans les priorités du plan d’action des responsables militaires algériens, lesquels s’atèlent à donner une nouvelle image de cette institution longtemps réputée pour être fermée sur elle-même. Un effort en matière de communication, maîtrise des nouvelles technologies ainsi que le renouvellement des moyens matériels des différents corps de l’armée nationale[10]. Les systèmes d'armes obsolètes firent l'objet d'un reclassement et l'ensemble des forces reçut un armement récent, avec une attention particulière à l'aviation de combat, à la défense aérienne du territoire[10]<.

Implication de l'armée dans la vie civile [modifier]

Toutefois, le pouvoir de l'armée dans le pays forme également un binôme très complexe avec le pouvoir politique grâce à l'influence des services de renseignements à savoir le Département du Renseignement et de la Sécurité. Ce schéma n'a jamais été exempt de tensions à l'exemple de l'annulation des élections de décembre 1991 ou de la démission de Liamine Zeroual de sa fonction de président de la république. En 1994, en pleine guerre civile à l'issue incertaine, les militaires proposent à Abdelaziz Bouteflika de revenir au pouvoir. Il refuse la présidence. L'offre est renouvelée en 1999. Il accepte. « C'est le moins mauvais des candidats », estime Khaled Nezzar, l'ex-chef des armées[11].

Aujourd'hui, ce schéma est dit persistant même si le président Abdelaziz Bouteflika œuvre actuellement pour un renforcement du « pouvoir civil » au sein de l'État. Toutefois, cet exercice s'avère toujours délicat. En juillet 2006, le président Bouteflika a élevé au grade de général de corps d'armée, les généraux majors : le chef d'état-major de l'ANP Ahmed Gaïd Salah, le chef de Département du Renseignement et de la Sécurité Mohamed Mediène et Abbas Ghezeiel le plus ancien général major en activité et ex-chef de la gendarmerie nationale algérienne, actuellement conseiller militaire d'Abdelaziz Bouteflika. Ce plus haut grade de l'ANP, n'ayant été détenu jusqu'à cette date que par l'ancien chef d'état major décédé Mohamed Lamari.

Organisation et structuration de l'ANP [modifier]

Commandement [modifier]

Selon l'article 77 de la Constitution, le président de la République est le Chef suprême de toutes les Forces armées de la République, responsable de la Défense nationale[12].

Dés l'arrivée d'Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, il a supprimé implicitement le poste de Ministre de la Défense et il s'est chargé des missions du ministre de la défense. Le décret 02/208 du 17 juin 2002, portant nomination du deuxième gouvernement d'Ali Benflis, portait en son article 2 une précision de taille : « Le président de la République se charge des missions du ministre de la Défense. », responsable ne signifie nécessairement pas être ministre. Reconduit à la nomination du gouvernement Ahmed Ouyahia, ce texte est venu, en réalité, combler un immense vide juridique. Puisque, en pratique, le ministère de la Défense nationale (MDN), en tant qu’entité, n’a pas d’existence légale. Et comme le ministère de la Défense nationale n’est pas l’Armée nationale populaire (ANP), la confusion était restée totale et pendant des années. Le chef d’état-major de l’ANP se chargeait, en plus des missions qui lui ont confiés, de diriger le ministère de la Défense nationale (MDN) en même temps que l’armée[13]. En 42 ans, l’Algérie n’a connu que trois ministres de la Défense. Le colonel Houari Boumedine en 1962, le général Khaled Nezzar en 1990 et le général Liamine Zeroual en 1994.

État-major [modifier]

L’objectif qui guide en constance l’État-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), est la garantie de l'indépendance stratégique du pays conformément aux missions et attributions qui sont les siennes, en matière d’organisation et d’articulation générale des forces, de cohérence des choix capacitaires, de préparation et d’emploi et de veiller à la conduite des travaux de prospective opérationnelle. Pour ce faire, l’état-major de l’Armée nationale populaire dispose de commandement organique que représentent les commandements de forces et opérationnels formés par les commandements de régions militaires[14].

Cependant la fonction de chef d'état-major (aujourd'hui dirigé par le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah) est de coordonner l'ensemble des activités militaires et de lutte contre le terrorisme avec le soutien des commandants des forces terrestres, aériennes, du commandement des forces de défense aérienne du territoire (CFDAT) et de la marine. Mais ce poste a beaucoup perdu de son influence au profit de la fonction de ministre délégué à la défense détenue auprès du ministre de la défense, qui est détenu par le président de la république, par Abdelmalek Guenaizia et du secrétaire général du ministère de la défense nationale (MDN) le général major Mohamed Zenakhri.

