Soukhoï Su-35

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Soukhoï Su-35
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Vue de face de l'avion, lors de l'exhibition MAKS 2011, à Moscou.
Vue de face de l'avion, lors de l'exhibition MAKS 2011, à Moscou.

Constructeur Drapeau : Russie Soukhoï
Rôle Avion de chasse
Premier vol février 2008
Mise en service 2012
Coût unitaire 40M - 48M
Nombre construits 22 de série + 3 prototypes (dont 1 perdu)
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur NPO Saturn 117S
Nombre 2
Type turboréacteur à double flux avec postcombustion et poussée vectorielle
Poussée unitaire 130 kN avec PC
Dimensions
Envergure 15,3 m
Longueur 21,9 m
Hauteur 6,4 m
Surface alaire 46,50 m2
Masses
À vide 17 000 kg
Carburant 11 500 kg
Avec armement 26 400 kg
Maximale 35 800 kg
Performances
Vitesse maximale à basse altitude : 1 400 km/h
à haute altitude : 2 500 km/h
(Mach 2.05)
Plafond 19 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action Sans ravitaillement 4 000[1] km

Le Soukhoï Su-35 (code OTAN Flanker-E) est un chasseur multirôle russe de génération dite « 4++ ». Il a été créé dans le but d'accroître les capacités offensives du Su-27 et de lui donner la possibilité de détruire tant les cibles aériennes que de surface.

Historique[modifier | modifier le code]

L'appellation Su-35 fut initialement utilisée pour désigner la version d'export du Su-27 (créée sous les ordres des forces aériennes russes) à partir de 1992. Il participa à plusieurs démonstrations dans différent meetings aériens et répondit à des appels d'offres émanant de la Corée[Laquelle ?] et du Brésil. C'est à partir de la moitié du nouveau siècle que le concept d'un Su-27 profondément modifié vit le jour. Il prit la désignation de Su-35BM[2].

Le premier prototype du Su-35 fut achevé en été 2007 à l'usine Komsomolsk-na-Amure Aviation Production Association (KnAAPO), à Komsomolsk-sur-l'Amour. La première présentation de l'avion eut lieu la même année au salon aéronautique de Moscou (MAKS)[2]. Le 14 avril 2009, un prototype Su-35BM s'écrasa lors d'un essai au sol à haute vitesse.

Un premier contrat fut signé par le ministère russe de la défense le 18 août 2009, durant le salon aéronautique MAKS, et portait sur 48 appareils livrables jusqu'en 2015. Une seconde commande fut signée le 31 juillet 2014 pour 40 appareils supplémentaires à livrer après 2015[3]. Les deux premiers Su-35S sont entrés en service en 2011, 8 de plus ont été livrés en 2012 et 12 en 2013[4].

Du 17 au 23 juin 2013, à l'occasion du salon du Bourget, un Su-35S piloté par le chef pilote d'essais Soukhoï a effectué des vols de démonstration de 15 minutes.


Photomontage présentant différentes phases d'une figure de voltige libre effectuée par un Soukhoï Su-35 lors du Salon du Bourget 2013.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Version antérieure au SU-35BM[modifier | modifier le code]

Les trois premiers prototypes de Su-35 (701 → 703) se présentaient comme des chasseurs à trois plans, cinq fois plus instables que le Su-27 et équipés de nouvelles commandes de vol électriques quadruplexées. Pour l'augmentation de l'agilité et l'amélioration des performances au décollage et à l'atterrissage, on leur ajouta des plans canards. Les plans canards servaient également à souffler la couche limite par la génération de vortex, afin d'empêcher le décollement brutal aux grands angles d'incidence, et jouaient également le rôle de fentes aux grandes incidences. Les canards sont présents sur le Su-33 (version navalisée), le Su-30MKI (version biplace utilisée par l'Inde) ainsi que sur le Su-37 (démonstrateur dit « hypermanœuvrant », 2 exemplaires construits), mais cette option a finalement été abandonnée, comme le montre le Su-35S[5].

Su-35BM/Su-35S[modifier | modifier le code]

Le Su-35S est basé sur la cellule du Su-27 mais ne conserve de ce dernier que l'aspect global, la quasi-intégralité des systèmes de l'avion ayant en effet été modernisés. La principale caractéristique du Su-35S est la « super-manœuvrabilité » que lui autorisent ses moteurs moteurs 117S (AL-31F améliorés) à poussée vectorielle.

La cellule du Su-35s a largement profité de l'utilisation de matériaux composites, ce qui permet entre autres à l'avion d'obtenir une durée de vie annoncée à 6 000 heures de vol par le constructeur[2]. Une perche de ravitaillement en vol se situe sur le coté gauche du cockpit. L'aérofrein dorsal, présent sur les versions antérieures du Su-27, a été supprimé, les volets des empennages verticaux assurant désormais cette fonction en se braquant tous les deux vers l'intérieur[6]. Les commandes de vol de l'appareil sont totalement électriques. la capacité d'emport en carburant et en charge offensive est améliorée, comparativement à ses prédécesseurs, grâce au renfort de la cellule, des trains d'atterrissage et de deux points d'emport supplémentaires. La furtivité de l'appareil est aussi légèrement améliorée pour certains angles d'évolution[2].