Régions militaires [modifier]

Les six régions militaires sur la carte de l'Algérie

Le pays est divisé en six Régions militaires (RM) gardant le même découpage des wilayas historiques pendant la guerre d'Algérie :

  • la première région militaire de Blida
  • la deuxième région militaire d'Oran
  • la troisième région militaire de Béchar
  • la quatrième région militaire de Ouargla
  • la cinquième région militaire de Constantine
  • la sixième région militaire de Tamanrasset

Chacune de ces régions comprenne un quartier-général opérationnel. Le schéma d'organisation adopté est le même qui existait pendant la guerre d'indépendance, maintenu après celle-ci, afin de garder à la fois un contrôle des frontières (tensions récurrentes avec le Maroc sur la question du Sahara occidental, grand banditisme et criminalité organisée au Sahara, etc.), et de lutter contre les insurrections potentielles. Chaque commandement régional est responsable de l'administration des infrastructures militaires, de la logistique, du logement et de la formation des conscrits.

Grades au sein de l'ANP [modifier]

Grades d'officiers supérieurs de l'ANP
Grades d'officiers et de sous-officiers de l'ANP
Grades de soldats de l'ANP

Les dénominations sous lesquelles se déclinent les différents grades, sont communes à toutes les armées (Terre, air, Marine, Défense aérienne du territoire et gendarmerie) qui composent l'ANP, et répertoriées au sein de groupes hiérarchiques bien définis. Le grade le plus élevé de la hiérarchie est celui de général de corps d'armée.

La hiérarchie se compose des groupes suivants :

Présentation des forces armées [modifier]

Les Forces armées algériennes, souvent appelées « Armée algérienne » dans le langage courant, sont la force militaire de la République algérienne Démocratique et Populaire chargée de la défense du pays et de la protection des intérêts nationaux de l'Algérie. Elles sont composées de quatre grandes forces :

  • Armée de terre
  • Armée de l'air
  • Marine nationale
  • Défense aérienne du territoire

Rajoutant a ces quatre forces armées:

  • Gendarmerie nationale
  • Garde républicaine

Armée de terre [modifier]

Défilé militaire à l'occasion de la sortie d'une nouvelle promotion d'officiers à l'école interarmes de Cherchell (Tipaza).
Char algérien en plein exercice de manœuvres

L'armée de terre algérienne dispose en 2011 d'un effectif de 127 000 combattants en service actif plus 150 000 réservistes[2]. Les données dans le tableau suivant datent aussi de 2011[2].

Principaux matériels de l'armée de terre algérienne
Matériel Type En service
T-90 Char de combat 180+120 (en commande)[15]
T-72 Char de combat 325
T-62 Char de combat 300
T-55 Char de combat 275
BMP-1 Véhicule de transport de troupes 685
BMP-2 Véhicule de transport de troupes 300
M3 Panhard Véhicule de transport de troupes 50
BCL M-5 Véhicule de transport de troupes 100
BTR-80, BTR-60|, OT-64 Véhicule de transport de troupes 600
BRDM-2 Automitrailleuse, blindé anti-char 115
EE-9 Cascavel Automitrailleuse 50
AML-60 Automitrailleuse 55
Katioucha BM-14 et BM-16 Lance-roquettes multiples 50
BM-21 Grad Lance-roquettes multiples 50
BM-30 Smerch Lance-roquettes multiples 18
Katioucha BM-24 Lance-roquettes multiples 30
ML-20 152 mm, ML-46 130 mm artillerie 30
D-30 122 mm artillerie 190
D-74 122 mm, A-19 122 mm, M-30 122 mm artillerie 190
M-43 160 mm mortiers 180
ZSU-23-4 et autres blindé anti-aérien 420

Armée de l'air [modifier]

Article détaillé : Armée de l'air algérienne.

Crée en juillet 1962 (au lendemain de l'indépendance), l'armée de l'air algérienne dispose de 461 aéronefs (dont 241 de combats en 2011) et de 14 000 hommes répartis sur 13 bases aériennes[2].

Les principales bases aériennes se trouvent à Aïn Beida (5°RM) la base des Soukhoï Su-30MKA, Bousfer près d'Oran les MiG-29, à Boufarik près d'Alger les Il-76, Il-78 et C-130 (1°RM) et Laghouat les Soukhoï Su-24. École supérieure de l'Air à Tafaraoui (2° RM) et la base aérienne d'hélicoptères à Sétif au nord. Au sud les bases aeriennes de Biskra, de Ouargla, de Tindouf, de Bechar, de Meniaa et de Tamanrasset.

Marine nationale [modifier]

Article détaillé : Marine nationale algérienne.

La Marine de guerre algérienne se compose d'un effectif qui est estimé à 6 000 hommes[2], qui se répartit suivant le schéma organisationnel, sur les différentes bases de la côte nationale, qui est divisée en trois façades principales. La façade centre (Alger), abrite la base de l'Amirauté, où se situe le siège du Commandement des forces navales. La façade ouest abrite quant à elle la base de Mers-El-Kébir, qui est de par sa position géographique, l'une des plus stratégiques en Méditerranée occidental. La marine algérienne s'est engagée par ailleurs à partir de l'année 2000 et à l'instar des autres composantes de l'ANP, dans un profond processus de professionnalisation, qui doit conduire au renouvellement du matériel suranné et à une réorientation de la formation du personnel suivant notamment les nouveaux objectifs qui ont été assignés par l'état-major de l'ANP à ce corps d'armes[16].

Défense aérienne du territoire [modifier]

Article détaillé : Défense aérienne du territoire.

Le Commandement des forces de défense aérienne du territoire CFDAT, est un corps d'arme qui constitue l'une des composantes principales de l'Armée nationale populaire. Rattachée dans un premier temps au Commandement des forces aériennes (AAF) sous forme d'une division d'arme. Elle est cependant érigée à partir de 1988 à la faveur d'un décret du ministère algérien de la Défense nationale, en Commandement des forces de Défense aérienne du territoire, sa principale mission est d'assurer la défense de l'unité et l'intégrité territoriale du pays, ainsi que la protection de son espace terrestre, de son espace aérien et des différentes zones de son domaine maritime. Le siège du Commandement des forces de défense aérienne du territoire est à Hussein Dey dans la proche banlieue Est d'Alger.

Autres forces armées [modifier]

Parmi les autres forces militaires qui sont partie intégrante de l'Armée nationale populaire (Algérie) (ANP) :

Département du renseignement et de la sécurité [modifier]

Le département du renseignement et de la sécurité est le service de renseignements algérien. Il a pour missions: la lutte contre toute forme d'espionnage, la préservation de la sécurité intérieure du pays et la défense des intérêts vitaux de l'Algérie à l'étranger. Toute fois beaucoup estiment que ce service est le bras politique de l'armée[17].

Gendarmerie nationale [modifier]

Article détaillé : Gendarmerie nationale algérienne.

Le commandement de la gendarmerie nationale est une force armée placée sous l'autorité du ministre de la défense nationale, la Gendarmerie nationale algérienne est commandée par un officier général, dénommé « Commandant de la Gendarmerie nationale », nommé par décret présidentiel. Elle a pour mission la défense nationale et à la lutte contre le terrorisme, et a pour charge l'exercice des missions de police judiciaire, de police administrative et de police militaire[18]. Son effectif est d'environ 180 000 hommes

Garde républicaine [modifier]

La Garde républicaine algérienne[19] à pour missions de : assurer la garde ; protection et la défense des édifices et lieux relevant de la Présidence de la République, assurer l’exécution des services d’escorte et de parade du Président de la République, la participation aux festivités nationales et religieuses sous le patronage du Président de la République, et la participation aux festivités équestres et musicales nationales et internationales.

Pour l’accomplissement de ses missions, le Commandement de la Garde républicaine est composé de :

  • un Commandement,
  • un état-major,
  • des services administratifs et techniques,
  • des unités de garde et de protection, d’intervention, d’escorte et de parade, ainsi que des unités de soutien,
  • des établissements de formation,
  • des établissements spécifiques.

Industrie militaire [modifier]

L'Algérie tenait depuis les années 1980 à assurer une certaine autonomie à l’Armée nationale populaire afin d’éviter une dépendance accrue vis-à-vis des fournisseurs étrangers. Une stratégie qui avait permis à l’Armée nationale populaire d’assurer l’approvisionnement de certains équipements au moment où le pays était soumis à l’embargo sur les armes dont il avait besoin pour la lutte antiterroriste durant les années 1990 de la part de certains pays occidentaux pour avoir empêché la prise du pouvoir par les islamistes radicaux. Cette même stratégie permet aujourd’hui, alors que la crise financière internationale persiste, d’éviter les goulots d’étranglement[20].

L'industrie algérienne avant l'année 2000,était modeste et non concurrente. Elle est essentiellement versée sur des équipements militaires légers sous licences russe et chinoise fabriqués dans ses propres entreprises spécialisées, sous les commandes de la Direction des fabrications militaires (DFM) - Ministère de la défense nationale. Ces équipements militaires ont pour mission de satisfaire prioritairement les besoins de l'Armée nationale populaire[21].

Malgré l’absence des unités de production des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que des unités chargées de la maintenance pour cette exposition, l’Armée nationale populaire s’est également attelée, ces dernières années, à la mise à niveau de l’armement et des équipements acquis ainsi qu’à la construction de ses propres navires[21].