Outre l'architecture, les systèmes embarqués ont profondément été modernisés.

Le pilote, assis sur un siège éjectable KD-36M incliné à 30° de type « zéro-zéro », peut visualiser les informations nécessaires sur trois écrans multifonctions en couleur et un quatrième monochrome. Le Su-35 est équipé du système HOTAS, mais conserve un manche central (entre les jambes du pilote)[7]. Le Su-35S dispose d'un puissant radar à balayage électronique à l'avant, l'Irbis-E, capable de détecter et traquer jusqu'à 30 cibles jusqu'à 400 km de distance. Il possède également un radar de queue moins puissant (N-012). Il possède aussi un système de recherche passif, sous la forme d'un capteur optronique (OLS-35) située sur le nez de l'appareil (en forme de boule), qui permet également de repérer des cibles difficilement détectables aux radars.

Il est également équipé de systèmes d'autodéfense actifs de dernière génération, tels que : système d'alerte radar, pods de brouillage, leurres thermiques et radar.

Les capacités offensives du Su-35S se composent d'un canon GSh de 30 mm, approvisionné de 150 coups, et de 12 points d'emport permettant une l'emport d'un très large éventail de munitions : missiles air-air R-27, RVV-AE, R73 mais aussi bombes lisses et guidées, roquettes, pods de guerre électronique, réservoirs supplémentaires, missiles de croisière, etc[8]


Su-35S au salon international de Moscou (MAKS) 2009, démontrant ses larges capacités d'emport.

Versions[modifier | modifier le code]

L'un des exemplaires de Su-35S de l'armée de l'air russe.
  • Su-35 (Su-27M) : version monoplace modernisée du Su-27, introduite en 1992 mais jamais commandée en série hormis 5 appareils d’essais pour la force aérienne russe[9].
  • Su-35 : appellation générique portée par le Su-27M de 1992, aussi bien que les divers développements suivants et que le nouveau Su-35 de 2008[9].
  • Su-35UB : prototype de version biplace en tandem du Su-35, qui a volé pour la première fois en août 2000. Équipé de plans canards, du radar Zhuk-MSE, du radar de queue N012 et de moteurs AL-31FP à poussée vectorielle. Il n'a jamais été vendu mais a servi aux essais de divers systèmes du futur Su-35. Le projet d'une version biplace du Su-35 est aujourd'hui abandonné[9].
  • Su-37 "Terminator" : désignation donnée par Soukhoï à 2 démonstrateurs technologiques basés sur la cellule du Su-35 avec une motorisation à poussée vectorielle. Désignation et programme aujourd'hui abandonnés, en faveur du Su-35BM puis du Su-35S[9].
  • Su-35 (Su-35BM / Su-35S) : nouvel avion de combat de génération 4++ développé par Sukhoï. Configuration progressivement finalisée à partir de 2004. La désignation Su-35BM initialement utilisée par Soukhoï signifie « Bolshaya Modernizatsiya » (« Grande Modernisation », en Russe). Le Su-35 de production commandé par la Russie a ensuite été désigné Su-35S[9].

Utilisateur[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Russie Russie : Le premier exemplaire de cet avion a été reçu en mai 2012.

Galerie photo[modifier | modifier le code]

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Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Su-35 est est représenté dans de nombreux jeux vidéos. Il est utilisable dans :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Or, les avions russes étaient conçus pour l'infinie étendue du territoire national du pays. Ils couvrent 4 000 km sans avoir besoin de refaire le plein. Lire la suite ici.
  2. a, b, c et d (en) « Su-35 multi-role fighter », sur www.sukhoi.org (consulté en 11.11.2014)
  3. Adrien D., « Un second contrat pour le Su-35S », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force,‎ 9 août 2014 (consulté le 11 novembre 2014)
  4. Adrien D., « Inventaire des nouveaux appareils (mise à jour : 11/01/2015) », sur rusairforce.blogspot.fr, Rus Air Force,‎ 2 juin 2013 (consulté le 11 novembre 2014)
  5. (en) « 4++ generation fighter Su-35S », RIA Novosti,‎ 11 mai 2011 (consulté le 23 janvier 2015)
  6. « http://www.uacrussia.ru/en/models/military/su-35/su-35_design/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. « http://www.rusarm.ru/cataloque/airf0rces_cataloque.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. (en) Dr Carlo Kopp, « Sukhoi/KnAAPO Su-35BM/Su-35-1/Su-35S Flanker (Technical Report APA-TR-2009-0807) », sur www.ausairpower.net, Air Power Australia,‎ août 2009 (consulté le 12 novembre 2014)
  9. a, b, c, d et e « Su-35 - Historique », sur red-stars.org, Red Stars,‎ décembre 2012 (consulté le 11 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ordre de désignation

Su-7 - Su-9/Su-11 - Su-15 - Su-17/Su-20/Su-22 - Su-24 - Su-25 - Su-27 et dérivés - Su-47

Variantes