Production locale [modifier]

Partenariats [modifier]

Pour faire face au monopole de certaines grandes puissances, à l'image des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Chine et la Russie, sur la fabrication et le transfert des armes, l'Algérie s'est engagée dans une stratégie de partenariat industriel, commercial et technologique, afin de promouvoir d'une part l’industrie militaire du pays, et de réduire d'autre part la facture d'importations d’équipements militaires. Dans ce sens plusieurs accords ont été signés:

  • signature d’un accord de partenariat en Algérie entre le Groupement pour la promotion de l’industrie mécanique (GPIM) du ministère algérien de la défense et le groupe émirati Tawazun, le 19/07/2012, pour la construction d'un véhicule blindé nommé « Nimr » pour le transport des troupes par « Nimr Algérie Spa »][25].
  • création de trois sociétés à capitaux mixtes entre le ministère algérien de la Défense, le Fonds émirati « Aabar Investments » et les sociétés allemandes Daimler, Deutz AG et MTU Friedrichshafen, pour un projet de véhicules industriels en Algérie au profit de l’Armée nationale populaire. Ces sociétés sont : la Société algérienne de production de poids lourds de marque Mercedes-Benz/SPA Rouiba, la Société algérienne pour la fabrication de véhicules de marque Mercedes- Benz/SPA Tiaret et une autre société algérienne de fabrication de moteurs de marque allemande (Mercedes-Benz, Deutz AG et MTU Friedrichshafen) SPA/Oued Hamimime à wilaya de Constantine[26].
  • signature d'un accord de partenariat en Algérie entre l'Entreprise des Constructions Mécaniques Khenchela (ECMK) et l'émirati Caracal, filiale du fonds d'investissement émirati «Tawazun Holding» le 04 octobre 2011 pour la fabrication de pistolets, par «Caracal/Algérie Spa»[27].
  • L'agence russe Rosoboronexport, a formulée une demande d'aide financière à plusieurs pays dont l'Algérie, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis afin de participer au projet de fabrication d'un avion de chasse polyvalent de 5e génération baptisé T-50 (PAK-FA) construit par Soukhoï[28].

Importations et contrats militaires [modifier]

Selon l'institut de recherches suédois Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), durant la période 2005-2009 l'Algérie a été le premier importateur d'armes de l'Afrique avec 43 % des achats d'armes de ce continent, et a été le 3e client du complexe militaro-industriel de la Russie avec entre 8 et 11 % de ses commandes. Dans un autre rapport publié par le même institut de recherche le 17 avril 2012, les dépenses militaires en Afrique ont été tirées vers le haut par l’Algérie, qui augmenté les siennes de 44 % (2,5 milliards de dollars)[29].

Dépenses militaires de l'Algérie entre l'année 2000 et l'année 2011[30].
Année 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2011
Dépenses militaires (en milliards US$) 2,702 3,022 3,364 3,609 4,934 5,671 8,170
Dépenses militaires (% PIB) 3,4 3,7 3,3 2,6 3 3,6 /
Source: SPIRI - Institut international de recherche sur la paix de Stockholm - Version juillet 2012

L’Algérie figure ainsi parmi les plus importants importateurs d’armes et spécialement de la Russie au cours des cinq dernières années, les relations entre les deux pays sont stratégiques. L’augmentation du budget de la Défense nationale en 2011 à plus de sept milliards de dollars, a permis à l'Algérie de signer une série de marchés d’armements d’une valeur de 16 milliards de dollars, dont deux marchés de 13 milliards de dollars avec la Russie, constitués de dispositifs de missiles, d’anti-missiles, de défense aérienne, de chars, et d’avions d’entraînement[31]. Lors de la visite du président russe Vladimir Poutine les 10 et 11 mars 2006, des accords ont été signés entre l'Algérie et la Russie concernant d'importantes acquisitions de matériels de défense[32]. L'ensemble des contrats passés avec la Russie en deux ans s'élève à un montant total de 15 milliards de dollars sur toute la totalité des commandes se termineront entre 2015 et 2020, faisant de l'Algérie le premier client importateur de la Russie à l’étranger pour les ventes d’armes en 2007[33].

À la fin 2007, des négociations algéro-russes ont eu lieu à propos du remplacement des Mig-29 SMT défaillants par des Su-30 MKA supplémentaires[34]. En printemps 2008, afin d'arriver de réparer le « scandale russe » sur le retournement des MiG-29SMT géré par la société Mikoyan-Gourevitch, l'Armée de l'air algérienne pourrait gagner au change au sujet de la livraison éventuelle à l'Algérie des chasseurs Su-35 et MiG-35[35]. En été 2008, selon les sources du ministère de la Défense à Moscou, les autorités russes tenteraient d'intégrer des bombardiers stratégiques de type Tu-160 et Tu-95 en Algérie, et dans certains pays au réponse du déploiement du bouclier antimissile (ABM) américain en cas d'une menace de guerre en Iran vers l'Europe et aux projets d’extension de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)[36]. Selon le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, le 9 février 2009, le gouvernement russe a décidé de racheter les 24 chasseurs livrés entre 2006 et 2007 pour un montant total de 535 millions d'euros à Algérie, destiné à l'armée de l'air russe[37]. La SIPRI indique qu'en 2009 deux sous-marins classe Kilo/type-636E, quatre systèmes de missiles anti-aériens S-300PMU-2 (code OTAN SA-20B) et trente-huit Pantsir-S1 ont été commandés à la Russie.

Lors de la visite du premier ministre français, François Fillon les 21 et 22 juin 2008, et selon des sources, les autorités françaises souhaitaient vendre à l'Algérie des hélicoptères fabriqués par la société Eurocopter. Il s'agit de 14 EC 725 et 10 EC 635 pour la surveillance qui n'a pas abouti, puis également des frégates Classe Aquitaine dont 2 AVT (Action Vers la Terre) et 2 ASM (Anti-Sous Marin)[38]. Puis de deux porte-hélicoptères d'assauts amphibies de la classe Mistral[39].

À la visite de la chancelière allemande d'Angela Merkel les 16 et 17 juillet 2008, les autorités allemandes souhaitent vendre des frégates Bremen[40] et des avions de guerre à l’Algérie. Ils souhaitent également construire des usines à Tiaret de fabrication de matériels de défense militaire et de véhicules pour l’armée et la police[41]. Et afin de diversifier ses fournisseurs, l'Algérie a conclu en 2012 un contrat de 2,2 milliards d'euros avec l’allemand TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) pour la livraison de deux corvettes MEKO, en 2009 une commande pour 4 milliards d'euros de six frégates italiennes ultrasophistiquées, en 2011 un contrat de 10 milliards d'euros étalés sur 10 ans avec l'Allemagne pour la formation d’officiers algériens et la fourniture d’équipements électroniques pour les gardes-frontières[42].

Des sources ont relevés aussi que le Ministère algérien de la défense nationale a conclu le 12 septembre 2011 un important contrat avec l’Italie, pour l’acquisition de frégates et de la logistique pour la marine algérienne. Les six frégates sont classées parmi les meilleures de leur catégorie, pour lesquelles l’Algérie déboursera une somme estimée à 4 milliards d’euros. Ces frégates de classe FREMM, sont des navires furtifs dotés d'équipements très modernes et sophistiqués chassant à la fois sous marins, navires de guerre et avions de combat. Cette commande concernerait aussi une centaine d’hélicoptères pour un montant qui n’est pas précisé[43].

Statut géopolitique de l'Algérie [modifier]

L'Algérie dans le monde

Enjeux géographiques et démographiques [modifier]

L’Algérie est un État du Maghreb bordé au nord par la mer Méditerranée avec un littoral de 1 400 km, à l'est par la Tunisie et la Libye, au sud-est par le Niger, au sud-ouest par le Mali et la Mauritanie, à l'ouest par le Maroc et le Sahara occidental. Sur le continent africain, l’Algérie est devenue depuis l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011, le 1er pays par sa superficie 2 381 741 km2, dont les quatre cinquièmes sont occupés par le Sahara[44].

En 2010, l’Algérie comptait 35,5 millions d’habitants, soit 14,2 habitants au km². Elle est le deuxième pays arabe le plus peuplé après l'Égypte. Il existe une importante communauté algérienne à l’étranger (1,8 million de personnes en 1995), dont la plus nombreuse se trouve en France, où les Algériens émigrèrent massivement, notamment à partir des années 1950 : on y compte 700 000 ressortissants algériens et plus d’un million de binationaux[45].

L’immigration clandestine en Algérie, est un phénomène qui se propage d’une façon fulgurante et qui prend des proportions alarmantes. Le phénomène s’est accentué principalement pendant la dernière décennie, où l'armée a été pendant trop longtemps occupée à pourchasser les réseaux terroristes, ne faisant plus attention aux flux migratoires massifs. Ceux ne sont pas uniquement les algériens qui sont touchés par ce phénomène mais même des clandestins étrangers, du Ghana, Niger, Nigeria, Zaïre, Cameroun, Sénégal, Burkina Faso… qui ont fait la traversée du désert exténuante pour débarquer en Algérie et puis de repartir vers l’Europe[46].

Enjeux internes [modifier]

L'Algérie fait face à de nombreux problèmes internes. Après le 5 octobre 1988, le pays adopte le multipartisme et la démocratie. Mais assez vite le processus démocratique est dévoyé et une guerre civile fait rage durant presque dix ans (1992-2001) entre différents protagonistes pour le contrôle du pouvoir, occasionnant des dégâts considérables tant sur le plan humain que matériel. L'armée ne put s'adapter à une situation à laquelle elle ne fut guère préparée que graduellement, non sans un bilan humain assez lourd. Initialement une armée populaire, elle se transformera, sans aucune aide externe, vers la fin du conflit en une véritable armée de métier dotée d'une solide expérience de la lutte contre les guérillas et dans les bombardements aériens tactiques. La stabilité politique pour laquelle le pays a payé le prix fort est appelée à demeurer la ligne conductrice de toute stratégie de riposte ou de sortie de crise. La lutte antiterroriste engagée sur le terrain a, elle aussi, besoin de relais politico-médiatiques pour réaffirmer la dimension républicaine de l'État algérien afin que les sacrifices consentis en quinze ans de combat contre l'intégrisme et l'extrémisme religieux ne soient pas vains[47].

Enjeux de la politique étrangère [modifier]

Le manque de cohésion au sein des différents clans gravitant autour du pouvoir formel (et dont certains, défendant les intérêts de puissances étrangères, se sont distingués par une redoutable férocité lors de la guerre qui menace sa paix civile, chèrement acquise sous le mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Défendant des principes issus du Mouvement des pays non-alignés et fervent supporter du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'histoire coloniale de ce pays a déterminé sa position de principe hostile à l'égard de toute forme de colonialisme et d'interventionnisme dans les affaires internes de pays souverains. Les choix de politique étrangère suivies durant les années 1970 et 1980, notamment l'adhésion au front du refus (aux côtés de la Libye, du Soudan, de la Syrie et du Yémen entre autres) ainsi que son engagement actif dans le soutien des causes indépendantistes lui vaudra, bien des années plus tard, une sorte de sanction de la part de certains pays occidentaux et arabes.

Les positions algériennes sur le Sahara occidental, l'Africom et la loi sur les hydrocarbures, la Libye, la Syrie, il n'en reste pas moins que l'absence du lobbying diplomatique algérien, qui a pourtant démontré son efficacité au moment où le pays était sous embargo et alors que les partisans du “qui-tue-qui ?”, ne pouvaient pas faire voter une résolution anti-algérienne, a créé la faille où sont venus s'engouffrer tous ceux qui avaient un compte à régler avec l'Algérie et ceux qui espéraient pour une raison ou une autre accaparer en toute légalité ou légitimité les richesses du pays[47].

Enjeux militaires et énergétiques [modifier]

La diversification des sources d'approvisionnement en systèmes d'armes et en équipements de défense est devenue une priorité. La consolidation des industries militaires locales et leur développement demeure un souci de premier ordre.

Depuis la fin des années 1990, l'Algérie s'est lancée dans un processus de professionnalisation qui a engendré une baisse de ses effectifs au profit d'une modernisation intensive de son armée.

De par la position centrale qu’occupe l’Algérie en Afrique du Nord (seul pays de la région avec la Libye à partager six frontières terrestres), l’armée algérienne représente à ce titre un facteur de stabilisation qui participe à sous-tendre l’activisme de la diplomatie algérienne au niveau de la sous-région.

À partir de l'année 2000, l'Algérie et l'OTAN ont engagé un dialogue qui se traduit sur le terrain par des manœuvres communes qui engagent d'une part la Marine algérienne avec les différents partenaires qui composent l'OTAN, l'objectif étant d'instaurer un dispositif pour la sécurisation des points stratégiques en Méditerranée.

Le budget algérien de la défense s'élève en 2006 à environ 3 milliards d'euros[48]. Il sera doublé en 2009 pour atteindre 5 milliards d'euros. À noter également que le souci majeur de l'armée algérienne est l'acquisition d'armes sophistiquées avec un transfert de technologie.En 2010 le congrès américain considère l'Algérie comme la puissance économique et militaire d'Afrique du Nord.

Conflits et menaces terroristes [modifier]

L'Algérie fait face a la multiplication des menaces non-conventionnelles et l'implantation du terrorisme d'Al-Qaida sur son flanc Sud (le Sahel) contraint l'armée au redéploiement de certaines de ses unités dans le grand Sud (Sahara central) et à acquérir plus de moyens de reconnaissance aérienne et électronique afin de traquer des groupes hautement mobiles évoluant sur de vastes territoires désertiques à cheval entre le Mali, le Niger et la Mauritanie.

Cependant, depuis le déclenchement de la guerre de Libye en février 2011, conflit dans lequel l'Otan est le principal belligérant, le statut géostratégique de l'Algérie demeure incertain, voire menacé. Le bombardement des dépôts d'armes et de munitions de l'armée libyenne par les forces aériennes et navales de l'Otan et leur pillage par les rebelles dont des membres de l'organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a entrainé une prolifération inquiétante et massive des armes conventionnelles en Libye et au Sahel. Cet état de fait inquiète au plus haut point en Algérie, qui craint que ces armes ne soient utilisés par les organisations terroristes qu'il combat depuis des années. De fait, depuis le début de la guerre en Libye, des terroristes équipés de roquettes antichars issus des dépôts de l'armée libyenne, ont effectué des attaques visant un poste avancé de l'armée algérienne à Ziama près de Jijel tandis que d'autres éléments d'Al-Qaida au Maghreb islamique, dotés d'armes venus de Libye, ont été éliminés par les militaires algériens dans le Sud du pays non loin des frontières avec la Libye. L'Algérie est convaincue que le prochain gouvernement qui viendrait après Mouammar Kadhafi, ne s'opposera pas à ce que des forces armées de certains pays occidentaux puissent se faire des bases militaires dans le pays et menacer indirectement la stabilité et la sécurité de l'Algérie et du Maghreb dans son ensemble.

Cinquantenaire de l’Indépendance [modifier]

La célébration du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie (05/07/1962-05/07/2012) par l’Armée nationale populaire (ANP) était un fait marquant dans l'histoire du pays. La revue (El-Djeïch) l'a célébrée à sa manière en éditant pour l’occasion un numéro hors-série de 226 pages tout en couleur. Ce numéro hors série dont l’édito est exceptionnellement signé par le président de la République Algérienne Abdelaziz Bouteflika est un voyage dans l’histoire de l’Armée algérienne. D’abord, la naissance de l’Armée de libération nationale dans le feu de l’action révolutionnaire, sa participation au combat libérateur, la transformation de l’Armée de libération nationale en Armée nationale populaire (ANP) et son implication dans l’autre combat, celui de la reconstruction du pays. La formation au sein de cette institution est également mise en évidence dans ce numéro où l’Armée nationale populaire (ANP) est présentée aussi comme un creuset où s’effectue un brassage des garçons et des filles du pays à la recherche du savoir militaire et technologique[49]. Cependant, une exposition intitulée « Mémoire et Réalisations », a été organisée par l’Armée nationale populaire (ANP) au niveau de la Société algérienne des Foires et Exportations (SAFEX) aux Pins maritimes à Mohammadia dans la banlieue Est d'Alger du 07 au 19 juillet 2012. Au-delà des réalisations d'ordre matériel et industriel de qualité portées à la connaissance du large public, mais aussi, l'engagement de l'Armée nationale populaire (ANP) en matière de développement et sauvegarde de la République algérienne. Plusieurs stands qui représentent les différentes expositions ont été à la portée des visteurs, à l'instar de l'Académie militaire interarmes, la santé militaire[50]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. a, b et c Guy Chambefort, "AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES FORCES ARMÉES SUR LE PROJET DE LOI (n° 73) autorisant l’approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la défense entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire", assemblée nationale française, le 24 octobre 2012.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j http://www.inss.org.il/upload/%28FILE%291311071604.pdf
  3. Lila Ghali,"Algérie : Plus de 10 milliards de dollars pour la défense", Algérie 1, le 3 novembre 2012.
  4. La Sécurité militaire au cœur du pouvoir, Algeria-Watch.org, septembre 2001.
  5. La crise de l’été 1962 : La "2e mort" du congrès de la Soummam, Par Boukhalfa Amazit, Paru dans El Watan, Algeria-dz, Publié le 08 juillet 2004
  6. BEN BELLA, Paru dans Le Temps stratégique No 3, hiver 1982-1983.Par Charles-Henri Favrod, Encyclopédie de l'Afrique du Nord, Consulté le 30 juillet 2012
  7. (en) Benjamin Stora (traduit par Jane Marie Todd), Algeria, 1830-2000: a Short History, Cornell University Press, 2001, (ISBN 0-8014-3715-6)
  8. Mémoire d'un roi, Hassan II, Plon, 1993
  9. Marianne Meunier, 1991-2000 « La décennie qui hante l’Algérie », 19 mai 2011, La Croix
  10. a et b Mekioussa Chekir, « L’armée algérienne se veut plus moderne et professionnelle », 29 juin 2010, La Tribune
  11. Thierry Oberlé, « Bouteflika, le pouvoir jusqu'au bout », 10 avril 2004, Le Figaro
  12. Constitution de la République algérienne démocratique et populaire, Article 77-2008, SGG, Consulté le 30 juillet 2012
  13. Abdelaziz Bouteflika Président et ministre de la Défense nationale, Par F.M., Paru à El Watan, Algérie-dz.com, Consulté le 28 avril 2004
  14. État-Major de l'Armée nationale populaire, Ministère algérien de la Défense nationale, Consulté le 30 juillet 2012
  15. 120 chars supplémentaires ont été commandés en septembre 2011: Farouk Djouadi, "La Russie livre 120 chars T-90 à l’Algérie, Maghreb émergent, le 14 février 2012.
  16. Modernisation de la flotte de guerre : L'Algérie commande des frégates chinoises, Par Moncef Wafi, Paru dans Le Quotidien d'Oran, Algeria-watch, Publié le 16 mai 2012
  17. Arezki Aït-Larbi, « Opération « mains propres » à Alger », 21 janvier 2010, Le Figaro
  18. Commandement de la Gendarmerie nationale, Ministère algérien de la Défense nationale, Consulté le 30 juillet 2012
  19. La Garde républicaine, Ministère algérien de la Défense nationale, Consulté le 30 juillet 2012
  20. Promouvoir l’industrie militaire en Algérie, Par S. T., Paru dans le journal Liberté, Algeria-watch, publié le 03/08/2009
  21. a et b L’ANP expose ses produits, Samar Smati, Paru dans le Journal Liberté Algeria-watch, le 12/06/2006
  22. Vers la réduction des importations d’armes de l’ANP, Par Mounir B, Paru dans le Journal Liberté, Algeria-watch, le 13/04/2008
  23. L’Algérie triple son budget Défense, Faycal Métaoui, Les Afriques, consulté le 28/07/2012
  24. Bientôt un drone à usage environnemental "made in Algeria", El Moudjahid (Algérie), consulté le 22/11/2010
  25. Le véhicule blindé « Nimr » qui sera construit en Algérie, exposé au public, Par Lila Ghali, Algérie 1, publié le 19/07/2012
  26. Algérie: création de trois sociétés mixtes pour un projet de véhicules, AFP, Le Point, Publié le 16/07/2012
  27. Partenariat algéro-émirati : conclusion d’un pacte d’actionnaires entre l’Epic-ECMK et une filiale du groupe TAWAZUN, Algérie Presse Service, Publié le 05/10/2011
  28. Fabrication de nouveaux avions de combat à réaction, Presse-DZ, 21 avril 2009
  29. Le niveau des dépenses militaires mondiales s’est stabilisé en 2011, Opex 360, consulté le 17/04/2012
  30. Military expenditure of Algeria, The SIPRI Military Expenditure Database, Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, Consulté le 28 juillet 2012
  31. L’Algérie a acheté pour 16 milliards de dollars d’armement russe en 5 ans, Par S. T., Algérie Focus, publié le 05/07/2011
  32. L’Algérie réceptionnera 54 chars russes en décembre, El Annabi, 26 décembre 2006
  33. Nouveau contrat militaire de 7 milliards de dollars, Le Quotidien d'Oran, mars 2007.
  34. Algérie : reprise des livraisons de Su-30MKA et négociations pour 15 Su-30 supplémentaires à la place des MiG-29, Red-Stars.org, 17 mai 2008
  35. Avec le MiG-35, l'Algérie gagne au change, RIA Novosti, 30 mai 2008
  36. Défense : des bombardiers stratégiques russes bientôt déployés en Algérie ?, Tout sur l'Algérie, 24 juillet 2008
  37. La Russie rachète 24 chasseurs "algériens" (Ivanov), RIA Novosti, 9 février 2009
  38. Paris souhaite renforcer la coopération militaire avec Alger, La Tribune Online, 21 juin 2008
  39. L’Algérie veut acquérir deux porte-hélicoptères, Algérie-DZ, 10 août 2008
  40. Angela Merkel se rend à Alger pour desserrer l'étreinte du géant russe Gazprom, Le Monde, 17 juillet 2008
  41. L'Allemagne veut équiper l'armée et la police algériennes, Le Quotidien d'Oran, 11 juillet 2008
  42. L’Algérie s’éloigne de la Russie dans son effort d’armement, Par Antony DRUGEON, MTM news, publié le 03/04/2012
  43. L'Algérie s'arme massivement des Frégates aux Chars,Algérie Network, publié le 31/03/2012
  44. Alger entre pressions des lobbys et enjeux internes, Par Allami Allami, Paru dans Liberté, Djazairess, Publié le 24 janvier 2008
  45. [La population Algérie et la démographie algérienne La population Algérie et la démographie algérienne], Écrit par E. BUCHOT et Encarta, Paru dans voyagesphotosmanu, Publié le 12 juillet 2012
  46. L’immigration clandestine en Algérie, Par Hakim Katek, Paru dans L'Expression, Algérie-dz, Publié le 15 mai 2004
  47. a et b Alger entre pressions des lobbys et enjeux internes, Par Allami Allami, Paru dans Liberté, Djazairess, Publié le 24 janvier mai 2008
  48. Source : Atlas Stratégique 2007.
  49. Cinquantième anniversaire de l’indépendance La revue “El-Djeïch” édite un hors-série, Par La Rédaction, Liberté, publié le 14/07/2012
  50. CINQUANTENAIRE DE L'INDÉPENDANCE NATIONALE L'ANP donne l'exemple, Par Amar CHEKAR, Liberté, publié le 08/07/2012

Bibliographie [modifier]